Ce que nous dit l’affaire Marion Fraisse | Causeur

Ce que nous dit l’affaire Marion Fraisse

La haine des bons élèves compte ses morts

Auteur

Lyvann Vaté
est lycéen. Il tient le blog Lyvannvate.wordpress.com.

Publié le 14 novembre 2016 / Politique

Mots-clés : ,

À l'heure où les agressions contre enseignants se multiplient, la haine des bons élèves a provoqué un drame. Récit.

marion fraisse julie gayet

Marion Fraisse s’est suicidée par pendaison le 13 février 2013 après avoir été victime de harcèlement scolaire pendant plusieurs mois. Le livre de Nora Fraisse, sa mère, Marion, 13 ans pour toujours (Calmann-Lévy), puis le film éponyme avec Julie Gayet – qui par ailleurs y est assez prodigieuse – ne montrent pas uniquement la cruauté du harcèlement, mais pointent surtout un phénomène que beaucoup prédisent depuis longtemps : au-delà de l’incompétence, voire de la complaisance, de certains éducateurs, professeurs ou parents, le suicide de Marion Fraisse fait la preuve d’un sentiment largement partagé par de nombreux enseignants, élèves ou intellectuels : l’opprobre jeté sur les élèves « trop brillants », ceux-là à qui l’on a appris la discipline, qui simplement interviennent en cours ou respectent leurs professeurs. Car, bien sûr, à l’heure où chacun s’accapare le respect, celui d’un élève pour son enseignant semble passer après celui que le professeur doit, comme on doit une dette, à ses élèves, dans une relation d’égalité parfaite où frapper son enseignant sera excusé par « l’exclusion sociale » et où menaces et insultes ne sont qu’un moyen d’expression comme un autre pour des jeunes gens « condamnés à une précarité de plomb », comme l’écrivait Virginie Despentes dans Les Inrocks à propos des terroristes du 13 novembre.

L’école attaquée comme jamais

Ainsi, en seulement quelques jours, des violences ont éclaté dans le lycée de Tremblay-en-France où la chef d’établissement a été frappée, on a roué de coups un professeur à Argenteuil, à Colomiers en Haute-Garonne un lycéen a agressé sa professeure d’éducation physique, à Calais un professeur a eu la mâchoire cassée par un élève, à Bordeaux un lycéen a frappé au visage un professeur lors d’un cours qui a dérivé sur la situation politique marocaine, et, pour clore ce désolant florilège, un élève de quinze ans, en retard, d’un lycée de Saint-Denis s’est rué sur l’adjointe et le proviseur, les rouant de coups, condamnant la première à trois semaines d’interruption totale de travail pour une fêlure orbitale, et l’autre, le coude cassé, à quarante-cinq jours d’ITT. Survenus pourtant dans un laps de temps très resserré, ces attaques sans précédent contre l’Éducation nationale auraient dû agir comme un électro-choc. En retour, les victimes, et les professeurs en général, n’ont eu que le silence du gouvernement, en particulier de la ministre, qui, couronne de fleurs sur la tête, se trouvait en déplacement en Nouvelle-Calédonie.

Haine de l’autorité

La haine de l’autorité et du savoir va de pair avec la haine de la discipline et du travail scolaire. C’est ce que l’on observe à travers l’histoire de Marion, qui s’est trouvée dans une classe « particulièrement difficile », mal tenue par des professeurs jeunes et encore peu formés, ce que l’on voit bien dans le film, lequel offre des scènes spectaculairement désastreuses, où l’on est tiraillé entre colère contre le corps enseignant apathique, et pitié devant leur désœuvrement, comme cette professeure d’espagnol particulièrement jeune, qui laisse carrément ses élèves jouer en cours à des jeux vidéos sur leur téléphone. Elle intervient une fois, et obtient pour réponse cet échange à peine croyable :

« On s’en bat les couilles.

– Tu me donnes ce téléphone !

