Cet oublié nommé Malraux | Causeur

Cet oublié nommé Malraux

Crise de la quarantaine

Auteur

Jérôme Serri
Collaborateur parlementaire, journaliste au magazine "Lire", ancien directeur du Fonds régional d’art contemporain d’Ile-de-France.

Publié le 23 novembre 2016 / Culture

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Aujourd'hui, la mort de Malraux a 40 ans. Et si son oeuvre n'a pas d'âge, sa pérennité, elle, semble vivre comme une crise de la quarantaine.

André Malraux à la tête de la manifestation de la "majorité silencieuse", mai 1968. SIPA. 00557216_000042

Épuisé par la maladie, André Malraux avait, peu de temps avant de mourir, griffonné d’une écriture maladroite, sur une feuille de carnet, ces quelques mots : « Ça devrait être autrement ». Combien d’écrivains auraient pu les écrire ? Combien d’artistes les prononcer ? Fernando Pessoa disait : « La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. » Jorge Luis Borges : « Je n’écris pas pour une petite élite dont je n’ai cure, ni pour cette entité adulée qu’on surnomme la masse. (…) J’écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps. » Adoucir le cours du temps, opposer la beauté d’un chant à la vieillesse, à la maladie, à la mort, à la méchanceté des hommes et à la vulgarité de leurs plaisirs, c’est ce que Malraux avait en vue lorsqu’il définissait l’art comme un « antidestin ».

L’impossibilité de s’accommoder de la vie et du monde tels qu’ils sont hante tous ses livres. Elle emprunte à Pascal une expression qui sera le titre de son roman le plus célèbre, à Van Gogh une profession de foi qui sert d’exergue à la trilogie de La Métamorphose des dieux: « Je puis bien, dans la vie et dans la peinture, me passer du Bon Dieu. Mais je ne puis pas, moi souffrant, me passer de quelque chose qui est plus grand que moi, qui est ma vie : la puissance de créer. » Cette puissance a habité Malraux très jeune. Elle a gouverné sa vie d’écrivain, sa réflexion, ses engagements depuis son lien avec les Annamites en Indochine jusqu’à son action politique à la tête du ministère des Affaires culturelles. Il savait que seules les œuvres de l’esprit et les engagements au service d’une juste cause pouvaient aider l’homme du XXe siècle à tenir face au néant auquel le retrait des dieux l’avait abandonné. Toute sa politique culturelle fut commandée par la conscience de cette déréliction. « Si je peux me dire, en mourant, confia-t-il à une journaliste, qu’il y a cinq cent mille jeunes de plus qui ont vu s’ouvrir, grâce à mon action, une fenêtre par où ils échapperont à la dureté de la technique, à l’agressivité de la publicité, au besoin de faire toujours plus d’argent pour leurs loisirs dont la plupart sont vulgaires ou violents, si je peux me dire cela, je mourrai content, je vous assure. » C’est cette conscience qui fonda en signification son action à la tête du ministère des Affaires culturelles. C’est elle qui en fit le caractère exceptionnel. C’est à côté d’elle que sont passés la plupart de ses successeurs, Jack Lang en tête qui confondit avec une belle démagogie la culture et  les loisirs.

« A ma droite, j’ai et j’aurai toujours André Malraux. »

Lorsqu’en 2012, un grand quotidien demanda aux candidats à l’élection présidentielle quel avait été le meilleur ministre des affaires culturelles de la Vᵉ République, seuls les candidats du centre et de l’extrême droite – contre toute attente –  répondirent : « Incontestablement, André Malraux ». Et les autres candidats ? Celui de la droite qui, élu Président, se mettra à dos les lecteurs de La princesse de Clèves et ceux qui ne l’avaient lu, répondit que chaque ministre avait apporté sa pierre à l’édifice.  Quant au candidat de la gauche, il ne daigna pas répondre. Aujourd’hui, il accorde son haut patronage au colloque organisé par le Cevipof : « La réception de Malraux aujourd’hui ».

