Système social: Marine Le Pen bat en retraite | Causeur

Système social: Marine Le Pen bat en retraite

Classique, désespérément classique

Auteur

Jacques Bichot
Economiste.

Publié le 15 février 2017 / Politique

Mots-clés : , , ,

Marine Le Pen Elections présidentielles Front National Reforme des retraites

Marine Le Pen à un marché de Noël à Paris (Sipa : 00784584_000014)

Marine Le Pen a rendu public le 4 février les « Engagements présidentiels Marine 2017 ». Il s’agit d’une liste de 144 engagements, dont certains sont précisés par quelques lignes, tandis que d’autres consistent en une simple phrase. Tel est le cas pour l’engagement n° 52 : « Fixer l’âge légal de la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisations pour percevoir une retraite pleine. »

Cette phrase remet en cause trois lois retraites : celle de 2003, qui augmentait le nombre des années d’assurance requis pour avoir droit au taux plein (nombre déjà porté de 37,5 à 40 par la loi de 1993) ; celle de 2010, qui a augmenté les âges légaux de la retraite, ceux qui permettent de liquider sa pension au taux plein si l’on a suffisamment d’annuités (1er âge) ou si l’on est assez vieux (2ème âge) ; et la loi retraite 2014, qui poussait encore un peu les curseurs vers le haut.

Ce qu’implique l’engagement n°52

Ces dispositions ne concernent directement que les régimes de base, lesquels fonctionnent par annuités, mais elles impactent néanmoins aussi les régimes complémentaires, qui utilisent la technique des points, à commencer par l’Arrco et l’Agirc, obligées en pratique de suivre le mouvement imprimé au régime général. La réforme mise en œuvre en 1983 par l’Union de la Gauche avait plongé dans l’embarras les régimes créés et pilotés par les partenaires sociaux : ils avaient été contraints d’instaurer une cotisation supplémentaire ne procurant aucun point aux cotisants. Si le Front National gagne les élections et applique l’engagement 52 de Marine Le Pen, les efforts faits récemment par les syndicats patronaux et ouvriers pour redresser les comptes de l’Agirc-Arrco seront réduits à néant d’un trait de plume, et il faudra à nouveau majorer les taux de cotisation. Drôle d’encouragement apporté à une gestion paritaire pour une fois plutôt courageuse !

Pour l’ensemble des régimes, de base et complémentaires, une récente étude1 de la Drees (l’organisme statistique des ministères sociaux) estime que « les modifications réglementaires en matière de retraite engagées entre 2010 et 2015 ont pour effet, à terme, de réduire la durée passée à la retraite de 2 ans en moyenne ». 2 ans de pensions, à plus de 300 Md€ par an, cela dépasse 600 Md€. Les engagements de retraite constituent une formidable dette publique implicite, plus importante que celle de l’État stricto sensu : cette dette implicite, les lois que Marine Le Pen s’engage à faire voter l’augmenteraient d’au moins 600 Md€.

Les conséquences annuelles sur le système de retraite des dispositions prises en 2010 et 2014 ne sont pas constantes au cours du temps. À l’horizon 2040, la Drees les situe à 1,04 point de PIB, soit plus de 35 Md€ compte tenu des hypothèses de croissance retenues par cet organisme. Notons que les effets de la loi retraite 2003, également visée par le FN, ne sont pas pris en compte dans ce chiffrage. Les économies qui résulteraient de la mise en œuvre du projet Le Pen, par exemple en matière de chômage, ne dépassent probablement pas celles qui résultent pour les pensions de cette loi de 2003. On peut donc considérer 1 % du PIB comme une estimation réaliste du surcoût de dépenses, net des économies réalisées, qu’engendrerait l’engagement 52.

La véritable bataille est démographique

Ces chiffres, pour importants qu’ils soient, ne constituent cependant pas l’essentiel. Si la France a besoin d’une réforme des retraites, ce n’est pas seulement ni même principalement parce que le système actuel est trop onéreux : c’est surtout parce qu’il est fondamentalement absurde et injuste. Il est dit contributif parce que les cotisations vieillesse sont la source juridique des droits à pension, et c’est là que le bât blesse : comme le disait jadis Alfred Sauvy à une journaliste qui ne voyait pas le rapport entre démographie et avenir des retraites, les cotisations des actifs, immédiatement reversées aux retraités actuels, ne servent rigoureusement à rien pour garantir aux travailleurs actuels que dans 30 ans et 50 ans il y aura des cotisants en nombre suffisant pour payer leurs pensions.

