Euro: faut-il vraiment avoir peur d’en sortir? | Causeur

Euro: faut-il vraiment avoir peur d’en sortir?

Un scénario raisonnable de sortie de crise

Auteur

Gérard Lafay et Jean-Pierre Gérard
dirigent l'Institut Pomone (Pour une organisation monétaire nouvelle en Europe).

Publié le 21 mars 2017 / Économie

Mots-clés : , , ,

Contrairement aux arguments fallacieux présentés par les tenants de la haute finance, une sortie de l’euro est tout à fait réalisable. Il se fera en remplaçant l’euro par un franc nouveau, en échangeant un euro existant contre une unité de cette nouvelle monnaie (un pour un). L’abandon de l’euro aurait certes pour effet de compliquer les formalités des touristes, comme lorsqu’ils vont au Royaume-Uni, mais les changements seront purement formels à l’intérieur de notre pays.
euro franc macron lepen bce

Sipa. Numéro de reportage : 00632080_000003.

Les grandes fortunes financières veulent absolument faire élire Emmanuel Macron à la présidence de la République française, celui-ci leur ayant donné de nombreux gages depuis son parcours à la Banque Rothschild puis à l’Élysée, notamment en permettant le passage d’Alsthom-Energie entre les mains de l’américain General Electric, puis le rachat de SFR par le magnat Franco-israélien  Patrick Drahi (lequel abrite sa fortune dans les paradis fiscaux). Après avoir plombé la candidature de François Fillon par des méthodes plus anti-démocratiques les unes que les autres, la haute finance s’affole à l’idée que la présidence pourrait échoir à Marine Le Pen. C’est dans ce contexte qu’il faut lire l’article qu’a publié Le Figaro le 9 marssur le “scénario noir” que constituerait pour la France la sortie de l’euro. On tente ainsi d’effrayer les électeurs avec un titre en première page et une série d’arguments présentés, dans les trois pages suivantes, par des auteurs inconnus mais se référant à des opinions émises par les financiers.

Le fiasco de la monnaie unique

On feint d’ignorer délibérément les conséquences qu’a eues l’entrée de la France dans l’euro. On peut les estimer en nous comparant aux principaux pays industrialisés qui disposent de leur souveraineté monétaire (États-Unis, Grande Bretagne, Suède). Sur la période 2000-2015, la France accuse un retard de croissance cumulé compris entre 11 % et 16 % de son PIB, soit une perte sèche comprise entre 236 et 344 milliards €, soit encore une perte de prélèvements obligatoires de 106 à 155 milliards €. À ce manque à gagner s’ajoutent le coût du chômage, celui de la lutte contre la pauvreté et la situation des systèmes de retraite, très sensibles au taux de croissance de l’économie.

Dès décembre 2011, un collectif de douze économistes français de renom avait demandé un démontage concerté de l’euro. Tous les économistes compétents, notamment de nombreux prix Nobel,  admettent l’échec patent de la monnaie unique. Ceux qui voudraient la garder reconnaissent que la seule solution serait de construire une “Europe fédérale des transferts”, où les plus riches des pays paieraient éternellement pour les plus pauvres. Si cette solution semble viable économiquement, elle ne l’est pas politiquement, car les peuples européens n’en veulent pas, à commencer par les Allemands qui seraient les premiers concernés.

Pour tenter de sauver l’euro, le président de la BCE, Mario Draghi, a abandonné la politique de son prédécesseur fin 2014. La dépréciation de cette monnaie a été obtenue grâce à une création monétaire excessive et des taux d’intérêt quasi-nuls, selon la méthode américaine (Quantitative Easing), ce qui engendre désormais une inflation des actifs, une diminution des investissements dans l’économie et le gonflement de bulles spéculatives, lourdes de menaces. Si cette dépréciation semble favorable pour la compétitivité vis-à-vis du reste du monde, elle n’a rien changé aux deux disparités structurelles entre les pays de la zone euro : d’une part la divergence chronique des rythmes d’évolution des prix intérieurs, qui reflète la diversité socio-culturelle des pays de cette zone; d’autre part la différence d’efficacité des systèmes productifs et des spécialisations sectorielles, qui persiste toujours entre les économies concernées. Par rapport à l’Allemagne, les experts du FMI estiment ainsi que la France a désormais un écart de compétitivité de 20 %.

