Mélenchon, Hamon: les gauches contre la Sécurité sociale | Causeur

Mélenchon, Hamon: les gauches contre la Sécurité sociale

La remplacer par l’Etat serait une régression

Auteur

Frédéric Bizard
Économiste et enseignant à Sciences Po.

Publié le 27 mars 2017 / Économie

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Pour Frédéric Bizard, l'auteur de "Protection sociale: pour un nouveau modèle", les programmes des gauches de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, en matière de santé, proposent une rupture historique avec la Sécurité sociale de 1945. Des projets sans vision et sans souffle.

Manifestation à Rennes pour la défense de la Sécurité sociale, 2004. SIPA. 00494956_000003

En octobre 2015, François Hollande célébrait les 70 ans de la Sécurité sociale et la glorifiait en ces termes : « Notre devoir c’est de faire les choix nécessaires de réforme, de corriger ce qui doit l’être et surtout de donner aux jeunes générations confiance dans la sécurité sociale. Elle est à eux ». Plutôt que la réforme, les représentants des deux partis de gauche candidats à la présidence de la République marquent une rupture historique avec la Sécurité sociale de 1945, qu’ils remplacent par l’État.

Disparition de la sécurité sociale et du mutualisme

Jean-Luc Mélenchon propose une solution radicale avec son idée de sécurité sociale intégrale qui revient ni plus ni moins à substituer l’État à la Sécurité sociale. En voulant rembourser l’ensemble des soins à 100%, ce n’est plus une assurance maladie mais une agence d’État qui gouvernera un système national de santé publique que souhaite le candidat de la « France insoumise ». C’est d’ailleurs en cohérence avec les autres mesures de son programme santé qui prévoit la suppression de toutes les structures non étatiques du système. Cliniques privées, professions libérales, mutuelles, assureurs privés… tout doit disparaître au profit d’instances publiques et de fonctionnaires d’État.

Benoît Hamon propose lui une version moins brutale de nationalisation mais la logique finale est la même. Il n’ose pas franchir la ligne rouge de la suppression des structures privées mais l’étatisation du système est bien présente. Son idée de taxe sur les robots pour financer la protection sociale a vocation à fiscaliser ce financement, première étape vers la nationalisation. Notre Sécurité sociale est fondamentalement basée sur la contribution mutualisée de chaque actif à partir de ses revenus pour garantir la solidarité intergénérationnelle et la protection de chacun pour les risques de la vie. Le financement par une taxe sur les robots remet en cause cette logique. Sa proposition de revenu universel illustre aussi la volonté d’en finir avec la Sécurité sociale au profit de politiques sociales publiques.

La rupture avec l’esprit de 1945 est encore plus forte si on se réfère à la volonté des pères fondateurs de faire dépendre notre modèle social de structures non étatiques dans un objectif de responsabilisation et d’émancipation des assurés. La Sécurité sociale devait permettre aux individus d’être des citoyens conscients, actifs dans la gestion de leurs risques sociaux et dans la vie démocratique. L’étatisation de la protection sociale est une rupture avec l’idée de bâtir une démocratie sociale en parallèle de notre démocratie politique représentative. Certes le paritarisme existant est moribond et doit être complété par des instances représentatives des citoyens et pas simplement des salariés, mais du point de vue démocratique l’État social est incontestablement une régression.

L’autre rupture historique de la gauche est celle avec le monde mutualiste privé. Succession des sociétés de secours mutuels bâties par le monde ouvrier au début du XIXème siècle, les mutuelles ont historiquement été proches de la gauche. De nombreux leaders politiques de gauche ont, dès leurs études, baigné dans la vie mutualiste, proximité et connivence qui conduiront d’ailleurs à de multiples mélanges des genres et malversations. La collectivisation publique de la protection sociale est bien contraire à la protection sociale mutualiste qui s’appuie sur une affiliation individuelle volontaire à des sociétés de personnes gérées démocratiquement sur le principe de « une personne, une voie ».