Le système des « retraites par répartition » repose entièrement sur la mise au monde et la bonne éducation des enfants. Marine Le Pen rejoint hélas l’ensemble des candidats à la présidence de la République en omettant d’aborder ce problème absolument névralgique. Elle qui veut absolument se différencier du microcosme politicien avait pourtant là une belle occasion de faire entendre sa différence.

Charles de Gaulle disait que si les Français n’ont pas assez d’enfants, la France ne sera plus qu’une grande lumière qui s’éteint. J’ajouterai qu’en sus ils auront de faibles retraites, et que s’ils ne forment pas suffisamment bien leurs enfants, les pensions seront encore plus modestes. Compte tenu du naufrage de beaucoup de nos établissements scolaires et de la baisse du nombre des naissances en France au cours des 4 dernières années (745 000 en 2016 contre 790 000 en 2012), prévoir d’instaurer de jure le lien qui existe de facto entre retraites, natalité et formation initiale aurait pu être la valeur ajoutée d’une outsider, puisque nos hommes politiques « classiques » ne s’en occupent pas. Force est de constater que, dans ce domaine, Marine Le Pen est elle aussi tristement « classique ».

  1. Études et résultats n° 985, décembre 2016

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    • 19 Février 2017 à 23h49

      jo1934edunom dit

      Article très intéressant !
      Mais je crois qu’il faut, à décharge pour Marine Le Pen, préciser 2 points:
      1–son programme sur les retraites, pense-t-elle, serait rendu d’autant plus aisément applicable qu’une croissance plus forte accompagnerait la mise en oeuvre des mesures économiques qu’elle préconise. Après tout, avant l’euro,sous Jospin, la France avait une croissance plus forte que l’Allemagne et son commerce extérieur n’était pas structurellement déficitaire comme c’est le cas aujourd’hui. Il y avait même, avant 2002, une querelle entre Chirac et Jospin pour savoir si la ”cagnotte” dégagée devait être utilisée pour la réduction de la dette (alors à environ 60% du PIB!) ou pour la redistribution aux français.Depuis, on sait que la zone euro est celle qui a eu la croissance la plus faible du monde ainsi que celle qui a bénéficié essentiellement à L’Allemagne. Stiglitz, dans son dernier livre, ne dit pas autre chose.
      2–MLP ne dit pas que son programme n’est pas susceptible de modifications. Elle explique qu’avant d’accepter comme inévitables les efforts à demander aux français sur leur système collectif d’assurances vieillesse/chômage/maladie et dépendance, elle chercherait d’abord à vérifier si toutes les économies possibles en matière d’immigration et de fraudes diverses ne permettent pas d’éviter le recours à des mesures aussi drastiques. Par exemple, pourquoi accepter que l’Algérie ait une créance de plus d’un demi-milliard d’euros envers la Sécurité sociale française ?
      Ces mesures ne sont donc pas exclues. Elles sont présentées comme ne devant intervenir qu’en dernier recours, ce qui est quand même assez différent

    • 17 Février 2017 à 10h48

      alleluïa dit

      Il y a vraiment écrit “âge de la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation” ?
      Alors pas de doute elle est cinglée.
      Marrant ça fait penser aux 35 heures. Et pourquoi pas 32, 28 ou même, mais oui 25 heures ?
      Et la retraite: pourquoi pas à 55 ans: tous égaux avec les cheminots !
      C’est la lutte finale…
      Ah mon dieu (my god à l’américaine) aidez-nous à supporter ces idioties, plus éternelles semble-t-il que l’Éternel.  

    • 16 Février 2017 à 13h31

      Castorlux dit

      Disserter sur la démographie sans évoquer les effets de l’avortement et l’immigration, ou tartiner sur les retraites sans mentionner le chômage (des jeunes et/ou des seniors) témoigne de la pertinence et de la cohérence de l’article.
      A en manquer soi-même, on comprend mieux pourquoi l’auteur, un économiste (encore un…), ne parvient pas à percevoir que la mesure sur 144 n’est qu’un élément constitutif d’un ensemble plus vaste qui tire justement sa cohérence de son architecture et sa composition.
      Cette soigneuse omission est aussi pratique que malsaine.
      Enfin réduire ce débat à une question de chiffres et éviter celui sur la vision de la société qu’offre son programme, c’est adopter une approche comptable, tournée vers le passé et incapable d’envisager l’avenir.