– Venez me le prendre et je porte plainte.

– Non mais on est où là !

(L’élève sur son appareil met un bruitage de tirs et mime une fusillade, debout)

– Non mais siéntate un peu là ! »

Marion intervient. « Non mais elle se la pète l’intello ! »

La prof, excédée, quitte la salle en claquant la porte, laissant Marion seule, sans adulte, au milieu de la classe hostile.

Un peu plus tard, en cours d’histoire dispensé par une autre professeure particulièrement jeune, dans une atmosphère bruyante criblée de bavardages et de lancers de trousses, celle-ci pose une question sur la leçon d’éducation civique : « Quel est donc ce droit ? » Réponse de l’élève : « Le droit de se faire chier profondément en cours, non ? »

(Un camarade, faisant le pitre, monte sur la table).

Aucun commentaire de l’enseignante qui poursuit : « La libre circulation… » Le même élève vulgaire se dresse et proclame : « Ah bah super alors on peut se casser ! » Elle exige le carnet de liaison. Il refuse d’abord puis prend ledit carnet et gifle son enseignante avec. « Tiens connasse ! » (Faut-il rappeler que l’on parle ici d’adolescents de treize ans?) A cet instant, entre dans la pièce le (jeune, encore) CPE, véritable publicité ambulante contre la dépression, nonchalant et dénué de charisme. L’enseignante, encore choquée, se met à pleurer. Pour savoir ce qui a eu lieu, le CPE s’adresse directement à Marion, l’obligeant ainsi à passer pour une « balance » et la condamnant à se faire traiter de « collabo » par sa voisine de classe.

Marion injustement punie

Il y a aussi ce moment inouï, où le professeur de mathématiques punit Marion parce qu’un papier lui a été lancé par un garçon aux amours déçues, et, sans rien vouloir savoir, saisit son carnet de liaison et la sanctionne avec ce motif incroyable : « comportement léger avec les garçons », accusation basée sur les allégations lancées par une jeune fille jalouse : « Marion, elle se fait draguer par tout ce qui bouge », etc. A supposer qu’il existe un seul professeur digne de ce nom capable d’utiliser un tel motif sur un carnet de liaison – ce qui me semble tout bonnement extravagant – il va sans dire qu’un jugement moral de cette teneur donne indirectement une caution aux élèves qui, plus tard, la traiteront de « salope », et la frapperont dans un couloir (où personne ne semble rien entendre, ni surveillant, ni professeurs qui donnent des cours dans les salles adjacentes), en mettant Marion à terre, action assortie d’un « elle l’a bien cherché » (prononcé par une fille). Et il faut ajouter que la fille jalouse, en l’occurrence, qui l’avait traitée de « pute », aux oreilles du professeur, n’a, elle, pas été punie pour cette insulte. Surréaliste.

« Plus jamais je ne me mettrai en jupe », dira plus tard Marion, après avoir été agressée (encore), dans la cour de récréation (sans que personne ne voie rien) et ce clin d’œil à La Journée de la jupe, film sorti en 2009, apparaît ici d’une pertinence sidérante, car c’est comme si le langage, les manières, la « culture », les réflexes et comportements des établissements chauds des quartiers de banlieue parisienne s’étaient répandus à l’ensemble des collèges, même celui de Marion, pourtant en province, dans un quartier pavillonnaire plutôt « CSP+ ».

