Macron, l’illusion du progressisme | Causeur

Macron, l’illusion du progressisme

En marche arrière!

Auteur

Hélé Béji
Ecrivain

Publié le 30 mars 2017 / Politique

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Emmanuel Macron en meeting à Dijon, mars 2017. SIPA. 00799424_000003

Emmanuel Macron est entré en politique baigné d’une révélation lactée, les traits noyés d’une transparence nouvelle, dans une flottaison d’absolu. Alerte, captivé par l’appel soudain de sa vocation, aimant ses amis progressistes aussi « farouchement » que les missionnaires du XIX° siècle allaient convertir le feu des forêts primitives, il avance avec une prestesse d’archer chassant les papillons dans une prairie de coquelicots. Il marche dans la fraternité des demi-dieux, mousquetaire de l’Olympe contre les « centaures des montagnes », les Conservateurs. Théosophe du progrès, il transcende les chapelles, unit les passions déchirées, purifie la culture de ses « rabougris ». Progresseur charmeur, il escalade la nouvelle aube avec le sourire raphaélique des pèlerins reconstruisant en chœur les ruines du mont Cassin.

Qui n’aime le progrès (progressus en latin signifie « marche en avant »)? Bien-être, bonheur, confort, nouveauté, réussite, abondance ? Mais les partitions de la « lutte contre le sous-développement » après l’Indépendance, les vivats du sacre progressiste soulevant les tribunes, les guides marchant dans « le sens de l’histoire », effleurant les doigts tendus par milliers, on les connaît par cœur. Nos progressistes ont joué toutes les gammes du progrès. Les cymbales de l’avenir radieux ont vibré contre la nuit coloniale, à frapper nos tympans de surdité.

Les tragédies du progrès total

Mais quelques décennies plus tard, c’est le désastre. Les marcheurs du progrès foulent un sentier de tourbières, de fosses et de tombes. Le progrès n’est plus la clarté d’un matin de lumière, mais le crépuscule d’un horizon aveugle. Quoi ? Le progrès n’est plus à sens unique ? Non, ses flèches pivotent, se heurtent, sa boussole part en vrille, son axe se renverse. Nos yeux fixaient la montée, ils se braquent sur la descente, la tête nous tourne, c’est la chute.

Au nom du progrès, les crimes des décolonisés ont fini par dépasser tout ce que les colons leur ont fait subir. Les progressistes ont commis autant d’injustices qu’ils ont engagé de promesses. Les dégâts du progrès ont ruiné la somme de ses bienfaits. Ils ont enfanté des maux dont l’inhumain est encore à venir. Qui est en mesure de les guérir ?

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C’est pourquoi les démarcheurs de progrès me laissent un peu rêveuse, au regard des tragédies que le mythe du progrès total a générées. La foule des réprouvés, des incrédules du progrès fera tonner contre l’impénétrable vitrine de son paradis, l’orage de leurs souffrances. Quand le progrès devient un bonheur aussi inaccessible que l’au-delà, un faux paradis, est-il meilleur que l’utopie religieuse ?

Emmanuel Macron est un jeune seigneur progressiste qui veut dépasser les clivages gauche-droite. Il les trouve démodés. Soit. Mais que signifie alors son opposition entre « progressistes » et « conservateurs », sinon répéter le schéma de la gauche « moderne », contre la droite « réac » ? Sinon refuser toute intelligence aux conservateurs, toute reconnaissance morale à ces racornis de l’histoire ? La division est encore plus violente. L’église progressiste doit écraser la conscience impie des conservateurs, ôter toute respiration à la tradition. Résultat : la résistance du passé,  cette raison fossile, se rebelle. La dignité humaine est en mal de restauration, pas de révolution. Est-ce si honteux ? Est-ce un crime ? L’empire du progressisme s’est ramassé au sommet d’une pyramide dont les fondements s’enfoncent dans le mépris moral.

Les premiers bénéficiaires de l’hégémonie du progrès sont… les progressistes

Tant qu’ils n’étaient pas gens de pouvoir, les progressistes étaient fréquentables. Humbles, soucieux de vérité, démunis, sans pouvoir, en minorité, épris de savoir, humanistes, habités de questions exprimant par leurs œuvres la noblesse imparfaite, mais perfectible et modeste, de la condition humaine.

