Macron: comment les médias ont influencé l’élection | Causeur

Macron: comment les médias ont influencé l’élection

Retour sur une campagne scénarisée

Auteur

Ingrid Riocreux

Ingrid Riocreux
Agrégée de lettres modernes et auteur de "La Langue des médias"

Publié le 22 mai 2017 / Médias

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Jamais on n’avait connu, avant cette campagne, un tel interventionnisme des médias pour baliser les thèmes de campagne et imposer le choix du bon candidat. Revue de détail.

Léa Salamé, David Pujadas et Emmanuel Macron sur le plateau de L'Emission politique, avril 2017. SIPA. 00801361_000035

« Ils sont 3 000, dont un tiers de journalistes, et ils attendent leur champion. » David Pujadas entend-il ce qu’il vient de dire, en cette soirée électorale du premier tour de la présidentielle, alors qu’il commente les images diffusées en direct depuis le quartier général d’Emmanuel Macron vers 22 h ? Pour le coup, il dit vrai : les journalistes attendent Emmanuel Macron, ils attendent leur champion.

À l’heure où j’écrivais ces lignes, on ne connaissait pas encore l’issue de cette élection. Mais elle ne faisait déjà guère de doute, surtout après la performance affligeante (le mot est faible) que Marine Le Pen a offert, lors du débat du 3 mai, qui ressemble, ni plus ni moins, à un suicide politique. La victoire d’Emmanuel Macron n’est pas uniquement celle du candidat des geeks, des traders et des start-uppeurs. C’est aussi la victoire du candidat des médias, au terme d’une campagne électorale largement « dépolitisée », pour reprendre le paradoxe énoncé par le sociologue Mathieu Bock-Côté.

La bonne conscience absolue

Dans les écoles de journalisme, les étudiants apprennent et récitent sagement que la presse a notamment une fonction politique (défendre la démocratie) et une fonction civique (offrir un champ d’expression au débat public). À ces deux fonctions, les médias dominants — j’entends par là les médias d’information nationaux, dans leurs versions électronique, audiovisuelle et imprimée — semblent avoir renoncé.

>> A lire aussi: Emmanuel Macron, président malgré nous

Ils y ont renoncé avec la bonne conscience qui est toujours la leur quand ils s’affranchissent de toute exigence d’objectivité au nom de leur sacro-saint, et bien pratique, « principe de responsabilité », que l’on peut résumer comme le fit un jour pour moi un journaliste, avec une totale candeur : « On ne peut quand même pas laisser les gens avoir des pensées horribles. » C’est cette bonne conscience qui envahit le cerveau de la journaliste Audrey Pulvar lorsqu’elle signe une pétition contre le Front national. À mon sens, cette initiative n’aurait qu’un caractère très anecdotique si elle avait été reçue comme on eut été en droit de l’attendre dans la démocratie qu’il s’agit, paraît-il, à l’heure où je rédige cet article, de sauver. C’est-à-dire, si la mise à l’écart temporaire d’Audrey Pulvar par la direction de la chaîne, suite à sa prise de position officielle, n’avait pas suscité tant d’indignation. Après tout, le problème résidait seulement dans le fait qu’elle eût franchi publiquement la frontière qui sépare journalisme d’information et journalisme d’opinion. Une distinction qui échappe manifestement à Gérald Darmanin, lequel commenta, offusqué : « Ce qui importe, chez un journaliste, c’est son professionnalisme. Pas son opinion. » Tandis que Bernard-Henri Lévy écrivait sans scrupule qu’« en état d’urgence politique, on comprend que les règles de neutralité soient momentanément oubliées ». Si leur conception du métier de journaliste est surprenante, il est vrai que ni Darmanin ni BHL ne l’exercent. Ce qui est inquiétant, c’est que la plupart des médias semblent la partager, comme en témoigne la

[...]

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    publié dans le Magazine Causeur n° 105 - Mai 2017

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    • 25 Mai 2017 à 16h21

      Livio del Quenale dit

      23 Mai 2017 à 16h37 i-diogene dit C. Canse,  &&&Macron a quitté le gouvernement de Hollande, car il ne le laissait pas mettre en place son projet économique, pour des raisons idéologiques..&&&
      -
       Encore une pauvre cloche qui “raisonne” et colporte la magouille FH/EM qui a masqué la préparation du truandage des dernières présidentielles plus un “Benêt” pour seller le sort du PS et un pseudo dissident ni droit, ni gauche mais bien Hollandie pour torpiller avec le concours servile de tous les merdias, les adversaires . Le peuple et le débat démocratique(peuple souverain) repasseront .  

