Jacques Sapir: mes leçons du premier tour | Causeur

Jacques Sapir: mes leçons du premier tour

N’éludons pas la question sociale

Auteur

Jacques Sapir
économiste, spécialiste de la Russie.

Publié le 28 avril 2017 / Politique

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Le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 semble rejouer celui de 2002. Pour la deuxième fois, le candidat du Front national est qualifié pour le second tour. Mais les ressemblances s’arrêtent là. C’est à une situation entièrement différente que nous avons affaire. De ce point de vue, les réminiscences du passé obscurcissent plus qu’elles n’éclairent le présent.
marine lepen sapir macron industrie crise

Sipa. Numéro de reportage : AP22045457_000035.

Prenons acte du complet éclatement de l’espace politique français. Dans un système qui institutionnellement tend au bipartisme, et la règle électorale (le scrutin à deux tours) y est pour beaucoup, on pouvait avoir, par moment, l’irruption d’un troisième parti. Telle avait été la situation de 2002, voire de 2007 avec le bons score de Bayrou. Mais, aujourd’hui, c’est à une forme de quadripartisme que nous sommes confrontés. Car, si Emmanuel Macron et Marine le Pen se sont qualifiés, ils sont suivis de près par François Fillon et par Jean-Luc Mélenchon.

De ce point de vue, déjà, la situation politique s’annonce très différente. Elle se combine aussi avec l’effondrement historique du P « S », ramené au score dérisoire du candidat de la SFIO (Gaston Deferre) lors de l’élection présidentielle de 1969. Cet effondrement fait écho à l’émergence de Jean-Luc Mélenchon qui, avec 19,2% des suffrages exprimés réalise un score sans précédent, qui ne rend que plus cruel encore la comparaison avec les 6,2% dérisoires de Benoît Hamon.

Mais, cet effondrement a son symétrique à droite. Même s’il garde un score non négligeable de plus de 19,5%, pour la première fois dans la Vème République, le parti se réclamant de l’héritage du Général de Gaulle, même s’il a dilapidé et défiguré cet héritage, ne participera pas au deuxième tour de l’élection présidentielle. Ceci est sans précédent. C’est la fin de la Vème République. François Fillon aura été le fossoyeur de son propre courant.

Marine le Pen n’effraie plus

Un autre facteur est à prendre en compte. En 2002, le succès de Jean-Marie le Pen était survenu par surprise. Or, aujourd’hui, nous avons eu depuis plusieurs semaines Marine Le Pen installée en tête du classement. Le Front national est arrivé en tête de nombreuses élections depuis 2012. Les électeurs ont voté en sachant cela, et pourtant ils ont divisés leurs choix, preuve que Marine le Pen n’effraie plus, du moins plus autant que son père. Le changement de discours mais aussi d’attitude du FN y est pour beaucoup.

Parler à son sujet de parti « fasciste » ou « de haine » n’a guère de sens, et prouve une dénaturation complète des mots et des concepts, même si l’on peut critiquer ses propositions, et en particulier celle concernant l’abolition du droit du sol. Rappelons à nos chères « consciences indignées » que ceci est la position officielle de la CDU-CSU de Mme Merkel et de ses alliés. De même, quand Mme le Pen dit que la sécurité sociale appartient aux français, elle se trompe. La sécurité sociale, financée par des cotisations des salariés et des employeurs, appartient aux travailleurs sans distinctions de nationalité. Il convient de le rappeler. Mais il convient aussi de dire que cela n’est pas plus grave que de prétendre que ces cotisations sont des « charges » pour les entreprises et non des cotisations liées à la nécessité de s’assurer d’une main d’œuvre en bonne santé, une erreur communément commise par l’élite libérale et par Emmanuel Macron.

Ce sont toutes ces raisons qui vident de son sens l’appel à un soi-disant « front républicain ». Car, il faut bien l’admettre, ce discours se trompant de cible ne saurait plus mobiliser quiconque. On ne voit que trop qu’il ne sert que de couverture au grand banquet de tous ceux qui « vont à la soupe », pour reprendre une expression du Général de Gaulle.