Une évolution à contre-courant de l’histoire

Le fameux consensus de 1945 masque certes une ambiguïté entre le texte originel du Conseil national de la Résistance (CNR) qui évoque une sécurité sociale pour tous les citoyens et l’ordonnance de 1945 qui instaure une sécurité sociale pour les travailleurs et les familles. La gauche semble jouer de cette ambiguïté pour universaliser notre modèle social à partir de l’État et non de la Sécurité sociale. C’est l’abandon définitif par la gauche d’un grand projet politique pour la sécurité sociale, la solidarisation de la société. Revenir à une solidarité étatique avec une dette publique de près de 100% du PIB d’une part, et à l’époque d’une demande plus forte que jamais de démocratie participative intensifiée par l’émergence du digital dans tous les secteurs de la société d’autre part, est à contre-courant de l’histoire. Surtout pour une gauche qui prétend vouloir construire une société plus juste et plus solidaire.

L’autre option, que la droite eut été bien inspirée de porter haut était la mise en place d’un modèle universel de sécurité sociale, unifiant l’ensemble des régimes dans chaque branche pour disposer de régime unique universel de retraite, de santé, de chômage. Ce projet est l’occasion de rattacher le risque chômage dans le giron de la Sécurité sociale, pour en faire l’institution centrale de notre protection sociale. Macron s’est avancé sur ce terrain avec sa réforme de retraites mais s’en est éloigné en proposant d’étatiser l’assurance chômage. Fillon promet plus ou moins le statut quo avec un objectif avant tout comptable d’équilibre des comptes. Il fait survivre la Sécurité sociale sans proposer un projet politique d’émancipation individuelle à l’aune de la société digitale, ce qui alimente les soupçons sur sa volonté de vouloir privatiser l’assurance maladie. Une autre façon de tuer la Sécu est en en effet de la réduire progressivement à une protection sociale pour les plus défavorisés, au profit des assureurs privés.

Si on en juge par les sondages actuels, la Sécurité sociale devrait survivre au changement de pied historique de la gauche. Sans évoluer vers une sécurité sociale du citoyen et sans régénérer les instances démocratiques qui gouvernent cette Sécurité sociale, il est probable que cette survie soit de courte durée. C’est un projet sans vision et sans souffle !

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 28 Mars 2017 à 16h04

      jean51 dit

      La politique menée depuis quelques années en matière de sécurité sociale est assez limpide:
      Les moyens financiers sont limités: on ne peut plus continuer à augmenter les cotisations des employeurs sauf à détruire ce qui nous reste de potentiel de production.
      On ne peut pas non plus augmenter les cotisations des salariés dont la contribution (dans le privé) représente déjà près du quart de leur remuneration.

      Donc on va:
      - Tondre les retraités en commençant par augmenter la CSG des retraités “aisés”(programme Macron).Une fois le processus enclenché, la tonte pourra prendre de l’ampleur car ces salauds de vieux riches sont des électeurs de Fillon, Versaillais de préférence (comme dirait l’enfileur de clichés sur les médecins et leurs voitures de sport).
      -On continuera a baisser le seuil de revenus permettant la delivrance des allocations filiales qui ont dorénavant vocation premiere à stimuler la natalité des banlieues.
      -On limitera les remboursements de soins de santé par la SC pour les familles “aisés” suivant le même processus enclenché pour le versement des allocations familiales.
      -On continuera à détruire ce qui reste de la médecine libérale pour créer une médecine “low cost” constituée de personnels non formés en France (les Français partiront en Suisse, en GB ou dans des grands groupes pharmaceutiques ou dans des cabinets non conventionnés pour riches).

      En résumé, on est en train de passer d’un système de type assurance collective avec des garanties de haut niveau pour tous, à un système étatique de qualité médiocre de type redistributif, où les classes moyennes et supérieures seront invitées à casquer toujours plus pour recevoir toujours moins sans que les autres soient satisfaits, car les prestations offertes seront de deuxième classe, le stade ultime étant le système Russe ou Chinois où il faut payer en liquide les professionnels hospitaliers ou ceux des dispensaires et apporter en plus, à ses frais, médicaments, pansements et nourriture.