      Bref: digne d’un économiste… Shadok.

      En définitive, l’analyse biaisée, intellectuellement malhonnête et bien sûr partisane (la photo pour illustrer l’article est de ce point de vue consternante), elle, est bien classique.

      • 16 Février 2017 à 19h47

        Wil dit

        Comme disait le pauvre Bernard Maris,lui même économiste:”Un économiste,c’est le type qui te dira toujours après que les évènements se soient passés avec une précision redoutable pourquoi il s’est trompé une fois de plus.”
        Les économistes sont des escrocs qui n’ont jamais rien prédit sinon ça se saurait depuis au moins le crack boursier de 1929…qui ne serait donc jamais arrivé.

    • 16 Février 2017 à 9h20

      Pol&Mic dit

      “victime” sans s’en rendre compte des revendications d’une Gauche archi dépassée

    • 16 Février 2017 à 0h54

      Cracker causeur dit

      Et quelle est votre solution ?
      L’immigration massive non qualifiée comme on la subit depuis des décennies cause bien plus de problème qu’elle n’en résous.

      Écologiquement on a une pente démographique parfaite.

      Voilà pour la démographie. Pour le reste je ne suis pas économiste, taxer les transactions financières est une voie, créer un plafond de pension en est une autre, et plus généralement, produire de la richesse ! Le nucléaire est une bonne voie, superphoenix était censé être capable d’utiliser les déchets des autres centrales comme combustible : le recyclage des déchets nucléaires mondiaux est un business.
      On a aussi l’espace via Ariane, la médecine de pointe…

      • 16 Février 2017 à 1h39

        i-diogene dit

        Plus de 200 000 emplois en France ne trouvent pas preneur, car les français sans diplômes ne veulent plus les faire et préfèrent rester au chômage..

        • 16 Février 2017 à 4h19

          pierrepauljacques dit

          Arrêtez avec cette légende médiatique des 200.000 emplois ne trouvant pas preneur.
          Avec les millions de chômeurs officiel en France et les chômeurs à temps partiel.

        • 16 Février 2017 à 8h18

          durru dit

          Je crois même que Diogène est petit joueur. A regarder le nombre d’employés étrangers venus en France par des méthodes des plus légales, contrôlées et réglementées. Comme par exemple dans le domaine de la santé.
          Les Français ont perdu le goût de l’effort et ils y sont vivement encouragés par le système fiscal, qui ne fait strictement rien pour encourager le travail face à l’assistanat. J’en connais qui bossent juste pour garder un lien social, le gain financier étant presque invisible.
          A cela s’ajoute un manque criant de formation. Quand on sait que la majeure partie des financements pour la formation vont vers ceux qui ont déjà un travail, cela fait peur.
          Tout est fait pour détruire la société, pour appauvrir l’ensemble de la population.

      • 16 Février 2017 à 8h26

        durru dit

        La solution? Mais elle est écrite à maintes reprises. Avoir une pyramide des âges correcte et un niveau de formation en constante évolution pour suivre les besoins de la société.
        L’immigration en soi n’est pas forcément un problème (regardez le Canada ou l’Australie), mais la qualité de cette immigration si. Quand on “importe” des jeunes bras, on s’attend à les voir investir l’économie, pas l’assistanat. La “pente démographique parfaite” est un parfait leurre. D’ailleurs, je n’ai pas du tout compris ce que l’écologie vient faire ici…
        Avec les technologies de pointe, vous visez juste. Mais le souci avec ça, c’est qu’il faut aussi faire évoluer le niveau de formation des gens, pour ne pas être obligés d’importer des spécialistes et garder la population locale au chômage. Et ça, le gouvernement, bien encouragé par les syndicats, se garde bien de le faire…
        Quant à vos “solutions” financières, comment dire… La pauvreté pour tous, c’est la cible la plus facile à atteindre, et nos gouvernants s’y emploient depuis un moment, à coups de “taxes” et “plafonds”.

    • 15 Février 2017 à 20h11

      Letchetchene dit

      Sur France2 , ce soir , plus grave que la retraite si on peut dire c’est qu’il commence à nous dire que les élections pourraient être détournée par des pirates (russes ou américains) !!

