PS en phase terminale | Causeur

PS en phase terminale

Et Macron en fossoyeur?

Auteur

Hervé Algalarrondo
Journaliste et essayiste,

Publié le 07 février 2017 / Politique

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La tragi-comédie de la primaire de la gauche a été un clou supplémentaire dans le cercueil d'un PS tué par ses propres dirigeants. Tout comme la SFIO d'antan, le parti d'Epinay n'a plus de raison d'être.
Emmanuel Macron PS Frondeurs Manuel Valls Primaire PS élections présidentielles

Dernier des trois débats télévisés avant le premier tour des primaires de la gauche, Paris, 19 janvier 2017

Tandis qu’il agonise… Comment ne pas songer au célèbre  roman de William Faulkner en voyant le PS se consumer un peu plus chaque jour ? La primaire organisée le mois dernier devait permettre au parti né à Épinay en 1971 de se refaire une santé. Las ! elle a confirmé que le malade avait atteint un stade critique. Le chiffre à retenir n’est pas le score de tel ou tel candidat du premier tour, pas plus que le résultat du second tour, mais celui de la participation : le premier dimanche, elle a diminué de près de 40 % par rapport à la primaire de 2011. Déjà, les taux d’audience des différents débats télévisés avaient été faiblards, très faiblards. À l’automne, la primaire de la droite avait suscité un réel engouement. En janvier, la primaire du PS a mis en lumière un vrai rejet.

Les formations politiques sont à l’image des civilisations : mortelles. L’ancêtre du PS, la SFIO, a résisté à beaucoup d’avanies, de la guerre d’Algérie au retour au pouvoir du général de Gaulle. Mais elle n’a pas survécu au score calamiteux de son candidat, Gaston Defferre, à l’élection présidentielle de 1969 : 5 %. Or les sondages créditent aujourd’hui le vainqueur de la primaire socialiste d’un score à peine plus élevé au premier tour de la prochaine présidentielle. Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, poser la question de l’après-PS ne relève donc plus de la politique-fiction.

À l’origine des refondations politiques, il y a toujours un homme. En 1969, il s’appelait François Mitterrand. Après l’échec de Gaston Defferre, il était le leader incontesté de

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    publié dans le Magazine Causeur n° 43 - Fevrier 2017

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    • 9 Février 2017 à 19h14

      Alex Z dit

      Franchement, la perspective pour cette élection présidentielle qui arrive à grands pas, n’est pas réjouissante. La gauche est divisée à l’extrème, le PS lui-même ultra-divisé, les écolos politiques n’en parlons même pas. La Bulle Macron risque d’exploser à tout moment. A droite, Fillon s’est lui-même discrédité auprès de l’opinion pour avoir utilisé tous les rouages d’enrichissement personnel qui étaient à sa disposition, lui aussi est éjecté de la course malgré qu’il persiste et signe, il amène son parti tout droit à l’échec (alors qu’il avait un boulevard qui s’ouvrait devant lui, mais passons). Qui reste-t-il ?
      J’ai bien peur que l’extrème droite ait lors de ces élections sa chance HISTORIQUE d’accéder aux affaires. Par défaut de crédibilité des autres candidats.

    • 9 Février 2017 à 7h52

      QUIDAM II dit

      Depuis très longtemps le PS est devenu un petit club endogame d’énarques, de bobos, de privilégiés se drapant dans le lin blanc d’une imposture morale qui les a conduit à regarder « le peuple » de haut, avec un rien de commisération bienveillante quand il vote bien ; avec un profond mépris quand il vote « populiste »…
      Petit club qui réserve ses sentiments les plus vifs et son action politique la plus déterminée pour de nouveaux « damnés de la terre » (bénéficiant pourtant des mêmes droits que les Français dits « de souche »).
      Nouveaux damnés bénéficiant surtout de la protection d’Etats et d’Emirats puissants, riches et très généreux pour leurs amis.
      L’électorat liée à la base sociologique traditionnelle du PS se disperse à présent entre les formations de Mélenchon, de Macron, de Marine le Pen, les écologistes, le microscopique NPA… et le PS de Hamon.
      Est-ce bien étonnant ?

    • 8 Février 2017 à 20h48

      Livio del Quenale dit

      Le PS est mort à Reims en 2011, Ségolène vous avait prévenu.

      Et la gauche est moribonde, parce que sans imagination.
      Ne comptez pas sur Macron qui maintenant roule pour lui mais qui de toute façon est une bulle de savon politico-médiatique qui va se ramasser à la lecture de son programme, qui va en laisser pantois un bon nombre.

      Comment dites vous ? ah oui Hamon, le ravi qui cherche les murs depuis qu’il est élu . Hamon-beau-bateau qui prend déjà l’eau comme le pédalo de l’autre .
      Ils peuvent bien prendre un commerce sur la plage d’Agadir si toutefois Assan veux encore d’eux.

      • 8 Février 2017 à 20h53

        Livio del Quenale dit

        erratum Hassan veut

    • 8 Février 2017 à 13h52

      Anouman dit

      La politique française est un quatre quarts, mais moins appétissante que le gâteau du même nom. Il est quand même dommage qu’aucun n’arrive à soulever un peu plus d’enthousiasme. Car peut importe celui qui sera élu, il sera élu par défaut, par dépit comme l’était déjà Hollande. Encore cinq ans de perdus?