Macron-Poutine, la rencontre de deux pragmatiques | Causeur

Macron-Poutine, la rencontre de deux pragmatiques

Les enjeux de Versailles

Auteur

Jacques Sapir
économiste, spécialiste de la Russie.

Publié le 29 mai 2017 / Monde

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Pour Jacques Sapir, la rencontre d'Emmanuel Macron et Vladimir Poutine devrait être l'amorce d'une amélioration des relations entre les deux pays. Au-delà des divergences idéologiques, les deux hommes sont des pragmatiques.

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine. SIPA: 00808759_000017 / AP22057593_000008

La visite que Vladimir Poutine fait en France aujourd’hui excite beaucoup l’imagination des journalistes et du personnel politique. Le fait qu’il sera reçu au château de Versailles, avec un decorum tout à fait singulier est l’une des causes de cette excitation. Elle montre surtout que les enjeux de cette visite, que ce soit pour Vladimir Poutine ou pour Emmanuel Macron ne sont pas entièrement perçus. Il est en effet hautement symbolique que Vladimir Poutine soit le premier dirigeant reçu par le nouveau président de la République.

Les enjeux pour Emmanuel Macron

Dans quel contexte cette visite aura-t-elle lieu ? À l’heure actuelle, les relations bilatérales entre la France et Russie sont sévèrement contraintes par la politique de l’Union européenne à l’égard de la Russie. Ces contraintes dépassent la simple question des sanctions, dont l’importance, hors les sanctions financières, a été plus symbolique que réelle. L’Union européenne a développé depuis 2014, qu’on l’approuve ou qu’on le réprouve, une véritable politique d’hostilité vis-à-vis de la Russie. Ce sera donc un test pour savoir si le président Macron veut alléger la contrainte de l’UE et mettre en œuvre une politique plus française, plus tournée vers les intérêts de la France, envers la Russie ou s’il place la politique étrangère française sous le cadre de l’UE.

Le fait qu’il souhaite que cette visite ait lieu avec un décorum tout particulier, à Versailles, ne doit pas être considéré comme une indication quant à la réussite ou non de cette visite. Cela traduit uniquement l’importance qu’elle revêt. Elle constitue, il est vrai, pour Emmanuel Macron, son véritable baptême du feu en politique internationale. De plus, Emmanuel Macron sait très bien que cette visite sera scrutée à la fois par ses opposants comme par ses soutiens. Son action envers la Russie et Vladimir Poutine sera donc observée avec un grand intérêt à la fois par ses opposants (le parti des « Républicains », mais aussi la gauche radicale de M. Melenchon et le Front national de Marine Le Pen sont tous en faveur d’une amélioration des relations franco-russes) et par ses partisans (qu’il s’agisse du MODEM de François Bayrou, du Parti socialiste ou de son propre parti maintenant appelé LREM). Si cette visite devait se conclure par une annonce dramatique quant à l’amélioration des relations bilatérales, il serait fortement critiqué par ses propres amis. Si la visite est un échec, ses adversaires aussi le critiqueront. On peut donc penser que cette visite débouchera sur certaines améliorations dans les relations bilatérales, mais rien de particulièrement spectaculaire. Mais cela ne signifie pas qu’un processus général d’amélioration n’aura pu être lancé par cette visite, un processus qui se déroulera dans les prochains mois.

Emmanuel Macron, en tant que nouveau président français, doit d’abord montrer qu’il a à l’esprit les intérêts français (quelque chose qui avait un peu manqué à François Hollande). Il doit, ensuite, montrer qu’il défend des principes (mais nous devons voir quel principe viendra en premier). Enfin, il est clair qu’il cherchera à user de cette visite à son avantage politique. Il a été fortement attaqué lors de la campagne présidentielle pour son manque d’expérience dans le traitement des affaires internationales. Il essaiera donc de montrer que ces attaques n’étaient pas fondées. Dans une certaine mesure, les enjeux sont très élevés pour lui, car c’est sa première expérience dans la diplomatie mondiale et il a désespérément besoin de faire une impression durable ou l’image du « gamin inexpérimenté » lui collera à la peau.