      Donc si Marine venait à être élue , certains pourraient dire que les élections sont truquées par des pirates et vas y que je t’annule les élections!!!

      • 16 Février 2017 à 0h56

        Cracker causeur dit

        Fillon fera un excellent firewall !

      • 16 Février 2017 à 6h14

        Pol&Mic dit

        il est à préciser que c’est TOUJOURS par les “pires ratés” qu’ils veulent annuler !…..

    • 15 Février 2017 à 19h41

      arbrecentenaire dit

      C’est fox qui a raison. L’âge légal est bien de 65 ans, mais il était assorti d’une possibbilité de partir à 60 ans à taux plein si on avait 40 ans d’annuités(sinon, çà n’avait rien de “socialiste”). C’est cet age qui a été repoussé à 62 ans, avec les annuités nécessaires augmentées. La grande injustice demeure que des travaileurs qui ont commencé à travailler à 18 ans, qui ont toutes leurs annuités, soient obligés d’attendre 62 ans, sans que cela leur octroie des indemnités supplémentaires, alors qu’ils font les travaux les plus ingrats et que leur espérance de vie est inférieure de dix à celles des cadres et de quinze ans à celle des femmes en général. D’où le compte de pénibilité (véritable casse-tête par ailleurs, certes…)

      • 15 Février 2017 à 19h59

        Letchetchene dit

        Non, aujourd’hui l’age légal est de 62 ans avec 168 trimestres COTISES!!!

        Aujourd’hui même le départ anticipé pour carrière longue (début avant 17 ans) n’est plus valable depuis MAI 2016 , car je connais une personne qui a commencé à 17 ans, qui aura 61 ans le 1er Aout 2017 elle devra attendre le 1er Aout 2018 car même en ayant 168 trimestres cotisés elle n’a pas 62 ans!!!

        Dans l’exemple que je donne ci-dessous je part du fait que Marine le PEN soit élue et qu’elle mette la retraite à 60 ANS avec 160 trimestres cotisés…

      • 15 Février 2017 à 20h44

        Sancho Pensum dit

        Non. Vous confondez deux choses :
        1. l’âge à partir duquel on peut partir en retraite (avant c’était 60 ans maintenant c’est 62 ans)
        2. le montant de sa retraite (maximal si on a toutes ses annuités – ou trimestres)
        Là où ça devient vicieux, c’est que si vous partez à 62, 63, 64 ans… etc sans avoir toutes vos annuités, vous subissez une décote (décote max de 25 %) sur le montant de votre retraite. Il faut attendre 67 pour n’avoir aucune décote si vous n’avez pas le nombre suffisant d’annuités.

        • 16 Février 2017 à 13h47

          Letchetchene dit

          Non je ne confond pas les choses ni sur l’âge ni sur le montant de la retraite !!!

          Sur votre réponse en 1
          Je dis bien aujourd’hui l’age légal pour déposer une demande de retraite c’est bien comme je l’indique plus haut 62 ans et 2 mois avec tout ces trimestres cotisées!!!!

          Sur votre réponse en 2:

          le montant de sa retraite comme précisé par moi dépend bien de 2 choses l’année de vos 62 ans + 2 mois et les trimestres cotisés pour avoir sa retraite pleine et je le dis bien dans mon exemple que pour avoir sa retraite pleine à 62 ans il faut avoir cotisés 168 trimestres aujourd’hui donc 42 annuités…

          Donc si vous arrivez à 62 ans sans avoir cotisé vos 168 trimestres vous ne partirez pas avec une retraite pleine , ou vous allez travailler jusqu’à ce que vous aillez vos 168 trimestres cotisés ou alors vous partez à 62 ans mais avec de la décote!!!

          Donc je ne vois pas ce en quoi j’ai confondu , par contre vous vous faites comme le parquet financier en intervenant sans apporter d’autres arguments que les miens car tout ce que vous dites je l’ai dit dans mon pots du 15 février à 19H41 ci dessous!!

    • 15 Février 2017 à 19h41

      Letchetchene dit

      FOX23
      Je suis d’accord avec vous!!

      Si l’on prend la population née après 1960 est qui a aujourd’hui 57 ans si elle veut partir à la retraite à 60 ans elle doit avoir travaillé 42 annuités soit 160 trimestres cotisés et non pas validé!!

