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Malthus II, le retour

Cochet jette le bébé avec l’eau du bain

Publié le 13 avril 2009 à 12:26 dans Politique

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Ce matin en lisant Marianne2, j’ai cru tomber de ma chaise. Il a osé ! Monsieur Cochet recycle les vieilles idées du bon pasteur Malthus qui voyait déjà, à la fin du XVIIIe siècle, le salut dans la restriction démographique. Ainsi, il s’agirait de supprimer les aides aux familles à partir du troisième enfant, tant le bébé est pollueur1.

Donc, quand on fait un gosse, on est un affreux pollueur car on fabrique un pollueur de plus. Après avoir prôné la fin des industries et de la voiture, Cochet va jusqu’au bout de sa logique et jette le bébé avec l’eau du bain. Jamais l’expression n’a été aussi à propos. Qu’importe si le Japon et l’Allemagne, qui ont des sociétés beaucoup plus vieillissantes et moins fécondes que la nôtre, détiennent un bilan carbone beaucoup moins flatteur2. Qu’importe si la Chine figure aujourd’hui au premier rang des pollueurs de la planète alors qu’elle a mis en place une politique de l’enfant unique depuis des décennies.

Changement de stratégie : les écolos ne nous font plus le coup de “La Terre qu’on emprunte à ses enfants”. Il ne faut plus d’enfants. Plus de bébés. Monsieur Cochet propose d’en passer par la suppression des allocs. Il ne propose pas encore des grandes campagnes de stérilisation, ni la politique de l’enfant unique à la sauce chinoise.

Mais si tout cela ne suffisait pas, nul doute que cet ayatollah n’hésiterait pas à franchir le Rubicon. Qui ne voit pourtant que l’argument de préserver la planète pour ses enfants fut, de loin, le meilleur argument pour changer certains comportements ? Pas Monsieur Cochet ! Lui préfère une société de vieux rentiers dans un pays sans industrie ; des vieux sans enfant qui n’auraient même pas de voiture électrique et qui tourneraient en rond sur leurs vélos en attendant que la mort arrive ; une espèce humaine en voie de disparition.

Nous concèderait-il le droit de réintroduire l’Humain dans certaines contrées, l’Italie du Nord ou la Ruhr, comme on le fait aujourd’hui pour l’ours ou le loup ? Certainement pas ! L’être humain, lui, est vraiment nuisible.

Je n’ai pas l’habitude de prononcer des noms d’oiseaux ici mais là, c’en est trop : mon troisième enfant, j’en ai d’autant plus envie. Pour ne pas avoir une société de vieux cons. De vieux cons comme Cochet.

  1. Puisque d’après lui, un enfant européen aurait “un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York”, les “aides” devraient “(diminuer) sensiblement à partir du troisième” nouveau-né !
  2. Sans doute, en partie, à cause de la politique anti-nucléaire encouragée par les amis Grünnen de Monsieur Cochet.
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  • 17 April 2009 à 17h44

    Karmai dit

    A lire les commentaires, je m’amuse de voir ces critiques de Malthus qui n’ont visiblement jamais lu Malthus.

    Les crises malthusiennes ont existé et continuent a exister! (crise du XIII XIV siècle en Europe, Rwanda tout récemment, Burundi tout au long du XX siècle)

    Seulement, ce que Malthus n’avait pas prévu (on pourra lui excuser c’était au XIX siecle), c’est que les régulations malthusiennes peuvent etre empechées par:

    1 – Les avancées technologiques qui peuvent permettre de faire manger plus de personnes avec moins de ressources

    2 – les révolutions sociales permettent de faire manger plus de gens en prenant les trop grandes rations des riches.

    3 – Les migrations

    Quand a Cochet, ce qui est rigolo c’est qu’on ne parle de lui que quand il dit des conneries…Et on ne parle pas beaucoup de Cochet…

  • 16 April 2009 à 12h08

    candide dit

    Lisa … dans ce cas ,on parle de cocooning …”agir sur la qualité de l’environnement !