La répartition des votes

Il est aussi important de voir d’où proviennent les votes. De ce point de vue, la carte des résultats du premier tour du 23 avril correspond largement, mais pas totalement, à ce que Christophe Guilluy appelle la « France périphérique ». Pas totalement, car on voit que dans certaines régions « périphériques » des effets de mémoire persistent. Ainsi les zones rurales du Limousin continuent de porter la mémoire de la Résistance (et de son chef local Georges Guingouin). On pourrait trouver d’autres exemples. Il n’empêche : on voit nettement l’opposition entre la France « métropolisée », avec (sauf dans le sud) un fort « effet littoral » et la France dite « périphérique ». La transformation du Front national en parti dominant dans les petits bourgs et les campagnes est marquante, même si le phénomène dépasse cela ; le poids du chômage et de la désindustrialisation est aussi l’un des facteurs de son enracinement. Je l’ai dit, de manière répétée, depuis 2012. La montée du FN correspond, trait pour trait aux dégâts de la mondialisation et de l’euro.

Une autre dimension importante est la question sociale, bien évidemment corrélée avec cette dimension géographique. On constate que Marine Le Pen a dans ses électeurs une forte concentration de personnes à revenus modestes et très modestes. Elle semble avoir fait un score de 34% dans la classe ouvrière, ce qui la met en première position, suivie immédiatement ici aussi par Jean-Luc Mélenchon. C’est d’ailleurs une caractéristique qu’elle partage avec Jean-Luc Mélenchon. A l’inverse, l’électorat d’Emmanuel Macron présente une forte concentration des hauts et des très hauts revenus, une caractéristique qu’il partage, mais dans une moindre mesure, avec l’électorat de François Fillon.

Mais, la composition sociologique d’un électorat n’est pas tout. Le discours tenu par le candidat est aussi important. De ce point de vue, en annonçant sa volonté de renforcer considérablement la « loi travail », loi qui avait initié des protestations extrêmement forte au printemps 2016, et en annonçant qu’il entend le faire par ordonnance, Emmanuel Macron se dévoile bien plus que par la concentration des milieux aisés dans don électorat. La pratique des ordonnances, tout comme celle du 49.3, quand elle est appliquée dans le domaine social, induit une brutalisation considérable des relations sociales. Ceci, avec la perspective de la réduction du nombre des fonctionnaires, avec l’accent mis sur l’austérité budgétaire, qui peut fort bien aller de paire avec des cadeaux aux grandes entreprises (comme dans le cas du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi ou CICE qui a coûté 30 milliards à l’Etat en 2014 et 2015[4]), donne le véritable ton de la candidature Macron. Il ne faut pas hésiter à le dire, voter Macron c’est émettre un véritable vote de classe, un vote réactionnaire dans le sens le plus littéral du terme.

On comprend alors l’attitude, digne et responsable, de Jean-Luc Melenchon qui a décidé de ne pas joindre sa voix à la meute hurlant au soi-disant « Front Républicain » et qui préfère consulter ses militants. Il est clair que se développe un comportement, le « jappellisme », qui correspond à la maladie sénile d’une classe politique qui jappe…

Une victoire culturelle pour les idées souverainistes ?

Mais, il y a une autre leçon importante que l’on peut tirer du scrutin de dimanche 23 avril. Si l’on consulte les résultats quasiment définitifs du premier tour (métropole et outre-mer), on constate que les différents programmes souverainistes, qui étaient portés par 5 candidats, ont réalisé pratiquement 47% des suffrages.