      Marine le PEN au pouvoir retraite à 60 ans 40 annuités

      Donc une personne née en 1960 qui a commencé à travailler à 18 ans devra travailler 42 ans (car retraite à 60 ans et pas avant) pour partir à 60 ans avec une retraite pleine et entière !!!

      Mais celui qui est né en 1960 est qui a commencé à travailler à 23 ans devra travailler 40 ans et partira à 63 ans toujours pour avoir 40 de cotisations

      Et celui qui commence à 28 ans partira à 68 ans pour avoir 40 de cotisations !!!

      Donc oui à la retraite à 60 ans avec 40 ans de cotisation ou 160 trimestres cotisés !!

      Donc pas la peine de savoir s’il y a plus ou moins de salariés qui cotisent , c’est d’avoir bien COTISE leur 160 trimestres et non pas validés car si vous avez 160 trimestres à 60 ans mais que vous n’avez que 120 trimestres cotisés vous ne pourrez pas partir à la retraite même à 60 ans car il vous manquera 40 trimestres cotisés!

      Il vous faudra travailler encore 10 ans pour prendre votre retraite avec 160 trimestres cotisés , il faudra qu’il travaille jusqu’à 70 ans !!!

      • 15 Février 2017 à 19h54

        Gargar dit

        C’est exact, et lorsque l’on compare les systèmes de retraites internationaux, comme le système allemand, on oublie de voir qu’il ne demande que 35 années de cotisations, et que la décote appliquée lorsqu’on ne les a pas est presque proportionnelle, alors qu’elle est insurmontable en France. Il faut dire aussi que les jeunes actuels commencent le travail “cotisant” en moyenne à 28 ans. Faites le calcul, même avec les conditions favorables de Le Pen.

    • 15 Février 2017 à 18h33

      fox23 dit

      Je crois que les Français ne connaissent pas leurs classiques. La retraite est encore à ce jour à 65 ans.
      La démagogieie Mitterrandienne de la retraite à 60 ans s’accompagnait de petites lignes, comme les contrats d’assurance-vie, celles qu’on ne lit jamais, d’un: “sous réserve d’avoir l’ensemble nécessaire des trimestres cotisés (160 en 1981).”
      Le discours de certains s’apparente à une volonté, en fait, d’en faire moins. Faire des études jusqu’à 25 ans n’a, aujourd’hui rien de délirant. Vous ne voudriez pas, en plus qu’il parte aussi à 60 ans ?
      40 ans de cotisation était une obligation minimaliste pour que le régime des retraites survive. En fait, et en grande partie à cause du chômage massif privant les caisses de rentrées, cette durée se doit d’augmenter… et les retraites diminuées.

      • 15 Février 2017 à 19h12

        gnu dit

        Faux, l’âge légal de la retraite est aujourd’hui en France de 62 ans.
        Des personnes nées jusqu’à 1955 viennent encore de partir avant 62 ans que certains voudraient déjà nous imposer 65 ans !

    • 15 Février 2017 à 18h19

      fox23 dit

      Mr Bichot a beau être économiste, ça ne semble pas lui donner une grande ouverture d’esprit. Il ramène les cas de figues à ce qui se fait, sous-entendu, il n’y a pas d’alternative.
      Aurais-je eu beaucoup de chance avec l’homme qui m’appris cette science aux Arts et Métiers ?
      Bien sur que d’autres politiques des retraites sont (Dieu merci) possibles. La déclaration de Marine Le Pen n’est certes pas exempte d’inexactitudes ou de non-dits, mais ça n’en fait pas un cas d’irrecevabilité, juste engendrer un besoin de précisions !
      Oui, un autre système est possible, il faut déjà cesser ces distinguos franco- Français, qui font qu’entre deux individus, à salaire quasi identique, il peut y avoir 20% et plus de différence sur le montant de la retraite versée, sans parler de l’âge de départ et des avantages annexes.
      Cette base de réflexion retire ses arguments fallacieux au racisme, sur ce point au moins, même s’il faut veiller à éradiquer le laisser-aller actuel, surtout que son influence financière est très limitée.

    • 15 Février 2017 à 17h07

      marie210917 dit

      Je ne partage pas du tout votre point de vue : si la France retrouve sa souveraineté, bon nombre de chômeurs retrouveront du travail et donc cotiseront !

      Par ailleurs ne serait-il pas plus futé de suspendre toutes les retraites versées à des personnes n’ayant jamais cotisées en France ? Ma réponse est OUI !