  • 16 April 2009 à 10h13

    candide dit

    Qu’en dit Marie ségo ?Elle vient de traiter le sujet de l’esclavagisme qui a réduit d’autant le taux de natalité …

  • 15 April 2009 à 20h56

    Lisa dit

    A Esteva
    Les cons qui traitent les gens de con ?

  • 15 April 2009 à 10h26

    Hirondelle dit

    Je n’en reviens pas qu’on puisse proclamer qu”un enfant européen aurait “un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York”, les “aides” devraient “(diminuer) sensiblement à partir du troisième” nouveau-né ! ” sans couler sa carrière politique … le “coût écologique” d’un enfant européen ne tient pas la route. En fait d’écologie, il s’agit de baisser l’aide financière. La mesure concerne-t-elle les enfants européens ou bien les familles pauvres et les populations immigrées ? Il nous reste pas mal de pétrole inexploité dans le Massif Central, il y a surement aussi des gisements de bonnes idées quelque part. On devrait diminuer sensiblement les revenus des politiciens nuisibles qui de surcroît doivent consommer les trajets Paris New-York sans trop se priver.

  • 14 April 2009 à 23h35

    kessler dit

    620 trajets Paris-New York: punaise le rêve; je n’ai pas encore réussi à 48 ans à faire un seul trajet! un concert de jazz tous les soirs! des sandwiches hot pastrami sur un banc à central park et un hot-dog au dessert… c’est pas écolo ça? ceci étant il est une forme de maltusianisme qui perdure et durera: la barbarie, je veux dire la guerre, le génocide: moyens extrèmement efficaces mis régulièrement en pratique, et en plus c’est bon pour l’économie! armement, reconstruction…un monde parfait! pensons à des guerres écologiques: munitions propres, sans émissions de gaz à effet de serre,( la putréfaction des cadavres emet du méthane: problème à étudier), la bombe à neutrons, voila l’avenir !

  • 14 April 2009 à 20h02

    Louisiane dit

    Monsieur Cochet face à un public si primaire aurait dû prendre des gants pour dire que la démographie galopante est le vrai danger de notre planète !
    Mais face à ce “fameux désir d’enfants”, foin de réflexion. Au plus on est de fous, plus on rit ! n’est ce pas ? La question devient très grave, je vous engage à lire le dernier livre d ‘Edgard Pisani. Mais je n’ai aucun espoir, l’individualisme effrayant, l’attitude bobos, séduisent plus que jamais. Une vieille dingue psychanalyste lance un appel de soutien à la légalisation des mères porteuses, les homos hommes et femmes en veulent aussi !! les éprouvettes ne désemplissent pas…Mais plus de la moitié de la terre crève de faim ! la maladie mentale nous atteint et nous détruit doucement. Merci Monsieur Cochet de ce cri courageux.

  • 14 April 2009 à 18h10

    Hub dit

    Déjà il y a 20 ans, j’avais assisté à une conférence de l’inénarrable M. Waechter, qui préconisait le recours massif au télétravail pour lutter contre la pollution et l’ensemble des problèmes liés aux transports. Il rêvait d’un monde parfait ou personne ne sortirait de chez soi.
    Je crois que cette tendance à préconiser des solutions extrêmes et totalement contraires aux principes qu’ils prétendent défendre par ailleurs (humanisme, conscience sociale, etc.) a toujours été présente chez les écologistes (en France en tout cas. C’est l’écologie canal totalitaire.

