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MAM veut-elle qu’on censure Zemmour ?

Causeur s’est procuré la lettre du Garde des Sceaux

Publié le 15 février 2010 à 11:25 dans Politique

Affaire Zemmour : Michèle Alliot-Marie écrit au Syndicat de la Magistrature.

Affaire Zemmour : Michèle Alliot-Marie écrit au Syndicat de la Magistrature.

On la croyait du genre chêne. On finit par se demander si MAM n’est pas plutôt faite sur le modèle roseau. En tout cas, Mme le Garde des Sceaux semble prête à ployer devant le Syndicat de la Magistrature. Fleuron du néogauchisme judiciaire, celui-ci n’avait pas apprécié de voir son idéologie et ses pratiques fortement mises en cause par Eric Zemmour lors de sa chronique matinale sur RTL le 26 janvier 2010. Comme son comparse majoritaire et plus droitier, l’USM – il s’en était ému auprès de la ministre. Dans un courrier adressé à la présidente du SM, Clarisse Taron, dont Causeur s’est, comme on dit, procuré la copie, Michelle Alliot-Marie se joint au chœur des magistrats pleureuses et précise qu’elle a fait part de son indignation au directeur de la rédaction de RTL, “en lui rappelant que la liberté de ton et d’analyse qui caractérisent ce journaliste ne pouvaient cependant pas conduire à tenir des propos d’une part dénués de fondement et d’autre part portant atteinte à l’honneur de magistrats qui ont rendu leurs décisions en stricte application de la loi”.

Tout cela n’a, dira-t-on, aucune importance. On imagine qu’à RTL, la lettre n’a guère dû émouvoir ses destinataires et qu’elle a fort normalement fini au panier. On dira aussi que MAM est autant dans son rôle aujourd’hui en défendant les juges qu’elle l’était hier en défendant les flics et avant-hier les militaires. Sauf qu’au-delà de ces histoires de boutique, on a l’impression que le Garde des Sceaux penche aujourd’hui du côté de ceux pour qui le pouvoir a toujours tort et qui réclament sans cesse plus de laxisme, en matière de délinquance comme de politique migratoire.

Rappelons que Zemmour pointait une certaine propension des juges de la liberté et de la détention à casser systématiquement les arrêtés d’expulsion pris par l’administration à l’encontre des étrangers en situation irrégulière, au nom des droits de la personne que le Léviathan mettrait en danger du seul fait de son existence de monstre froid, insensible à la souffrance des migrants.

On n’ouvrira pas ici le débat sur les contradictions des politiques de l’immigration et la complexité labyrinthique du droit des étrangers. Observons simplement que quoi qu’en disent les contempteurs de l’Etat sécuritaire et xénophobe, notre Etat de droit garantit aux étrangers frappés par un arrêté de reconduite à la frontière un véritable arsenal de recours. Qu’il soit permis ici de s’en réjouir et de trouver d’autant plus horripilante la posture d’indignation professionnelle arborée par certaines belles âmes appointées sur les ondes du service public qui peuvent dénoncer sans crainte d’embastillement, et cela en dépit du climat liberticide qui sévit depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, le néopétainisme de Besson et autres Brice Hortefeux.

En matière d’expulsions, il est difficile de nier les effets pervers de la politique du chiffre. Elle met sous pression les services policiers et administratifs concernés, d’où le nombre grandissant de procédures mal ficelées. Reste que Zemmour a raison quand il affirme que la ligne de conduite de certains juges résulte davantage d’un engagement idéologique que du simple respect tatillon du droit. Ce corporatisme de gauche consiste à se draper confortablement dans la vertueuse robe de juge, symbole de dignité et de discernement, pour pilonner l’Etat supposément subordonné aux caprices du pouvoir.

D’un côté le juge des libertés garant des droits subjectifs, de l’autre une administration préfectorale et des services de police coercitifs et insensibles aux drames humains, avec leur cortège de fonctionnaires zélés mettant en œuvre la traque, voire les rafles, des “sans-papiers” : ce raccourci caricatural tient lieu de toute pensée sur le sujet, depuis la pétition des cinéastes de 1996 et les manifs où de dérisoires protestataires n’hésitaient pas à porter des étoiles jaunes pour dénoncer la prétendue similitude entre l’Etat républicain et celui de Vichy.

