Marine Le Pen: déception en rase campagne… | Causeur

Marine Le Pen: déception en rase campagne…

Et maintenant, que va-t-elle faire?

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 18 mai 2017 / Politique

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Marine Le Pen. Sipa. Numéro de reportage : 00805313_000007.

Que s’est-il passé ? Tout au long de la campagne, à l’exception d’une brève accalmie entre les deux tours, Marine Le Pen est allée de déconvenue en semi-échec, à l’image de son score de second tour, 34%, à comparer aux 18% de son père en 2002 mais loin des quatre électeurs sur dix que lui prédisaient les enquêtes d’opinion. « Quatre candidats à 20%, c’est du jamais vu. Tout le monde a triangulé tout le monde. Macron a piqué l’antisystème, Mélenchon le social et Fillon le conservateur. », soupire un proche de Marion Le Pen déçu du résultat final.

Zemmour porte l’estocade

Malgré deux beaux coups de com’, lorsqu’elle a refusé de porter le voile devant le grand mufti libanais et qu’elle a consolé les ouvriers de Whirlpool, Marine Le Pen n’aura jamais su retourner durablement la tendance en sa faveur. Outre des décennies d’antilepénisme médiatique, les explications ne manquent pas. Il y a d’abord ce qui relève de l’évidence : par sa prestation désastreuse lors du débat d’entre-deux-tours, Marine Le Pen s’est aliéné des millions d’électeurs accablés par son impréparation économique et ses banderilles ad hominem contre Macron.

Sitôt le résultat connu, les augures se sont empressés d’interpréter cette contre-performance. Eric Zemmour, fidèle à ses amitiés buissonnières, dénonce le « fiasco intégral » d’une campagne mariniste menée à contre-courant : des débats à n’en plus finir sur l’euro et le remboursement des lunettes de vue, mais pas un mot plus haut que l’autre sur l’immigration massive et son corollaire islamiste. A se tordre de rage : à force d’invoquer le ni droite ni gauche, la présidente du Front national a perdu sur tous les tableaux. Pensant séduire l’électorat mélenchoniste par sa forfanterie dégagiste, Marine Le Pen ne s’est finalement agrégée que 7% des électeurs de la France insoumise, contre 20% des fillonistes. Le tout assorti d’une performance calamiteuse chez les retraités, apeurés par la sortie de l’euro et la perspective de perdre leurs bas de laine.

L’impossible union des droites?

C’est dire si Marine Le Pen aurait réussi à mordre sur Les Républicains par un discours oubliant l’euro et franchement ancré à droite, en tenant une ligne plus identitaire et moins marxisante, plaident les tenants de l’alliance des droites. Un proche de Marion Le Pen-Maréchal concède que « la droite catho continue pour moitié de préférer réparer la toiture de son manoir, donc de conserver l’euro, que de régler les problèmes identitaires. » Dans le même registre, le soir du premier tour, Paul-Marie Coûteaux me glissait dans l’oreille que Marine Le Pen perdrait à droite ce qu’elle ne gagnerait jamais à gauche, ne pouvant espérer atteindre les 40% que par des appels du pied aux Républicains. Patatras, la prophétie s’est réalisée.

Mais faut-il pour autant donner raison au club de l’Horloge, où Alain Juppé siégeait naguère aux côtés d’un certain Henry de Lesquen, rêvant jadis de fusionner UDR, RPR et FN ? Aujourd’hui, dans l’esprit du maire de Béziers et de quelques autres, il est question de récupérer la frange nationale-bonapartiste des Républicains pour élargir le socle électoral du Front et enfin percer le plafond de verre. Pas évident. Deux secondes et demi après l’annonce de son élimination, François Fillon, bientôt suivi par les caciques LR, a appelé à voter Emmanuel Macron, non sans charger son fidèle allié Sens commun de tous les maux de la terre. Adieu veaux, vaches, cochons et couvées cathos ! Si « droite des valeurs » il y a à LR, il faut la chercher loin, peut-être du côté de Thierry Mariani et de quelques autres élus méridionaux excédés par la dérive centriste de leur parti, prétendent certains. A voir. L’acte de bravoure des Wauquiez et Mariani s’est borné à prôner l’abstention. En l’occurrence, son crypto-mélenchonisme économique a servi de repoussoir.