    • 25 Mai 2017 à 16h11

      solitude dit

      Superbe article.Merci

    • 25 Mai 2017 à 11h48

      keg dit

      C’est Macron-média ou Macron im-médiat! Je trouve qu’à peine élu, et introduit, il ne fait pas grand chose. Son gouvernement serait-il d’opérette jusqu’au soir du rAppel du 18 Juin…. pour être balayé et remplacé par une dictatoriale collégiale restreinte (il fut un temps préparatoire où elle fut de 5…. pour finir pas un et en pire, nous connaissons la suite).
      Il serait temps, quand même temps de bouger….

      http://wp.me/p4Im0Q-1Rp

    • 25 Mai 2017 à 11h29

      Pol&Mic dit

      et en plus Macron a voulu y aller !( alors il y est…..!)

    • 24 Mai 2017 à 0h34

      lafronde dit

      Macron-Erdogan même combat ?

      Avec Hollande et Macron notre régime a quitté la Ve République pour une république progressiste, clientéliste, bientôt autoritaire et islamophile.

      Un propagandiste du pouvoir vient de rappeler les bons sondages du 1er président-receleur de la Ve République, mis au pouvoir par son 1er président faussaire.

      Faussaire Hollande qui avec ses gouvernements ont triché son quinquennat durant :
      - par son déficit budgétaire pour acheter des suffrages
      - par ses gaspillages d’argent public pour son idéologie socialiste
      - par son échec sur le chômage de masse, son crime social
      - par ses lois liberticides sur la Presse, le Logement, l’urbanisme
      - par par sa politique pénale plus sévère pour les dissidents que pour les délinquants (comme en Union soviétique)
      - par sa trahison, il n’a pas garanti l’intégrité des frontières, et laissé passer l’invasion migratoire
      - par son incompétence face au terrorisme
      - par l’absence d’enquête parlementaire sur la tuerie de Nice
      - par ses nominations partisanes dans l’Etat, et son incapacité à garantir l’impartialité de l’Etat
      - par la disparition durant la campagne électorale du pluralisme dans la Presse audiovisuelle.

      Hollande et son gouvernement ont opéré une spoliation des libertés publiques des citoyens. Il y a eu une élection et le candidat élu a bénéficié de la fraude de son prédécesseur, dont il est le receleur.

      Avis aux partisans de Macron : “Nous, citoyens français, spoliés durant la campagne présidentielle, de nos libertés publiques garanties par l’Art.34 de notre Constitution, ne reconnaissons aucune légitimité démocratique et républicaine au Sieur Macron. Le Sieur Macron n’est pour nous que le chef de d’un état français, qui a renié les lois de la République. S’il n’en est pas à l’origine il en est le bénéficiaire.”

      Favorisé par la fraude aux libertés publiques, Macron n’a pas la légitimité politique d’un vainqueur du débat démocratique comme l’on été tous ses prédécesseurs.

      • 24 Mai 2017 à 12h28

        Livio del Quenale dit

        Vous ne croyez pas si bien dire !
        -
        Mais pour le moment, nous n’en sommes qu’aux grâces du chat qui se ferait bien bien le Titi phrygien qui est encore un peu endormis, il faut bien le reconnaître, il faudrait le vit vitaminer au macadam citadin et aux “productions” rurales, un peu avant juin et rappeler l’heure du soleil au pâlichon.
        – 

      • 24 Mai 2017 à 20h05

        buddy dit

        Je suis assez d’accord avec vous… a part qu’on peut l’appliquer à tous ses prédécesseurs.

        • 25 Mai 2017 à 18h20

          Livio del Quenale dit

          peut-être, mais ce n’est pas une raison pour perpétuer l’erreur 
           ”sed perseverare diabolicum est”

    • 23 Mai 2017 à 22h47

      cricri dit

      Il faudrait que la presse vive de ses lecteurs réels. Le système serait moins malsain.
      Moins de journaux entretenus à perte par des millionnaires idéologues ou manipulateurs, Bergé, Drahi, etc…
      Moins de subventions d’état sous prétexte de ‘diversité’ de la presse, à la discrétion du pouvoir en place.
      Moins de journalistes qui se prennent pour des directeurs de conscience.
      Et qui oublient leur boulot et leur déontologie.