N’en doutons pas, ce scénario qui oppose le juge garant des libertés individuelles et le policier qui serait leur fossoyeur est tout prêt à resservir dans le débat sur les gardes à vue. Or, la Garde des Sceaux milite pour une réforme qui convienne aux sirènes droit-de-l’hommistes qui, si elle est adoptée, ne pourra qu’entraver le travail de la police.

On notera que ces amoureux des libertés individuelles n’hésitent pas à demander à la Garde des Sceaux de prendre des sanctions contre le vilain petit mouton noir nommé Zemmour. Et que fait MAM ? Elle souscrit à leur effroi suscité par cette mise en cause, elle apporte son soutien aux magistrats blessés par une parole de citoyen libre. En un mot, elle pactise avec ceux qui représentent un obstacle évident à toute réforme de la procédure pénale, qui constitue pourtant l’objectif qui lui a été assigné par l’Elysée.

Quel contraste entre cette mollassonnerie et l’image martiale d’une garde des Sceaux venus remettre un peu de rigueur au sein d’une Chancellerie désorientée par les caprices de la très glamour Rachida ! Le gaullisme dont elle se réclame doit être, comme elle le dit, très rénové pour inspirer pareille flexibilité face à une organisation syndicale qui semble polariser le débat au sein du Ministère de la Justice. C’est un peu comme si le Président de la République devait demander à Henri Guaino de tenir compte des derniers commentaires d’Olivier Besancenot pour écrire un discours sur le partage de la valeur ajoutée.

Dans la même registre, MAM s’est lancée depuis quelques semaines dans une regrettable surenchère polémique à l’endroit de Brice Hortefeux Ministre de l’Intérieur qui paie sans doute ainsi le fait d’être un ami du Président et l’hôte de cette Place Beauvau qu’elle ne voulait pas quitter : un jour, telle une austère surveillante générale, elle lui dispense des conseils sur la manière d’éradiquer le hooliganisme, un autre elle fait état de son scepticisme quant à l’aggravation des sanctions pénales dans le cas de crimes contre des personnes âgées et vulnérables. Du reste Hortefeux l’a finement renvoyée dans ses cordes, en constatant avec regret le manque de sérieux de son cabinet puisque cette proposition avait été votée par la commission des lois à l’Assemblée nationale.

Comment faut-il comprendre cette souplesse face au gauchisme judiciaire et cette dureté face au sarkozysme ? L’explication est très éloignée des principes et plus proche des cuisines, aux senteurs électoralistes et politiciennes dans la droite ligne de la IVe. MAM entend être la seule à incarner la continuité d’un chiraquisme sans Chirac qui n’aurait pas basculé chez Villepin. De ce point de vue, il faut exhumer une séquence de sa biographie politique. Cela se passe à l’approche de l’élection présidentielle de 1995, quand MAM refuse de choisir entre le Premier Ministre de l’époque Edouard Balladur et celui qui fut son mentor politique Jacques Chirac. Il est vrai qu’elle est alors elle-même Ministre de la Jeunesse et des sports du gouvernement conduit par Edouard. Elle tentera alors de faire la passerelle entre balladuriens et chiraquiens. Cette neutralité lui vaudra de voir cette offre de pacification transversale consacrée par l’obtention d’un surnom éponyme.

Tacticienne et femme d’appareil, on ne saurait le lui contester. Mais ces qualités indiscutables ne sont pas les attributs d’une femme d’Etat. Et son style d’autorité un peu revêche masque une plasticité idéologique certaine comme l’a montré l’émouvant exercice de compassion auquel elle s’est livrée à l’endroit du Syndicat de la Magistrature. Faut-il s’attendre à une cogestion du Ministère de la Justice partagée avec le bien nommé SM, comme à l’Education Nationale avec la FSU. En tout cas, elle prend bien soin de ne pas effaroucher coteries et corporatismes surtout quand ils sont bienpensants donc de gauche. Mais peut-être que tout cela ne masque, finalement, qu’une absence de pensée et d’orientation.