Les profs agressés se taisent

Dans le film, on voit une jeune fille taxée de « pute » car elle se serait « refusée » au petit tombeur de la classe (à treize ans !) : difficile, à la vérité, de réduire l’histoire de Marion à une question d’amours contrariées. Elle est, surtout, morte en réparation de son irréconciliable péché, celui de vouloir apprendre et de s’assumer comme « bonne élève » dans une « classe difficile ». C’est là le point de départ ; l’effet de groupe, les problèmes d’égo et de jalousie font le reste. Et, si Marion n’est pas la première victime du machisme du bas étage ou du bizutage le plus cruel, il n’en demeure pas moins qu’elle est, à ma connaissance, en France à sa mort en 2013, la première fille à mourir pour son trop-bonne-élèvisme ! Une sorte de martyr de l’assiduité et de la diligence…

Nous n’avons obtenu aucune parole pour les professeurs agressés (rendons-nous compte, cela reviendrait à stigmatiser des élèves déjà en difficulté sociale) alors on peut attendre longtemps si l’on souhaite contrecarrer la tendance perverse dans laquelle se trouvent bon nombre d’élèves studieux, victimes de brimades, voire de violences, et contre quoi l’on ne fait, pour ainsi dire, rien.

L’affaire Marion Fraisse est un symptôme douloureux d’un modèle éducatif qui va de plus en plus mal : jadis les boucs émissaires étaient les « bonnets d’âne ». Aujourd’hui, l’objet de la vindicte de la meute est le savoir, le « trop sage », le « trop docile », l’élève zélé.

Le harcèlement scolaire compte depuis maintenant des décennies, ses morts.

La haine du « bon élève », depuis Marion Fraisse, compte aussi les siens.

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    • 19 Novembre 2016 à 19h32

      Surbranĉa Birdo dit

      Ce que je ne comprends pas, c’est l’attitude de cette mère. Si ma fille était un jour revenue en larmes du collège, se plaignant d’avoir été harcelée, je n’aurais pas dit : « Ah bon ! » et passé à autre chose, mais j’aurais d’abord vérifié si c’était exact et, au besoin, j’aurais réagi immédiatement et efficacement. Il est vrai que je n’ai pas eu à le faire puisque, quand j’ai vu à quel établissement la condamnait la carte scolaire, je me suis hâté de l’envoyer ailleurs, et dans le public je précise. Comment ai-je fait ? Il me serait difficile de le détailler puisque le chef d’établissement m’a bien précisé : « J’accepte votre fille mais n’ébruitez pas l’affaire… » Sachez simplement que nos riches démagogues socialistes n’envoient jamais leur progéniture dans des établissements classés autrefois ZEP et maintenant RAR ou ECLAIR : elle fréquente de luxueuses écoles privées ou bien, dans les établissements publics, vont dans des classes protégées où ne sont admis que des petits pistonnés.

      Une première chose à faire : j’ai déjà parlé des professeurs masochistes qui se syndiquent au SNES ou au SGEN, syndicats responsables de la pagaille actuelle. Aux parents je dis : ne les imitez pas et n’adhérez pas à la FCPE où se retrouvent les parents irresponsables et j’m’en-foutistes ; en Alsace j’avais l’APEPA, chez vous cherchez quelque chose d’aussi sérieux.

    • 19 Novembre 2016 à 16h33

      rolberg dit

      Le traitement égalitaire des élèves tient de la lubie. Les profs veulent des bonnes réponses et gratifient d’un large sourire ceux et celles qui les donnent. Ce triage se fait à partir de la maternelle. On considère le phénomène comme normal, comme allant de soi. L’école a toujours été un mode de sélection sociale. 

    • 18 Novembre 2016 à 17h52

      Pig dit

      Il me semble que la mère de Marion ne peut supporter sa culpabilité, d’où sa rage à dénoncer la culpabilité de tous sauf elle. Il n’y a rien de plus vrai que ce qu’écrit un lecteur plus bas : “les raisons apparentes d’un suicide ne sont souvent que des catalyseurs de la pulsion suicidaire et non la cause du suicide .”

      • 19 Novembre 2016 à 21h03

        aacguedes@gmail.com dit

        Très courageux d’écrire cela, Pig. Absolument d’accord. Il est du reste intéressant de voir que Marion venait de s’essayer au harcèlement (les harceleurs sont d’ex-harcelés) et, manque de discernement, s’était attaquée à la fille la plus populaire de la classe. L’effet effrayant a été plus que ce qu’un être de cet âge est capable de supporter.