Mais quand ils se mettent à empoigner le sceptre de l’histoire pour la téléguider, coulés d’absolu, fondus dans la puissance de l’Etat, qu’ils se transforment en ligues de vertu, en observatoires du vice, en directeurs de conscience, en petits-saints des droits de l’homme, en inspecteurs des mœurs, en marquis dictant au peuple un plan pour son Bien qu’il attend toujours, alors qu’ils prennent garde aux soulèvements que les cœurs surannés réservent à ce nouveau clergé !

Les premiers bénéficiaires de l’hégémonie du progrès sont… les progressistes. Les prélats du progrès récoltent en bons aumôniers la moisson de leurs homélies, comme l’église a amassé durant des siècles sa fortune colossale sur la crédulité des âmes simples. Le progressisme est une usurpation de la tradition populaire.

Mais est-il si nouveau, ce préjugé des « progressistes » supérieurs aux « conservateurs » ? Non, c’est lui qui a pris un coup de vieux. Le « désir d’avenir » est un peu fatigué. Tandis que le désir du passé est un acteur vigoureux du présent. Peut-être que ce sont les progressistes, au fond, qui sont des réactionnaires.

Monsieur Macron, méfiez-vous!

Les progressistes ont pris le masque de cire des figures de musée, et les conservateurs la mine d’une jouvence de l’histoire, le souffle de ce que la littérature allemande appelait au XIXème siècle « l’âme du peuple », le sturm und drang (« tempête et passion »). Certes, ce qui fut autrefois le romantisme du « mal du siècle », avec des écrivains de génie, avec René et Werther, montre aujourd’hui une infirmité canaille, moins sublime, disant ce qu’elle peut avec les accents populeux de ceux que la culture progressiste a privé de langage. Le progressisme n’est plus un humanisme.

Macron a déjà réduit sa flamme progressiste aux convenances pour complaire aux codes de l’opinion. Il aurait remplacé, dit-on, ses manches de mousquetaire, raffinement trop criant pour ceux que l’élégance énerve, par des boutons ordinaires. Dommage. Le calcul flétrit le panache de la liberté. L’intimidation sociale est la pire forme de conformisme réac.

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M. Macron, méfiez-vous, le progressisme radical a des conséquences terribles. Je vous invite à refaire un tour par ici, sur notre rive sud. D’abord, personne ne vous réclamera une génuflexion pour les crimes de vos ancêtres, je vous assure. Ici, les gens sont bien plus obsédés par les crimes d’un troisième type, inventés par des gosses sortis de leurs entrailles, déjà emmaillotés de poudre. Ici vous verrez ce que Baudelaire, poète ultra-conservateur de la modernité, appelait le « bizarre ».Vous y croiserez les yeux charbonneux du barbu, le front pâle du désœuvré, la petite coquette en minijupe cheveux au vent, la jeune nonne voilée, le vieux brigand à la dent en or, l’ivrogne anarchiste, le camelot à la sauvette, l’épicier policé, le chauffard grossier, la dégaine du gardien de voiture, le bigot onctueux, le marchand cauteleux, le rémouleur (tiens, ça existe encore ?), le fabriquant d’alambics, le vendeur d’herbes opiacées, bref, tous ceux qui n’ont goûté à aucune faveur du progressisme – nationaliste, marxiste, révolutionnaire ou même islamiste.

Vous les verrez défiler, ombres charnelles de leur caverne délabrée, la Tradition. Ils vous regarderont avec leur ironie espiègle et résignée. Ils vous diront  : « Vous êtes progressiste, brillant, instruit, prince du progrès. Mais voyez-vous, comme tous vos semblables, les progressistes d’ici, vous ne voulez pas de nous. Le dieu de votre Progrès nous a écartés de sa Cour. Il nous a fait un pied de nez. Car nous sommes le souvenir auguste de l’Ancien, le sourire mélancolique du Passé, la lenteur vermoulue de l’Antique, la tortue immobile du temps qui observe le lièvre courant à perdre haleine. Et de la carapace immobile, vous entendrez un soupir qui dit : « Le temps ne marche pas avec nous, hélas non, le temps n’est pas avec nous ! » Vous comprendrez alors que le temps des progressistes a perdu son humanité. Mais la morale de la fable, à la fin, que dit-elle ? Que c’est la tortue, à l’arrivée, qui fait un pied de nez au lièvre.