 

C’est un résultat important. En fait, on peut penser que certains parmi les électeurs de François Fillon partagent ces idées souverainistes, ce qui laisse à penser que l’on est probablement à 50% voire au-dessus. Bien entendu, les programmes diffèrent dans leur acuité souverainiste, tout comme ils diffèrent dans le domaine social. Si on les classe de 10 à -10 sur ces deux échelles, en considérant que le point « 0 » représente la continuité absolue avec la situation actuelle, on obtient le graphe suivant :

Ce graphique indique bien une forte polarisation de l’électorat (et de la société) française, un polarisation non pas le long du classique repère « Gauche-Droite » mais autour de ces deux questions essentielles que sont la souveraineté et le programme social. Cela pourrait indiquer que la bataille culturelle a été gagnée par les idées souverainistes. Ce qui renforce cette interprétation est l’intervention faite, devant les caméras de télévision, par Emmanuel Macron le dimanche soir 23 avril à 22h30 environ. Dans son intervention, il a mentionné à deux reprises le mot « patriote ». Le fait qu’il se soit senti dans l’obligation de reprendre des éléments du discours qu’avaient tenu, à des degrés divers, Mme Marine le Pen, MM. Mélenchon, Dupont-Aignan et Asselineau, et ce alors que visiblement il n’en partage pas une once, montre bien que ces idées sont en train de devenir dominantes. C’est, dans la situation actuelle, un facteur d’espérance pour le futur.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 3 Mai 2017 à 0h10

      Livio del Quenale dit

      Macron ne sortira de son ambiguïté, qu’a ses dépens si toutes fois il en sort, mais il y sera bien forcé un jour.
      -
       Il lui fallait changer de parti s’il ne voulait pas changer d’opinion hors il n’a fait ni l’un ni l’autre, tout en affirmant le contraire.
      -
       Il dit une chose en pensant le contraire.
      Prône le néolibéralisme de l’Europe de l’état, des banques, au modèle l’ultralibéralisme de” l’école de Chicago” et du “consensus de Washington”, qui ont ruiné qq pays dont Chili, Venezuela…
      Tout brader pour faire du fric, le vandalisme économique et pour le peuple l’austérité pour soi-disant payer la dette .
      -
       Toujours entre deux eaux ou deux chaises, il veut plaire à tous et ne déplaire à personne et pour cause “aie confiance ” disait Kaa.
       Voulant contenter les dieux et son père, il est hystérique, coléreux, violent et cependant faible et manipulable.
       – 

    • 1 Mai 2017 à 11h59

      alain dit

      macron juste une caricature fabriquer en toute hâte par les vrais dirigeants de la FRANCE c’est a dire la grande finance ceux qui ont acheter l’express ,sfr ,bfm rmc et bien d’autre mais qui habitent rarement en FRANCE de nationalité douteuse j’espère que les FRANÇAIS ne vont pas regretter leur choix;comment un haut représentant d’une banque prestigieuse pourrait -il être socialiste ou alors c’est pour ça qu’il n’y serait rester que quatre ans pourquoi les journaux parlent-ils si peu de lui et de son parcours professionnel

    • 1 Mai 2017 à 11h25

      keg dit

      Webmasters et responsables de sites, merci de prendre connaissance du message, relatif à la liberté d’expression, au début de l’article du jour !
      ——-

      La France a gagné ! Le FN en marche nous prend en tenaille…. Qui a dit que nous n’avions pas le droit de voter blanc. Alors pourquoi on n’interdit pas le vote blanc.
      On veut interdire l’abstention, on veut interdire le vote blanc. Quand interdirons nous la candidature opposée.?

      http://wp.me/p4Im0Q-1G1

    • 30 Avril 2017 à 11h57

      pekpat dit

      Souveraineté le FN ? Un mouvement qui s’inscrit dans la logique nationaliste dont on se souvient qu’il a conduit ses ancêtres politiques à se soumettre à l’Allemagne au nom d’une idéologie commune. Cette cassure/souveraineté mondialiste est un leurre, la division est plutôt entre ceux qui prennent en compte la réalité du monde qu’est la mondialisation et ceux qui la nient. S’adapter à cette mondialisation par des politiques de protection des personnes au sein de l’Europe est la politique la plus pertinente. Ce sont les propositions de Macron, c’est pourquoi il faut le soutenir!