    • 16 Novembre 2016 à 21h28

      AGF dit

      Comment voulez-vous que l’Etat intervienne quand c’est lui droite ET gauche qui organise le bordel. Les connards, de Bourdieu aux anonymes d’aujourd’hui ont fabriqué des “stéréotypes” ,pour parler comme eux, qui font du moindre petit merdeux un oracle. Rappelez vous qu’il n’y a pas tellement longtemps on est tombé par terre en entendant je ne sais plus quel charlot, professeur des “sciences de l’éducation”, nous dire avec tout le sérieux boursoufflé que confère l’appartenance à la gauche bien pensante, que les professeurs PARCE QU’ILS AVAIENT REUSSI ne pouvaient pas “comprendre” les enfants en situation d’échec. Nous y sommes. Bécassine confie l’éducation de nos enfants à des analphabètes non diplômés ou si mal , embauchés à la va vite pour faire baisser les chiffres du chômage. Au moment de voter il faudra regarder le budget de l’éducation nationale et le rapport qualité (pour l’EN ce terme est particulièrement inadapté) prix.
      Il est bien dommage que Sarkozy n’ait pas accroché Villepin au croc du boucher: celui-ci a fait des deux voyous de Clidhy-sous-Bois deux héros “victimes” de la “barbarie” républicaine et laïque. Jospin a-t-il mieux agi en confiant l’éducation des jeunes aux “grands frères”? Ceux-ci se glorifient d’avoir résisté à l’école et à l’éducation de la République, mais par contre nous ont remercié à Toulouse, chez Charlie Hebdo, à l’hypercacher, au stade de France , au Bataclan… vous voyez bien que pour les pédagogistes c’est la réussite. Tous ces tueurs n’ont-ils pas pris des initiatives ? Et n’est-ce pas ce qu’on demande aux jeunes ? Les fondamentaux aujourd’hui c’est voler,insulter la France, assassiner les Juifs et les croisés.Savoir lire,écrire ,compter même les journalistes ne le savent plus.

      • 19 Novembre 2016 à 16h37

        rolberg dit

        La pédagogie scolaire est à repenser. Votre suggestion ?

    • 16 Novembre 2016 à 19h48

      Mouah dit

      Pour les gens qui remettent en cause les accusations de Nora Fraisse, mère de la victime :
      http://www.lexpress.fr/actualite/societe/marion-harcelee-a-en-mourir_1779738.html

      • 16 Novembre 2016 à 21h40

        adadaf dit

        Moi par exemple. Je m’excuse de vous rappeler l’affaire d’Outreau et ce qu’écrivait l’Express en 2004. Mais c’est si loin tout ça…
        L’Express, qui n’a quasiment jamais enquêté sur l’affaire, titre, le 3 mai 2004 : « Les pervers d’Outreau », et annonce en chapô : « Viols, tortures… Jusqu’où sont allés les délires sexuels d’un groupe d’adultes que des enfants accusent ? », puis poursuit : « S’immerger, jusqu’à la nausée, dans l’intimité de ce cloaque. Et crever la bulle viciée de rumeurs qui emprisonne cette banlieue ouvrière. » Et Delphine Saubaber de conclure avec une « promesse, peut-être, de nouveaux rebondissements, dans une affaire où “le vice de proximité a pris une dimension démesurée, souligne Me Thierry Normand, qui représente 11 victimes. Il n’y a pas eu de limites à la souffrance des enfants, jugés crédibles par les experts”. Une jeune victime traduit : “Ils avaient le diable dans le ventre”. »

        • 16 Novembre 2016 à 22h42

          scarlet dit

          Il ne s’agit pas de l’affaire d’Outreau. Alors cessez de nous gonfler en tentant de faire diversion avec l’affaire d’Outreau.
          Il s’agit ici d’une jeune fille de 13 ans qui a été soumise, dans l’indifférence de tous, profs, surveillants, Directeur d’établissement, à la cruauté, à la perversité d’autres enfants, identifiés dans les messages sms, facebook
          Ces gamins doivent répondre de leurs actes et doivent être punis.
          Les adultes de l’établissement qui ont abandonné, dans la plus totale indifférence, cette jeune fille à son triste sort, doivent être punis avec la plus grande sévérité. Parce que leur conduite est méprisable, parce qu’ils sont méprisables et pour l’exemple également.

