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Mathieu Laine : Depardieu n’est pas un déserteur mais un homme libre !

Entretien avec l’essayiste Mathieu Laine 1/2

Publié le 30 janvier 2013 à 17:20 dans Économie

Mots-clés : , ,

mathieu laine impots

Causeur. Gérard Depardieu a décidé de s’expatrier en Belgique et de renoncer à la nationalité française pour payer moins d’impôts. Son exil est parfaitement légal mais certains, à commencer par Jean-Marc Ayrault, l’estiment illégitime. Depardieu a-t-il rompu le contrat social ou est-ce l’État français qui lui en demande trop ?   

Mathieu Laine. Le contrat social est une théorie de l’origine de la société censée donner sa pleine légitimité à l’action de l’État et à son pouvoir de contrainte sur l’individu. Cette approche, qui justifie le monopole de la violence légale, implique que nous ayons tous accepté, implicitement, de nous soumettre à cette autorité en échange de la protection de nos droits. La difficulté, avec cette théorie, c’est que l’on en fait un usage assez « élastique ». Pour les socialistes et les étatistes en général, elle implique une soumission considérable de l’individu au collectif, ou plus exactement à la bonne volonté, par nature court-termiste, des hommes politiques du moment. Pour les libéraux – en tout cas lorsqu’ils acceptent cette idée −, elle nécessite un État limité dans sa capacité à soumettre l’individu. Depuis le XVIIIe siècle, l’Occident oscille entre ces deux extrêmes. À grands traits, on peut dire que les démocraties anglo-saxonnes sont fondées sur un individualisme plus marqué que l’idéal révolutionnaire français.

Cet individualisme est-il compatible avec l’idée même d’un contrat social ?

Aux États-Unis, la liberté et la poursuite du bonheur individuel sont précisément à la base du contrat social. Il s’ensuit qu’on y a une perception du rôle de l’État très différente de celle qui a cours en France ou qui avait cours en Union soviétique, pour prendre trois exemples très éloignés les uns des autres. Ainsi, dans la conception française des choses, Gérard Depardieu peut paraître comme un « déserteur » qui aurait, comme vous le dites, rompu le contrat social. Mais pour un libéral, M. Depardieu a agi en pleine liberté.

[...]

La suite de l’entretien ici.

*Photo : wikipedia.

  1. Arthur Laffer est un économiste américain rendu célèbre pour sa fameuse « courbe de Laffer » qui modélise le phénomène « trop d’impôts tue l’impôt », les hauts taux d’imposition décourageant tellement l’activité que leur augmentation finit, au-delà d’un certain seuil, par impliquer une réduction des recettes fiscales.
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  • 17 Mars 2014 à 11h36

    destartin dit

    “Pas un déserteur, mais un homme libre.”

     En quoi les 2 termes seraient-ils contradictoires? 

  • 3 Février 2013 à 13h36

    TP dit

    Gégénie est un homme qui doit son apparente liberté à sa fortune.
    Sa liberté ou son argent – comme vous voudrez, lui permet de s’installer où bon lui semble, y compris dans des pays où les libertés sont gravement bafouées. Voilà un paradoxe qui devrait intéresser les libéraux et les philosophes. 

     

  • 3 Février 2013 à 11h47

    Georges_Kaplan dit

    Je signe tout ! Sauf, peut être, l’idée selon laquelle le Contrat social de M. Rousseau serait une théorie. J’appelle ça un vœu pieux.

  • 31 Janvier 2013 à 8h25

    JMS dit

    Disons que ce n’est pas une attitude très glorieuse de la part d’un homme qui doit toute sa carrière à son talent certes mais aussi au public français.
    Chacun est libre mais cette sorte de désertion fiscale ne grandit pas l’homme à défaut de l’acteur. 

    • 31 Janvier 2013 à 8h29

      girafe234 dit

      En plus il adore venir en Israël !

    • 31 Janvier 2013 à 15h57

      JMS dit

      On n’est pas en Allemagne de l’Est, il va où il veut c’est son affaire.