      • 30 Avril 2017 à 12h02

        radagast dit

        La triste réalité qu’est pour nous la mondialisation n’était pas inéluctable , elle nous a été IMPOSEE par Bielderberg etc.

        Il est donc parfaitement légitime de contrer ceux qui s’en proclament les complices et de les pourchasser.

        Et si en effet ” S’adapter à cette mondialisation par des politiques de protection des personnes au sein de l’Europe est la politique la plus pertinente.” , Macron qui sera le valet de Bruxelles et de Berlin n’est vraiment pas la bonne personne.
        Dans son cas il faudra remplacer ” s’adapter” par ” se soumettre” .

        • 30 Avril 2017 à 12h03

          radagast dit

          imposée par les anglo-saxons , Bielderberg etc.

    • 30 Avril 2017 à 6h39

      radagast dit

      Notons que selon le graphe 2 le vrai et légitime candidat du centre était Jean Lassale et certainement pas Macron…

      En politique les voix ne se pèsent pas , elles se comptent .

      Selon une projection personnelle (et sauf erreur de ma part) les résultats du premier tour donnent:

      Dupont Aignan + Le Pen +Asselineau +30% Fillon = 11 871 406 voix.

      Macron+Hamon+Arthaud+Poutou = 11 585 901 voix .

      Tout dépendra du devenir des voix de Mélenchon ( 7 060 885 voix quand même!)

      Avec 50% de celles-ci Macron ferait 15 106 346 voix , avec 30% 13 704 166 .
      Dans ce dernier cas la différence avec le camp souverainiste serait de 1 832 760 voix soit à peu près les scores de Dupont-Aignan+ Nathalie Arthaud au premier tour .

      Par ailleurs je ne doute pas que les analyses fines auxquelles ont du se livrer les états-major politiques aient donné des résultats intéressants.

      Mais les performances du passé ne présagent pas des résultats à venir…

    • 30 Avril 2017 à 5h38

      Nolens dit

      Quand je lis le monde de la culture est outré du ralliement de NDA à Le Pen, je suis écœuré. C’est le ban et l’arrière ban des bobos plus ou moins (moins que plus d’ailleurs) artistes sans talent, humoristes sans humour, intellectuels auto-proclamés sans idées. C’est cela qu’il faut combattre.

      • 30 Avril 2017 à 11h36

        isa dit

        Dans ma ville elle fait 2% la fille du nazi.

        • 30 Avril 2017 à 11h56

          JAMBON dit

          Cataloguer les gens en fonction de leurs parents est faire preuve de racisme, et c’est oublier un peu vite que le papa de Hollande est d’extrême droite (ancien d’Algérie) tout comme celui de son ex femme d’ailleurs

        • 30 Avril 2017 à 12h35

          isa dit

          Je deteste Hollande.
          Bien sûr que nous sommes, en partie, le résultat de notre éducation, saucisson. 

        • 30 Avril 2017 à 12h39

          C. Canse dit

          Isa

          Qu’en est-il des ancêtres de Macron ?
          Pour Hollande, on sait pour Mitterrand, on sait pour Le Pen, on sait.
          Mais pour Macron, hormis la profession de ses parents, on ne sait rien des choix politiques de ses ascendants. 

        • 3 Mai 2017 à 2h41

          Livio del Quenale dit

          &&&Mais pour Macron, hormis la profession de ses parents, on ne sait rien des choix politiques de ses ascendants.&&&
          -
          Peut-être que si ce n’est pas publié , c’est que ça ne servirait pas son avancement, ou pire lui porter tort, en prêtant le flanc à la diatribe de ses adversaires, ou qui ne l’aimerait pas.
          -
          Sinon, pour ces politiques qui font feu de tous bois, il est parier qu’on nous en aurait, déjà, fait l’article.
          –  