Emmanuel Macron a explicitement déclaré qu’il voulait des « bonnes relations » avec la Russie. Il est définitivement un homme pragmatique, et non pas quelqu’un dont la pensée internationale est profondément chargée d’idéologie, tout comme le furent François Hollande ou ses ministres des Affaires étrangères, qu’il s’agisse de Laurent Fabius ou de Jean-Marc Ayrault. Dans ce contexte, il n’est donc pas si surprenant que le premier chef d’Etat étranger à être invité à Paris soit M. Poutine. Soit dit en passant, il existe maintenant une concurrence au sein de l’Union européenne, et plus précisément entre la France, l’Allemagne et l’Italie pour améliorer les relations avec la Russie et particulièrement les relations économiques. Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de divergences entre la France et la Russie, soit au Moyen-Orient, soit en Ukraine. Mais ces différences et divergences ne sont pas considérées comme un obstacle à l’amélioration des relations avec les deux pays.

Les enjeux pour Vladimir Poutine

De même, cette visite présente des enjeux importants pour Vladimir Poutine. D’une part, elle met fin à la tentative des pays de l’UE d’« isoler » la Russie. Cette politique n’avait guère de sens, et elle s’est traduite dans les fait par un resserrement des relations entre la Russie et la Chine, mais aussi par une montée en puissance de l’Organisation de Coopération et de Sécurité, ce que l’on appelle « l’organisation de Shanghai ». Le fait que l’Inde et le Pakistan aient décidé formellement de rejoindre l’OCS est bien la preuve que cette politique d’isolement était d’une grande futilité. Mais elle a provoqué des dommages importants aux relations entre les pays de l’Union européenne et la Russie et, de ce point de vue, la visite à Versailles de Vladimir Poutine peut marquer le début d’une nouvelle période, plus empreinte de pragmatisme.

D’autre part, Vladimir Poutine entend bien concrétiser, lors de cette visite, de nouvelles avancées dans le domaine économique. Il faut ici comprendre la logique des relations économiques entre la Russie et les pays de l’UE à travers deux prismes. Le premier est celui de l’évolution actuelle de l’économie russe. Cette dernière est sortie de la crise dans laquelle l’avait plongée l’effondrement des prix du pétrole. Mais la reprise pourrait être insuffisante eu égard aux objectifs politiques du gouvernement russe. Le second est celui des développements de l’Union eurasienne, qui s’avère chaque jour un projet de plus en plus important. Dans le développement de cette Union eurasienne, la question de l’équilibre des relations entre la Chine et la Russie apparaît comme fondamentale. Qu’il s’agisse du projet de la « Route de la Soie » ou qu’il s’agisse des relations triangulaires entre la Russie, la Chine et le Kazakhstan, le fait que la Russie ne puisse s’adosser à de bonnes relations avec les pays de l’Union européenne est un problème.

La Russie, en effet, a tout intérêt à se présenter comme un « pont » entre l’Union eurasienne et les pays d’Europe occidentale. De bonnes relations avec ces derniers auront des répercussions très favorables au sein même de l’Union eurasienne. On comprend ainsi tout l’intérêt, pour Vladimir Poutine, que cette visite se conclue, comme on l’a dit, non pas sur des résultats immédiatement spectaculaires, mais sur un processus de normalisation progressive des relations avec les pays de l’Union européenne. Tel est donc l’enjeu pour Vladimir Poutine de cette rencontre de Versailles.

Il est peu douteux qu’il ne soit sensible à l’attention d’Emmanuel Macron qui le reçoit dans un cadre fastueux. Mais il est tout aussi peu douteux qu’il se laisse aveugler par les ors que l’on déploiera pour lui. Vladimir Poutine est avant tout un réaliste ; c’est aussi un pragmatique, une caractéristique qu’il partage donc avec Emmanuel Macron.

Voici donc ce que cachent les ors de Versailles. Les deux présidents ont un intérêt commun à ce que cette visite se passe bien. Mais Emmanuel Macron se trompe lourdement s’il se figure recevoir un président russe affaibli ou en difficulté. Les problèmes actuels de l’économie russe sont parfaitement solvables avec les moyens de la politique économique russe. Quant à Vladimir Poutine, il doit lui aussi comprendre que les enjeux pour son pays d’une issue favorable de cette visite sont importants. Il prendrait un gros risque, et ferait certainement une grave erreur, en traitant Emmanuel Macron comme un « gamin inexpérimenté ». Ces deux dirigeants doivent tirer un trait sur le dogmatisme qui imprégnait les relations franco-russes du temps de François Hollande. Le fait que l’un et l’autre soient des pragmatiques est plutôt de bon augure.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 30 Mai 2017 à 10h20

      IMHO dit

      Pour en finir avec la Macronania .