« A ma droite, j’ai et j’aurai toujours André Malraux. » Quel Président de la République, après De Gaulle, eût pu parler ainsi de son ministre de la culture ? Roger Stéphane raconta un jour à la radio que, prenant congé du Général à l’Elysée au moment où l’on venait d’annoncer l’arrivée de l’ « ami génial », il retint le bras de l’huissier qui refermait la deuxième porte capitonnée pour écouter le début de l’entretien : « Malraux, enseignez-moi ! ». On est étonné que la fidélité à l’homme du 18 juin, chez nombre de ceux qui se prétendent en être les héritiers, soit si peu fidèle à la nature singulière de cette relation.

L’appartenance à un autre monde

Depuis longtemps Malraux fut en butte aux malentendus, à la médisance, aux jugements à l’emporte-pièce. Il semble désormais abandonné à l’oubli. « Malraux pilleur de temples », répètent ses détracteurs, se dispensant ainsi de le lire et de l’étudier. « L’accusation, explique Raoul Jennar dans « Comment Malraux est devenu Malraux », est à réexaminer à l’aune d’une époque où des voyageurs, reviennent d’Asie avec des vestiges et des objets d’art qu’ils collectionnent ou vendent ». Le temple de Banteay Srei n’était ni classé, ni répertorié. Il s’agissait d’une propriété abandonnée, juridiquement non protégée. D’une res derelicta disent les juristes. Jean Lacouture fit remarquer dans sa biographie paru en 1973 que dès que les Malraux embarquèrent à Marseille pour l’Indochine le contact avec la société coloniale à bord de L’Angkor fut mauvais. Aussi peut-on se demander si sa condamnation ne vint pas sanctionner son appartenance à un autre monde. « Je suis ailleurs », disait Victor Hugo, l’« ailleurs » étant le monde de l’art dont s’obséda toute sa vie celui qui mourra en laissant derrière lui ces mots désespérés que nous citions : « Ça devrait être autrement ».

Sa participation à l’aventure du RPF n’explique pas tout. Son approche singulière de l’art, non plus, qui fut souvent considérée comme une mise en cause de la démarche de l’historien. La stupidité alors ? C’est une piste. Dans le catalogue de la rétrospective consacrée à Georges Braque en 2013 au Grand-Palais, l’éloge funèbre que prononça André Malraux en 1963 lors des funérailles nationales du peintre fut passé sous silence dans l’anthologie des textes sur le peintre. Le commissaire général de l’exposition est même allé jusqu’à écrire : « Son statut d’artiste officiel de la France gaullienne (le premier à bénéficier de son vivant d’une exposition au musée du Louvre qu’il venait de décorer) redoublé par les obsèques célébrés en grande pompe par le ministre de la Culture, André Malraux, lui avait indiscutablement porté ombrage auprès de la génération montante contestataire ».  Indiscutablement ? Diable ! Braque avait-il vraiment quelque chose à dire à un jeune artiste qui, au début des années 1970, devait exposer  son urine sous les verrières du Grand Palais ?

Sortira-t-on un jour de toute cette comédie ? C’est la question que l’on peut se poser  en déplorant avec Henri Godard la désaffection dont l’écrivain est aujourd’hui l’objet. « On entend guère, écrit-il dans la préface au beau livre de Jean-Claude Larrat, « Sans oublier Malraux », de jeunes lecteurs faire part de l’enthousiasme qui avait saisi leurs aînés lorsqu’ils avaient découvert « La Condition humaine » et « L’Espoir ». La question se pose aujourd’hui de savoir si Malraux n’est pas en train de glisser du côté de ces auteurs à qui on se contente de donner quelques coups de chapeau. » Cet enthousiasme n’était-il pas déjà de l’ordre d’un certain malentendu ? Il faut relire les pages éclairantes que Jankélévitch a consacrées à la « méconnaissance ».  Partager les idées politiques de Malraux, c’était certes communier avec lui dans un combat pour la justice, pas nécessairement être ouvert à ses interrogations les plus profondes.