    • 29 Avril 2017 à 15h24

      expz dit

      Le ralliement de notre Bayrou souverainiste NDA rend , effectivement, MLP plus “fréquentable”. Néanmoins,reste le sujet central, celui de l’euro, ce frein pour emporter l’adhésion de l’électorat de droite.
      L’invocation d’un euro trop haut pour nous et trop faible pour les Allemands ne serait crédible et sincère qu’à 1 et 1 seule condition: que MLP s’engage FORMELLEMENT à ce que la BCF soit totalement indépendante du pouvoir politique.
      Dans le cas inverse , évidemment , tout le monde comprend parfaitement que l’objectif réel est la planche à billet magique qui engendrera une inflation impossible à contrôler par Mr Philippot, l’apprenti sorcier patriote.

      • 30 Avril 2017 à 5h31

        Nolens dit

        Donc vous voulez un organisme indépendant du pouvoir politique, c’est déjà le cas il me semble.
        La question sociale de Sapir est obsolète, du moins en France où nous souffrons d’un trop-plein de social.
        La question économique est essentielle si on veut améliorer le sort des gens. L’Europe telle qu’elle est est est à épurer en éjectant les parasites (la Grèce par exemple).

    • 29 Avril 2017 à 10h16

      Kernoa dit

      Mes leçons personnelles monsieur SAPIR, simple et humble militant du PS qui pourtant n’appartient pas vraiment aux classes populaires non diplômées qui constituent le socle des électeurs de Marine Le Pen comme se complaisent méchamment à le clamer à longueur d’interventions publiques les élites mondialistes qui ont plombé la démocratie française à l’instar de ce qui s’est produite aux USA, c’est que les Français n’ont toujours pas réalisé l’importance que présentait cette élection présidentielle qui devait concrétiser une rupture totale avec la gestion du pays issue de l’idéologie libérale mondialiste qui conduit le pays à la ruine et son peuple à la misère.
      Et voilà qui est fort grave.
      Quand un peuple ne sait plus distinguer où sont ses intérêts souverain, il ne faut hélas pas espérer un miracle au deuxième tour de l’élection.
      Quand on observe à la loupe les candidats du système qui ont obtenu de bons score, on remarque que le peuple français n’a toujours pas compris comment fonctionne la démocratie.
      Et cela c’est très grave dans la mesure ou les faits indiscutables que vous présentez ne sont pas les critères de réflexion des citoyens qui obéissent surtout à leurs humeurs.
      Pendant les dix premières années de ma carrière dans la marine marchande, au long cours, du temps du polytechnicien Giscard, j’ai pu mesurer par nos contacts avec les ambassades à quel point le peuple français était méprisé sur le plan international au contraire de ce que voulaient faire croire les politiques et les élites au pouvoir.
      Cela ne changera pas demain.
      Et le fait que le peuple français ait pu choisir un président aussi inepte que François HOLLANDE ne participera certainement pas à rehausser cette réputation.
      Et la World Company se réjouit à l’avance de l’élection de Macron le 7 mai prochain. Eux pourront sabler le champagne.
      En France, un Neuneu en replacera un autre.

      • 3 Mai 2017 à 2h56

        Livio del Quenale dit

        &&&Quand un peuple ne sait plus distinguer où sont ses intérêts souverain, il ne faut hélas pas espérer un miracle au deuxième tour de l’élection.&&&
        -
        C’est la qualité de ce “peuple”, son instruction et son éducation  enfin son niveau qui a tellement baissé, qu’il est passé majorité dans la porteur d’un bulletin de vote le mettant dans l’urne comme un ticket de jeu de hasard au bureau de tabac du coin de la rue, ou guidé par un talk-show politique, sorte de jeu orienté de la TV 

    • 29 Avril 2017 à 9h12

      joie dit

      Il est étrange qu’un économiste fasse fi de la dette et du déficit, pour bâtir un graphe finalement tendancieux. Faut-il en arriver à être sous la coupe du FMI, pour redresser les comptes ET réduire le chomage, comme l’ont fait de nombreux pays européens avant nous, mais de façon libre et acceptée par leur société?