        • 16 Novembre 2016 à 23h27

          IMHO dit

          scarlet, vous parlez sans savoir une fois de plus .
          Lisez ceci:
          http://www.b-lisama.com/2016/09/tres-fachee.html

          C’est la version des faits d’un enseignante du collège, qui à le mérite d’avoir été témoin de faits .

          Cela confirme en fait ce qui est déjà évident, qui est que les personnes suicidaires passent souvent à l’acte en réaction à des blessures morales non mortelles et sans que l’idée de la douleur qu’ils vont infliger ça leurs proches les arrêtent .
          Pour se suicider pour des humiliations, des chagrins d’amour, quand on n’est pas seul dans la vie, il faut un degré d’égocentrisme extraordinaire
          Le fils d’une amie de ma femme, un scout, est un jour rentré chez lui, il a trouvé sa mère sur le pas de la porte qui bavardait avec une voisine et il lui a dit “ma copine m’a quitté je vais me tuer”
          et il est monté à l’appartement familial, et la seconde d’après, il se jetait par la fenêtre et venait s’écraser aux pieds de sa mère .
          C’était monstrueux d’égoïsme, non ?
          Heureusement c’est exceptionnel mais malheureusement c’est souvent insoupçonnable et donc les raison apparentes d’un suicide ne sont souvent que des catalyseurs de la pulsion suicidaire et non la cause du suicide .

        • 16 Novembre 2016 à 23h36

          IMHO dit

          autre exemple : mon beau-frère, un type très actif, jeune, en très bonne santé, toujours souriant et le mot pour rire, pas un enfant de choeur en affaire, dont les affaires allaient de mieux en mieux, s’est jeté d’un huitième étage après une nuit passé à faire la fête avec ma soeur avec laquelle il s’était pas disputé, il avait une fille qu’il adorait, et il n’a laissé aucun message .
          Ce genre de suicide futile est sans doute inévitable, c’est un raptus .

        • 16 Novembre 2016 à 23h38

          IMHO dit

          erratum : il s’était un peu disputé .

        • 16 Novembre 2016 à 23h41

          IMHO dit

          En fait, scarlet, il n’y a pas un mot d’exact ou de vérifié dans ce que vous dites .

        • 16 Novembre 2016 à 23h53

          adadaf dit

          @ scarlet
          IMHO a raison et je déteste toutes les formes de lynchage. Ici elle est suscitée par une mère de famille vindicative.
          Si demain on retrouve à la baille un des ados mis à l’index ou un membre de l’équipe enseignante, dans quel camp serez vous ? Vous hurlerez encore avec les loups ?
          Je vous rappelle que cette affaire s’est déjà conclue par un non-lieu mais que la mère a jugé bon de délocaliser l’affaire pour poursuivre ses obsessions.

        • 19 Novembre 2016 à 17h05

          eclair dit

          IMHO tu racontes n’importe quoi.

          La defense de cette prof est risible.

          On ne pouvait pas changer marion de classe car quel parent aurait accepté de changer son enfant dans la classe de marion car trop difficile.

          Et le coup de l’egoisme, risible, une émotion extreme peut perturber le raisonnement.