Pour sortir du piège de l’euro, la bonne solution serait de renégocier un nouveau Traité européen, de façon à revenir à une monnaie commune, c’est-à-dire à une unité de compte équivalente à l’ancien écu (solution qui prévalait avant l’euro). Par rapport à celle-ci, les taux de change des monnaies nationales pourraient être stabilisés en termes réels, c’est-à-dire en tenant compte de la divergence inévitable des rythmes d’inflation. La dette souveraine de l’État français, émise pour 97 % en droit français, serait convertie en notre nouvelle monnaie nationale, selon le principe de la lex monetae, puisqu’en vertu du droit international, chaque pays a droit à sa souveraineté monétaire.

Au lieu de recourir à la finance internationale, tout nouveau déficit budgétaire serait financé monétairement sans aucune inflation, par la mise à disposition des ressources résultant de l’augmentation souhaitée de la masse monétaire en circulation. Ce serait la seule voie d’injection monétaire, la source bancaire étant tarie du fait de la réforme monétaire préconisée par Maurice Allais. Pour être crédible, et afin d’éviter toute dérive démagogique, le principe d’indépendance de la Banque de France serait affiché clairement, dans le cadre d’un mandat assurant une croissance raisonnable de l’offre de monnaie (taux annuel de l’ordre de 4% à 5%, correspondant à l’augmentation du volume de production et d’une hausse modérée des prix).

Un euro pour un nouveau franc

Contrairement aux arguments fallacieux présentés par les tenants de la haute finance, la sortie de l’euro est tout à fait réalisable, ne présentant pas une grande complexité. Dans le cas de la France, il se fera en remplaçant l’euro par un franc nouveau, en échangeant un euro existant contre une unité de cette nouvelle monnaie (un pour un). L’abandon de l’euro aurait certes pour effet de compliquer les formalités des touristes, comme lorsqu’ils vont au Royaume-Uni, mais les changements seront purement formels à l’intérieur de notre pays. Pour les avoirs bancaires, la conversion sera instantanée. Pour les billets, l’échange des billets actuels contre les nouvelles coupures se fera à un coût raisonnable, qu’il nous faudra négocier avec la BCE. Pour les pièces, l’échange pourra se faire rapidement, les pièces actuelles en euros étant gardées provisoirement avant l’échange.

À l’intérieur de l’économie française, les prix des biens, des services et des salaires seront automatiquement convertis selon le taux retenu (un franc nouveau pour un euro). Le même taux de conversion sera appliqué aux actifs intérieurs, qu’il s’agisse des actifs immobiliers, des créances sur l’économie française ou des actions des entreprises de droit français. L’État assurera une garantie publique afin que tous les contrats soient respectés. Les dettes privées internationales des entreprises, portant sur des contrats commerciaux et exprimées en euros, seront, quant à elles, converties en nouvel écu, la monnaie commune. En outre, une étude récente de Cédric Durand et Sébastien Villemot montre que, pour les pays qui feront l’expérience post-euro d’une dévaluation – dont la France -, il n’y a pas de risque bilanciel  (à l’exception de l’Espagne). Ces économistes de l’OFCE proposent ainsi d’abandonner l’euro pour sauver l’Europe.

Effectivement, la négociation avec nos partenaires ne signifie pas que la France veuille sortir de l’Europe. Ne confondons en aucune façon celle-ci avec l’Union européenne. Ce monstre bureaucratique, régi par une Commission dépourvue de toute légitimité démocratique, et appuyé par un “gouvernement des juges”, a prouvé sa nocivité, tant pour l’économie que pour la politique migratoire. Un Traité alternatif existe, rédigé sous la direction de Michel Robatel, Président d’honneur de POMONE, et repris aujourd’hui par les partis politiques DLF, MRC et FN. C’est pourquoi il faut le proposer, afin de remplacer cette Union européenne en perdition par une Confédération d’États européens souverains, c’est-à-dire une grande Europe des patries, de l’Atlantique

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 23 Mars 2017 à 12h05

      Warboi dit

      “Après avoir plombé la candidature de François Fillon par des méthodes plus anti-démocratiques les unes que les autres, la haute finance s’affole à l’idée que la présidence pourrait échoir à Marine Le Pen.”
      ???
      “La haute finance” ?? Mais qu’est-ce que c’est que cet article tout droit sorti de délires complotisto-frontistes ??
      Causeur c’est vraiment de pire en pire.