      • 29 Avril 2017 à 15h32

        golvan dit

        @ joie à 9h12
        Pratiquement aucun pays occidental ne rembourse sa dette qui au contraire s’alourdit d’année en année.
        Au rythme actuel, dans une période où pourtant tout semble lui sourire, l’Allemagne mettra cinquante ans à rembourser la sienne. Inutile de dire qu’au moindre changement de conjoncture, l’Allemagne ne remboursera rien non plus.
        J’ai tendance à prendre les déclarations martiales sur la remboursement de la dette pour une bonne grosse blague.

        • 30 Avril 2017 à 8h45

          Hannibal-lecteur dit

          Ouaip, mais c’est quoi la dette allemande par rapport à la nôtre?

        • 3 Mai 2017 à 3h13

          Livio del Quenale dit

          il vient de le dire  : deux génération pour la rembourser !
          -
          Ils comptent tous, que l’Europe sera non un consortium d’états mais un pays le plus puissant de la planète et  donc à l’instar des USA pendant 90 ans supposent qu’ils vont pouvoir ayant une monnaie étalon faire tourner la planche à billets pour ne plus payer leurs dettes, c’est aussi pour ça que l’on nous a fait une “fédération” plutôt qu’une “confédération” qui aurait beaucoup mieux convenu aux peuples, mais n’aurais plus eu la possibilité ester en justice inter-nations en tant que pays mais comme une représentation d’une association de pays de poids certes, mais pas un pays de 400 millions de citoyens et ça, ce n’est pas bon pour la grande finance.  

    • 29 Avril 2017 à 8h25

      Habemousse dit

      M. Nicolas mouille sa chemise et soutient Marine le Pen : il n’est pas tombé dans le camion fourre-tout de l’UMPS , bravo !

      • 29 Avril 2017 à 8h46

        Habemousse dit

        Les premières économies à réaliser en arrivant au pouvoir :

        Celui qui parle, c’est le Vice Président des Chirurgiens de France :

         http://www.youtube.com/watch?v=IYJXfAwv80g

        En résumé, il n’est pas question de refuser les soins à des malades gravement atteint mais de se faire rembourser par les pays d’origine, dont l’Algérie, qui coûte à la sécu de Marseille, rien que Marseille cent quatre vingt cinq millions d’euros par an ! Cet interview date de 2013, on peut imaginer la note en 2017… Ce n’est pas Hollande qui a institué cette passoire, on peut dire qu’il l’a institutionnalisé gratuitement à nos dépens.

        Une fois de plus il n’est pas question de refuser notre assistance mais de nous faire rembourser : nous ne pouvons pas soigner gratuitement le monde entier.

      • 29 Avril 2017 à 9h10

        isa dit

        ?
        Un soit- disant gaulliste?
        On reve! 

        • 29 Avril 2017 à 9h43

          MGB dit

          Quand la patrie est en danger, on sort de ses cadres habituels. En 1940, de Gaulle a déserté (techniquement) pour aller à Londres continuer le combat contre les Allemands. Cela n’en a pas fait un traitre pour autant. NPA fait pareil en s’alliant à MLP.

        • 30 Avril 2017 à 10h13

          isa dit

          La patrie este en danger avec le risque d’une Pen élue.

    • 29 Avril 2017 à 8h19

      Niulinca dit

      La France qui travaille pourrait se remettre de l’élection de Marine Le Pen elle ne se remettra pas de celle d’Emanuel Macron

      • 29 Avril 2017 à 9h12

        isa dit

        Pourquoi?
        Vous le trouvez fainéant d’être au deuxième tour des élections présidentielles françaises?
        Ah oui! Ca lui ést tombe tout cuit dans le bec! 

        • 29 Avril 2017 à 9h47

          MGB dit

          En effet, ça lui est tombé tout cru dans le bec avec le soutien très actif de HOLLANDE et de ses amis qui ont fusillé FILLON.

          La “France qui travaille”, ce sont les Français qui n’ont pas envie de se dissoudre dans le communautarisme. Acceptez qu’ils existent et qu’ils aient leur point de vue.