    • 15 Février 2017 à 16h04

      commissaire joss dit

      tout ceci n’est que littérature électorale car aujourd’hui, une retraite à taux plein ne peut être obtenue qu’en allant “quasiment tous” au boulot jusqu’à 65 ans. Le fait d’avoir le droit de s’arrêter à 60 ans est une chose, mais avoir une retraite complète en est une autre. Ensuite, il faut savoir se contenter de peu si on s’arrête sans avoir toutes ses cotisations. Le Pen propose ni plus ni moins une sauce “Hollandaise” : “on ne rallonge pas l’âge de la retraite mais pour l’obtenir à taux plein, il faudra avoir bossé 42 ans sans trop de coupures professionnelles”, car n’oublions pas également qu’entre en jeu le “cotisé non validé” pour les périodes de chômage. Et qui tient compte de la pénibilité ? Personne. Les ouvriers qui ont mis les mains dans la merde, sans oublier les cadences pour certains, et ce, jusqu’à 62 ans, sont fatigués physiquement et victimes de douleurs diverses dont la liste est trop longue pour l’énumérer ici. Il est plus simple d’avoir une fatigue intellectuelle avec laquelle tu peux jongler, qu’une hernie discale ou autre pépin physique qui ne te lâchera plus en vieillissant. Les employeurs le savent très bien et c’est pourquoi ils ont planifié la robotisation dans les 10 ans . En attendant, ils se séparent bien volontiers des gens usés, par le biais des ruptures conventionnelles. Cela dit, il faudra regarder l’évolution des burn-out pour les intellos, dont on ne connaît pas encore l’évolution véritable. Le réel est très simple car il ne changera jamais: les ouvriers et tous les métiers pénibles auront toujours des petites retraites (par manque de cotisations ou par simple calcul), car parfois anticipées pour des raisons physiques. Les cadres supérieurs et moyens pourront pousser jusqu’au taux plein et ils auront comme avant une retraite très correcte. Conclusion, la France d’en-bas aura toujours le cul dans les orties et celle d’en haut, un camping-car. C’est tout ce que j’ai à dire. Merci de votre attention.

      • 15 Février 2017 à 18h21

        gnu dit

        “tout ceci n’est que littérature électorale car aujourd’hui, une retraite à taux plein ne peut être obtenue qu’en allant “quasiment tous” au boulot jusqu’à 65 ans.”
        Non, vous exagérez : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F14044
        “Le fait d’avoir le droit de s’arrêter à 60 ans est une chose, mais avoir une retraite complète en est une autre.”
        Oui, il n’empêche que rien ne vaut la liberté … de choix ici
        D’ailleurs, à ce sujet, Macron propose un système de retraite à la carte, mais je suis sceptique de par ce que j’ai lu : j’imagine de par le terme de carte un système qui laisse à l’intéressé le choix de son âge de départ, or ça me donne plutôt l’impression d’une nouvelle grille imposée par le législateur, non ?

    • 15 Février 2017 à 16h01

      i-diogene dit

      Trump aussi a dû revoir sa copie identitaire et protectionniste..:

      - Les mesures populistes qu’ il a braillé dans toute sa campagne, sont inapplicables et pénaliseraient toute l’ économie américaine.. Il n’ a plus de majorité parlementaire dans son camp..!^^

      - le racisme n’ est pas un vecteur économique viable..!

      • 15 Février 2017 à 17h08

        marie210917 dit

        L’islam pour rappel n’est pas une race mais une religion enfin que dis-je une secte de malades mentaux pervers refoulés du cul….

        • 15 Février 2017 à 17h20

          Sancho Pensum dit

          “L’islam pour rappel n’est pas une race mais une religion”
          Ca ne change rien à l’affaire. Puisque toute discrimination à raison de l’appartenance à une race, une ethnie, une religion… vous connaissez la suite.

        • 15 Février 2017 à 17h56

          malinamodra dit

          Oui Gaucho!! et bientôt à raison d’avoir de l’acné , de sentir des pieds ou de manger du quinoa voire de s’appeler Gaucho!!
          Il n’y a curieusement que les blondes sur lesquelles il est permis de plaisanter…avant que Caroline My Ass n’explique que c’est sur les blonds que doivent porter les rigolades!!! Enfin, on pourra rigoler des aryens et de ceux qui les aiment… et donc on pourra abolir le reste! Merci Ubu, merci Big Brother et vivent les cons!