Cliquer sur l'image pour télécharger le pdf.

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La lettre de Michèle Alliot-Marie au Syndicat de la Magistrature

“Paris, le 28 janvier 2010,
Madame la Présidente,
Vous avez attiré mon attention sur les propos tenus par M. Eric Zemmour sur la radiot RTL le 26 janvier 2010, en déconçant leur caractère outrancier et la mise en cause inacceptable de magistrats, en particulier à la suite des décisions rendues par des juges des libertés et de la détention ayant eu à connaître de la situation d’étrangers en situation irrégulière.
Comme vous, j’ai été choquée par cette mise en cause, et je tiens à exprimer mon soutien aux magistrats directement visés et plus largement à l’ensemble des magistrats qui ont pu légitimement être blessés par ces propos excessifs.
J’ai fait part au directeur de la rédaction de RTL de mon indignation à la suite de ces propos, en lui rappelant que la liberté de ton et d’analyse qui caractérisent ce journaliste ne pouvaient cependant pas conduire à tenir des propos d’une part dénués de fondement et d’autre part portant atteinte à l’honneur de magistrats qui ont rendu leurs décisions en stricte application de la loi.
Je vous prie de croire, Madame la Présidente, à l’assurance de ma considération distinguée.
[et de mon souvenir fidèle et cordial]

Michèle Alliot-Marie”

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  • 21 February 2010 à 9h56

    noop dit

    Les acteurs des pouvoirs régaliens de l’Etat (impôts, police, justice, armée) ne devraient jamais avoir la possibilité de se constituer en syndicat, toujours sujet à la politisation de leur fonction, toujours suspect de rendre compte à un parti politique et plutôt qu’à l’Etat… C’est tout.

  • 19 February 2010 à 16h47

    entrevuew dit

    Moi, j’ai choisi, ma liberté d’expression je vais en profiter mais aux États Unis. Pas question pour moi qui suit encore jeune de m’investir dans cette société fliqué et islamiste, fermé à toute liberté d’expression. Un grand merci à Élisabeth Levi qui fait de excellent travail sur ce site.

  • 19 February 2010 à 16h37

    Klan dit

    Avant tout, je veux dire que je suis d’une sensibilité plutôt de gauche (quoi que mon idéal soit le compromis).

    Il me semble que, en tant que Garde des Sceaux, C’est le boulot de MAM que de représenter et défendre la Justice et ses représentants. En tant que ministre de l’Intérieur, elle avait pour devoir de faire valoir le point de vue des policiers. Chacun des deux groupes a sa vérité et sa logique et les deux sont défendables. MAM ne fait donc que son boulot, rien de plus. Il ne faut pas être très futé pour ne pas le comprendre.

    Croire que les juges sont totalement asservis par leurs idéaux “gauchistes” me parait être un point de vue berlusconien. Ces hommes et femmes sont avant tout des amoureux de la Justice et, même si l’erreur est humaine, c’est un outrage que de croire que leurs jugements sont arbitraires. Berlusconien, donc.

    Quand à cet article, je ne pourrai pas le qualifier de journalistique étant donné le manque l’objectivité et d’impartialité qu’il révèle à chaque ligne. Causeur, salon de réflexions ou discutions de comptoir ?

  • 19 February 2010 à 16h02

    Minos dit

    a2lbd dit :
    19 février 2010 à 8:42
    Minos
    Cela me paraitrait une réaction excessive.
    Mais dites moi comment avez vous eu connaissance du site Causeur ?
    Ne serait-ce pas via un autre site ?

    Je ne m’en souviens plus. Je visite beaucoup de sites très différents. Mon Dieu, la mémoire me lâche!!!
    Et si..???

  • 19 February 2010 à 8h42

    a2lbd dit

    Minos

    Cela me paraitrait une réaction excessive.

    Mais dites moi comment avez vous eu connaissance du site Causeur ?

    Ne serait-ce pas via un autre site ?

  • 18 February 2010 à 22h59

    Minos dit

    a2lbd dit :
    17 février 2010 à 15:35

    Pas pour rien que nous sommes les premiers consommateurs de psychotropes!!!! Et si je me suicidais?????