Misère de l’économisme

Admirateur de Patrick Buisson, le brillant essayiste François Bousquet fustige à raison « l’économisme » échevelé qui a fait capoter les campagnes de Fillon et Le Pen. Ordolibéral pour l’un, étatiste forcenée pour l’autre. Avec une grande absente : la France, à la fois dans ses grands desseins et ses petits tracas quotidiens, sur lesquels le Front national a longtemps fait son beurre. Comme l’expliquait Bousquet à nos confrères de TV Libertés, l’épouvantail du « banquier Rothschild » n’évoque pas grand-chose aux relégués de la France périphérique bien plus sensibles aux nuisances de leurs voisins « cas soces » vivant des aides sociales. Là-dessus, pas un mot des cadres frontistes, qui lorgnent le quart-monde. La doctrine Buisson consiste à fusionner électorats conservateur et populaire autour des questions morales et identitaires, comme Sarkozy y parvint en 2007 et dans une moindre mesure en 2012. Pour l’heure, le Front national ne s’y essaie pas, sauf peut-être dans quelques fiefs du Midi que ses maires gèrent tant bien que mal.

Pour résumer, deux grandes options stratégiques s’opposent au sein du Front. L’aile économiste, qui a longtemps tenu la barre, s’inspire des travaux de Jacques Sapir sur la fin de l’euro et le souverainisme. Entre les deux tours, l’économiste n’en démordait pas : « Marine Le Pen a fait une campagne de second tour relativement consensuelle dès le premier. Elle a perdu sur ses franges radicales. Cette stratégie risquée a failli buter sur la remontée de Mélenchon mais anticipait le duel avec Macron, ligne contre ligne sur l’économie. » Mais n’est pas Florian Philippot qui veut. Sans vouloir enfoncer le couteau dans la plaie sur le terrain de l’incompétence, force est d’admettre que le passif du FN et son image faussent l’affrontement. Bien que Marine Le Pen et Emmanuel Macron aient surjoué le clivage société ouverte vs. enracinement, multiculturalisme vs. républicanisme, libéralisme vs. dirigisme économique, nombre de souverainistes en accord avec le programme du Front ont préféré aller à la pêche. « Marine ne rêvait que du second tour contre le “petit trader” Macron », me confirme un conseiller de Marion Le Pen… mais la sauce n’a pas pris. Jusque chez les électeurs de Nicolas Dupont-Aignan, pourtant rallié entre les deux tours au prix d’un reniement sur l’euro. La stratégie ultra-économiste du FN mariniste a donc tout d’une impasse.

Hénin-Beaumont n’est pas la France

A l’appui de la stratégie Philippot, Jacques Sapir sort les cartes électorales qui « confortent Guilluy. Toutes les régions d’anciennes industries, en pleine crise industrielles, ont basculé en faveur de Marine Le Pen. Inversement, Macron a marché dans des villes moyennes très connectées au reste du monde, comme Blois, et sur le littoral Atlantique, qui emploient une main d’œuvre immigrée non-négligeable. » A la division de la France en deux suivant une ligne est-ouest, se superposent d’autres clivages culturels et géographiques. Ainsi l’échelon stratosphérique de Christophe Guilluy ne dit pas tout des fractures françaises, autant économiques que culturelles et identitaires.

Toute une frange des électeurs urbains d’En marche !, plus ou moins aisés et employés du secteur privé, n’ont rien contre l’enracinement et une dose de conservatisme moral. Mais la diabolisation pavlovienne du « banquier Macron » a paradoxalement servi le nouveau chef de l’Etat en rangeant Marine Le Pen du côté des perdants systématiques de la mondialisation. Au cours des débats de premier tour, Marine Le Pen n’a pu donner de définition positive de la France, là où Macron rivalisait d’optimisme, d’espérance et proclamait sa foi – certes naïve – dans le Progrès. Pour élargir sa base, encore faut-il prendre conscience qu’Hénin-Beaumont n’est pas la France. « Il faut parler aux urbains, faire monter une nouvelle génération qui tient un discours positif et audacieux », préconise un quadra ex-mégrétiste. En bref, plutôt que de rejouer Fort Chabrol, lancer un long travail de fond pour renouer avec ce que le néo-fasciste Giorgio Almirante appelait la « nostalgie de l’avenir ». « Dans le futur, le camp dit des « patriotes » se doit de porter une vision de la France de demain et non plus se contenter de pleurer celle qui a disparu », souhaite un élu frontiste de l’Ouest qui se dit « républicain et libéral ». En privé, ce cadre appelle son parti à une vaste autocritique : « le FN a parfois laissé la sensation d’un parti déconnecté, uniquement focalisé sur sa communication », réduisant la stratégie au marketing électoral. Le tout à l’image des tweets navrants de Jean Messiha, énarque d’origine égyptienne auto-enfermé dans son emploi victimaire de Taubira frontiste criant au racisme à la moindre critique.