      • 28 Mars 2017 à 23h06

        Sancho Pensum dit

        Ne cauchemardez pas ! Les assureurs et mutuelles sont suffisamment forts pour préserver leurs rentes. Ce n’est pas demain que les complémentaires disparaîtront. On prend clairement le chemin inverse à l’étatisation. Et la médecine libérale n’a rien à craindre.
        A part ça, vous proposez quoi ? Un genre de redistribution à l’envers, que les plus pauvres paient pour les riches ? 

    • 28 Mars 2017 à 13h11

      keizer dit

      La fascination pour les approches Étatiste de type communiste est une particularité hélas bien gauloise. D’une certaine maniére les Français ont inventé – lors de la Revolution – le communisme avant Marx lui même, (le Grand Karl a puisé une partie de son inspiration dans la Grande Révolution). Le pouvoir de séduction du Marxisme sur les intellectuels n’a pas d’équivalent dans les autres nations européennes.

    • 28 Mars 2017 à 12h15

      marcopes dit

      avec ce que l’on donne sur nos salaires on mérite certes mieux ;

    • 28 Mars 2017 à 11h47

      jim42 dit

      Mrs A GAUCHE TOUTE se moquent bien du Programme destiné à “Plaire” à leurs 20% DE CLIENTS et réassurer leur réélection!!!!!!!(Carrière oblige!) Car ils savent qu’ils NE LE FERONT JAMAIS, ce programme fou! (Etatiste Jacobin Fasciste Rouge) et en contradiction avec le Slogan choisi : l’Insoumission

    • 28 Mars 2017 à 7h56

      QUIDAM II dit

      Il devient de plus en plus ridicule d’affirmer que « En Marche » est un mouvement novateur et en rupture.
      « En Marche » apparaît de plus en plus pour ce qu’il est : la voiture balai des vieilles branches de la politique qui espèrent sauver leur peau du naufrage de leur parti.
      Une voiture balai conduite par un vieux jeune homme issu des castes les plus fermées de notre nomenklatura pseudo républicaine, et des milieux d’affaires les plus puissants. A « En Marche », notamment, Robert Hue (ancien secrétaire général du Parti communiste français) danse le tango macronien avec Dominique de Villepin qui « a été le tuteur de Mayassa, la soeur de l’émir du Qatar, quand elle est venue étudier à Paris. A tel point qu’elle le qualifie de ‘deuxième père’, rappelle Guy Delbès, qui a longtemps géré les actifs français du fonds souverain du Qatar. » (« Les vies secrètes de Dominique de Villepin » par Anne Vidalie, in l’Express publié le 28/05/2015)
      Dans sa juvénilité touchante, Emmanuel Macron croit (peut-être sincèrement) pouvoir tenir la dragée haute à ces vieux briscards enracinés à force de clientèlisme et de réseaux patiemment tissés au fil de décennies de vie politique.
      Et cette comédie électorale n’est même pas drôle…
      Restent Mélenchon et Hamon qui n’ambitionnent manifestement pas de gagner cette présidentielle.
      Il est vrai que nombre de responsables socialistes n’ont pas hésité à se parjurer au mépris de leurs engagements, des militants et de leurs électeurs.

    • 27 Mars 2017 à 18h01

      golvan dit

      Hamon et Mélenchon sont des communistes vaguement déguisés, il n’est donc pas étonnant qu’ils ne puissent raisonner qu’à travers la toute puissance de l’Etat.
      L’Etat est leur mère nourricière et c’est donc à l’Etat de les bercer, de les biberonner, de les nourrir et de leur torcher le cul.
      Et puisque l’Etat s’immisce dans absolument tous les secteurs de la vie des individus, il n’y a pas de raison de ne pas lui confier l’assurance maladie.
      A la décharge de ces deux candidats, il faut bien reconnaître que ça fait belle lurette que l’Etat a totalement détruit toute forme de gestion paritaire et que les syndicats croupions perpétuent un jeu de rôle grotesque auquel plus ne personne ne croit.
      La notion de mutualisation est donc bien souvent une invocation qui n’a plus grande signification.
      Alors travailleurs trop taxés ou contribuables rackettés, ce seront de toutes façons toujours les mêmes qui paieront pour les largesses de l’Etat, et ça risque de ne pas changer grand-chose, si ce n’est que cela ne peut qu’encourager encore un peu plus la gabegie du domaine de la santé en France.