    • 16 Novembre 2016 à 18h46

      Surbranĉa Birdo dit

      « Les profs agressés se taisent », dites-vous. Excusez ma vulgarité mais je me permets de dire que c’est bien fait pour leur gueule : ces professeurs qui se lamentent à voix basse du manque de discipline votent massivement pour des syndicats de gauche qui réclament précisément encore plus de laxisme et encore moins de discipline. Les seules organisations qui veulent rétablir l’ordre, comme le SNALC ou le CNGA par exemple, ne recueillent qu’un nombre dérisoire de voix ; le gouvernement a donc beau jeu de dire : « Mais de quoi vous plaignez-vous puisque nous faisons justement la politique dont vous êtes les partisans ? » Bien sûr il y a la lâcheté, je me rappelle une pauvre idiote qui me disait : « Il faut bien que j’adhère au SNES si je veux passer au grand choix », mais rien ne l’obligeait dans le secret de l’isoloir à voter pour des candidats qui auraient mieux défendu ses intérêts. Alors, Messieurs les professeurs, tant que vous vous obstinerez à ne rien comprendre, cessez de protester, inclinez-vous et broutez.

      • 16 Novembre 2016 à 19h47

        Mouah dit

        Si le SNALC ne recueillait qu’un “nombre dérisoire de voix”, il ne compterait pas de commissaires paritaires nationaux, de représentants au Comité technique ministériel, etc.
        Quant aux autres syndicats, je ne suis pas sûre qu’ils “réclament (…) plus de laxisme et encore moins de discipline”…

        • 18 Novembre 2016 à 19h01

          Surbranĉa Birdo dit

          Vous n’êtes pas sure, dites-vous, que les autres syndicats (c’est-à-dire les syndicats marxistes) réclament moins d’ordre et moins de discipline. Je vous signale que, lorsqu’on a stupidement supprimé l’examen d’entrée en sixième en 1959, seul le SNALC s’y est opposé tandis que SNES et SGEN applaudissaient. « L’examen d’entrée en sixième est un examen de classe » me disait un enseignant communiste. La réforme Haby de 1974 n’a fait qu’aggraver les choses en mélangeant avec des enfants doués des cancres inadaptés et inadaptables qui ne comprenaient rien aux cours et ne pouvaient que déranger ; là encore le SNALC a été seul à protester. J’ai discuté avec de nombreux enseignants qui déploraient la situation et à qui l’administration se contentait de répondre avec la bouche en cul de poule : « Adaptez votre pédagogie » ; seulement ces imbéciles auraient cru « retourner aux heures les plus sombres de notre histoire » comme on dit maintenant s’ils avaient changé de syndicat. Que se passait-il dans leur tête ? je ne saurais vous répondre n’étant pas aliéniste.

          Quant à dire que le SNALC a quand même des représentants, il ne faut pas se moquer du monde. S’il en a un ou deux par hasard dans certaines commissions paritaires, ils n’ont aucun poids face aux imbéciles qu’ils doivent affronter.

      • 16 Novembre 2016 à 23h54

        Quatre chemins dit

        vous avez raison, mais ne clouez pas les profs au pilori, l’hypocrisie que vous dénoncez est une tache qui a gagné l’ensemble de la fonction publique.

    • 16 Novembre 2016 à 18h07

      persee dit

      Moi ce dont je peux témoigner , c’est qu’à Marseille pour des collégiennes qui ont le malheur d’être,  bien élevés , intelligentes , réservés  et de plus gravement jolies ; c’est le début de leurs calvaires ! Même dans les “beaux quartiers ” les trois enfants auxquels je pense se sont groupés pour résister à la saloperie des autres et leurs méchancetés actives  . Dans d’autres pays ,elle auraient  bénéficié des louanges des enseignants ou autres parents pour les présenter comme des modèles à suivre . Là,”Marseille capitale du monde ” comme ils disent , c’était l’inverse. Je vous évite les anecdotes c’est accablant . L’une est ma fille . Si c’était à refaire avec de moyens , je l’enverrais à l’étranger dans un lycée français .