  • 14 April 2009 à 17h21

    Saul dit

    @ Caouas :

    “Les premiers écolos cétait pas les SA ? ”
    un peu simpliste comme raccourci, non ?
    meme s’ il est vrai que la 1ère mesure législative du gouvernement d’ hitler, une fois nommé, fut une loi écologiste ( sur la protection de la Foret Noire je crois bien)

  • 14 April 2009 à 16h26

    Rodolphe dit

    I fine, la seule différence entre le communisme et l’écologisme, enfin le glissement qui s’est opéré, c’est qu’on est passé de la haine de l’autre à la haine de soi.
    Y Cochet hait l’humanité, l’Homme qu’il considère comme un parasite à éliminer. pour le moment, l’argument démographique reste “doux”, extinction progressive et “volontaire” d’une hulmanité asservie volontairement. Mais sa défense de l’euthanasie laisse bien entendu entrevoir la suite : l’eugénisme systématisé, l’être humain réduit à l’état de la technique.
    La lutte contre le fascisle promet d’être encore longue…

  • 14 April 2009 à 15h52

    Eric G dit

    Hirondelle :
    Je veux dire par là que vous vous servez des enfants à chaque fois que vous n’aimez pas les parents. C’est là où s’arrête votre philosophie, un terme bien grand pour vous. Pensez d’abord à votre difficulté à lire : quand j’écris «choses» je pense à la religion, politique, névrose, etc. Vous éviterez de (vous) recopier (vous-même) et dans le désordre, à côté, d’inventer, dans la forme et dans le fond. Il me semble que dans votre religion (ne pensez pas à la mienne, je vous connais) on emploie souvent le terme d’amour mais vous ne semblez pas en avoir la spontanéité. Je ne suis pas allergique aux croyants mais seulement à certains d’entre eux qui l’utilisent, là encore, pour régler des comptes avec eux-même (surtout) et… Dans un objectif puriste et superstitieux dont ils doutent, en même temps, de leur position privilégiée dans ce dessin simpliste mais aisé. Là est votre problème, ceux des autres sont plus ordinaires et diverses. Pratiquez avec amour, vous verrez.

  • 14 April 2009 à 15h06

    Hirondelle dit

    Est-ce que les vaches ne polluent pas plus que les bébés ? Bon d’accord, elles ne recoivent pas d’alloc … je me demande quand-même qui fait le plus de bébés en France …

    @ Eric G

    “un enfant, justement, ce n’est pas une chose. Pas besoin d’être croyant pour en avoir l’intuition” … merci de relire mon commentaire. Je partage votre distance pour le “purisme superstitieux”, quand à votre allergie aux croyants, elle ne me fait point souffrir. Il y a une conception philosophique de la personne humaine dans le christianisme.

  • 14 April 2009 à 14h21

    Esteva dit

    Cochet ferait mieux de s’interroger sur le moyen d’empêcher la naissance des cons.

  • 14 April 2009 à 12h51

    Eric G dit

    J’aimerai dire à Hirondelle que l’enfant n’est pas plus un objet de religion, comme d’autres choses. Le fait que vous bondissiez sur l’emploi d’un mauvais verbe plutôt qu’un autre le prouve, vous ne souffrez pas la moindre variation en ce monde. Le propos sur lequel vous régissiez était d’une nullité absolue, mais il ne vous honore pas plus pour autant.

  • 14 April 2009 à 12h37

    Eric G dit

    Bonjour,

    Je ne suis pas sûr qu’il soit très judicieux de répondre si sévèrement à un propos qui n’est peut être pas délivré sérieusement dans le milieu de Monsieur Cochet.
    Il est, semble t-il, difficile d’émettre quelque chose sur l’écologie, parce qu’il s’agit là d’une nouvelle version d’un purisme superstitieux comme il y en a eu d’autres dans le passé. Ça ne passe pas par le cerveau, chez beaucoup gens, mais par l’artère la plus courte du cœur, c’est comme ça. Par exemple : où est-il écrit que l’homme ne doit pas changer son environnement globale ? De même, se peut-il que des animaux soient victimes par nature, d’eux même, ou des circonstances ? Peut-on imaginer que la nature soit vide comme le ciel peut l’être (je parle de religion) ? Il y a d’autres questions… À moins que l’on désire aller vers un auto-génocide, ce qui, pour moi, n’est pas inconcevable.

