Martine Billard par la bande

Publié le 11 juillet 2009 à 12:35 dans Brèves

Chose assez étrange et plus rare qu’une espèce en voie de disparition, il faut bien le reconnaître, Martine Billard, députée de Paris, tout en étant inscrite chez les Verts, était de gauche. Oui, de gauche. Il semblerait qu’elle ait été, pour le moins, très moyennement convaincue par la plate-forme libérale libertaire d’Europe Ecologie dont le chef, un ancien étudiant roux anarchiste devenu évangéliste du marché, a cru bon de déclarer qu’il trouvait que François Fillon – dont certains témoins dignes de foi disent qu’il serait premier ministre du gouvernement de la France –, ferait un bon successeur à Manuel Barroso, président de la Commission Européenne en exercice, persuadé que le périmètre du marché doit s’étendre jusqu’au génome humain et la réglementation jusqu’au vin naturel. Martine Billard a donc décidé de rejoindre le Parti de Gauche de Jean-Luc Melenchon. Madame Billard, par la bande, a donc également rejoint le Front de Gauche.

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  • 13 July 2009 à 11h36

    ramon mercader dit

    hé bé ,elle a tombé le masque ,c’est tout
    ça étonne quelqu’un?
    et quand à cohn-bendit , il n’a jamais eu de masque , sauf pour approcher les petits nenfants
    un peu comme le joueur de flute

  • 11 July 2009 à 17h06

    Franklin D. dit

    Les verts sont vert pastèque, et c’est dommage pour l’écologie qui reste ainsi au dernier plan.

  • 11 July 2009 à 15h32

    Noun dit

    Les verts sont simplement des gaucho-lenino-maoo-khmerrougeo-marxistes recyclés et peints en vert. On ne voit pas pourquoi l’écologie serait “de gauche”. Les pires régimes, pour l’environnement, ont été les pays de type soviétiques dont on a pu mesurer l’état de poubelle puante dans laquelle ils ont laissé l’europe de l’est, la Russie et la Sibérie, quand on a pu y accéder après leur déconfiture. Il est cocasse que c’est chez leurs soutiens les plus indéfectibles et les plus abjects, PCF et alliés, que ladite Billard est revenue se rerecycler!! Ce qui est tout simplement tomber le masque. Les autres verts devraient faire pareil, les choses seraient enfin plus claires.

  • 11 July 2009 à 14h46

    GPS dit

    Bien d’accord avec Mutin. Les Verts ont tout à gagner du départ de Martine Billard et de ses semblables. D’une manière générale, je n’ai jamais compris pourquoi se soucier de l’environnement exigeait aussi qu’on préfère Saddam Hussein à George W. Bush, qu’on place l’éloquence de Dominique de Villepin au-dessus de celle du maire de Champignac, qu’on se méfie de l’économie de marché, qu’on haïsse les riches ou qu’on milite en faveur d’un Etat démocratique binational édifié sur les ruines d’Israël au Proche-Orient. Quand à ce que l’arrivée de Martine Billard apportera au Parti de Gauche, au Front de Gauche, et à tout ce qu’on voudra de Gauche avec une majuscule, je les en laisse juges. Mais je doute que cela les aide à se libérer des idéologies mortes.

  • 11 July 2009 à 14h44

    Joris dit

    L’écologie politique (qui est bien une idéologie) pourrait aussi être de droite, et surtout en France – on voit bien les NKM, Borloo, etc qui essayent de grapiller le gagne-pain des écolos – . Surtout en France parce qu’en France, l’opposition gauche / droite n’est pas une vrai opposition, le terme “gauche” n’évoque pas une idéologie, ni la “droite”. Une opposition intéressante est socialisme / libéralisme. Le problème est qu’il n’y a pas de parti libéral en France, l’UMP l’est peut-être moins que le PS.
    L’écologie politique aujourd’hui est anticapitaliste, antilibérale. Il est donc très facile pour un socialiste d’être intéressé par les thèses écologistes. Ce n’est pas le cas pour un libéral.
    Selon moi les écolos d’europe écologie ne sont que des socialistes/communistes recyclés. C’est qui qui parlait de pastèques (vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur) ?

  • 11 July 2009 à 14h04

    Ludovic Lefebvre dit

    Le Front Républicain, pardon le Front de Gauche apparaît avec une pléthore de gens ayant été aux responsabilités dans les trente corrompues et nous sommes sauvés. A d’autres. Les sous-marins, les partis flotteurs naviguent entre deux eaux, c’est bien connu. Ils vont éteindre les aspirations révolutionnaires en les récupérant pour les donner aux grands partis un soir d’élection de second tour en 2012. On parie ?

  • 11 July 2009 à 13h24

    Mutin dit

    Lors de sa création, en 1982, le parti “Les Verts” avait pour mot d’ordre “Ni droite, ni gauche”. Ce n’est qu’en 1994, quand Dominique Voynet supplanta Antoine Waechter, que les Verts devinrent un parti de gauche.

    Daniel Cohn-Bendit, avec Europe-Ecologie, recadre donc les Verts et leur rappelle leurs origines.

    Comment lui donner tort ? Je ne vois pas en quoi il serait nécessaire d’être de gauche pour se soucier de l’environnement. Si l’on fait passer le combat gauche-droite avant le combat pour l’avenir de la planète, eh bien, il n’y a qu’à rejoindre un parti de gauche ou de droite. C’est ce que vient de faire Martine Billard, et, elle aussi, a raison : elle est conséquente avec elle-même.

    Mais qu’elle et ses partisans ne viennent pas nous parler d’une dérive (ou d’une trahison !) de Cohn-Bendit. C’est en 1994 que les Verts ont dévié de leur ligne originelle. Cohn-Bendit les y ramène.