  • 17 February 2010 à 15h35

    a2lbd dit

    Souris

    Nous sommes complètement d’accord sur le paradigme de base que vous énoncez. En revanche, nous différons radicalement sur sa décomposition en théorèmes et axiomes.

    Pour moi, le mal principal de notre société ne sont pas les flux migratoires, ce n’est pas non plus la mondialisation, phénomène que je crois vertueux, ce n’est pas non plus l’articulation de la société en obédiences, communautés ou peuples.Non la vérité, qui est la même depuis l’aube de l’humanité c’est que l’homme est un paradoxe et défait d’un coté ce qu’il fait d’un autre.

    Si on prend la mondialisation, le problème est plus dans la formation d’énormes multinationales, too big to fail, qui d’une part découragent de plus en plus l’entrepreneuriat et d’autre part fausse le jeu politique et démocratique. Pourtant chaque citoyen va être naturellement charmé par les champions de son pays et les soutenir. Et ce, alors qu’ils participent proportionnellement moins à l’effort national que les petites PME, (délocalisations et défiscalisation) .

    Nous vendons au pays étranger notre modèle économique d’hyper consommation mais dans le même temps sommes outré de les voir se jeter sur nos frontières pour y participer.

    Nous souhaitons exporter nos notre modèle démocratiques mais n’avons de cesse de nous dévaloriser en craignant la suprématie du supposé don de sacrifices des obscurantistes de tout poil face à notre “molle” tolérance.

  • 17 February 2010 à 12h02

    Souris donc dit

    @ a2lbd

    “La tyrannie des petites décisions” est le titre d’un ouvrage de Raymond Boudon montrant le problème du passage de l’individuel aux grands nombres. Pour moi la tyrannie des petites décisions s’applique plutôt aux immigrés :

    Chacun peut vouloir tenter sa chance dans l’espoir d’une vie meilleure, moi aussi certainement à leur place, mais quand cela affecte un très grand nombre de personnes, cela devient une tyrannie qui ne nous laisse plus aucun choix que de subir un problème économique qui risque de nous faire couler et de mettre en péril tout notre modèle social.

    (Je n’ai pas dit “quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça devient un problème”…encore que…) maintenant si vous pensez aux magistrats, pourquoi pas !

  • 17 February 2010 à 11h23

    a2lbd dit

    Souris

    Je suis d’accord. Mais il faut être honnête:
    La décision judiciaire des juges de Corse sur les Kurdes, n’a absolument rien d’une décision arbitraire. Elle va dans le sens d’un respect absolu de la loi. Dura lex sed lex. C’est en cela que Zemmour bidonne, il laisse à penser que les juges ont basé leur jugement sur des interprétations subjectives. Il n’en est rien. Il n’est pas impossible que ces mêmes juges aient rendu leur jugement à contrecœur.

    Donc c’est là précisément le contraire d’une décision individuelle.

    J’aime à lire votre aversion pour le Breton immigré en Ile de France et je la partage aussi pour les raisons que vous évoquez. Pour autant je n’arrive pas à comprendre votre discours sur l’invasion qui me parait être un contre sens absolu sur beaucoup de plans.

    Minos

    je ne peux pas vous forcer à me lire bien. Je n’ai jamais écrit que Zemmour est un crypto lepéniste.
    Quant au CRAN quand il manque d’air, il a aussi l’A dans l’eau. Ce n’est pas nouveau.

  • 17 February 2010 à 11h03

    Souris donc dit

    @ a2lbd

    Moi aussi, rassurez-vous, je “vis en bonne intelligence avec des amis musulmans ou Chinois” , c’est du reste aussi l’argument de Le Pen “Voyez, la preuve que je ne suis pas raciste, c’est que j’ai des amis musulmans et noirs”.

    Pour répondre à votre accusation de lepénisme, je trouve le personnage infréquentable, non seulement à cause de ses vociférations et jeux de mots douteux, mais surtout à cause de son protectionnisme = droits de douane élevées aux importations qui seraient une catastrophe économique parce qu’entrainant aussitôt des rétorsions sur nos exportations de la part de nos partenaires sur les marchés.