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    • 4 Avril 2017 à 21h07

      le para d’Oxe dit

      Merci Madame,

      Je ne n’alimenterai pas le cycle d’analyses rigoureuses “alinéesques” des autres intervenants (Powerpoint doit manquer à certains en ces colonnes), dont celle de l’omniprésent i-diogène.
      Je voulais dire simplement merci pour votre écriture, “rédigée”, ce qui semblerait être un pléonasme si votre chronique n’avait engendré une pareille série de listes à puces.
      Peut-être pourra(it)-t-on vous reprocher d’en faire parfois “un peu trop” du point de vue stylistique. Au moins en êtes vous capable. Le Verbe est à la hauteur de l’intelligence et de la pertinence de l’analyse, à mon modeste sens s’entend.
      Ma perception est que votre argumentaire est un chef-d’œuvre à la fois sur le fond et la forme, ce que les autres intervenants n’ont peut-être pas perçu ainsi, ou bien négligé, portés par la force de votre texte.
      Dans l’enthousiasme du développement du débat, personne n’a vraiment pris le temps de souligner l’exceptionnelle qualité de votre contribution, qu’à titre personnel je considère comme un texte de référence, voire fondateur.

      Merci. Vraiment.

    • 2 Avril 2017 à 14h05

      Colonel DAX dit

      Les Français aiment se plaindre.
      Pour ce faire, ils ont tout intérêt à ce que la situation actuelle perdure.
      Ils ne voteront donc pas, courageusement, pour Fillon, Le Pen, Mélanchon ou Hamon.
      Ils choisiront Macron.

      • 3 Avril 2017 à 0h26

        Livio del Quenale dit

        Trop futé , le colonel.

    • 1 Avril 2017 à 18h04

      Livio del Quenale dit

      l’école de Chicago ultralibérale, qui inspire tant Macron

      1. Une stricte discipline budgétaire ►bien évidemment◄

      2. Cette discipline budgétaire s’accompagne d’une réorientation des dépenses publiques vers des secteurs offrant à la fois ►un fort retour économique sur les investissements,◄ et la possibilité de diminuer les inégalités de revenu (soins médicaux de base, éducation primaire, dépenses d’infrastructure)

      ►”un fort retour économique sur les investissements”, ça ne va pas du tout avec l’enseignement, les soins et les infrastructure, déja que les autoroutes et le stationnement est payant, imaginons les routes et voies publiques l’éclairage public payant et tout à l’avenant ◄

      3. La réforme fiscale (élargissement de l’assiette fiscale, diminution des taux marginaux)
      ► qui cependant rééquilibrait les injustices des règles uniformisantes)◄

      4. La libéralisation des taux d’intérêt ;
      ►catastrophique qui est à l’origine des subprimes !!◄)

      5. Un taux de change unique et compétitif ;

      ►ça oui, pour les banques !!qui déjà emprunte à zéro à la BCE et prêtent aux états aux environs x% )◄

      6. La libéralisation du commerce extérieur ;
      ►au profit des USA bien sur!! )◄

      7. Élimination des barrières aux investissements directs de l’étranger ;
      ► (au profit toujours des USA)◄

      8. Privatisation des monopoles ou participations ou entreprises de l’État, qu’il soit — idéologiquement — considéré comme un mauvais actionnaire ou — pragmatiquement — dans une optique de désendettement ;
      (on voit en Angleterre les voies ferrées e

      ►toujours pour les USA alstom , airbus etc.◄

      9. La déréglementation des marchés (par l’abolition des barrières à l’entrée ou à la sortie)
      ►ben voyons nafta et autre joyeuseté aux benef encore des USA◄

      10. La protection de la propriété privée, dont la propriété intellectuelle.
      ►si peut aider à ce que les idées ne partent pas trop facilement à l’étranger◄

      Il faut ajouter tout ce qui en découle de facto, que l’on tais pour ne pas effrayer le pop

      • 1 Avril 2017 à 18h26

        i-diogene dit

        Bah,

        T’es vraiment un défaitiste catastrophiste..!^^

        Macron veut:

        - augmenter le budget de la Défense pour retrouver l’ autonomie militaire de la France,

        - Inciter une force armée défensive européenne, en vue d’ une sortie de l’ OTAN,

        - rapatrier les cerveaux et entrepreneurs qui ont fuit la France,

        - rénover le parc industriel français (créer de nouveaux emplois, de nouveaux métiers),

        - renforcer l’ éducation et l’ apprentissage,

        - assurer une protection sociale égalitaire à tout les français,

        - encourager l’ initiative et la libre entreprise,

        … Et donner un petit coup de main aux plus démunis.. Etc..