      • 24 Mai 2017 à 12h04

        Livio del Quenale dit

        Tout à fait! En ne servant pas l’info telle quelle est aux lecteurs mais, quand ce n’est pas par omission, la travestissent de leur opinions,  dont on a rien a faire, pour la faire “cadrer” voire avantager la propagande du pouvoir qui les stipendie. (d’autant plus honteusement et sans vergogne quand c’est à la TV pujadas, st.cric, ruquier, son équipe, la pique, cohen, etc les journaux surtout de France TV, qui me font zapper , voire carrément fermer).
        –   

    • 23 Mai 2017 à 18h53

      munstead dit

      “Jamais on n’avait connu, avant cette campagne, un tel interventionnisme des médias…” Jamais on n’aivait connu, avant cette campagne une telle menace démocratique de l’extrême-droite d’une part que certains donnaient pour gagnante un mois plus tôt, et le populisme d’extrême-gauche d’autre part. Les médias démocratiques ont bien réagi, ont rempli leur devoir républicain d’information (bien que longtemps timides sur les malversations financières diverses du clan Le Pen.. Rappelons également que toute la presse a accusé MAcron de ne pas avoir de programme pendant longtemps, que les rumeurs sur le financement de la campagne de celui-ci n’ont jamais eu la moindre once de confirmation, que le Figaro a méprisé Macron pendant des mois, Marianne jusqu’au dernier jour etc. Cet article surprend de la part d’une spécialiste du langage des médias. Ne serait-elle pas un peu à l’extrême-droite tendance Causeur (on l’est mais on n’ose pas le dire) par hasard?

      • 24 Mai 2017 à 0h07

        Alex Z dit

        Tout à fait d’accord. Macron a eu son lot d’attaques de la part de la Presse, de diffusions de rumeurs de fake-news, etc.
        Mais que voulez vous, les adeptes de l’immoralité personnifiée (Fillon faut-il le préciser) n’ont jamais voulu admettre que les turpitudes de leur champion, et elles seules, avaient causé le dégoût de l’opinion sur le personnage et ses pratiques. Le fait qu’ils accusent la Presse n’est pas nouveau, ils n’ont fait que ça durant la campagne.

        • 24 Mai 2017 à 12h12

          Livio del Quenale dit

          Pas mal la démocratie! on peut “s’exprimer” !
          Même resservir “le prédigéré” de la doxa ambiante dans la conformité et le suivisme 
          -
          Je plains aussi ce pauvre Monsieur Trogneux dit Macron qui n’a vraiment pas été aidé, du moins autant que fillon le voyous qui pioché dans la caisse sans l’autorisation d’ales ;o)   

      • 25 Mai 2017 à 23h07

        cricri dit

        Ouais en gros, la menace anti-démocratique, c’est ceux qui ne votent pas comme vous.
        Ce qui est reproché à Fillon, c’est rien d’illégal, et de la petite bière par rapport à la grosse manip qu’il a subi.
        Un bon journalisme d’investigation nous aurait renseigné sur le commanditaire de départ, les fuites de documents fiscaux provenant de Bercy, sur le comportement des magistrats du pole financier qui ont fait un zèle complètement inhabituel; Complicité idéologique, ou magistrats manipulés ? Magistrats qui s’assoient sur la présomption d’innocence, transmettent l’instruction à la presse en temps-réel, et ne respectent pas la procédure concernant les députés. Et au final la presse qui en fait des tonnes. On attends encore un vrai travail de journaliste sur le sujet.

        La presse a ‘méprisé’ Macron pendant des mois et a affirmé qu’il n’avait pas de programme? C’est trop affreux.

    • 23 Mai 2017 à 14h27

      Livio del Quenale dit

      &&&La liberté de la presse serait anti-démocratique..? .. Sans rire..? &&&
      -
       Démocratique, la liberté de la presse n’est pas une question de volume, sonore, piloté, pour les uns, et étouffé et fustigée pour les autres.
      -
       La liberté de la presse, comme celle de chacun, s’arrête où commence celle des autres 

      – 

      • 23 Mai 2017 à 16h47

        i-diogene dit

        NAN, on trouve tout et le contraire dans la presse.

        Chaque article est édité sous la responsabilité juridique de l’ éditeur..

        S’ils disent pratiquement tous les mêmes chose, c’ est que c’ est au plus proche de la réalité..!^^

        • 24 Mai 2017 à 8h13

          Livio del Quenale dit

          syllogisme ! … primaire pour ne pas changer.

        • 24 Mai 2017 à 8h23

          Livio del Quenale dit

          Nous aurons remarqué que cette tournure d’esprit, 
          bien que dans la provocation systématique et quelque peu condescendante,
          reste convenue, suiveuse  conformiste et suspecte. 