      La présidence d’Emmanuel Macron est d’abord un perfectionnement de l’omniprésidence de Nicolas Sarkozy .
      Celui-ci a force de parler et de s’agiter s’était usé en moins d’un an .
      D’où la division du travail que l’on voit aujourd’hui : à l’Elysée le Chef ( le Maître ? ) , qui pense en silence et en secret, avec l’aide de ses conseillers auliques , et qui écarte ou arbitre , arbitrairement , et à Matignon , le sous-chef qui réagit aux événements et aux faits-divers , contre-maître que le Chef a choisi encore jeune , athlétique et beau gars , et souriant .
      Autre innovation : la coupure entre le Chef et les ministres , qui sont explicitement subordonnés au sous-Chef , sans accès au Chef , et réduits à des exécutants «jugés sur leur résultat par le sous-Chef et renvoyés s’ils n’atteignent pas leur objectifs “  .
      C’est la gestion par la frustration et la dévalorisation appliquée à un gouvernement , rendue possible par l’isolement de ces ministres , qui soit n’étaient que des experts , soit se sont coupés de leur camp politique en devenant ministre .
      Et enfin , conséquence de la funeste interdiction d’être à la fois maire et député , et de la liquéfaction des partis politiques , une assemblée zorglubisée si LERM à la majorité absolue, et qui ne sera plus qu’un Chambre d’applaudissements .
      Avec tout ça on fait quoi ? Une égocratie encore plus despotique que les précédentes , et une adulation du Chef encore jamais vue .
      Une différence avec la présidence Sarkozy : Sarkozy est arrivé au pouvoir entouré de complices , Macron y parvient entouré de dupes .
      Dupe Delevoye , dupe Collomb , dupe Bayrou .
      Un autre différence : élire Ségolène en 2007 aurait été inoffensif tant sa folie aurait éclaté après son élection et aurait fait se mutiner toute la classe politique ; en 2017 élire François Fillon , à supposer qu’il ne se soit pas pris les pieds dans le tapis , n’aurait pas été inoffensif tant cet homme était médiocre  et invertébré .

      • 30 Mai 2017 à 10h28

        IMHO dit

        Quant l’enchantement se dissipera-t-il ?
        Vite , je crois , quant l’incapacité et l’inefficacité de Macron se verront à l’oeil nu . L’homme qui prive l’Etat de 11 milliards de moyens d’action par an avec le CICE avec pour résultat peut-être 115.000 emplois improductifs et aucun renforcement de l’industrie , alors que c’était la raison d’être du CICE , cet homme est un fruit-sec à la française, qui croit que des réformettes sont une révolution et qui est incapable d’inventer les changements dont la France a besoin . Déjà , aujourd’hui il se réfugie à l’étranger , mouche du coche et poudre aux yeux, et insondable naïveté – il en faut pour croire que les vieilleries de Versailles vont impressionner un homme qui s’en fait construire dans le Kremlin un palais inouï .

      • 30 Mai 2017 à 10h28

        IMHO dit

        Quant l’enchantement se dissipera-t-il ?
        Vite , je crois , quant l’incapacité et l’inefficacité de Macron se verront à l’oeil nu . L’homme qui prive l’Etat de 11 milliards de moyens d’action par an avec le CICE avec pour résultat peut-être 115.000 emplois improductifs et aucun renforcement de l’industrie , alors que c’était la raison d’être du CICE , cet homme est un fruit-sec à la française, qui croit que des réformettes sont une révolution et qui est incapable d’inventer les changements dont la France a besoin . Déjà , aujourd’hui il se réfugie à l’étranger , mouche du coche et poudre aux yeux, et insondable naïveté – il en faut pour croire que les vieilleries de Versailles vont impressionner un homme qui s’en fait construire dans le Kremlin un palais inouï .

    • 30 Mai 2017 à 9h03

      Hannibal-lecteur dit

      La rhétorique de Sapir tient de la macédoine où …de la bouillie pour chats. Il se croit autorisé à donner des consignes de comportement aussi bien à Macron qu’à Poutine alors qu’il ne déroule que ses propres fantasmes. Pour leur donner créance il fait dans le vocabulaire extrême, non seulement inutile mais faux. Un seul exemple, mais son propos est tout construit du même procédé : Macron aurait ” désespérément besoin …etc.
      Macron désespéré? De trouver de bonnes façons d’agir? C’est pas ce qu’on a vu jusqu’ici et on a beau ne pas être son partisan on remarque au contraire une intelligence réelle dans ses actions, …jusqu’ici.
      Le désespoir, c’est celui de Sapir, de pouvoir parvenir un jour à raisonner sainement.  