    • 15 Février 2017 à 15h48

      i-diogene dit

      Déjà, que l’ Etat (Gauche ou Droite)cesse de ponctionner dans les caisses pour financer des contrats merdiques d’ incitation à l’ embauche (exonérations, aides financières, etc..), car ça n’ a JAMAIS produit le moindre emploi pérenne ..:

      - Quant on embauche, c’ est que c’est nécessaire à l’ entreprise, donc amortissable par le travail effectué par le salarié..

      - Sinon, soit on finance un emploi déjà prévu dans les budgets de l’ entreprise,

      - soit on finance un emploi inutile, non-rentable et non-pérenne..

      - par contre ça fait baisser artificiellement le chômage..!^^

      La solution est donc de créer de nouveaux emplois, nouveaux métiers, nouveaux secteurs générateurs d’ emplois..

      .. C’est pour cette simple raison que le repli identitaire et le protectionnisme proposés par le FN, mettra assurément en difficulté les entrepreneurs, l’ économie française, les chômeurs, et les retraités..!^^

      Les grandes multinationales (8 % des emplois), ont quasiment toutes de 1 à plusieurs années de retard de cotisations sociales, et pratiquent le chantage au chômage pour ne pas payer l’ arriéré.. Au profit des actionnaires..Et de leurs salariés particulièrement privilégiés par rapport aux salariés des PME, et TPE..

      Il faut donc, d’ urgence, cesser cet assistanat qui pénalise l’ ensemble de la société active, et booster la création d’ entreprises, valoriser les nouvelles technologies, encourager et faciliter la mise en place d’ un nouveau tissus industriel qui sera forcément plus dynamique (Macron).

      • 15 Février 2017 à 17h59

        malinamodra dit

        l faut donc, d’ urgence, cesser cet assistanat qui pénalise l’ ensemble de la société active, et booster la création d’ entreprises, valoriser les nouvelles technologies, encourager et faciliter la mise en place d’ un nouveau tissus industriel qui sera forcément plus dynamique (Macron).

        Enfin Eugene, tu étais bien parti , t’avais fait un sans-faute et voila que tu te plantes sur le dernier obstacle!! C’était la haie qu’il fallait sauter, pas la poubelle!

      • 15 Février 2017 à 20h43

        i-diogene dit

        Malina,

        Tu dois juste confondre:

        - la solidarité sociale,
        - et le racket financier des multinationales..

        .. Tas pas dû comprendre les premiers paragraphes..!^^

    • 15 Février 2017 à 15h07

      gnu dit

      Jacques Bichot (73 ans) est, soit sénile, soit nul en math, soit de mauvaise foi.
      A votre avis, quelle est la bonne réponse ?

      Je m’explique.
      Selon lui “2 ans de pensions, à plus de 300 Md€ par an, cela dépasse 600 Md€. Les engagements de retraite constituent une formidable dette publique implicite, plus importante que celle de l’État stricto sensu : cette dette implicite, les lois que Marine Le Pen s’engage à faire voter l’augmenteraient d’au moins 600 Md€.”
      C’est faux or en match, une démonstration fausse rend le résultat tout aussi faux. A l’examen c’est un 0 pointé.
      Pourquoi ? il faut raisonner différentiellement par année et non globalement comme il l’a fait.
      Si l’on ramène en 2017 l’âge de la retraite de 62 à 60 ans, cela coûtera en plus par an les pensions des personnes de 60 et 61 ans.
      Soit un surcoût la première année (environ 800000 personnes nées en 1957 et environ 800000 personnes nées en 1958) de :
      2 * 800000 * 21739€ = environ 35 milliards
      Soit un surcoût d’environ 70 milliards sur deux ans et non de 600 milliards !

      ps : 21739€ est la pension annuelle moyenne, avec 13,8 millions de pensionnés et 300 milliards de pension globale annuelle

      • 15 Février 2017 à 15h55

        durru dit

        Sancho a expliqué plus bas en quoi ce raisonnement est faux. Zéro pointé pour insister dans l’erreur.