    • 23 Mai 2017 à 13h29

      Warboi dit

      Toujours le grand complot de la méchante presse ???
      ça sent la bérézina aux législatives…

      “De la bienveillance plutôt qu’un état de grâce. Les premiers pas du nouveau président de la République sont salués par 66% des Français satisfaits de son action selon le premier baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio du quinquennat. Pour ses débuts, Emmanuel Macron se situe donc presqu’à mi-chemin entre François Hollande (63%) et Nicolas Sarkozy (67%). Cette première mesure élevée bat en brèche le discours de certains responsables politiques qui ont évoqué une victoire par défaut du nouveau président, élu face au FN.
      L’analyse des résultats du baromètre montre qu’Emmanuel Macron est majoritaire dans toutes les catégories de Français. Il obtient 84% de satisfaction chez les sympathisants socialistes et 71% chez Les Républicains. Preuve que le fondateur d’En Marche! a réussi à chambouler le paysage politique. Plutôt de bon augure à la veille des élections législatives. Les électeurs de droite ne semblent pas sur la ligne dure que défendent certains dirigeants comme Laurent Wauquiez. Emmanuel Macron est minoritaire (25%) uniquement auprès du FN”.
      … et des paléocauseurs -;)))))

      • 23 Mai 2017 à 14h15

        Livio del Quenale dit

        Comment en 15 jours peut-on être ou non satisfait d’un élu ?
        Cela devrait dire qq chose aux têtes restées froides 

        • 23 Mai 2017 à 14h36

          C. Canse dit

          Technique de propagande.
          Qu’a fait le nouveau président  ? Il rendit visite à A. Merkel et voyagea au Mali, pour…causer.
          B. Le Maire sauva jusqu’aux législatives la cristallerie d’Arques et l’équipementier automobile.
          Quant à F. Bayrou, il dit, ça cause autant qu’ici au gouvernement, réfléchir à la loi de moralisation ; celle qui permet de faire levier sur tous les élus car personne n’est parfait. Et en plus, avec la bénédiction des français qui ne se rendent pas compte de l’importance de l’indépendance de ceux qui proposent et votent les lois. 
          Rien de durable n’a été fait.  

        • 23 Mai 2017 à 16h21

          C. Canse dit

          Quand le nouveau président était au gouvernement de Hollande de combien réduisit-il le nombre de chômeurs ? Pas un.
          Et pourtant, il vient de se faire élire pour gouverner la France. 

        • 23 Mai 2017 à 16h37

          i-diogene dit

          C. Canse,

          Macron a quitté le gouvernement de Hollande, car il ne le laissait pas mettre en place son projet économique, pour des raisons idéologiques..

          Quant à la loi sur la transparence, je me doute bien qu’elle ne va pas arranger ni Fillon, ni MLP..!^^

          Macron dit ce qu’il va faire et fait ce qu’il a dit..!

          C’est nouveau en politique..!^^

        • 23 Mai 2017 à 16h51

          C. Canse dit

          L’homme de la Renaissance

          Merci d’oeuvrer à l’édification des enfants. 

    • 23 Mai 2017 à 12h29

      bnasw dit

      BRAVO !!!!

    • 23 Mai 2017 à 12h02

      Bruno1051 dit

      En période d’élections, je bannis toute la presse écrite et télévisée. Seul mon jugement m’amène aux urnes.

    • 23 Mai 2017 à 11h32

      palast dit

      Un sondage publié par le journal MARIANNE il y a quelques années nous a indiqué que 80% des journalistes votaient à gauche, c’est leur droit mais il faut en être conscient.

      Exemple de désinformation France Info a répété ce dernier dimanche en boucle à propos des sous marins brésiliens que le contrat avait été signé du temps du Président Sarkozy, cette mention sur le Président Sarkozy a été retirée en fin d’après midi, peut être que l’intéressé a protesté contre cet amalgame hâtif et orienté…..

    • 23 Mai 2017 à 10h18

      lafronde dit

      Il n’est pas gênant que les journalistes soient plus nombreux avec un tropisme progressiste, qu’avec un tropisme conservateur. Si la Rédaction est professionnelle, la Charte des journalistes sera appliquée, et le journal produira une information impartiale, ses colonnes, son antenne accueilleront le pluralisme des points de vue politique. Si ce journal se vend à l’abonnement ou au n° sur un marché concurrentiel, le citoyen-lecteur arbitrera, soutiendra le journal qui lui conviendra le mieux, délaissant les autres, notamment si ce sont des journaux militants (du camp adverse, le plus souvent) qui ne produisent pas selon la Charte.