        Si quelqu’un est persuadé que nos intérêts divergent de ceux des USA, c’ est bien Macron..!^^

        • 1 Avril 2017 à 18h45

          Livio del Quenale dit

          Non, ça c’est le programme de Fillon tu louche mon petit père

        • 1 Avril 2017 à 19h19

          i-diogene dit

          .. Sauf que Fillon a modifié son programme, pour reprendre des éléments dans celui de Macron..!^^

          - Fillon a fait disparaître de son programme la vente de la Sécurité sociale aux assurances privées et prétend rembourser les lunettes, les dents et et même la brosse-à-dents..!^^

          - Sauf qu’il donne sa parole et la reprend quand ça l’ arrange.. L’intention n’ en est pas moins présente..!^^

          Le programme de Macron est apolitique:

          - dans son programme, il y a des projets classés à droite comme des projets classés à gauche: les solutions retenues, ne sont pas idéologiques, mais simplement logiques..!

          Fillon, c’ est le programme Sarko-maso, dans la douleur: le Kärcher, les troubles sociaux, l’ augmentation des prélèvements, la diminution des garanties, l’inertie économique..

          .. Tout simplement parce qu’il n’ est pas fichu d’ entreprendre quoi que ce soit d’ ambitieux.. Un looser, un suiviste: on l’ a TOUS vu, lors de cette campagne et de son passage au Ministère..!^^

          Macron, c’ est différent, c’ est autre chose: ambitieux, il propose une véritable stratégie pour porter la France au niveau de la réussite économique allemande et discuter d’ égal à égal..

          .. Pour l’ instant, rien ne permet de contester sa réussite sociale et politique..!^^

        • 4 Avril 2017 à 20h38

          Livio del Quenale dit

          Roooh que c’est mauvais et de mauvaise foi.
          -
          Ton macaron est un fantasme de gauchistes déçus de big attrape couillons qui vont voter pour big attrape cocus et toujours couillons. j’ai déjà dis pourquoi et comment.

        • 4 Avril 2017 à 21h16

          i-diogene dit

          Ô Livioo,

          Mauvaise foi..? Surtout que Fillon a revu son programme après avoir découvert celui de Macron..!^^

          Le programme de Macron est accessible au public, depuis le 2 mars, et en tout point conforme au projet décidé en novembre..

          Il est seulement plus précis, chiffré et mis-en-page..!^^

          Celui de Fillon, je parle bien de son dernier jet, après la modification récente, est présenté comme une liste de courses faite sur le coin d’ une table de cuisine, et n’ est même pas mis-en-page avec un synoptique classé par postes..

          Pourtant, c’ est pas les logiciels qui manquent..!^^

          On sent nettement le brouillon vite fait, sur lequel on a ajouté à la volée, un maximum de propositions populistes non-chiffrée, non-budgétisées, démagogiques, dans le but de capter la moindre voix..

          .. Ca ne mange pas de pain: dans ce bordel de bric-à-brac, les réclamations seront disparates..!^^

          Quand on sait la promptitude de Fillon à renier ses propres engagements, on sait déjà qu’il ne les tiendra pas.. Pour cause de crise..: l’ argument-bidon qu’ on nous vend depuis quarante ans..!^^ Ptdrrr…

      • 1 Avril 2017 à 22h57

        Leucate dit

        Pour info, les économistes, ils sont cinq, qui ont rédigé le programme économique de Marine Le Pen sont eux de l’école de Vienne, c’est à dire des libéraux classiques, Hayek, von Mises, Jacques Rueff, Maurice Allais.
        Bernard Monot https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Monot qui est le maître d’oeuvre des travaux se présente comme un anti-Keynes et est opposé à l’école de Chicago.
        Jean Richard Sulzer serait lui plutôt le comptable https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Richard_Sulzer

        Ce qu’il y a de bien avec les programmes de Fillon et de Macron (mais lui c’est du vent), c’est qu’ils partent du principe qu’ils pourront s’appliquer sans que la réglementation européenne vienne s’opposer à chaque mesure qu’ils voudront prendre.
        Qui se souvient ici de Chirac qui voulait baisser le taux de la TVA applicable aux restaurateurs et de la chicaya qui a suivie ?

