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Mélenchon, génie génétique ?

Publié le 24 février 2012 à 16:00 dans Brèves

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Pas besoin d’être Mathusalem pour se souvenir du scandale provoqué par l’entretien croisé entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy qu’avait publié Philosophie magazine pendant la campagne de 2007. A l’époque, on avait taxé le candidat de l’UMP de quasi-vichyste, d’Alexis Carrel en puissance, bref de docteur Folamour à la solde du pire déterminisme fasciste à cause de ses propos sur la possible origine génétique de l’homosexualité, de la pédophilie et du suicide des jeunes (phénomènes qu’il s’était d’ailleurs bien gardé d’amalgamer). Même si les petites élites parisiennes furent révoltées, scandalisées, blessées, outragées… cela n’empêcha pas Sarko d’être largement élu en mai.

Cinq ans plus tard, en réponse à une sacrée bonne question de l’hebdomadaire catholique La Vie, Jean-Luc Mélenchon justifie sa position sur le mariage homosexuel (sans mauvais jeu de mots) :
« Le programme du Front de gauche, c’est « l’humain d’abord ». N’y a-t-il pas une contradiction à être antilibéral sur le plan économique, mais libéral sur les questions de mœurs ? À être pour le mariage et l’adoption homosexuels ?
L’orientation sexuelle n’est pas un choix. Elle a même posé de grandes difficultés aux homosexuels compte tenu de l’opposition de la société sur la base de préjugés tels que : « l’homosexualité est un choix individuel » ou « un vice » »

Vous ne rêvez pas, « l’orientation sexuelle n’est pas un choix » explique le candidat du bruit et de la fureur à gauche. Autrement dit, être homo ou hétéro, cela relève plus de l’inné que de l’acquis, du donné génétique que de l’influence de la société.

On pourra être d’accord ou pas avec ce postulat, une seule chose est certaine : on le distingue mal de celui de Sarkozy en 2007…

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  • 25 Février 2012 à 16h14

    thiers dit

    De toutes façons,Melenchon Doit etre au prochain gouvernement,quelqu’il soit….comme Fou du Roi!

  • 24 Février 2012 à 18h47

    kriktus dit

    Si elles ne sont pas équivalentes ses ratiocinations successives sur le choix et le non choix de l’homosexualité, des origines génétiques des orientations sexuelles me font froid dans le dos. “Les hommes viennent de mars, les femmes de vénus”, “les monologues du vagin” suivi de ceux du pénis tous ces livres pour comprendre le mâle, la femelle, l’hétérosexualité l’homosexualité, la bisexualité finit par relever de l’obsession, d’une pathologie sociale. Cette obsession pathologique à vouloir absolument comprendre la différence entre les sexes et les orientations de chacun nous amène insidieusement à vouloir clore le débat en trouvant des réponses scientifiques et définitives. La théorie des genres. Or nous avons déjà connu dans l’histoire une obsession identique: quand les moyens de transport nous ont amenés toujours plus loin et plus vite, le commun des mortels s’est retrouvé confronté à des humains de couleurs, d’ethnies différentes. Cela a suscité dans la tête des gens tellement de questionnement qui pouvait être intelligent saugrenu ingénu mesquin, ou haineux que la tentation fut grande de vouloir rationaliser le débat en trouvant des réponses scientifiques, définitives. On s’est retrouvé avec des traités sur les différences raciales dont on sait à présent les conneries qu’elles ont pu raconter, et les problèmes qu’elles ont engendrés et qu’elles engendrent encore.
    Quand et ou commence le choix et quand et ou finit-il? Parce qu’un enfant aura tel ou tel taux d’hormones, en viendra-t-on à lui induire pour son bien, l’enfer est pavé de bonnes intentions, son orientation future? Selon l’origine socioculturelle, religieuse comment sera instrumentalisé ce “savoir” par les parents? Comment peut-on savoir qu’un enfant qui devrait avoir toutes les chances selon ces théories d’être “ceci” ne choisira-t-il pas d’être “cela” parce qu’il préférera être intégré dans sa communauté qu’exclu. Pourra-t-il changer d’avis?
    Ce que veulent ces gens derrière leur posture tolérante de compréhension c’est transformer le chaos toujours en mouvement en un ordre immobile. Ce n’est plus comprendre l’autre, c’est lui donner un chemin tracé c’est limiter son libre arbitre.
    L’orientation sexuelle doit rester un choix personnel, moral, la science et le savoir n’ont pas à s’en mêler.

    • 26 Février 2012 à 7h24

      Fiorino dit

      Kriktus, l’orientantion sexuelle n’est pas un choix ou en tout cas si c’est un choix, c’est vraiment au plus profond de l’inconscient. Le choix c’est en revanche la façon dont on decide de la vivre.

  • 24 Février 2012 à 16h51

    kacyj dit

    Fiorino a raison.
    Les deux propositions ne sont pas équivalentes. 
    De manière générale, l’homosexualité s’affirme au cours des 20 premières années. Si l’on considère que l’éducation, ou le comportement du père ou de la mère peuvent jouer un rôle dans cette orientation, ce n’est pas plus un choix que si elle résultait de prédispositions génétiques.
    Cela n’enlève rien en revanche à ce que vous dites sur les propos de Sarkozy qui si je vous suis ne faisait qu’émettre des hypothèse et s’est récolté une volée bien pensante.

  • 24 Février 2012 à 16h36

    Dio Gêne dit

    Mélenchon…il est aussi d’accord avec les homos qu’un condamnée à mort demandant grâce…ne pas se fier aux apparences….c’est valable pour tous les candidats en fait….donne moi ta voix et je te dirais ce que tu veux entendre…seul les benêts se laissent prendre.

    • 24 Février 2012 à 16h43

      Fiorino dit

      Je ne sais pas Dio Gêne je ne connait pas bien Méluche, bien sûr qu’il ne faut pas se méfier aux apparences.

  • 24 Février 2012 à 16h26

    Fiorino dit

    @ DD
    On pourra être d’accord ou pas avec ce postulat, une seule chose est certaine : on le distingue mal de celui de Sarkozy en 2007…

    Non ce n’est pas certain du tout. Dire que l’homosexualité est génetique sans en avoir la preuve est dire une grosse connérie. Dire que l’homosexualité n’est pas un choix est “dire que l’homosexualité n’est pas un choix,” c’est pas “autrement dit” cela relève de l’inné qui lui même réleve du génetique. Je ne sais pas si vous vous rendez compte comment vous est en train de torturer la phrase de méluche. Que pour la première fois, je défend face à sarko. Il a simplement eu une phrase de bon sens que tout le homos et les amis des homos comprennent il n’a pas voulu donner une verité scientifique comme sarko qui d’ailleurs n’est absolument pas prouvé scientifiquement.