2017: pour un duel Sarkozy/Mélenchon | Causeur

2017: pour un duel Sarkozy/Mélenchon

Le FN n’est pas un parti ouvrier

Auteur

Régis de Castelnau

Régis de Castelnau
est avocat.

Publié le 18 novembre 2016 / Politique

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Les couches populaires, enjeu majeur de l'élection présidentielle, ne peuvent être abandonnées au vote Front national. Le parti de Marine Le Pen est incapable de répondre à leurs attentes.

Affiches électorales de l'élection présidentielle, avril 2012. SIPA. 00635263_000002

La victoire de Donald Trump était prévisible mais ne fut pas prévue.  Il y a matière à réfléchir sur ce que raconte ce succès, qui est d’abord évidemment la défaite du parti démocrate et de sa candidate. Comment un histrion retors, malgré des handicaps de personnalité criants, malgré une campagne à son encontre ahurissante de violence a-t-il pu d’abord mettre à genoux le parti républicain pour ensuite défaire Hillary Clinton assez tranquillement ?

Ce rejet dresse une physionomie de l’Amérique où, comme dans à peu près tous les pays occidentaux les victimes de la globalisation néolibérale se cabrent et mettent en cause ouvertement le modèle qu’on leur a imposé depuis le début des années 80. Et les couches moyennes supérieures affolées, profiteuses du système, ne veulent pas entendre parler des masses de laissés-pour-compte, et voient revenir avec terreur le vote de classe. Et en France ? Confrontés à leur misère matérielle, à la détresse morale, au déclassement et à la perte de leur horizon, les couches populaires ne supportent plus non plus les cours de morale de ceux qui accrochés à leurs privilèges leur assènent jour après jour. Alors ils décrochent ou font le pari du FN. La nudité de l’empereur désormais irréfutable, crée ainsi une situation politiquement dangereuse. Les notions françaises classiques de droite et de gauches ne sont plus effectives. Condamnés par l’Union Européenne à l’austérité perpétuelle, les exclus de la globalisation néolibérale, majoritaires en France trahis par le parti socialiste et abandonnés par ce qui reste du Parti Communiste, subissent un véritable rouleau compresseur culturel. Toujours systématiquement aligné sur les souhaits du Capital qui ne veut plus de frontières, des sociétés divisées, communautarisées, ethnicisées, au sein de laquelle on peut puiser la main-d’œuvre bon marché pour assurer les activités de services utiles aux couches moyennes terranovistes qui soutiennent bec et ongles ce système.

Le Front national qui n’est au départ qu’une petite épicerie familiale bien verrouillée, ne peut pas devenir un parti de masse, candidat crédible à l’exercice du pouvoir. Il n’en a ni les moyens militants, ni les moyens techniques. Gouverner un État comme la France nécessite, au-delà des hommes, une adhésion voire  une identification populaire absentes en l’état. Comme l’ont démontré les spécialistes de la carte électorale, le vote Front national est d’abord un mouvement d’humeur, l’envie du coup de pied dans la fourmilière, et aussi un pari : celui de vouloir l’essayer, tous les autres ayant échoué. C’est un crève-cœur de voir, ces ouvriers et ses salariés d’exécution des services, se tourner vers un parti qui plonge ses racines dans l’extrême-droite de l’après-guerre et les débuts de la Ve République.

L’enjeu le plus fort de l’élection présidentielle est la déconstruction du FN

L’arrivée au pouvoir du Front national en 2017 n’est pourtant pas une hypothèse farfelue. Les résultats électoraux britannique, autrichien, américain peuvent nous le faire craindre. Et le danger ne serait pas celui de l’instauration d’un régime fasciste en France, soyons sérieux, mais l’incapacité à répondre aux espoirs et aux attentes, la faillite de ce plan B, démontrerait que le pari est perdu. Et une défaite qui porterait au deuxième tour Marine Le Pen au-delà des 40 % d’électeurs, imposerait le Front National en seule force d’opposition, qui n’aurait alors qu’à attendre le coup suivant. La porte ouverte à toutes les aventures.

C’est la raison pour laquelle l’enjeu le plus fort de l’élection présidentielle est bien celui de la déconstruction du Front national.