      • 23 Mars 2017 à 13h49

        Livio del Quenale dit

        la “réalité” n’est pas toujours là où on nous dit qu’est la vérité.
        Parce que la vérité, c’est chacun la sienne.

    • 23 Mars 2017 à 8h30

      RB83 dit

      Que l’Euro ne fonctionne pas, tout le monde en convient compte tenu des différences entre les pays, l’absence de mobilité du travail et l’absence de transferts… mais lorsque l’on est une économie faible (comme la France), en sortir va faire du dégât…
      Les rédacteurs de cet article passent sous silence les vrais problèmes qui sont ceux de l’épargne des particuliers et des entreprises, de leur trésorerie et de leurs dettes (qui elles, ne bénéficient pas de cette fameuse lex monetae).
      Quant à faire financer la dette publique émise par la France par la Banque de France, hors des marchés financiers qui prèteraient mais avec un taux bcp plus important, le Zimbabwe et le Venezuela l’expérimentent…
      Notre économie étant faible, une sortie de l’Euro impliquera une dévaluation de la future monnaie. Si on laisse faire les acteurs économiques, ils vont naturellement chercher à sauvegarder leur patrimoine et leur trésorerie, donc faire sortir leur argent du pays.
      La seule solution, et l’économiste du FN l’a d’ailleurs reconnu, c’est d’empêcher les transferts et de négocier avec les pays étrangers que l’argent détenu par des ressortissants français soit automatiquement converti dans la monnaie nationale… et cela, DES LE LENDEMAIN des élections car les gens anticipent.
      La dette des entreprises leur coutera, en supplément des intérêts, le côut de la dévaluation, d’où impact sur la trésorerie, les marges, la rentabilité, le chômage etc…
      Bref, les auteurs de cet article devraient être honnêtes jusqu’au bout. Je peux comprendre, qu’idéologiquement, un pays veuille retrouver l’intégralité de sa souveraineté et d’expliquer les lendemains qui chantent dans le futur. Peut-être … Mais avant d’arriver là, il faut expliquer que ce ne sera pas indolore et que cela aura un côut non négligeable pour TOUT LE MONDE et IMMEDIATEMENT. Une fois que l’on explique clairement les choses, on peut effectivement demander aux gens de choisir en conscience.

      • 23 Mars 2017 à 8h52

        durru dit

        Il faudrait aussi expliquer les risques qu’on encourt à s’entêter à ne rien faire. Ou plutôt à ne rien changer.
        Et là, je crois que l’analyse sera un peu différente.

        • 23 Mars 2017 à 9h26

          RB83 dit

          Vous avez tout à fait raison. Et, c’est bien mon point. Il faut décrire ce qu’il se passera, en évitant à la fois de parler de nuages de sauterelles et du monde merveilleux de oui-oui en sortant des raisonnements simplistes.
          Depuis 2014, l’Euro a perdu 30% de sa valeur par rapport au dollar. La BCE injecte des liquidités à tour de bras pour permettre aux Etats de se financer pas cher. Précisément ce que certains voudraient faire en retrouvant une monnaie nationale. Qu’ils soient satistaits, c’est déjà fait ! Je n’ai pas l’impression que notre situation économique se soit améliorée bien au contraire… Le problème est donc un peu plus complexe qu’un retour aux monnaies nationales…

        • 23 Mars 2017 à 11h59

          durru dit

          La différence majeure étant celle de la responsabilité (ou plutôt de l’absence de celle-ci, dans notre cas présent).
          Tous les politiques nationaux, sans exception, expliquent à qui veut l’entendre qu’ils n’y sont pour rien, que ce n’est pas de leur faute, que c’est l’UE, l’Eurogroupe, etc.
          Faire disparaître ce trou noir de l’irresponsabilité sera un grand pas (ou grand bond) en avant à lui tout seul. Je ne suis pas certain que MLP s’en rende compte, mais c’est le cadet de mes soucis.