    • 16 Novembre 2016 à 8h36

      walkyrie dit

      Rien de bien neuf, le bordel règne à l’éducation nationale qui n’éduque personne et n’instruit personne non plus. Plus le budget du mammouth augmente, moins il obtient de résultats.
      1900 : 10% d’anaphabètes
      2000 : 20% d’analphabètes
      2015 : 25% d’analphabètes
      Il faut liquider cette entité monstrueuse, inutile, budgétivore.

      • 16 Novembre 2016 à 9h22

        IMHO dit

        Si l’entité monstrueuse, inutile, budgétivore, c’est vous, sur la photo là, je suis d’accord .

        http://media.gettyimages.com/photos/comical-portrayal-of-brunnhilde-from-wagners-opera-die-walkure-picture-idEA2417-003

      • 16 Novembre 2016 à 16h21

        adadaf dit

        Il faut plutôt se débarrasser des mythomanes dans votre genre qui inventent des statistiques. Merci de donner vos sources pour rigoler.
        La réalité sur les illettrés absolus:
        1900 : 4,1%
        2000 : 0,9%
        2015 : 0,6%
        Source : http://ife.ens-lyon.fr/publications/edition-electronique/revue-francaise-de-pedagogie/INRP_RF069_2.pdf
        Enfin, je vous donne cette source si vous savez lire bien entendu.

        • 16 Novembre 2016 à 16h50

          Wil dit

          illettré absolu veut dire analphabète.
          CEci étant dit vous avez raison,l’analphabétisme en France est d’environ 1% et l’illettrisme dont la définition est :”On parle d’illettrisme pour des personnes qui, après avoir été scolarisées en France, n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante.”
          http://www.anlci.gouv.fr/Illettrisme/De-quoi-parle-t-on/Les-definitions
          est d’environ 10%
          Donc walkyrie confond illettrisme et analphabétisme mais au fond ça ne change pas grand chose.
          Vous regardez le doigt quand on vous montre la lune.

        • 16 Novembre 2016 à 17h57

          adadaf dit

          @wil
          D’après la définition plus extensive que vous choisissez – c’est votre droit – le taux d’illettrisme serait “d’environ 10%”.
          D’après les dernières enquêtes disponibles le taux était de 9% en 2004 et de 7% en 2011.
          http://www.arftlv.org/pages/224/Donnees_chiffrees_ressources_illettrisme.aspx
          Je ne sais pas où vous mettez votre doigt quand je vous montre les stats imaginaires de la walkyrie et je ne veux pas le savoir.

        • 16 Novembre 2016 à 19h54

          Wil dit

          Au début je me suis dit je vais faire l’effort de faire la différence entre 10% et 9 %,et puis j’étais bourré,fatigué comme tous les bourrés et au bout du compte je vous dis merde.Rien à foutre.
          Je vous emmerde.C’est ma réponse.

        • 16 Novembre 2016 à 20h40

          adadaf dit

          C’est la malédiction des grands intellectuels fatigués et méconnus. Allez hop ! un petit suppo et au lit.

    • 16 Novembre 2016 à 1h57

      aacguedes@gmail.com dit

      Ni les sms harcelants ni les FB n’ont existé. Le prof d’EPS n’a jamais eu une telle attitude, etc. En résumé une grande liberté a été prise avec la réalité. Espère-t-on convaincre en travestissant ?

      • 16 Novembre 2016 à 9h40

        maxou dit

        comment êtes vous renseigné ?

        • 19 Novembre 2016 à 20h54

          aacguedes@gmail.com dit

          Des paroles d’Éric Debarbieux qui ont été rapportées à une association contre le harcèlement scolaire.
          Il n’est pas très difficile de comprendre l’insupportable culpabilité que peut ressentir la mère de Marion. Cela explique qu’elle blâme tout le monde, à commencer par l’école, et que le film est comme un calmant.