        • 15 Février 2017 à 18h10

          malinamodra dit

          Ben justement j’ai cherché et pas trouvé!! Car je serais étonné que Bichot sorte une telle énormité ou alors c’est l’équarissage
          Franchement, je seche car le raisonnement plus haut me parait clair et je ne vois pas où sont les compensations surtout que 600 millions c’est une paille et, que ramené à 1.5 M Ca fait 400 balles !! c’est pas cher payé

      • 15 Février 2017 à 20h53

        Sancho Pensum dit

        Les flux et les stocks, vous dis-je !
        Partons pour faire simple, d’un régime à l’équilibre. On abaisse l’âge de la retraite à 60 ans. Ca coute 35 milliards par an je prends les chiffres de Gnu) Comme on était à l’équilibre, et qu’on a pas le pognon pour cette nouvelle dépense, on est donc obligé d’emprunter pour payer ce surcout (la fameuse dette implicite dont parle Bichot). Et ce tous les ans, jusqu’à ce qu’on ait une génération complète de retraités, ayant pris leur retraite à 60 ans. Avec une espérance de vie à 80 ans et une retraite à 60 ans, le laps de temps pour atteindre ce nouvel “équilibre” est de 20 ans. 35 milliards fois 20 ans, soit 700 milliards d’euros. C’est le montant total de la dette implicite accumulée pour faire passer une génération de retraités de 62 ans à 60 ans.

        • 15 Février 2017 à 21h51

          malinamodra dit

          Non mais Gaucho!!!C’est bien de jouer à Houdini pour épater les gogos mais … 700 milliards d’Euros , évidemment ça secoue, sauf que personne n’a jamais eu l’idée de faire la somme du PIB sur 20 ans!!!Parce que, les 700 milliards, il faudrait les comparer à 60 000 milliards de PIB sur 20 ans
          Durru a été eu mais c’était pas dur qu’il fut eu

        • 15 Février 2017 à 23h01

          Sancho Pensum dit

          Enfin, voyons, Malina, la dette qu’on a accumulée depuis 40 ans (qui vaut environ 2000 milliards d’euros), on la compare au PIB annuel, pas à la somme des PIB depuis 40 ans. 
           

    • 15 Février 2017 à 14h47

      fox23 dit

      Bonjour,
      Les économistes, spécialistes et autres, il y en a marre ! Ils sont incapables de réfléchir au-delà des sentiers battus, sauf quelques uns comme Sapir, mais n’est pas Sapir qui veut !
      Le type en question réagit selon ses schémas classiques institués inébranlables pour la mauvaise cause.Interdit de réfléchir autrement, sinon liste rouge du Monde.

      Outre, comme le dit “douce France” certains dérapages étrangers de mauvaise aloi, même s’ils sont epsilonnesques, il faudrait déjà régler le problème franco-français des retraites selon la “gueule du client”.
      Qu’on me comprenne bien, dans une entreprise, qu’on accorde, sur les fonds propres, un + aux anciens, c’est très bien, un des meilleurs moyens de faire venir les meilleurs, on n’attire pas les mouches avec du vinaigre.
      Par contre, quand l’entreprise en question est quasi moribonde et que le gavage des salariés et ex-salariés se fait sur le dos de la collectivité, ça devient insupportable.
      C’est à 70 ans que je viens d’apprendre que la fonction publique, par exemple, bénéficiait d’une prime de départ à la retraite, on croit rêver ! Après une carrière sans à coup ni risque de licenciement, en plus une prime ! Why not, c’est la collectivité qui “rince”.
      Le discours de Marine Le Pen est biaisé parce qu’il ne fait aucune référence à ces problèmes qui sont loin d’être annexes, il mériterait certes des détails mais Môssieur l’économiste, vous avez eu un mauvais prof (le mien aux Arts et Métiers était extraordinaire)et vous n’avez pas appris à réfléchir selon un autre schéma, dommage !

      Bien à vous

      • 15 Février 2017 à 18h15

        malinamodra dit

        C’est à 70 ans que je viens d’apprendre que la fonction publique, par exemple, bénéficiait d’une prime de départ à la retraite, on croit rêver ! Après une carrière sans à coup ni risque de licenciement, en plus une prime ! Why not, c’est la collectivité qui “rince”.
        Ben non!!! sauf si on embauche un fonctionnaire à la place!!! Un retraité coûte moins cher qu’un actif!
        Fillon pourrait d’ailleurs très bien trouver ses 500 000 emplois en moins par ce biais!!! Bon évidemment: aussi longtemps que c’est pas Penelope qui paie