    • 29 Mai 2017 à 17h36

      cliquet dit

      Reste à concilier tout ça avec le point de vue américain. Georges Friedman (patron de la StraFor) l’avait résumé devant le CFR (Chapitre de Chicago) en 2015:
      “Ce qui compte pour les Américains, c’est de ne pas avoir de rapprochement entre la Russie et l’Allemagne. Et cela nous hante depuis Bismark”
      A priori, je pencherai pour un Macron plutôt “atlantiste”voire “atlantico-européen” mais sait-on jamais?

      • 29 Mai 2017 à 17h44

        i-diogene dit

        Macron est pro-UE et pro-français..: nous avons des intérêts différents, parfois convergents et parfois divergents..: l’ UE doit se débarrasser des diktats idéologiques et exorbitants des USA, et jouer sa partition personnelle..

        C’était la position du Gal. De Gaulle, en tout cas..!^^

        • 30 Mai 2017 à 10h33

          durru dit

          Ah ouais, Macron c’est De Gaulle maintenant. Tais-toi, t’as toujours rien compris.

    • 29 Mai 2017 à 17h04

      Terminator dit

      Si Macron veut sortir la France du marasme, il est urgent de reprendre nos exportations, notamment agricoles, en direction de la Fédération de Russie. Il existe tellement de moyens de contourner un embargo, fût-il européen…

      • 29 Mai 2017 à 17h18

        isa dit

        C’est vrai.
        Mais qu’il est antipathique ce Poutine!!!! 

      • 29 Mai 2017 à 17h48

        i-diogene dit

        … Entre autres..

        Mais la Russie, est en pleine restructuration industrielle et c’ est une chance pour l’ économie de l’ UE et celle de la France..

        .. Ce qui déplaît forcément aux industriels américains..!^^

      • 30 Mai 2017 à 10h52

        IMHO dit

        C’est ça , c’est en vendant des pommes aux Russes que la France va sortir du marasme .

    • 29 Mai 2017 à 16h21

      Tonio dit

      Poutine pourra retourner à Macron : “la Russie n’a pas que d’amis, elle a aussi des intérêts.”
      Poutine le Grand sur les pas de ses ancêtres: Poutine rappellera à Macron que la France c’est tout petit, quand on y pense; elle n’était grande aux XVIe-XVIIe que du fait de la petitesse de ses adversaires, divisés par son or, par leur religion, par leurs intérêts divergents.
      Hé! oui, quand on y pense…
      Macron n’a qu’une idée : échapper à la tutelle de l’UE pour reconstruire une politique extérieure digne du pays et de ses partenaires.

    • 29 Mai 2017 à 16h01

      isa dit

      Trop fort ce Macron… Exposition sur Pierre le Grand à Versailles: ils l’inaugurent aujourd’hui.

      • 30 Mai 2017 à 4h21

        AMHA dit

        C’est tout le message adressé à Poutine. Pierre le grand, symbole de l’ouverture de la Russie sur l’Europe.
        Trop fort en effet.

    • 29 Mai 2017 à 15h55

      i-diogene dit

      La politique française de De Gaulle a toujours été mesurée et ouverte à la négociation et à l’ ouverture économique avec tout les pays du monde..

      L’UE fortement soumise à la domination américaine et de l’ UK, a fait de magistrales conneries, depuis Chirac, Sarko et Hollande..

      La France doit retrouver sa place d’ arbitre international, impartiale et négociatrice entre les USA, la Russie, la Chine, l’ Afrique et l’ Amérique Latine..

      La France doit retrouver sa place à la tête de l’ UE et l’ inciter à une impartialité vis-à-vis des équilibres mondiaux..

      Macron est un fin négociateur, il ne lâchera rien sans contreparties..!^^

    • 29 Mai 2017 à 15h44

      agatha dit

      Chacun a à gagner dans cette rencontre, Macron comme Poutine, beaucoup plus qu’à perdre. Exactement, comme dans la poignée de mains entre Macron et Trump, à un niveau inférieur ( celui de l’image).
      Mais attention, pour Macron, il faut la jouer fine, ne pas hérisser les chiens de garde habituels absolument bloqués sur l’équivalence Poutine = adversaire inquiétant et dangereux, et éternellement disposés à sadiser les rapports Russie/Occident. En principe, séduire et embobiner, Macron sait faire.

      • 29 Mai 2017 à 16h01

        i-diogene dit

        … Embobiner..?