 

 

La “droite hors les murs” dans le mur

Depuis une petite dizaine d’années, Marine Le Pen a savamment construit un appareil idéologique s’appuyant sur une refonte complète de son vieux parti. Et cette refondation ne se résume pas au fait d’exclure tel ou tel vieux briscards nostalgiques de l’OAS et autres skins fans de la division Charlemagne. Au fond, ainsi que l’analyse Nathalie Krikorian-Duronsoy, Marine Le Pen a réussi à réconcilier la nation et la République, séparées depuis l’Affaire Dreyfus, en forgeant un programme cohérent – sinon réaliste. S’il est une mutation indéniable que sa présidente a engagée avec succès, c’est la transformation du Front national en parti aspirant à l’exercice du pouvoir. Grâce à l’abandon du peuple par la gauche multiculti et au reniement de la nation par la droite européiste, le FN a théoriquement un boulevard devant lui.

Mais depuis quelques jours, une force centrifuge explose sur son passage tous les grands partis, des socialistes éparpillés façon puzzle aux Républicains amoureux transis du nouveau président. En mal de projet et d’alternative, a fortiori depuis le retrait provisoire de sa nièce, Marine Le Pen a promis une refondation. D’ores et déjà, Florian Philippot a créé son association, « Les Patriotes », chaperonnée par le noyau de ses proches. Est-ce un premier pas vers l’extérieur ? Le vice-président du FN s’est engagé à claquer la porte si le FN renonçait à quitter la zone euro. De l’autre côté du Front, sur son flanc droit, les Collard et Ménard rêvent d’une grande jonction entre l’aile gaulliste des Républicains, un FN identitaire et catholique, les militants de Debout la France, et quelques électrons libres. « Mais la droite hors les murs va dans le mur ! », ironise un ex-mégrétiste sidéré par l’échec du colloque de Béziers l’an dernier.

Vers un Front… républicain?

Nul ne sait quelle voie pourrait mener le Front national au pouvoir en 2022. Le mouvement devrait s’appliquer à lui-même ses propres préceptes : de l’avis de nombreux militants, les doléances et observations de la base ne remontent pas au sommet du parti. Depuis que le Front des Le Pen a changé de prénom (Marine et Marion), beaucoup de néo-militants s’investissent sur le terrain sans tambours, Twitter, ni trompettes. Leur parti gagnerait à les entendre.

Et puisqu’il faut hélas parler tactique publicitaire, si les communicants du FN optaient pour une stratégie audacieuse apte à déstabiliser l’adversaire, ils le rebaptiseraient… Front républicain.

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    • 20 Mai 2017 à 18h45

      phsanchez@gmail.com dit

      Dans ces circonstances,il est utile de relire les analyses politiques de St Thomas d’Aquin,au 13eme siecle,dont on trouve un bon resume sur Wilkypedia.Tout en consatant qu’une de ses pricipales maximes a ete gommee:”une loi injuste n’est pas une loi du tout’.

    • 19 Mai 2017 à 13h23

      lafronde dit

      Think out of the box 2

      A propos de Macron, on parle le plus souvent de convergeance entre son libéralisme économique et son libéralisme sociétal. Lier ces deux libéralismes semble aller de soi en France. Ceci convient aussi bien à la Droite étatiste pour dénigrer le libéralisme qu’au Centre mondialiste pour le louer. Du coup les conservateurs-libéraux doivent se justifier sur leur « double » logique.

      Sortir du cadre français permet de situer l’Etat dans un cadre fédéraliste, dont le légicentrisme n’est pas absolu, mais limité aux compétences délégués. Les entités fédérées légiférant sur les domaines non délégués à l’entité fédérale (Etats-unis, Suisse).

      Ce système est bien plus souple et permet de gérer sans drame, des majorités de tendances opposées au plans national et local. Nous aurions besoin d’un tel système en France. « Le logiciel jacobin est mort » nous dit Michel Onfray, qui ajoute « il faut décoloniser la province française ».