Il n’y a aucune raison de ne pas essayer de reconquérir ces couches-là, qui, sans cela, vont avancer vers la jacquerie. Une partie doit réintégrer la droite populaire, celle sur laquelle le vrai gaullisme s’est toujours appuyé. L’autre retourner dans sa famille naturelle. Ces ouvriers et ces employés qui considèrent que la France a commencé à la Révolution, et qui ont le souvenir transmis du Front Populaire, de la Résistance et de qui étaient Jean Jaurès et Georges Marchais.

Mais qui pourrait se livrer à ce dépeçage et à quelles conditions ?

N’ayant jamais voté pour Nicolas Sarkozy aux élections régulières et n’étant pas près de le faire, il est exclu que je me déplace à la primaire de droite ne serait-ce que pour des raisons morales. Mais je m’adresse aux membres de cette famille politique en leur disant de le choisir. Car en l’absence de toute autre perspective ce choix serait seul susceptible d’empêcher le succès électoral ou politique du Front National. À l’évidence une candidature d’Alain Juppé, candidat adoubé par des élites honnies ferait exploser l’UMP et passer des gros bataillons d’électeurs au FN. François Fillon quant à lui, a démontré en quittant la Sarthe et en refusant de venir à Paris, son aversion pour les campagnes électorales où il fallait se battre, et partant son absence de colonne vertébrale. Chacun connaît les qualités de Nicolas Sarkozy, qui a en plus parfaitement compris quelles étaient les attentes de l’électorat populaire sur les questions de l’autorité de l’État, de la sécurité, de la légitimité, de l’insécurité culturelle, du patriotisme. Comme Donald Trump, il fait l’objet d’une haine farouche du « mainstream » terrorisé à l’idée de son retour aux affaires. C’est aujourd’hui clairement un avantage, parce que si les gens d’en haut comme l’a constaté Christophe Guilluy détestent les « gens du peuple », les petits blancs, ceux-ci le leur rendent bien. Il est nécessaire de casser les reins à cette oligarchie largement dévoyée. Entre les lignes Nicolas Sarkozy s’est engagé à le faire. Mais si l’on connaît les qualités, on connaît aussi les défauts, ceux qui ont entraîné la « trahison » de l’après 2007. Les gens voulaient le Karcher, ils ont eu le Kouchner.

Alors amis de droite, pouvez-vous faire le pari encore cette fois-ci ? Il a vécu entre-temps l’invraisemblable acharnement judiciaire et médiatique dont il a été l’objet pendant ces cinq ans. L’instrumentalisation sans vergogne de la justice et la mise en place par le service public radiotélévisé en tête, de campagnes de calomnies et de diffamation, ne l’ont pas épargné. Justice, médias adversaires politiques et amis, tout le monde s’est essuyé les pieds sur lui. On peut espérer, que comme chacun d’entre nous, et quoiqu’il en dise, il est capable de rancunes solides et souhaite régler ses comptes avec ceux qui l’ont ainsi traité. Si Nicolas Sarkozy est réélu Président de la République, il n’aura d’ailleurs pas le choix, coincé qu’il serait entre ces privilégiés qui le haïssent et un peuple en rage d’être une nouvelle fois trahi.

C’est un pari me direz-vous ? Il est beaucoup moins risqué que celui de Marine Le Pen.

Toutes les élections présidentielles ont donné lieu à des renversements et des surprises

Et surtout en face, pour entreprendre la déconstruction du FN et récupérer symétriquement les couches populaires culturellement de gauche, Jean-Luc Mélenchon a adopté une démarche politique intelligente et dans une certaine mesure gaullienne. Refusant les négociations d’appareils, les compromis boiteux et la facilité, il semble avoir décidé de saisir l’opportunité de cette campagne présidentielle pour atteindre plusieurs objectifs. Tout d’abord achever la destruction politique de ce Parti « Socialiste » qui vient de faire pendant ces cinq ans la démonstration qu’il était totalement au service du capitalisme financier et du néolibéralisme. Ensuite renvoyer à leur inanité politique les groupuscules gauchistes, idiots utiles du Capital. Quant au Parti Communiste, qui voit la mort dans l’âme disparaître le peu qui lui restait, et se profiler un horizon où il n’y aura plus postes et fauteuils, il va devoir se résigner. C’est dur camarades, je sais, mais un parti ouvrier où il n’y a plus d’ouvriers pour diriger, militer et voter, où les débats sont groupusculaires, qui hésite entre présenter Ian Brossat (au secours !) et soutenir Arnaud Montebourg, ne sert vraiment plus à grand-chose.