      • 16 Novembre 2016 à 19h43

        Mouah dit

        Les témoignages rapportés dans l’article ci-après relèvent-ils pour vous du travestissement ?
        http://www.lexpress.fr/actualite/societe/marion-harcelee-a-en-mourir_1779738.html

    • 15 Novembre 2016 à 22h39

      Wil dit

      Quel est le but de cet article?
      Témoigner qu’il y a du harcèlement dans les écoles?Mais il y en a toujours eu.So what?
      Une fille est morte de harcèlement?!
      Woaw,désolé Pour elle et sa famille et qu’avez vous fait depuis 30 ans de tous les bons élèves?
      c’est toujours l’excuse des journaleux pour dire n’importe quoi.C’est pas nous on ne fait rapporter les évènements.C’est pour ça que les racailles ne veulent plus de vous tellement vous êtes des menteurs.
      Et quand le gouvernement de gauche vous balance du jour au lendemain que le harcèlement est une cause nationale vous vous en emparez,bande de pourritures.

      • 15 Novembre 2016 à 22h47

        Loretta Strong dit

        Vous vous êtes trompé d’endroit on dirait. L’auteur de cet article n’est pas un “journaleux”, comme vous pourrez le vérifier en lisant sa signature. Causeur n’est pas un média corporatiste de “journalistes” mais l’inverse puisque son objectif précis est la déconstruction de l’idéologie médiatico-gouvernementale. L’article qui vous a fait dégainé des propos haineux, si vous le lisez, ne traite pas de lutte contre le “harcèlement” qui est effectivement une vulgate bien-pensante, mais du système scolaire. Mais la haine est aveugle.

        • 16 Novembre 2016 à 0h47

          Wil dit

          Ouh ma chérie.Ca fait des années que je fréquente Causeur et que la plus part du temps quand j’y poste un commentaire,je sais de quoi et de qui je parle et je ne le fais pas innocemment.
          Dis moi mon coeur Leratta Strong soit disant,Who the FUck are you?T’es qui ma chérie?
          Peu importe qui tu es,tu veux jouer,on jouera.
          A bientôt j’espère.D’autres ont essayé avant toi.
          Pas cette nuit,je suis fatigué mais dans la journée quand tu veux mon coeur.

        • 16 Novembre 2016 à 10h00

          Quatre chemins dit

          je trouve dommage de polluer ce site avec des commentaires nuls. Ceux qui écrivent les articles de Causeur essaient de conserver un site de bon niveau, et les commentaires de type “troll” nuisent à tous. Vous faites ce que vous voulez, mais il n’y a pas beaucoup d’espaces qui sortent du carcan médiatique, et écrire des commentaires débiles et/ou grossiers, c’est nuire au travail de ceux qui essaient de faire quelque chose, peu importe votre ancienneté. Cordialement.

        • 16 Novembre 2016 à 13h04

          mitch-savoy dit

          Will ou la vindicte des nuls!!

        • 16 Novembre 2016 à 15h59

          Wil dit

          On voit que vous êtes nouveau sur Causeur sinon vous auriez su que Wil (et oui,le monsieur est tellement prétentieux qu’il parle de lui à la troisième personne,pas étonnant…hahaha!) a une fois encore déliré dans son alcoolisme revendiqué comme d’autres revendiquent leur communisme ou je ne sais quoi.
          Quand je relis mon commentaire,je ne comprends même pas pourquoi je l’ai écris.
          donc,si j’ai offensé l’auteur de l’article je lui présente mes plus plates excuses.
          Par contre Quatre chemins(ça tombe bien ça vous laisse le choix pour aller voir si j’y suis) et mitch-savoy on vous a jamais vu.
          Vous vous êtes inscrit juste pour défendre l’auteur ou vous avez des chose intéressantes à dire?
          L’avenir le dira.

      • 16 Novembre 2016 à 19h24

        plouc dit

        Moi j’ aime bien Ozzy Osbourne !