    • 27 Mars 2017 à 16h12

      ZOBOFISC dit

       L’assurance maladie, comme toutes les assurances, doit garantir les risques majeurs. Les éternels inquiets qui veulent tout garantir font le bonheur des assurances mais n’ont rien compris au système.

      Prenez par exemple les «complémentaires santé» : Elles couvrent des risques secondaires et comblent, partiellement les manques de remboursement de certaines prestations (prothèses dentaires, lunettes).

      Les cotisants versent 100, la complémentaire santé prélève ses frais de fonctionnement, disons 20 et distribue le solde aux assurés soit 80. Au mieux, elle vous remboursera quelques milliers d’euros pour des soins dentaires, mais c’est au détriment des autres assurés qui toucheront moins de 80.

      C’est donc une arnaque, comme le loto, à la différence qu’avec le loto, on a une chance, faible certes, mais une chance de toucher le gros lot ; pas avec une complémentaire santé.

       La complémentaire santé, c’est un loto sans gros lot.

      • 27 Mars 2017 à 18h23

        Sancho Pensum dit

        Pfff…
        Les autres assurances ne couvent pas que les risques majeurs. Votre assurance auto par exemple vous rembourse un bris de pare-brise, ou une portière à repeindre.
        Les complémentaires santé ne couvrent pas les risques secondaires. Elles complètent le remboursement de la sécu pour la plupart des maladies (sauf les graves, type cancer, et les opérations chirurgicales, totalement prises en charge par la sécu). Les risques secondaires, ou les opérations ou médicaments de confort ne sont couverts, ni par la sécu, (et donc) ni par les complémentaires.
        Pour votre gouverne, sur 100 euros dépensés par le patient moyen, la sécu rembourse 75, les complémentaires 15, et il lui reste 10 sa charge. Dit autrement, la sécu intervient pour 83 % de ce qui est payé au patient. Et 100 % s’il s’agit de maladies graves, ou d’opérations chirurgicales.
        Il est évident que dans ces conditions, il n’est pas aberrant de s’interroger sur une prise en charge totale de la santé publique par l’Etat. Bien évidemment, cela n’arrivera pas. Ceux qui en font la promesse, comme ceux qui promettent un transfert massif aux assureurs privés, sont soit des menteurs soit des incompétents.

        • 27 Mars 2017 à 20h35

          ZOBOFISC dit

          Je pense que vous ne m’avez pas compris : Les complémentaires santé sont un attrape couillon et elle ont un très gros défaut : en remboursant ce que la SS ne rembourse pas, elles poussent à la surconsommation médicale surtout chez les retraités qui s’emmerdent à cent sous de l’heure et passent leur temps dans les salles d’attente des médecins où ils espèrent trouver un interlocuteur à qui ils raconteront leur dernière coloscopie !..

           Si vous instaurez une prise en charge à 100 % de la santé, vous déboucher sur une explosion des dépenses de santé qui sera absolument impossible à juguler et donc l’auto-destruction du système 

        • 28 Mars 2017 à 13h31

          Sancho Pensum dit

          Comme je vous l’ai dit, nos dépenses de santé ne sont remboursées, en moyenne, qu’à hauteur de 90 %. C’est suffisant pour freiner l’”envie de médical”. Et si le système s’étatise, je ne conçois pas qu’on aille plus loin, ne serait-ce que parce que l’Etat a besoin de faire des économies. Donc, il n’y aura jamais de prise en charge à 100 %.
          PS : quand je parle de prise en charge totale de la santé publique par l’Etat, je parle de la gestion, pas du taux de remboursement

    • 27 Mars 2017 à 16h07

      Amaury-Grandgil dit

      A lire cet article je me dis qu’il y aurait dû avoir, qu’il devrait y avoir une union de ceux pour qui la France n’est pas un concept vide de sens dans cette campagne, qu’ils sont presque criminels d’être aussi préoccupés par leurs egos

      • 27 Mars 2017 à 18h23

        durru dit

        Et si on se mettait à penser un peu aux Français, aussi?