Jean-Luc Mélenchon veut ensuite, profitant de l’échéance électorale,  restructurer la gauche française, celle dont notre pays a besoin. Héritière du courant qui existe chez nous depuis la Révolution, qui s’est lié au XIXe siècle à la classe ouvrière et qui doit aujourd’hui reprendre au FN ces couches populaires égarées. Oui égarées, car historiquement et culturellement elles appartiennent à cette famille qu’abandonnées, elles ont été obligées de quitter. On me dira que Jean-Luc Mélenchon a tracé sa route tout seul, de façon autoritaire verticalement et sans débat. Et alors ?

Sans lui, nous aurons la droite néolibérale des Juppé, héritier de François Hollande, accompagné des enthousiasmants Raffarin, Bayrou, Macron, Valls, Attali, Minc, BHL, Gattaz et Cambadélis. Et le FN comme seule force d’opposition attendant son heure qui ne manquera pas de venir.

Alors, amis, camarades et compagnons espérons l’impossible, un deuxième tour Sarkozy/Mélenchon. Rappelons-nous que toutes les élections présidentielles ont donné lieu à des renversements et des surprises pendant la campagne. Et celle-là on la jouera à la régulière.

J’entends déjà les jérémiades des gens de droite, « oui mais Sarkozy, il est ceci, il est cela, parvenu et insupportable, il n’est pas vraiment gaulliste, il nous a déjà déçu, etc. ». Je répondrais simplement que pour ma part, je soutiens sans barguigner Jean-Luc Mélenchon : « Ancien dirigeant socialiste, frère la grattouille, écolo obscurantiste qui fait des mamours à Mamère et surtout, ancien trotskiste lambertiste ! » Alors qu’est-ce que je devrais dire ! Mais en ces temps difficiles, chacun doit savoir faire des sacrifices.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 21 Novembre 2016 à 10h51

      durru dit

      Et une fois de plus, RdC a eu tout bon :D

    • 21 Novembre 2016 à 1h03

      Warboi dit

      “François Fillon quant à lui, a démontré en quittant la Sarthe et en refusant de venir à Paris, son aversion pour les campagnes électorales où il fallait se battre, et partant son absence de colonne vertébrale”

      Moi je serais Castelnau, je ferais comme Sarkozy.
      Je prendrais ma retraite. Définitivement.

      • 21 Novembre 2016 à 9h31

        Malinamodra dit

        Absolument , madame la Duchesse, pour une fois qu’on est d’accord!
        Excusez mon entêtement mais, Castelnau et …. Leroy sont incontestablement les rois de la loose, le second ayant des excuses puisqu’il est au surplus un âne!
        Juppé, Sarkozy, ils auraient pu penser à Lemaire, ou Copé, voire le général Boulanger. Il leur reste le pitoyable Melenchon comme lot de consolation! La, pas de problème, comme il est à la fois “ami du peuple” version Marat à la maison de retraite, héritier de Georges Marchais pour le culot le plus éhonté, ami des escrolos et tant pis si c’est le prolo qui paie, voire ami des animaux, à Pôle emploi les bouchers, qu’il sera sans doute demain directeur de l’île aux enfants et nounou de la progéniture de Salamé et… la liste n’est pas close, nul doute que tout le monde sera satisfait du bouffon grouchomarxiste
        On salue maintenant l’intelligente bienveillance d’Elisabeth Levy. En choisissant ces deux là elle offre à ses lecteurs les prestations de madame Soleil à un prix d’ami: vous lisez leurs âneries et vous savez déjà ce qui est faux! Merci Causeur

    • 20 Novembre 2016 à 18h33

      Rico dit

      “…reprendre au FN ces couches populaires égarées.”

       Bas tiens,plutôt que l’insulte,le mépris qui dévoile votre partisanerie comme moult “analystes” bourgeois a la veille d’un scrutin mettant en lumière une bande de salauds qui désagrègent a chaque mandats notre pays et que vous critiquiez il y a peu comme beaucoup sur causeur ou ailleurs,afin de vous fondre dans la masse de ces “gogos” du peuple en colère que vous utilisez a des fins politiques contre vos amies,complices ou camarades du PS.