        • 4 Avril 2017 à 20h49

          Livio del Quenale dit

          2 Avril 2017 à 14h41 i-diogene se pare des plumes du paon
          -
          Tout ça  c’est dans le programme de Fillon depuis 3 ans libéralisme question de mesure comme d’hab.
          Mais surement pas ultra-libéralisme.
          Quant au mondialisme non !
          C’est le nivellement par le bas, ce nivellement uniforme autoritaire  devrait plaire au PS,non? 

        • 4 Avril 2017 à 22h54

          i-diogene dit

          Leucate,

          Tu rigoles..?

          Les économistes, c’ est comme les voyantes extra-lucides: on trouve de tout et son contraire..

          Ces gens-là passent plus de temps à expliquer pourquoi leurs prévisions ont foiré que pour émettre leurs théories..!^^

          Je suis un pragmatique et tout ce que je constate, au niveau du programme du FN, c’ est que rien n’ est chiffré, rien n’ est budgétisé, tout est évalué au doigt mouillé..

          C’est pas surprenant quand on sait que MLP et Philippot ont mené le FN, boutique paternelle, au bord de la faillite financière..

          .. AU point de ne plus être solvable dans les banques françaises, européennes ou anglo-saxonnes et d’ être contraint à demander un financement à Poutine..: en échange de quels arrangements..? Quelles concessions..? Quelles compromissions..?

          Nul ne le sait..!

          … Un bel avenir pour la France, à n’ en point douter..!^^

      • 2 Avril 2017 à 9h24

        jcm dit

        le passé du libéralisme économique se caractérise par l’extrême-violence de ses crises,aussi intenses que courtes, lesquelles n’ont jamais empêché la croissance de revenir, et ce système économique a installé les pays qui l’ont choisi à la tête du monde sur tous les pays qui ne l’ont pas retenu, le triomphe de l’Allemagne sur la France n voilà en réalité ce que les adversaires du libéralisme doivent affronter.

        le blabla sur l’inégalité ne cache plus du tout aux français que la gauche égalitariste n’a apporté à ses peuples que misère et pauvreté, vénézuela etc…

        je ne vois rien dans les critiques traditionnelles contre le liobéralisme économique que de l’exploitation conjoncturelle d’une crise sur la base d’arguments déjà exploités dans le passé et qui firent à chaque long feu.
        Le mondialisme apporte ré-équilibrage entre les pays du monde, les pays pauvres sont beaucoup moins pauvres, la misère , la faim dans le monde, les maladies , reculent partout.

        ce n’est certainement pas sur la base des arguments que vous citez que je suis devenu hostile au libéralisme sous la forme qu’il a actuellement en Europe.

        • 2 Avril 2017 à 14h41

          i-diogene dit

          Il est certain que le mondialisme fait progresser toute la planète vers un mieux..: c’ est particulièrement évident dans les pays en voie d’ émergence qui affichent quasiment tous une croissance à deux chiffres..

          le conservatisme est un frein à cette évolution qui ne profite réellement qu’ à quelques groupes financiers colonialistes: maintien de la main-mise financière sur les pays fournisseurs de matières premières, imposition du Dollar comme monnaie dans les échanges avec ces pays, maintien du Franc CFA qui plombent les économies de l’ Afrique.. D’où cette série de conflits armés et son pendant, le terrorisme..

          La France doit retrouver sa place dans l’ UE et dans le monde.. Et ce n’ est pas en engageant un programme récessif qu’on pourra y parvenir, mais en dynamisant l’ économie et l’ industrie pour discuter d’ égal à égal avec l’ Allemagne..

          Quand il y a de l’ argent, des résultats économiques, la parole a plus de poids et les problèmes sont nettement plus facilement solubles..