Aussi la grande nouveauté, en ce quarantième anniversaire, est-elle le tirage spécial dans la collection de la bibliothèque de la Pléiade d’un volume intitulé La Condition humaine et autres écrits. Les textes réunis par le Professeur Henri Godard sont tirés des six tomes des œuvres complètes de la prestigieuse collection. Ce rassemblement de textes choisis pour leur appartenance à des domaines différents est un véritable manifeste. Il affirme, contre toute les lectures partielles de l’œuvre, la nécessité d’une lecture exhaustive. Qui veut en effet accompagner Malraux dans ses interrogations, en mesurer la richesse et la profondeur, qui veut comprendre ce que fut le foyer ardent de sa vie, ne doit négliger aucun de ses sujets de réflexion, aucun de ses engagements.

 

Jérôme Serri publie Les couleurs de la France, en collaboration avec Michel Pastoureau et Pascal Ory, aux éditions Hoebeke.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 28 Novembre 2016 à 19h27

      thierry bruno dit

      ” La stupidité alors ? C’est une piste.”
      Nous vivons une époque de profonde stupidité, alors que Malraux soit “oublié”, quoi d’étonnant ? il suffit de lire certains commentaires à cet article pour avoir la confirmation de cette sottise ambiante. Il suffit aussi de lire la conclusion d’un article dans un grand quotidien national à propos de la correspondance entre Malraux et Camus, au sujet du Nobel de Camus : “L’élève a dépassé le Maître”. Comme si un Nobel faisait une œuvre littéraire. La pauvre chose qui a commis cet article n’a pas dû beaucoup lire Malraux. Il est vrai que pour aborder l’œuvre de Malraux, il faut déjà savoir lire, lire tout simplement mais cela ne semble plus devoir être donné à tout le monde. Qu’il s’agisse des romans ou des écrits sur l’art, sans oublier les discours, il y a là un génie qui écrit, qui s’exprime et s’adresse à ceux qui veulent bien faire l’effort de l’écouter, de tendre l’oreille. Malraux l’agnostique fait écho à Bernanos le catholique. Deux géants de la littérature française, peut-être oubliés des médiocres mais qui ont marqué définitivement la littérature et ainsi, ceux qui aiment la littérature ne les oublie pas et ne se lassent pas de les lire et relire encore.

    • 27 Novembre 2016 à 13h28

      IMHO dit

      La mort de ses deux fils l’a cassé en deux .
      Quelle horreur quand on y pense .
      Ses ridicules et ses vilenies en ont été effacés, il n’en est resté qu’un homme sincère dans ses beaux mensonges .

    • 25 Novembre 2016 à 21h41

      Quatre chemins dit

      Malraux est un gros réac qui a introduit tous les vises de la pensée culturaliste

      • 28 Novembre 2016 à 19h29

        thierry bruno dit

        à vous lire, l’adjectif “gros” me vient aussi à l’esprit mais je y accole un mot qualifié de grossier qui va bien à la fange que vomit votre médiocrité.

        • 28 Novembre 2016 à 19h30

          thierry bruno dit

          “j’y accole”. Vous m’en faites bégayer sur le clavier.

    • 24 Novembre 2016 à 19h51

      Terminator dit

      Malraux était un aventurier qui n’a pas eu la chance de mourir jeune : il a fini ministre et oublié… Le seul Ministre de la Culture dont se souviennent aujourd’hui les français se nomme Jack Lang, ce qu’on appelle sans doute l’ironie de l’Histoire !

      • 24 Novembre 2016 à 20h34

        Jacques des Ecrins dit

        Des aventuriers de cette allure et de cette plume j’en redemande.

        Mais vous avez raison d’écrire “il a fini ministre et oublié”. Oublié, oui quel dommage, ici en France, comme c’est surprenant! puisqu’à peu près aucun prof n’a lu son œuvre et/ou ne la fait lire. On lui préfère sans doute les récits de guerre de B.H.L !

        Oublié en France, mais pas oublié à Tokyo, pas à Toronto, pas oublié aux USA, ni dans les pays d’Amérique du Sud et dans les anciens pays du Commonwealth. Si l’on en juge par le nombre de thèses de 3ème cycle qui y sont publiées sur son œuvre romanesque, de mémoire et de réflexion sur l’Art.

