Mansplaining: à quand la réforme du collègue? | Causeur

Mansplaining: à quand la réforme du collègue?

Homme de bureau, ta collègue (féministe) te regarde!

Auteur

Henri Cambon
Etudiant

Publié le 23 décembre 2016 / Société

Mots-clés : , , ,

Portrait de l'activiste FEMEN ukrainienne Iana Jdanova, septembre 2016. SIPA. 00775354_000009

Visiblement, ça va mal en Suède ; assez mal en tout cas pour qu’Unionen, la principale confédération syndicale du pays, fonde un comité de vigilance contre un nouveau fléau des temps modernes : le mansplaining.

Le mansplaining, c’est l’« explication de mec », en clair la fâcheuse habitude que nous avons, nous autres mâles, de prendre nos collègues femmes pour des bécasses en leur expliquant sans cesse le pourquoi du comment. Vous croyez rendre service à votre voisine de bureau en lui détaillant avec une infinie patience les fonctionnalités de la dernière version du tableur Excel ? Mensonge, vous ne faites qu’ajouter de l’oppression patriarcale à la déjà pénible exploitation patronale.

Le syndicat est formel : le mansplaining est bel et bien une forme de harcèlement et donc un drame social que les salariées ne peuvent plus supporter. Voilà pourquoi on a créé un comité, bien sûr doté d’un site ad hoc et d’une hotline pour les urgences.

Hélas, nous apprend CNN qui a enquêté sur le phénomène, cette hotline a vite été détournée de son objet initial. La plupart des appels proviennent d’hommes, qui utilisent ce numéro pour savoir s’ils font, oui ou non, du mansplaining au travail. On espère, qu’en expliquant leur cas, ils ne seront pas paternalistes avec les téléopératrices…

  • causeur.#41.bd.couv

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    publié dans le Magazine Causeur n° 41 - Décembre 2016

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    • 24 Décembre 2016 à 21h37

      Pol de Caroitte dit

      Cette jeune femme à l’air viril qui pose sur la photo, ne lui trouvez-vous pas un dégaine de taulière dans une maison d’intolérance ? Ou alors de dominatrice ?

    • 24 Décembre 2016 à 11h05

      àboutdepatience dit

      C’est au-delà d’horripilant cette manie d’utiliser l’anglais pour tou et n’importe quoi
      “comportement paternaliste ” aurait très bien convenu, ou “suffisance”
      Quant à hotline, il doit bien exister un terme français
      Plus aucune publicité sans une formule genre américain. Plus aucun concept exprimé en français.
      Les québécois ont raison de nous trouver pitoyables avec ce mimétisme affligeant

      • 24 Décembre 2016 à 12h54

        IMHO dit

        Exact ça .

      • 24 Décembre 2016 à 14h07

        Flo dit

        D’accord ! 

      • 25 Décembre 2016 à 20h15

        Lector dit

        à moins que l’on veuille souligner par la répétition de cet usage du globish qu’après tout le politiquement correct est une culture d’importation.

    • 24 Décembre 2016 à 9h39

      Aristote dit

      Ce qui est terrifiant, c’est la soumission de ces hommes qui appellent la hotline, culpabilisés jusqu’à la moelle. Demain ils appelleront l’imam.

    • 24 Décembre 2016 à 7h19

      bartolomee dit

      Avis de praticien (en exercice) au siège d’une multinationale (française, cocorico !!!) renommée.

      1. Si vous êtes du “genre” masculin (on ne dit plus sexe, c’est ça ?), le moindre commentaire sur une supposée “carence par nature” est INTERDITE. Sous peine d’ennuis graves avec les RH, entité par ailleurs investie par des femmes.

      2. Mode opératoire : vous traitez comme si c’était des braves mecs bien couillus : même exigence (équitable), à une demande d’aide un peu minaudante vous répondez “cherchez auprès de vos collègues”, vous faites refaire ce qui est hors sujet en expliquant que c’est hors sujet,sans plus de détails (en plus ça l’est !)

      3. Chaque fois que vous pouvez prendre la main dans le sac de l’incompétence, vous ne vous en privez pas (discrètement quand même).

      4. Règle d’or (la mienne) : pas de tutoiement des femmes au boulot. Réservé aux hommes. Et quand elles me demandent la raison de cette “discrimination”, je réponds invariablement comme un perroquet bien dressé que j’ai trop de respect pour la Femme pour l’assimiler à un vulgaire compagnon de bibine.Si elles insistent : question d’éducation “d’un autre temps”.

      5. Offrir des chocolats, des livres, complimenter ostensiblement l’assistante (c’est à dire la plus humble de toutes dans mon service) tout en la vouvoyant aussi)

      Conclusion : je ne suis pas trop apprécié de la gent féminine dans ma boîte, mais j’ai une paix royale. La contrepartie : étant porté sur la bonne vanne gauloise bien grasse, je suis obligé de me maîtriser.

      Bon courage les gars…ce n’est que le début.

      • 24 Décembre 2016 à 10h29

        IMHO dit

        ” perroquet bien dressé ” bien dit, ça .

      • 24 Décembre 2016 à 13h01

        IMHO dit

        NIQ ! QC !

      • 24 Décembre 2016 à 13h47

        Maître Céleste dit

        C’est-à-dire que vous adoptez l’attitude vis-à-vis des femmes, que les femmes ont toujours eut vis-à-vis des hommes “dans l’ancien temps”, et que vous admettez le matriarcat, en somme, comme ces “anciennes femmes” admettaient le patriarcat.