        • 23 Mars 2017 à 17h47

          i-diogene dit

          RB83,

          L’ Euro était trop fort, par rapport au Dollar, ce qui pénalisait l’ économie française et celle de l’ UE..

          L’UE exporte plus qu’ elle n’importe, (excédant global: 246 milliard en 2016)…

          .. sauf avec la Chine, où l’ UE reste déficitaire): donc un Euro moins fort de 30 % à une incidence positive directe sur les exportations, donc le déficit de la balance commerciale avec la Chine..

          C’est une bonne chose..: plus on se rapproche de la parité Euro/Dollar, moins la concurrence est faussée..!^^

        • 23 Mars 2017 à 18h21

          durru dit

          Les seuls pays de la zone Euro qui présentent un excédent commercial sont l’Allemagne, les Pays-Bas et, je crois, l’Estonie. C’est tout. Alors, va en Allemagne pour en profiter. Sinon, tais toi.

    • 22 Mars 2017 à 18h54

      Perplexe dit

      Combien coûtait 1 kg de tomates en 2000 ? aujourd’hui 3 euros soit 20 anciens francs bonjour , heureusement on nous dira que les salaires ont suivi maintenant une sucette à 6,5 francs ça ne choque plus on a bien appris à nos jeunes à ne pas convertir mais à se convertir…

    • 22 Mars 2017 à 17h56

      i-diogene dit

      Pour les nuls:

      - en 1987, il fallait 9,60 Francs pour 1 Livre Sterling,
      - aujourd’hui, il ne faudrait que 7,50 Francs pour 1 Livre Sterling..

      La stabilité de l’ Euro nous a fait gagner près de 20 % sur la Livre Sterling, en l’ espace de quelques années..!

      .. Y’ a pas photo..!^^

      • 22 Mars 2017 à 18h24

        durru dit

        Sauf que le propre de la livre est d’avoir fait yoyo. Sa baisse avait commencé avant le Brexit, mais elle va remonter à un moment. En ’87, est-ce qu’elle était au plus haut, ou au plus bas? Puis, quelle importance, à la fin?

        • 22 Mars 2017 à 18h58

          steed59 dit

          e effet la BoE avait lancé une politique monétaire très agressive à l’époque de l’arrivée de Cameron, afin de “soulager” les coupes extrêmement sévères dans les dépenses publiques. Résultat l’économie britannique s’est désetatisée et est devenue une des plus performante du continent. Les anglais n’ont plus besoin de l’Europe comme dans les années 70. Nous, avec l’euro, nos réformes se feront à vif, comme chez les grecs, et pas sûr que le malade y survivent. Mais puisqu’on vous dit que l’euro c’est formidable

        • 23 Mars 2017 à 0h24

          i-diogene dit

          Quelle importance..?

          Crois-tu sérieusement que l’ instabilité monétaire n’ a aucune incidence sur l’ économie, le pouvoir d’ achat, les retraites, l’ épargne, ou les crédits..?^^

          La spéculation entre la Livre et l’ Euro est un facteur puissant d’ instabilité monétaire pour la Livre.. Sans conséquence aucune pour l’ Euro, puisque d’une puissance financière disproportionnée..

          L’ Euro tend à s’ affranchir de la dictature mondiale du Dollar (DSK, Lagarde et Junker)..