       Mais vous ne m’étonnez pas comme tant d’autres qui s’arrangent a nous faire oublier que l’UMP c’est d’abord la soumission a une Europe dirigiste-immigrationniste qui ne  laisse aucun libre arbitre au peuple Français,que ce soit en matière de ligne économique,d’immigration et de sécurité Nationale.

       D’ailleurs comment le pourrais t’ils même si leurs volontés étaient tout autre puisque décideurs prioritaires d’une Europe intransigeante et anti-Nationale qui active un remplacisme civilisationnelle de masse multiethnique par intérêt économique pour les nantis et castrateur de toute révolte populaire que l’on nomme grossièrement “populisme” afin de tuer chez les Français encore fiers,la fibre patriotique et Nationale.

       Vous êtes incohérent tout simplement d’appeler a tuer encore et toujours notre souveraineté et j’y vois le signe incontestable de votre égarement Monsieur,moi qui suis plus proche que vous par ma position sociale de ce que vous nommez couche populaire pourtant doté d’un bon sens populaire qui vous fait défaut car encore une fois trop éloigné de par votre position des maux dont souffre cette couche populaire que vous ne respectez pas par votre « égarement » hautain.

      Pas un de vos élus UMP n’a signalé par exemple le fait que les salaires des grands patrons Français avaient augmentés de 20% quand vos protégés droite- collabos aspirent dans leurs programmes a bien plus d’austérité contre ces couches populaire déjà mis a mal par ceux que vous appelez de vos vœux.  

    • 20 Novembre 2016 à 16h34

      Venizan dit

      Sarkozy ne sera pas candidat, vous vous trompez !
      Il y aura peut-être un duel Le Pen / Mélenchon ?

      • 21 Novembre 2016 à 9h33

        Malinamodra dit

        Oui, la madame la Duchesse, vous castelnez!!! vous auriez du attendre quelques heures

    • 20 Novembre 2016 à 13h01

      lili23 dit

      3minute30 il nous parle de la sagesse 10min 30 le refus de son prix nobel il parle aussi de la « liberté » des journalistes face à la pression des financements et de la publicité

    • 20 Novembre 2016 à 12h33

      lili23 dit

    • 20 Novembre 2016 à 12h29

      lili23 dit

      Ils profitent de la détresse des vulnérables des faiblesses psychologiques passagères  de la peur pour prendre le beurre l’argent du beurre on connais le proverbe

    • 20 Novembre 2016 à 12h26

      lili23 dit

      la nouvelle pub du medef tout le reflet des arguments de la  primaire de la droite 

    • 20 Novembre 2016 à 12h13

      lili23 dit

      En france confronté à la détresse morale

      http://portail.free.fr/actualites/faits-divers/6689842_20161119_marseille-un-policier-aurait-viole-une-femme-durant-une-perquisition.html

      A sa pour nous nous abreuver de morale il save le faire  

    • 20 Novembre 2016 à 12h13

      radagast dit

      Régis de Castelnau appelant la droite à voter Sarkozy !

      Comme disait de Funès dans je ne sais plus quel film :” Elle est forte celle-là !”
      Mais je le remercie au passage , comme rien qu’à lire ” qui considèrent que la France a commencé à la révolution” mon sang n’a fait qu’un tour je sais au moins que je ne suis pas et ne serait jamais de gauche et j’ajoute que je n’appartiens pas à cette prétendue France .
      Pour moi la France a bien failli succomber à la révolution et c’est le (seul?) mérite de napoléon 1er de nous avoir tiré de là.
      Donc je connais un nouveau marqueur de l’appartenance à la gauche ou à la droite .
      Il y en a d’autres : le partage responsabilité/droits à , le rôle de l’impôt , celui de l’enseignement national et l’importance relative de l’inné et de l’acquis.

    • 20 Novembre 2016 à 12h09

      lili23 dit

      https://fr.news.yahoo.com/premiers-emprunts-à-taux-négatifs-entreprises-européennes-163516773–finance.html

      le patronnât joue double jeu il se sert de l’Europe et de la crise  puis change de politique pour une meilleur fiscalité histoire de ne pas trop payer d’impôts sur la fortune 

    • 20 Novembre 2016 à 11h41

      Pom’ Potes dit

      Bon. OK. Analyse sur une base bien étroite.

      Ce dont la France a besoin, c’est d’élargir ses horizons intellectuels et d’accueillir le mode de pensée libéral, notamment.