        Nul n’est prophète en son pays ! Mais l’essentiel est, qu’avec celles de beaucoup d’autres de nos concitoyens, l’œuvre de Malraux continue de rayonner partout dans le monde…

    • 24 Novembre 2016 à 18h20

      aiglagil dit

      En tant que lecteur passionné, je dois avouer que La condition humaine” m’est tombée des mains. En tant que peintre passionné, je ne pourrai pardonner à Malraux d’avoir promu et envoyé en ambassadeur de l’art français au Japon, celui qu’il nommait “notre grand calligraphe occidental”, le pitre Mathieu.

    • 24 Novembre 2016 à 17h25

      Pol&Mic dit

      tout “intellectuel” qu’il ait été !…….. (mais c’était la “mode” à une époque !…….. une autre l’a remplacée)

    • 24 Novembre 2016 à 17h18

      Pol&Mic dit

      Hélas, à lire Lacouture, il n’était pas plus malin que les autres !…..

      • 24 Novembre 2016 à 18h01

        Jacques des Ecrins dit

        Sans vouloir “Paul et mickey”, j’ai lu le Malraux de Lacouture et je ne comprends rien à votre “pas plus malin que les autres”. Si vous pouvez expliquer…je suis avidement preneur. Merci et cordialement.

    • 24 Novembre 2016 à 16h03

      Jacques des Ecrins dit

      L’œuvre d’André Malraux -souterrainement, insensible à l’ostracisme des pouvoirs publics et au dégoût méprisant de ceux qui d’ailleurs ne l’on pas lue- continue le vrai combat, celui que mène l’homme “avec ses mains périssables” : contre la Mort, contre la fascination qu’exerce la Mort, contre toutes les œuvres de Mort.

      ” Les branches de noyers se tordent dans le ciel éteint.

      Nous aurons tenté de faire ce que peut faire l’homme avec ses mains périssables, avec son esprit condamné, en face de la grande race des arbres plus forte que les cimetières.”

      A.M. “les Noyers de l’Altenburg”.

    • 24 Novembre 2016 à 8h56

      Lector dit

    • 24 Novembre 2016 à 8h54

      Lector dit

      bravo et merci à Jérôme Serri.
      En complément, la gauche historique selon Malraux contre le poujadisme (AM dixit) d’un Mitterrand :

      https://www.youtube.com/watch?v=3u9sXqhP5gU

    • 23 Novembre 2016 à 17h34

      Patrick Mandon dit

      Sur la photographie, le joli garçon qui paraît au second plan, derrière Malraux, dans l’immense foule de ceux qui soutenaient de Gaulle, le 30 mai 1968, n’est autre que François-Marie Banier. En ce temps-là, il était gaulliste et fier de le montrer. Par la suite, il devint mitterrandiste. Physiquement, il aussi beaucoup changé, mais il est vrai que c’est notre lot à tous.

    • 23 Novembre 2016 à 17h29

      Patrick Mandon dit

      Excellent article d’intelligence et d’affection pour cet homme « perdu », qui ne se retrouvait que dans l’art, cette chose plus grande que lui et que nous tous réunis. Nous pouvons lui associer sa première compagne et femme, Clara ; elle fut de sa grande aventure asiatique, et mérite, par son intelligence et sa vaste culture, plus que de l’attention.
      Il y aurait beaucoup à dire sur ce personnage proprement extravagant. Une image : celle de son arrivée dans la petite église de Colombey-les-Deux-Églises, où l’on disait la messe pour les funérailles du Général. Il paraissait accablé d’un immense chagrin. Non loin de lui se tenait Romain Gary, dans son uniforme des Forces aériennes françaises libres, un peu étriqué pour sa corpulence d’homme mûr. Ces deux hommes qui saluent une dernière fois celui qu’ils avaient admiré, et qui était bien digne de leur admiration comme de la nôtre, dissimulent derrière leur stature le nabot de l’esprit, petit commissaire du people, évoqué dans cet article, qui crut malin de jeter un crachat de prétentieuse bêtise en croyant saluer Georges Braque.
      Je déplore malgré tout l’initiative « malrussienne » qui ruina le magnifique plafond d’origine de l’Opéra de Paris, en confiant à Marc Chagall le soin de recouvrir l’œuvre admirablement Second Empire de Jules Eugène Lenepveu. Malraux détestait l’art du XIXème siècle : il ne s’est pas opposé, par exemple, au merveilleux Palais rose, que l’architecte Ernest Sanson avait imaginé pour Boni(face) de Castelanne et sa femme, Anna Gould (c’est elle qui payait). Acharné de « contemporanéité » Malraux laissa carte blanche à M. Chagall, peintre, selon moi, de second plan (à l’exception de sa période cubiste), qui barbouilla ce que nous voyons aujourd’hui, lorsque nous levons les yeux à Garnier, à la place de « Le triomphe de la beauté, charmée par la musique, au milieu des heures du jour et de la nuit”, titre donné à son plafond par Lenepveu.