          Les conséquences financières de la politique protectionniste de Trump, vont certainement accélérer les choses..!^^

        • 23 Mars 2017 à 6h40

          durru dit

          Cours livre-dollar, quelques échantillons:
          Jan 1979 1,9920
          Juill 1979 2,2594
          Oct 1979 2,0807
          Oct 1980 2,4372
          Sept 1981 1,8106
          Mar 1983 1,4825
          Mai 1983 1,6005
          Févr 1985 1,0790
          Juill 1985 1,4110
          Juin 1987 1,5953
          Mar 1988 1,8848
          Août 1988 1,6840
          Nov 1988 1,8527
          Juin 1989 1,5519
          Juill 1989 1,6645
          Août 1989 1,5685
          Jan 1990 1,6778
          Août 1990 1,8890
          Jan 1991 1,9660
          Et tu vas m’expliquer, bien sûr, que l’époque de Thatcher a été terrible pour l’économie britannique.
          Quant à ’87, voilà, la livre était au plus bas, ou presque. T’as bien choisi ton critère de comparaison. Qui ne veut strictement rien dire. Car si tu prends une autre période, la conclusion peut être totalement inverse.
          Il n’y a pas de puissance politique derrière l’euro, est-ce que tu es capable de comprendre au moins ça? Ni militaire, ni d’aucun autre type, ni même économique. Les pays de la zone euro se font la guerre sur tout: les impôts et les taxes, les contrats de travail, les couvertures sociales, etc, etc.

    • 22 Mars 2017 à 17h31

      da85 dit

      Maurice Allais nous l’avait dit L’Euro était un rêve d’utopiste.L’Ecu était la bonne formule en Europe chaque monnaie s’appréciant par rapport a une monnaie de référence.
      Mitterrand a voulu l’Euro il était nul en économie on a vue sa gestion de la France, un gouffre. Son conseiller Jacques Delors nous prédisait 5 millions d’emplois crée par l’Euro et aujourd’hui nous avons 6 millions de chomeurs. Hollande a achevé le socialisme. Quittons cette Europe de Bruxelles, son Euro et son immigration invasion obligatoire. Marine a raison retrouvons nos frontières construisons notre destin

      • 22 Mars 2017 à 18h02

        i-diogene dit

        .. Sauf que MLP est totalement nulle en économie..:

        Le retour au Franc est une hérésie économique: 1 Franc = 15 centimes d’ Euros..

        A titre indicatif:

        - 1 Livre turque = 29 centimes d’Euros..!^^

        • 22 Mars 2017 à 19h12

          Lector dit

          sauf qu’une sortie de l’euro n’implique pas de revenir à l’ancien nouveau franc. Par contre ça permettrait de gérer les dévaluations (etc.) au niveau national en ne prétendant pas comme dans la monnaie unique que toutes les monnaies se valent et qu’elles peuvent toutes subir la même dévaluation sans encombre.

        • 23 Mars 2017 à 2h07

          i-diogene dit

          Lector,

          Le Franc ayant une parité fixée définitivement par rapport à l’ Euro, quelle que soit la monnaie adoptée, il y aura toujours le même rapport avec l’ Euro, qu’ à sa création (par définition).

          La parité entre un “Nouveau Franc” et un Euro, sous-entendrait une réévaluation de 655,967 %..

          - Quelle banque financerait un projet aussi farfelu..?
          - Elle prêterait sur quelles garanties financières..?
          - T’imagines la faiblesse d’ une telle monnaie face la spéculation mondiale..?
          - Quelle banque étrangère accepterait le change avec une monnaie aussi craignos..?

          Cette histoire de parité entre une nouvelle monnaie nationale et l’ Euro, est une intox, une escroquerie évidente à l’ intention des gogos bas du front du FN..!^^

        • 23 Mars 2017 à 2h28

          eclair dit

          idiogene non c’est toi qio sort n’importe quoi.

          Aujourd’hui tu as des euros marks, des euros francs, etc..
          l’euro contrairement à ce que tu crois n’est pas unique

          Les banques centrales ont assurés une parité des differentes monnaie sous une dénomination commune. Mais cela n’est pas complétement une monnaie commune chaque banque centrale a un bilan comptable distinct.

        • 23 Mars 2017 à 6h43

          durru dit

          Et de toute façon, cela change quoi de devoir payer 1 franc ou 10 francs, à partir du moment où le salaire est soit 2000, soit 20000? C’est juste une question de convention, rien d’autre. C’est pas parce que le yen ne vaut que dalle que les japonais n’ont pas de pouvoir d’achat.