    • 27 Mars 2017 à 16h05

      ZOBOFISC dit

      Dites moi M. BIZARD,pourquoi ne parlez-vous pas de ce que proposent les autres candidats comme Nicolas DUPONT AIGNAN ou Marine LE PEN ?

    • 27 Mars 2017 à 15h55

      Amaury-Grandgil dit

      Je connais le genre de modèle social que le clan Fillon prône, il est déjà plus ou moins mis en pratique par mes chers voisins versaillais :
      - employer des migrants payés au lance pierre au “black”
      - les faire bosser de nuit
      - éviter aussi de payer l’URSSAF (toutes ces paperasses très chèèère)
      etc…

    • 27 Mars 2017 à 15h52

      Amaury-Grandgil dit

      L’auteur de l’article est de ces “jeunes gens réalistes” dont Bernanos parle au début des “Grands Cimetières sous la lune”, de ces jeunes gens qui ne savent pas ce qu’est la précarité sociale, les fins de mois difficiles commençant le 15 du mois.

      Il parle pompeusement de la nécessité d’un “nouveau modèle social” (comprenez moins égalitaire, moins équitable) où quand même les pauvres pourraient payer un peu plus pour les médecins ou les pharmaciens qui ont besoin d’une deuxième porshe ou de refaire la véranda de leurs baraque de Saint Cast le Guildo (lieu de villégiature couru des fillonistes)

    • 27 Mars 2017 à 14h46

      Sancho Pensum dit

      Si l’on en croit les quelques articles parus sur le net à son sujet, Bizard est surtout très impliqué au sein des Républicains, et o surprise, semble cotoyer Beigbeder, un des actionnaires de Causeur. Son CV en matière de santé ne paraît pas non plus très sérieux.
      On comprend mieux dès lors pourquoi il est publié ici et pourquoi il est évidemment hostile à la Sécu selon Hamon ou Mélenchon. On comprend bien aussi pour ses arguments sont aussi peu convaincants : ils sont un peu trop teintés d’idéologie.

        • 27 Mars 2017 à 14h50

          steed59 dit

          attaquer les personnes plutôt que les idées ou les principes. les bonnes vieilles méthodes du totalitarisme de gauche. En cherchant bien vous devriez tomber sur son casier judiciaire, sa feuille d’imposition et son arbre généalogique.

        • 27 Mars 2017 à 15h11

          Sancho Pensum dit

          Bien sûr, ça ne vous arrive jamais…
          Mais concevez, ou essayez, en dépit de votre petite contenance cérébrale, qu’il ne s’agit pas ici d’attaquer la personne, mais de rappeler d’OU elle parle, ce qui permet de mieux en comprendre le discours.
          Sur le fond, j’ai déjà indiqué que l’auteur de l’article ne sait pas vraiment de quoi il parle, puisqu’il identifie comme changement de logique une éventuelle taxe sur les robots, ce que ce n’est pas. De plus, il croit que Hamon veut l’affecter directement au budget de la sécurité sociale. Ce qui est doublement faux. Il n’y a pas de fléchage vers le budget de la sécurité sociale. Et surtout elle ne servira pas à ça.
          “Pour répondre aux mutations du travail, je créerai une
          CONTRIBUTION SOCIALE SUR LES ROBOTS. Elle alimentera un Fonds de Transition Travail (FTT), dont la mission sera de créer autant d’emplois nouveaux que ceux qui disparaîtront, et de financer la formation des salariés à ces nouveaux métiers. Les entreprises dont la robotisation s’accompagne d’une augmentation des effectifs seront dispensées de cette contribution.” (extrait du programme de BH).