  • 14 April 2009 à 12h34

    Odilon dit

    @ kacyj

    Merci pour vos précisions. L’historique des températures est sans doute moins précis que le taux de CO2, mais on sait quand même quand se situent les glaciations. Bref, devant tant de faits, il me semble que la charge de la preuve repose maintenant sur les défenseurs, disons, de l’indépendance climatique. L’argument des variations locales (au XXeme siècle) n’apporte rien, personne ne nie qu’il y a d’autres causes que le CO2. Mais je ne vois personne se lancer dans un travail pour expliquer comment l’augmentation de CO2 pourrait ne pas entraîner un réchauffement à long terme (en connaissez-vous?). La rigueur n’est pas parfaite (elle ne peut pas l’être, ce ne sont pas des maths), mais elle me semble être à sens unique.

    Sur l’impossibilité de prévoir les conséquences exactes, je vous approuve, et je rajoute que précisément, tout le problème est là. Parce qu’on ne peut pas se contenter d’espérer que tout ira bien.

    Sur la réduction du CO2, c’est sûr que la crise semble beaucoup plus efficace que la volonté. Mais il y a une grande inertie industrielle, et quand le changement s’amorcera (en Europe et aux USA), il sera probablement durable.

  • 14 April 2009 à 11h56

    caouas dit

    Les premiers écolos cétait pas les SA ?
    Moi je le trouve gentil votre article et celui de Marianne aussi, des idées comme ça, il faut les mettre aux toilettes et tirer la chasse d’eau !

    Faites des bébés !

  • 14 April 2009 à 11h47

    robespierre dit

    “Un enfant européen a un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York”

    Je le dirai aux enfants des chomeurs de Continental quand ils voudront envoyer 2 jours au bord de la Mer, leurs premier, deuxième et troisième gamins pollueur

  • 14 April 2009 à 11h11

    Lady dit

    Bravo l’hirondelle,
    C’est sûr Benoit XVI s’adresse à cette dimension de l’homme qui le distingue de la bête. Il est le seul! C’est pourquoi il suscite tant de haine et d’incompréhension; C’est beaucoup trop exigeant! Le monde n’est plus capable d’entendre ce langage et préfère raisonner et se limiter atrocement et violemment à “gérer” “matériellement” l’humain comme le reste.: Tu me gênes, j’te supprime!”…Comme on le fait sous prétexte de dignité humaine pour les vieux, les bébés qui s’annoncent et qui risquent d’encombrer la planète, qui risquent de ne pas être totalement normaux (eugénisme nazi), ou tout simplement qui n’étaient pas prévus …C’est contrariant!
    Nous sommes que nous voulions ou non , aussi des être spirituels, et c’est tant mieux, sinon nous n’espèrerions plus!

  • 14 April 2009 à 9h30

    Hirondelle dit

    Au gros con niçois qui n’a jamais lu ni entendu le Pape Benoît XVI : il ne s’agit pas d’encourager à « faire » des enfants, pour l’Eglise il s’agit d’éveiller les esprits à 2 neurones qu’un enfant, justement, ce n’est pas une chose. Pas besoin d’être croyant pour en avoir l’intuition. La libéralisation de l’avortement rend nécessairement acceptable la conception d’une gestion déshumanisée de la gestation …
    Si l’embryon est un amas de cellules, logique que l’humain soit du carbone. Si la personne imparfaite n’a pas le droit d’exister, logique que l’humain soit tenu d’entrer dans les normes conformes et non polluantes. Benoît XVI ne dit rien d’autre que ce que l’Eglise dit depuis toujours : attention à la tentation de résoudre les difficultés en se débarrassant techniquement des problèmes, et uniquement techniquement, car cela ouvre la porte aux pires dérives. C’est incroyable, certains vont maintenant accuser le Pape d’avoir proclamé contre vents et marées que l’être humain a une dignité bien supérieure à celle dans laquelle la science technique voudrait l’enfermer… je remarque au passage que lorsque les gens ou la mauvaise presse veut se faire le Pape, elle n’a pas d’autre solution que de déformer ses propos ou lui faire dire ce qu’il n’a pas dit.