      Quelque part, j’aimerais bien que le FN soit au pouvoir. Au delà des succès et des échecs qu’il rencontrerait, peut-être que les gens prendrait conscience que le FN est un parti de gauche, centriste au mieux. Tant les français que tout le monde ailleurs ont besoin de comprendre que la France est embourbée dans des visions et des considérations de gauche.

      À chaque que je lis “libéral”, c’est toujours avec “néo” ou “ultra” ou “sauvage” et la “mondialisation” et le “capitalisme” ne sont jamais bien loin.

      C’est à chaque fois une dénonciation du libre-échange dans son esprit même au travers de l’exemple unique et bien flou des grandes entreprises. Et c’est rarement une emphase sur la grosseur de l’État et des inconvénients totalitaires que cela apporte alors que ça l’est pour ces entreprises!

      Comment ne voit-on pas le lien? Surtout que l’État, au contraire des entreprises, a son budget toujours assuré pour l’avenir. Il n’a pas besoin d’apporter des bénéfices aux citoyens pour justifier l’argent qu’on lui remet. D’ailleurs il ne se justifie jamais et, en effet, pourquoi le faire quand on a des moyens punitifs et coercitifs pour assurer le versement de son dû?

      Il serait temps qu’on se considère réellement et concrètement entre concitoyens comme des gens capables de contribuer à la société et à la vie des autres par nous-mêmes et non parce que nous faisons parti d’un système. N’est-ce pas pourtant déjà ainsi que cela fonctionne, tant bien que mal sous le socialisme (de notre gauche et de notre droite moins à gauche)?

      Nos élections à venir ne changeront malheureusement rien à cela. Non seulement il faudrait plus de temps mais il faudrait au moins plusieurs candidats qui aborde et porte cette culture et ses codes.

    • 20 Novembre 2016 à 10h29

      Malinamodra dit

      ” C’est dur camarades, je sais, mais un parti ouvrier où il n’y a plus d’ouvriers pour diriger, militer et voter”
      Les ouvriers doivent représenter 15 à 20% de la population active aujourd’hui!! Alors pour constituer la “classe universelle” ça va être dur! C’est bien d’avoir été le copain de bistrot de Marx en 1848…on est en 2016!!! Mais serait on deux heures moins le quart avant Jésus Christ que Castelnau n’y verrait pas la différence! On ne va pas tirer sur un déambulateur!

    • 20 Novembre 2016 à 10h23

      Malinamodra dit

      Et puis consolez vous, Castelnau -Leroy, ça s’est toujours trompé! Il suffit de les lire en se bouchant le nez et de faire immédiatement le contraire!
      Quand on s’est toujours trompé, on est effectivement le plus fiable pour prévoir l’avenir !

    • 20 Novembre 2016 à 10h19

      Malinamodra dit

      “Ces ouvriers et ces employés qui considèrent que la France a commencé à la Révolution, et qui ont le souvenir transmis du Front Populaire, de la Résistance et de qui étaient Jean Jaurès et Georges Marchais.”
      Jaurès en compagnie de …. Georges Marchais! Jusqu’à présent, il y avait Laurel et Hardy, Starsky et Hutch, Roméo et Juliette ,Sylvain et Sylvette voire même Nicolas et Carlita mais personne n’avait encore pensé à faire un couple Victor Hugo-Evelyne Dheliat ou Churchill Roselyne Bachelot!
      Melenchon est un bouffon de haute voltige mais il faut admettre qu’un duel Castelnau-Paul Presbois , ça aurait de la gueule!!! On comprendrait pour une fois pourquoi Ruquier rigole!

    • 20 Novembre 2016 à 1h58

      Martini Henry dit

      Castelnau oublie une chose : Sarkozy vainqueur aux primaires c’est la certitude d’une candidature Bayrou. Or Sarkozy face à un Bayrou et à un Macron ne recueillera qu’une infime partie des voix de Juppé dont un grand nombre d’électeurs des primaires se reportera alors sur les deux centristes.
      Par ailleurs, Dupont-Aignan qui se présentera aussi mordra l’électorat Sarkoziste sur sa droite. Bref, pas dit que Sarko soit au second tour des présidentielles…
      Une seule certitudes pour ces élections : elles sont les plus indécises depuis belle lurette et on va donc bien rigoler!