        • 23 Mars 2017 à 14h27

          Livio del Quenale dit

          l’Europe attire parce qu’elle a les “mains percées”.

          Elle paye aussi grassement les dossiers bien ficelés par de gros malins bien plus futés que nos pieds nickelés de technocrates de Bruxelles.

          Les banques empruntent à 0% à la BCE pour prêter aux états à 8%
          (chez moi les cons vont à la foire)
          -
          Cette Europe finirait bien par englober le moyen orient et le Maghreb si tout continue à vau-l’eau et ceux qui payent n’ont pas fini d’être essorés. Rome a eu cet épisode de relâchement des mœurs de ‘économie et des finances.
          C’est le propre des empires en expansion.

    • 22 Mars 2017 à 17h06

      marcopes dit

      à en voir le résultat actuel on avait surtout raison d’avoir peur d’y entrer

      • 22 Mars 2017 à 17h30

        i-diogene dit

        Bin, tiens: c’ est pour cette raison que beaucoup de pays veulent entrer dans l’ UE..: stabilité monétaire, avantages économiques et commerciaux, etc..

        Les pays les plus en retard ont fait un bond économique et social important: Pologne, Roumanie, Kosovo, etc..

        Même la France a profité d’ une stabilité forte de l’ Euro..!^^

        • 22 Mars 2017 à 17h34

          durru dit

          Kosovo c’est un paradis des trafiquants, débilogène! Qui ne fait pas partie de l’UE, hein. Qui a l’euro comme monnaie parce que c’est plus facile pour les trafics, c’est tout.
          Pour les autres, ils ont mis en sourdine l’adhésion à l’euro.
          Reste profiter de tes putes et arrête de sortir des imbécilités à chaque post.

        • 22 Mars 2017 à 17h50

          i-diogene dit

          Durru,

          Le paradis des trafiquants, c’ est la France: demande à Fillon, il va t’ expliquer que les Kosovars sont de petits joueurs..!^^

        • 22 Mars 2017 à 18h25

          durru dit

          Crétin, on parle de trafic d’êtres humains, de trafics d’organes. T’es complètement idiot.

        • 22 Mars 2017 à 23h33

          marcopes dit

          c’est sur notre économie à fait un bond pour la grande finance surtout car pour les autres ils se battent en tirant les prix vers le bas et que dire du chômage qui a explosé depuis notre passage à l’euro ;toute la différence est dans l’identifiant et l’identifié car ce que nous avons en réalité n’est rien d’autre qu’un outil de mondialisation qui continuera inéluctablement à nous mettre à genou : nul besoin d’avoir fait de grandes études pour comprendre à qui cela profite ,

    • 22 Mars 2017 à 15h31

      isa dit

      Je ne vais pas plus loin: Fillon faisant peur aux grandes fortunes hihihi hahaha

    • 22 Mars 2017 à 14h15

      emem dit

      Une réalité, abandonner l’euro pour sauver l’Europe mais aussi la France.
      Jacques Sapir est du même avis (Voir son site)

    • 22 Mars 2017 à 14h07

      marie210917 dit

      Il ne faut surtout pas avoir peur de sortir de l’euro !

      Un pays qui ne peut battre monnaie n’est plus un pays souverain.

    • 22 Mars 2017 à 12h17

      cliquet dit

      Bonjour Messieurs Ce que vous dites est de pur bon sens mais, hélas, passe au dessus de la majorité de nos concitoyens. Ils ne manquent pourtant pas d’intelligence, mais d’informations sur le système financier et en particulier de la création monétaire par la dette, elle même génératrice d’intèrêts. Il est navrant de constater que beaucoup d’entre eux croient encore que les billets ne sont que l’expression d’une quantité d’or en reserve dans les caves de la BCE…
      Ils ne font pas non plus de différence entre inflation et dévaluation, en raison de la confusion volontairement entretenue dans le dommaine financier. Toute l’histoire que nous vivons depuis 200 ans tourne pourtant autour du contrôle de la monnaie, qu’elle soit fiduciaire ou scripturale…