      La subsidiarité et le fédéralisme permettent de concilier les principes libéraux au niveau national et conservateurs au niveaux régional ou local. L’option libérale-conservatrice est donc parfaitement valable, mais demande une évolution fédéraliste de notre République.

      Un fédéralisme français permettrait aussi de cesser d’alimenter les expériences progressiste dans notre pays. D’abord en exonérant les terroirs réfractaires, puis en faisant jouer la concurrence fiscale, économique, sociale et universitaire, entre les localités progressistes et celles conservatrices. Le citoyen ferait son choix en déménageant de ville ou de canton ! C’est mieux que de s’expatrier, non ?

    • 19 Mai 2017 à 12h12

      lafronde dit

      Think out of the box.

      Si le conservatisme a perdu la présidentielle après un quinquennat socialiste, qu’est-ce qui fait le succès du progressisme ? Au delà des mérites et démérites des candidats et partis conservateurs, y a-t-il des intérêts ou des structures qui aident le progressisme à se maintenir au pouvoir ?

      Au fait de quoi a besoin le progressisme pour s’imposer ?
      1 Un Gouvernement centralisé, légiférant sur les collectivités locales, l’économie, et la Société civile.
      2 Un système juridique progressiste instaurant les droits-créances
      3 Des intérêts économiques convergents
      4 Un système politique clientéliste
      5 Un militantisme progressiste bien organisé
      6 Une Presse progressiste influente
      7 Un système de diabolisation des dissidents

      Le 1er point concerne l’Etat centralisé français, structure déjà liberticide pour les collectivités locales. Cet Etat est déjà progressiste de part son légicentrisme absolu. On le nomme Etat jacobin, car notre Révolution fut confisquée par les clubs progressistes en ces temps agités.

      2 Les droits-créances apparaissent le plus souvent après-guerre lors des reconstructions. 1919 pour le Logement, 1945 pour la Sécu. Les Convention internationales d’après Guerre portent l’influence du matérialisme communiste : CEDH de 1951 qui donne des droits-créances à la Sécurité sociale pour les migrants.

      3 Le Patronat européen est favorable à l’immigration du travail. Pour l’employer, mais aussi pour l’armée de réserve du Capital.

      4 Le financement par l’Etat, et par tête, des collectivités locales, a tôt fait d’inciter les politiciens à faire croître la population sous leur administration, au besoin par l’immigration.

      Jusqu’ici, le progressisme est dans l’Etat jacobin, les droits-créances, le Patronat, et les politiciens clientélistes. Les gauchistes de 1968 et depuis n’ont pas encore manifesté, il n’ont pas encore fait leur carrière dans les medias. Les associations victimaires et liberticides ne sont pas encore reconnues et subventionnées

    • 19 Mai 2017 à 11h49

      MGB dit

      L’auto élimination de MLP est doublement regrettable. Un parce que seul le FN pose les bonnes questions depuis 30 ans sur l’identité française, donc l’immigration et que la question va encore être mise de côté, et deux parce qu’elle était (peut-être) la seule à pouvoir agir si elle avait eu le pouvoir.
      Il faudrait qu’elle passe la main, elle n’est intellectuellement pas à la hauteur du job.

      • 20 Mai 2017 à 17h07

        i-diogene dit

        Le dilemme, c’ est que si on dépasse le niveau intellectuel de MLP, le FN n’ existera plus..!^^

    • 18 Mai 2017 à 23h03

      Pierre Jolibert dit

      La doctrine Buisson va un peu plus loin que de simplement dire que l’épouvantail 200 familles ne parle plus aux relégués : il dit carrément que l’Etat-Providence ne signifie plus pour les relégués que CMU et RSA pour tous et qu’ils ne veulent plus entendre parler de ça, d’où l’échec de la ligne générale suivie, etc. (si j’ai bien compris le livre la Cause du peuple que je viens de finir)
      Bon, sinon, je sais bien que les électeurs français s’intéressent plus à ça ou à la CSG qu’à la politique extérieure, mais dans quelle mesure les missiles de Clump sur la Syrie ont-ils ou non pesé sur l’élan du FN ?