  • 31 Janvier 2013 à 7h46

    Calembredain dit

    qualité*

  • 31 Janvier 2013 à 7h45

    Calembredain dit

    C’est peut être un homme libre, mais ça n’en est pas moins un hypocrite, qui justifiait son départ en disant qu’il était un “citoyen du monde” (sic) quand en fait de citoyenneté, il renia toutes les obligations qu’il avait envers la société : d’abord en refusant d’acquitter les impôts qui lui étaient demandés, ensuite et surtout en saluant de manière excessive et outrancière les mérites d’un régime dont il refusa de critiquer les plus aberrantes dérives.

    D’ailleurs, un homme libre, pas tant que ça, lui qui s’est vendu à Poutine. Je n’ai rien contre les putains : mais la liberté n’est pas leur plus grande

  • 30 Janvier 2013 à 21h42

    cavailles dit

    tir aux  pigeons.
    que masque se brouhaha  instillé par les communicants?
    77 mds d’allocations familliale, a trouver pour l’année 2013   
    et surtout, sans toucher a quoi que se soit ,”( économie de frais de fonction; rationalisation diverses; flexibilité des personnels notamment avec ajustement a la” matière “;
    et faire supporter a tout le monde le fardeau.
    début janvier, j’au recu le montant de mon APL, qui dépend des allocations familiale , pour cette année,
    la réduction de mon  l’allocation se monte  autour de 1000 euros!!
    senior, pré-retraité, mon revenu mensuel oscille de:
    822 euros a 850euros, ce qui représente 27,euros et quelques centimes par jour.
    j’ajoute, que je suis célibataire.
    resultat……. la réduction du montant de  mes allocations représente l’équivalent de plus d’un mois  de “revenus”!!! je plains  sincerement les classes moyennes, 
    famille avec enfants qui ne vont pas tarder a sentir le boulet  si ce n’est pas encore fait de la réduction drastique de leur allocations familiales sous prétexte de “l’egalité” réelle,  qui fait qu’il recevront des droits en vertu de leurs revenus et non en vertu d’un droit universel!!!
     la déconstruction, du grand texte des droits de l’homme continu.
    Depardieu, comme plusieurs  centaines de milliers de francais ont quitter la France depuis au moins trente ans.
    ma niece,  et deux cousins germains encore jeunes l’ont suivit avec bonheur.  comme mon oncle en 1959, il avait choisit d’échapper a la main d’acier de l’égalitarisme,
    il a échappé a la guerre d’algérie. il n’est jamais revenu
    en france.
    la puissante force de nuisance que représente   l’égalitarisme combiné avec  l’idéologie,
    qui pour se maintenir dans les rouages de l’état, se
    coalise sans vergogne   jusqu’aux nationalistes en passant par les pires des libéraux sans frontièristes   continueront
    leurs besognes sourde a l’appel du large, le retour de flamme sera  je l’espere moins aveugle que les apprentis sorciers qui nourissent en permanence les illusions   des  affidés  d’un tous commun a tous , le pire des ennemis de la liberté.
    combien de francais quite le pays chaque année?
    meme  sous chirac et sarkosy, il sont plusieurs milliers,
    peu importe leur raison, “aller et venir”, est le minimun
    vital. aller et venir, se vetir, s’alimenter , se réunir, se disperser, choisir avec qui, n’importe ou, sans aune contrainte exterieure  se réclamant de je ne sais quelle autorité  et se qui nous reste quant ont a tout perdu:   
    la liberté.
        claude lucas bourrelly 

  • 30 Janvier 2013 à 20h24

    eetu dit

    Ce n’est qu’une défense et illustration de la loi de la jungle, une de plus …
    Et on nous promet (menace d’) une suite?
    Pourquoi tant de Laine?

  • 30 Janvier 2013 à 19h40

    Chupula dit

    Depardieu a dit:
    “Des riches, il en va comme les poules: rien ne sert de leur chercher les œufs dans le cul, il suffit de leur donner envie de pondre”

  • 30 Janvier 2013 à 17h30

    L'Ours dit

    Daoud Boughezala,
    j’espère que dans cette interview, vous avez joué l’avocat du diable parce que chacune de vos question m’a fait maronner.