        Sa m’ étonnerait qu’un type comme Poutine se laisse embobiner par des arguties du genre Sarko..!^^

        La négociation, c’ est autre chose: sur un point de blocage, mettre en évidence les avantages et inconvénients, aller au fond des chose et tirer les conclusions qui s’imposent: Macron excelle en ce domaine..!^^

        • 29 Mai 2017 à 17h16

          agatha dit

          Il ne s’agit pas d’embobiner Poutine ! Je faisais allusion aux chiens de garde habituels qui semblent métaphoriquement faire rempart de leur corps à toute tentative d’améliorer nos relations avec la Russie, à ces intraitables censeurs relayés par de nombreux journalistes, ici en France.
          Que les positions et les agissements russes soient parfois fort critiquables est une chose, que nous refusions tout commerce avec ce pays, dans tous les sens du mot commerce, autre chose.

    • 29 Mai 2017 à 15h14

      rolberg dit

      La vertu qu’on accorde volontiers au pragmatisme m’inquiète. Les pragmatiques sont d’abord des boucheurs de trous, des éteigneurs de feux.

      • 29 Mai 2017 à 17h53

        i-diogene dit

        Tu ne vas nullepart avec les 4 pneus crevés et le moteur en feu..!^^

    • 29 Mai 2017 à 14h59

      Prince Murat dit

      Bien évidemment, on ne révèle jamais toute la vérité au grand public !

      Au sujet de la Syrie, la première solution qui vient à l’esprit, c’est d’appliquer le ” modèle yougoslave”, la partition entre pays indépendants, selon les religions.

      C’est pour cela que ”se débarrasser d’Assad” était une priorité.

      Mais d’autres, comme Poutine, réfléchissent un peu plus loin : est-ce vraiment prudent de çréer un état sunnite ?
      Selon toute probabilité, un ”État Islamique” se formerait, menaçant ses voisins et le monde entier.

      En ce qui concerne l’Ukraine et la Crimée, les populations russophones ont voté démocratiquement.
      L’embargo européen est donc, à l’évidence, une stupidité !

      Son seul but est d’éviter que Poutine ne continue sa politique d’annexion dans d’autres pays baltes…
      Est-ce un moyen efficace pour le convaincre ?

    • 29 Mai 2017 à 14h51

      accenteur dit

      “les intérêts français” un peu malmenés effectivement. Ayrault et Hollande étaient l’un et l’autre des étudiants UNEF… un peu attardés. De plus Ayrault avait oublié d’être intelligent. Mais ça ne se voyait pas trop au milieu des autres.

      • 29 Mai 2017 à 15h25

        agatha dit

        ” ça ne se voyait pas trop au milieu des autres ” excellent !

      • 29 Mai 2017 à 17h58

        i-diogene dit

        .. C’est clair:

        Entre Hollande et Sarkosy, on a perdu d’immenses chantiers en Russie et en Iran..

        .. Leur allégeance à Bush et Obama a coûté très cher à l’ industrie française..!^^

    • 29 Mai 2017 à 10h49

      madecalain dit

      Un adulte immature face à l’ancien chef du KGB………………Un peu d’humilité M Macron, s’il vous plait………………..ce n’est pas M Trump qui vous paie….j’espère.

    • 29 Mai 2017 à 9h17

      Well dit

      la radio d’état française multiplie les interview hostiles à Poutine, hier avec Dominique Jadot, parlant du dictateur qui bombarde Alep, qui envahi l’Ukraine. Ce matin avec la rédactrice d’un blog : Poutine doit rendre la Crimée, quitter le Dombass. La syrie a failli y passer, mais elle a quand même dit que c’est plus compliqué. Interview complaisante de la journaliste de France-Info qui va dans son sens, lui souffle même les réponses.  Sûr qu’on entendra plus les opposants, que ce qui se sera dit à Versailles.

    • 29 Mai 2017 à 7h36

      Malg dit

      qui a la plus longue, cette fois-ci ?

    • 29 Mai 2017 à 6h45

      Clash75 dit

      Peut être qu’enfin un chef d’état traitera Poutine comme il mérite de l’être. Autoritaire voire plus, EGEMONIQUE certes mais rempart contre le terrorisme et dont son pays est fier contrairement à ce que les gentils politiques et médias voudraient nous faire croire. Même si Assad est un ignoble dictateur, s’il avait été renversé, la Syrie se serait libanise, basé de daesh et/où état islamique. Rien que pour cela respect à Poutine et bonne occasion pour EM de se faire les dents, sans condescendance mais sans se laisser dicter ses faits par la triste intelligentsia française