      • 19 Mai 2017 à 21h18

        t hdo dit

        Les relégués (et les Français) ont majoritairement votés pour des partis qui ne veulent pas réduire les dépenses publiques, ce qui tend à prouver que Buisson veut plier la réalité à ses conceptions plutôt que de la décrire.

        J’ai déjà entendu le refrain sur l’immigration qui entraînerait un dégoût de la redistribution, c’est ce que prétendent les démocrates aux US (alors que ce pays, fondé sur un refus d’un impôt, avait quand même à la base une culture allant dans ce sens).

        Plus récemment, c’est ce qu’essaient de faire croire les libéraux, Le Point, Rioufol et compagnie. Ce qui ressemble furieusement à une tentative de manipulation, qui comme je le disais plus haut ne prend pas…

        • 20 Mai 2017 à 16h04

          Pierre Jolibert dit

          Plier la réalité, c’est ce que tout le monde fait, puisque tous les groupes d’intérêts immédiats ne peuvent totaliser, avec un entraînement idéologique, que 20 % maximum du corps électoral (il faudrait quand même fouiller un peu en détail : qu’est-ce que ça veut dire ne pas baisser les dépenses publiques : on peut bien souhaiter qu’elles baissent pour les autres mais pas pour soi, non ? la diversité est grande parmi les receveurs de la redistribution ; chacun veut garder sa niche fiscale mais ne voit guère d’inconvénient au parquage des autres dans le chenil collectif).
          Il faut donc ménager des plis pour se tailler une majorité.
          Le passage auquel je fais allusion est un développement de la conviction de Buisson que sa ligne pouvait bel et bien faire gagner Sarkozy au 2d tour de 2012 malgré l’énorme handicap que représentait la réalité du mandat accompli.

        • 21 Mai 2017 à 16h35

          t hdo dit

          Mais ces groupes d’électeurs ont des points communs. Et par ailleurs, il existe une réalité objective des dépenses publiques, bien différente de la caricature qu’en font ceux qui veulent détruire l’Etat.

          Je confirme que j’ai déjà entendu le refrain sur l’hostilité à l’immigration qui motiverait l’hostilité à la dépense publique aux US, et cela me fait bien rire (façon de parler) de voir Rioufol, Buisson et ce type d’éditocrates l’entonner dans de nombreux organes de presse récemment.

          Lire en bibliothèque, sur quelques semaines, les thèmes hors actualité abordés par les revues et journaux théoriquement en concurrence idéologique est toujours assez surprenant.

    • 18 Mai 2017 à 20h14

      steed59 dit

      j’ai toujours pensé que si elle n’avait pas été la fille de son père elle aurait fini au parti socialiste

    • 18 Mai 2017 à 19h59

      Martini Henry dit

      Voilà pourquoi, quelles que soient les déceptions et les insuffisances, il faut continuer de voter FN car cette situation est due aux gouvernements, tous tellement compétents, droite et gauche confondues, qui se sont succédés depuis 50 ans…
      Les femmes interdites de circulation au cœur même de Paris!
      Merci qui? Merci à tous les collabos qui ont préféré voter UMP, PS, LR ou Macron quand il était encore temps de faire quelque chose. Bravo les gars! Beau résultat! Magnifique résultat!
      Alors, les collabos? Contents? Quand les femmes du Xème et du XVIIIè arrondissement protestent parce que les trottoirs, les rues et les squares leur sont interdits à cause des immigrés et migrants de toute sorte…
      http://www.leparisien.fr/paris-75018/harcelement-les-femmes-chassees-des-rues-dans-le-quartier-chapelle-pajol-18-05-2017-6961779.php
      J’imagine que vous êtes satisfaits?

      • 20 Mai 2017 à 17h04

        i-diogene dit

        Ce n’ est pas en affaiblissant économiquement la France qu’on pourra lutter contre la radicalisation..

        Bien au contraire, c’ est en s’ approchant du plein emploi..

        MLP a largement démontré les limites de ses facultés intellectuelles: dénigrer, salir, augmenter les tensions, profiter de la misère… Sans jamais rien construire..

        … Le FN sera renvoyé dans sa niche, relégué à un parti extrémiste minoritaire..!^^

    • 18 Mai 2017 à 19h35

      marcopes dit

      il ne faudrait peut être pas non plus oublier le travail de sape médiatique dont elle a fait l’objet qui même s’il n’explique pas a lui tout seul son échec en explique évidement son faible score ; La France n’est pas les USA