      Notre Constitution en son Art.34 nous garantit “la liberté, le pluralisme et l’indépendance des medias”. Ceci est effectif pour la Presse imprimée,(avec une réserve en régions pour la PQR) et pour la Presse web. Pour l’audiovisuel, le Législateur a cru pouvoir garantir l’Art. 34 par une autorité de régulation, le CSA, nommée par les dirigeants de l’Etat. Les statuts du CSA, les conventions que signent avec lui, les chaînes privées attributaires de canaux de diffusion, notamment le cahier des charges du Service de l’Audiovisuel public rappellent toujours le caractère constitutionnel du pluralisme politique. De ces textes, il ressort que le CSA, agissant au nom de l’Etat, avait obligation de garantir l’Art. 34 dans le champ qui était le sien : la Presse audiovisuelle.

      • 23 Mai 2017 à 10h27

        lafronde dit

        Il est visible que la Presse notamment audiovisuelle, a été prise de macron-mania et en même temps de fillon-phobia. Le CSA, en ne comptabilisant que les temps de parole, a échoué à garantir le pluralisme. Il ne pouvait pas analyser la qualité du commentaire (laudateur ou dénigrant) sujet trop complexe. Il pouvait très bien par contre autoriser un droit de réponse ou de rectification, pour tout propos dépréciateur à propos d’affaire judiciaire en cours ou à venir.

        Mais l’impartialité des medias se prévoit en amont. Le CSA a nommé à France TV et Radio France des dirigeants qui n’ont pas respecté leur cahier des charges, et qui n’ont pas fait respecter par leurs Rédactions, la Charte des journalistes. Ces dirigeants ,Mme Ernotte et Mr Gallet se sont comporté à la tête du Service public de l’Audiovisuel, en laxistes vis à vis de leur Rédaction, en complaisants vis à vis du pouvoir socialiste, en militant politique et en tricheur vis à vis du citoyen auditeur ou télé-spectateur.

        Ce détournement du Service public de l’Audiovisuel et de son Autorité de régulation à des fins partisanes, démontrent que la régulation de ce secteur par l’Etat est un mythe. Que le libre marché ferait mieux. Que le citoyen a le droit constitutionnel de choisir sa chaine d’Information, à la Radio ou à la TV aussi librement qu’il le souhaite. Que ce droit doit se traduire par l’accès à l’antenne de nouvelles Rédactions.

        Ici c’est à la Société civile non représentée à l’antenne de se bouger. Nous avons déjà Radio Courtoisie et TV Libertés, mais ce n’est pas assez. A la fin du septennat Giscard, il y a eu un mouvement des radios libres et clandestines. Vu que le CSA réserve les fréquences aux familles politiques progressistes, pirater les fréquences radio est peut être la bonne guérilla à mener contre ce régime, avec la grève fiscale sans doute !

    • 23 Mai 2017 à 8h55

      hoche38 dit

      Y aura-t-il un jour un vrai journaliste pour évaluer le budget que le système consacre au contrôle de l’opinion à travers celui de ses media?

    • 23 Mai 2017 à 8h15

      Livio del Quenale dit

      Parce que quiconque ici peut aisément réduire chacun de vos paragraphes .
      -
       &&&“la langue des médias”, c’ est bien joli, mais encore faut-il pouvoir s’ exprimer..:&&&

      Peut-être parce qu’ils se gênent pour nous bourrer le crâne ? en tous cas pour les courtisans serviles des medias en vue.
      -
       &&&Quant on voit l’ état de la liberté de la presse, dans les pays d’ extrême droite, il est logique que les médias se braquent contre le FN..&&&

       Procès d’intention ! De plus comme Mélenchon ne voulait pas du pouvoir.
      -

       &&&Fillon a commis des erreurs de com incroyables, ce qui démontre bien qu’il n’ était pas à la hauteur..&&&

      Parce qu’un bon tribun médiatique fera un bon président “à la hauteur”, que d’ailleurs on a “suicidé” ?
      Son erreur incroyable ?: s’être défendu comme un innocent.
      -
      &&&Seuls, Mélenchon et Macron ont su gérer leur com avec brio.. Et ça s’est vu dans leurs résultats respectifs..!^^&&&
       
      Ah bravo !
       Elections spectacle de séries “B” à médiatisation piloté. Ceci explique cela, Bravo, bravo! Les communicants inconséquents. 
      Mélenchon n’est que cela … avec brio ! et s’est suicidé tout seul par son égo narcissique mais aussi comme MLP ne veux pas du pouvoir, ils entretiennent leur business .

      Et macaron pervers autre narcissique : une marionnette téléguidée ! Pour faire diversion, agent alibi délégué, syndic de la faillite hollandiste, surfe au bord du tourbillon du siphon du système y embarquant ses adeptes “éblouis”. Comme toujours les suiveurs conformistes suivent.

       –