        • 27 Mars 2017 à 15h16

          Sancho Pensum dit

          Au cas où vous seriez tenté de m’attaquer sur ma personne, et mon vote, au lieu de répondre sur le fond, en me traitant à nouveau, par exemple, de suppôt du totalitarisme de gauche ou de soutien fanatique de Hamon, je m’empresse de préciser que je n’ai pas l’intention de voter pour Hamon, de nombreuses lignes de son programme (et la taxe robot en fait partie) m’apparaissant comme totalement rédhibitoires.

        • 27 Mars 2017 à 15h17

          Warboi dit

          en parlant d’attaques personnelles…
          http://www.anticor.org/2017/03/27/patrimoine-demmanuel-macron-la-hatvp-repond-a-anticor/

          Les complotistes délirants vont pouvoir en remettre une deuxième couche -;)))
          Macron est blanc comme neige.

        • 27 Mars 2017 à 15h44

          Sancho Pensum dit

          Le plus drôle, c’est que cette attaque vient du clan Fillon. Lequel Fillon a ingurgité, via son épouse, près d’un million d’euros, dont on devine qu’il est entièrement passé dans l’entretien de son château. Capital avait en effet montré que le coût de l’entretien de son château correspondait peu ou prou aux salaires fictifs de Money Penny, sur la période considérée.
          Apparemment donc, et malgré l’enseignement du train de vie de Fillon, certaines personnes imaginent que l’argent n’est pas fait pour être dépensé, mais doit au contraire forcément atterrir en totalité sur un compte financier ou des murs en pierre.

        • 27 Mars 2017 à 16h00

          ZOBOFISC dit

          Merci WARBOI pour cette importante information.
          Donc entre 2009 et 2014, MACRON a perçu 3,3 millions d’euro et a tout dépensé !
          Et vous voulez lui donner les cordons de la bourse ?
          Pauvre de nous ! 

        • 27 Mars 2017 à 18h11

          Sancho Pensum dit

          Zobofisc, votre propre nom aurait du vous mettre sur la piste. Sur les 3,3 millions gagnés par Macron, le fisc a bien du déjà en prendre une petite moitié…

      • 27 Mars 2017 à 14h55

        Sancho Pensum dit

        La bête noire De Bizard semble être le dispositif de réseaux de soins, qui permet de baisser les coûts et d’être mieux remboursé. Va comprendre, Charles (Millon)…

    • 27 Mars 2017 à 14h36

      Sancho Pensum dit

      “Notre Sécurité sociale est fondamentalement basée sur la contribution mutualisée de chaque actif à partir de ses revenus pour garantir la solidarité intergénérationnelle et la protection de chacun pour les risques de la vie. Le financement par une taxe sur les robots remet en cause cette logique.”
      Bizarre ! Il y a bien longtemps que cette logique n’est plus. Aujourd’hui, parce que notre santé coûte cher, tout est bon pour alimenter le budget de la sécu : les employeurs, évidemment, la CSG, y compris donc les revenus du capital ou de l’immobilier, les allocations de chômage (donc de gens qui ne sont plus momentanément travailleurs), de la TVA sur le tabac et l’alcool, des véhicules à moteur, des jeux etc…
      Alors on se demande bien pourquoi, à ce stade, une taxe sur les robots traduirait un changement de paradigme.
      Bizarre, j’ai dit bizarre, comme c’est bizard…
      Ha ha ha ha !

      • 27 Mars 2017 à 14h40

        steed59 dit

        ce n’est pas parce que le système est aujourd’hui biaisé qu’il faut continuer la fuite en avant

        • 27 Mars 2017 à 14h48

          Sancho Pensum dit

          Ne vous méprenez pas, même si c’est votre habitude. Je ne plaide pas pour la fuite en avant. Je dis juste que Bizard a sorti une connerie.