      • 24 Novembre 2016 à 8h51

        Lector dit

        oui Mandon, excellent article qui dit aussi bien l’alliance des combattants par delà les obédiences politiques -loin des misérables politiciens-, que l’engagement, quasi sacerdotal, dans et pour la création.
        Comme tous ceux qui sont nés sous la présidence de Pompidou, c’est-à-dire tous ceux qui ont eu connaissance du monde d’avant la bêtise et le laxisme contemporains, je n’ai jamais oublié Malraux dont, avec une autre du Lacenaire des “enfants du paradis” interprété par Marcel Herrand, résonne encore à mon oreille une déclaration singulière que l’ancien ministre de la Culture, si actif, répondit à son épouse (Clara il me semble) au sortir de la Libération lorsque celle-ci lui demanda ce qu’il comptait faire enfin : (en substance) “vous ne pensez tout de même pas que je vais aller travailler”. Il n’est point de doute qu’il s’agissait là encore de la profession de foi d’un homme pour qui “la puissance de créer”(Cf.VVG) était un engagement tout aussi politique -au sens noble et d’une éthique personnelle sûre- que celui qui avait guidé ses pas en Espagne ; celui aussi d’un homme qui savait l’oppression matérielle et les vanités pécuniaires du salariat et du patronat ; bref d’un homme libre, qui chérissait la Liberté par dessus tout, qui aurait voulu qu’elle conduise les hommes pour les extirper de leur condition tant humaine que sociale. De là sans doute qu’il dut parfois faire le flibustier et qu’en toute docilité les imbéciles puissent médire de lui en le traitant in fine de pirate.

        • 24 Novembre 2016 à 11h52

          ReCH77 dit

          Je me permets une petite rectification. Le fameux “Vous ne pensez tout de même pas que je vais travailler” a été prononcé durant l’été 1923 quand le jeune couple constata qu’il était ruiné. Alexandre Duval-Stalla* rappelle que les placements effectués par André (l’avance sur héritage de Clara) sur des valeurs mexicaines douteuses en furent la cause. Clara et André ont voyagé en menant grand train. C’est à ce moment que lui vint l’idée du “casse archéologique”.

          * “André Malraux – Charles de Gaulle : une histoire, deux légendes réédité en folio. 

        • 24 Novembre 2016 à 12h12

          Lector dit

          vous avez tout à fait raison, je viens tout juste de vérifier après avoir reconstruit ce matin l’info d’après le souvenir d’un document télévisuel visionné lorsque j’étais enfant.

        • 24 Novembre 2016 à 12h14

          Lector dit

          je donnerai plus tard le lien vers un autre document dans lequel on peut entendre Clara rappeler elle-même cette phrase et le contexte.
          Bonne journée.

        • 24 Novembre 2016 à 17h10

          Lector dit

        • 25 Novembre 2016 à 9h12

          ReCH77 dit

          Merci du lien vers l’émission. Clara termine son témoignage par ces mots : “… Et nous nous sommes préparés à partir au Cambodge trouver le temple qui nous attendait.” On peut entendre l’énoncé serein de quelque chose d’évident, un Destin.