    Par contre, je m’interroge sur la “tyrannie des petites décisions”, des décisions anodines au niveau individuel et désastreuses lorsqu’elles affectent les grands nombres.

  • 17 February 2010 à 10h49

    Minos dit

    “Vous devriez plutôt vous intéresser à l’interview de la juge qu’Austin a mis en lien. C’est d’un autre niveau que toutes les fariboles crypto lepeniste servies ici où là.”

    Mdr. A écouter le grand crypto-lepéniste qui parle de Dumas.

    http://www.rtl.fr/fiche/5933072634/eric-zemmour-dumas-est-il-noir-avant-d-etre-francais-video.html

  • 17 February 2010 à 10h38

    a2lbd dit

    Peut-on imaginer ce qu’aurait été notre réaction si cette arrivée s’était effectuée d’un seul coup ?

    Si ces 10 millions étaient arrivé d’un coup avec des armes dans leur bagage, parler d’invasion aurait du sens.

    Je suppose que si vous en êtes arrivé à cet état de peur panique vous amenant à confondre des concepts pourtant opposés, vous en êtes rendue à vous convertir et à porter burqa pour complaire aux envahisseur ?

    Ce n’est pas mon cas, je vis, et vous en remercie en fort bonne intelligence avec des amis musulmans ou chinois.

    C’est cela notre faiblesse, ce retard à nous adapter à une réalité nouvelle, inédite.Cette propension à nous raconter des fariboles édifiantes.

    Vous avez là bien compris mon message. La France des années 2010 n’est plus celle des années 1950. Ne pas prendre en compte cette réalité et se la raconter en pensant qu’un retour en arrière est possible est de l’ordre de l’illusion stérile.

    Donc hurler aux envahisseurs est assez improductif.

    Notez, je n’ai jamais prétendu être contre une maitrise des flux migratoires. Nous devons le faire car c’est encore le concept de nation qui reste le plus prévalent dans le monde entier…Vous vous en réjouissez quand je le déplore mais la réalité est qu’il faut faire avec.

  • 17 February 2010 à 9h51

    Souris donc dit

    La souris de l’immigration et l’éléphant de l’invasion.
    Bien sûr les arrivées au compte-goutte mais permanentes masquent le phénomène. Officiellement, l’immigration était de 4,9 millions soit 8,1% de la population en 2004.

    http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1098&reg_id=0

    En réalité tout le monde s’accorde sur sans doute près de 10 millions actuellement. Ce n’est pas rien, ce n’est pas une souris, cela nous interroge sur la solidité de notre capacité d’accueil dans tous les domaines, sur le poids financier de cet éléphant. Un Léviathan.
    Peut-on imaginer ce qu’aurait été notre réaction si cette arrivée s’était effectuée d’un seul coup ?
    Nul ne les oblige plus à venir, comme dans les années 50, et donc nous n’avons aucune obligation à leur égard. Or l’arsenal juridique (français et européen) est adapté à une configuration qui date des années où Renault faisait venir des OS pour ses usines. Ce n’est absolument plus le cas, Sarko est obligé de menacer Ghosn pour qu’il maintienne des usines en France.
    C’est cela notre faiblesse, ce retard à nous adapter à une réalité nouvelle, inédite.
    Cette propension à nous raconter des fariboles édifiantes.

  • 17 February 2010 à 0h53

    a2lbd dit

    Minos

    Vous savez vous pouvez continuer à vous amuser autant que vous voulez, ça ne gommera pas le fait que Zemmour a usé d’artifice bidon dans sa chronique ni qu’il y ait autant de rapport entre immigration et invasion qu’entre une souris et un éléphant.

    Vous devriez plutôt vous intéresser à l’interview de la juge qu’Austin a mis en lien. C’est d’un autre niveau que toutes les fariboles crypto lepeniste servies ici où là.

  • 16 February 2010 à 22h47

    Souris donc dit

    @ Sophie :
    Percutant, drôle et vrai. Hélas.

  • 16 February 2010 à 22h24

    Sophie dit

    Souris, si vous avez du temps à perdre et à rire, allez voir là :

    http://www.causeur.fr/quand-la-halde-doit-battre-en-retraite,3043