        • 24 Décembre 2016 à 17h28

          bartolomee dit

          J’adopte surtout l’attitude qui va me permettre de travailler à peu près sereinement sans me faire polluer par ces âneries.

          Laxité pragmatique, ou lâche pragmatisme, je ne sais pas. Je joue avec des règles du jeu dont je pense qu’elles ne m’éliminent pas bêtement de mon job dont j’ai vraiment besoin pour vivre

    • 24 Décembre 2016 à 4h47

      IMHO dit

      taubiroute, les femelles en question viendraient te les couper si elle existaient, tu as du bol que ce ne soit que ton délire .

    • 24 Décembre 2016 à 4h44

      IMHO dit

      ” avec une infinie patience ” c’est éliminatoire, ça renvoie aux films en noir et blanc.

    • 24 Décembre 2016 à 2h01

      taubiroute dit

      ce feminisme djihadiste devient obscene. Le feminisme aura ete en fin de compte un boulet que traine la condition feminine.Cette doctrine penseee et animee par des femmes aigries, tres souvent plus male que femelle a totalement demystifie la femmes et lui a enleve la plus part de ses charmes et de son pouvoir.
      Le feminisme c est en fin de compte la femme instrumentalisee reduite a neant
      Resultat lon voit deambuler dans nos rues des femmelles brutes de decoffrage, mal habillees, pas maquillee, les cheveux gras,souvant petassiere fumant,jurant et buvant comme des camionneurs!!….. brefs des etres qui ne sont plus des femmes, mais des humains de sexe feminin. Franchement quel bel avenir pour la femme…. Il est bien connu que le pouvoir est dans la laideur et les aisselles touffues, non pas dans le charme, la seduction et le glamour…..
      Bref plus ca va, et plus on se demande si il ne vaut pas mieux etre gay plutot que de cotoyer ces femmes qui n en sont plus.

    • 24 Décembre 2016 à 0h50

      Lector dit

      Visiblement, a-t-on le droit de voter contre l’ablation mammaire des femmes, pardon des working-girls ou executive women suédoises?
      NB Ceci n’est pas un message de l’ARC, je répète…

    • 23 Décembre 2016 à 22h35

      dacey dit

      Après le “manspreading”, voilà le “mansplaining”. Anglomanie exaspérante. Je ne lirai pas l’article. Salut !

    • 23 Décembre 2016 à 22h04

      IMHO dit

      ” Vous croyez rendre service à votre voisine de bureau en lui détaillant avec une infinie patience les fonctionnalités de la dernière version du tableur Excel ? ”
      Henri Cambon, je ne sais pas quel âge vous avez, mais c’est une vision rance et croupie de l’intelligence féminine que vous exhibez là, il y a belle lurette que des femmes apprennent, comme les hommes, à utiliser un tableur et qu’elle y sont aussi bonnes Il est possible qu’elles ne s’y intéressent pas autant que certains hommes et que donc comme des hommes, des conseils amicaux quand elles les demandent, peuvent leur être utiles .
      Mais votre ton des années cinquante est atterrant .

      • 23 Décembre 2016 à 23h37

        Chris86 dit

        Je ne sais pas si vous êtes une femme, alors dans le doute je ne vais pas vous expliquer avec une infinie patience qu’il s’agit sans doute de ce type d’humour consistant à grossir le trait jusqu’au ridicule,que l’on nomme la caricature.. Mais bon, je n’ai rien dit, hein! Pas de dénonciation!

        • 23 Décembre 2016 à 23h57

          ZOBOFISC dit

          IMHO est l’acronyme de : « In My Haughty Opinion »

          Ce n’est ni un homme ni une femme, c’est un CON ! 

        • 24 Décembre 2016 à 0h44

          Lector dit

          damned !

          CON, subst. masc. et adj.

          A.− Subst., trivial. Région du corps féminin où aboutissent l’urètre et la vulve. Ces mégères révolutionnaires, qui pissent à con béant sur les cadavres des gens qu’elles ont égorgés (E. et J. de Goncourt, Journal,1885, p. 429).
          − En partic. Sexe (organes génitaux externes) de la femme :
          1. C’est une impiété inepte d’avoir fait du mot con un terme bas, une injure. Le mépris de la faiblesse? Mais nous sommes si heureux qu’elles soient faibles. C’est non seulement le propagateur de la nature, mais le conciliateur, le vrai fond de la vie sociale pour l’homme. Michelet, Journal,1857, p. 331.

      • 24 Décembre 2016 à 3h26

        Perlimpinpin dit

        Le problème n’est pas là. Vous ne comprenez pas qu’il s’agit d’un comportement sexiste qui permet surtout de rejeter en bloc et sans autre motif n’importe quelle explication en la qualifiant de “mansplaining”? C’est un peu le niveau aujourd’hui dans les pays anglo-saxons et la Suède. Il suffit de sortir quelques mots magiques comme “mansplaining/raciste/white supremacist/white privilege” pour faire taire toute argumentation quelle que soit sa valeur…

        Et lisez un peu les théories “d’appropriation de l’espace par la toxic masculinity” sur le manspreading…Certaines féministes sont devenues totalement sexistes et se sentent moralement justifiées dans l’exercice de leur sexisme…Le male gaze, le “teach them not to rape”…elles construisent jour après jour une image totalement négative de l’homme, en creusant toujours plus les tranchées jusque dans les mondanités les plus grotesques…

        Vous rirez moins quand, comme en Australie, une femme politique essaiera de faire taire un homme politique en l’accusant de mansplaining. Là on verra tout le vice de ce genre de misandrie.