        • 29 Avril 2017 à 9h48

          MGB dit

          Oups ! Tout “cuit” pas tout “cru”.

      • 30 Avril 2017 à 20h01

        Liamone dit

        vous devriez relire le programme de Le Pen pour la Corse. Pas de langue corse. Les nationalistes en prison. Ce sont là les valeurs et les idéaux de Pétain.

    • 29 Avril 2017 à 2h52

      Djonlefranc dit

      Ainsi d’après votre graphique, Fillon serait au sommet de la régression sociale, et Madame Arthaud et Monsieur Poutou au sommet du progrès social ? Et la marine aurait la moyenne ?
      Curieusement je pense radicalement l’inverse.
      Les communistes ont toujours conduit leur pays à la ruine. Partout et toujours.
      Un seul contre exemple qui m’aurait échappé ?
      Quand à la sortie de l’euro et de l’Europe, je crains fort qu’il nous conduise au même résultat:
      la ruine.
      Ça aidera beaucoup pour le progrès social…

      • 29 Avril 2017 à 9h24

        Fixpir dit

        La courbe est exacte, mais l’étiquetage sent son gauchiste qui a du mal à tourner la page.
        Bien entendu, personne ne souhaite la régression sociale par envie particulière pour la régression sociale. Le dosage des prestation sociale a évidemment une influence sur le développement, vous avez évidemment raison.
        _.
        Pour une fois, en science politique, il y a même de nombreuses expériences en dimension réelle. Celle que je trouve la plus marquante est celle de la Chine, qui a tourné la page du “Progrès social” selon la dénomination Sapir, dans les années 90 pour aller vers une extrême “régression sociale” (au sens de Sapir). Et, devinez quoi, en trente ans de cette soit-disant “régression”, même les plus pauvres sont devenus infiniment plus riche que la classe moyenne du temps du Maoïsme.

    • 28 Avril 2017 à 20h21

      Fixpir dit

      Au passage, je remarque que M Sapir fait des graphes à deux dimensions pour placer les forces politiques. On ne saurait mieux expliquer que la notion de droite et de gauche (et donc de classement linéaire) est fausse. Et encore, il me semble qu’il y a bien d’autres éléments qui pourraient être amenés, avec une 3ème, 4ème etc… dimension.

      Il y a une droite et une gauche électorales, dans notre système politique (comme dans beaucoup d’autres), comme nous le voyons lors de ce second tour. C’est une réalité, mais elle n’est pas politique, c’est juste le résultat du processus électoral.
      Incidemment, je ne m’aventurerai pas à dire qui est “la gauche” et qui est “la droite” dans ce second tour, tant les éléments politiques proposés par les deux candidats vont à l’encontre du classement qui apparaîtrait historiquement naturel.

    • 28 Avril 2017 à 19h10

      Schlemihl dit

      D ‘ un côté une gauche mondialiste ultralibérale ( quand on est libéral on l’ est de façon outrée ) pleine de mépris pour le peuple et enthousiaste de l’ Europe , se foutant comme d’ une guigne du chômage et de la sécurité , bobo et le reste

      De l’ autre côté les malheureux écrasés par le système ( soyez toujours contre le système ) , patriotes et résistants

      D’ un troisième côté …. la réalité , qui se permet d’ être un peu plus compliquée

    • 28 Avril 2017 à 18h54

      munstead dit

      Sapir fait toujours rire. Il roule pur Le Pen (et Poutine) mais n’ose pas le dire vraiment, donc il traite Macron de réactionnaire et se retranche derrière un vote souverainiste fantasmé., sans compter que souverainiste est un mot valise qui n’a pas du tout le même sens chez un électeur de Fillon qui veut rester nias l’Europe et dans l’Euro, un lepéniste qui est un nationaliste dur, et le vote Mélenchon dont la position sur l’Europe est plus floue dans les principes qua dans la forme;  

    • 28 Avril 2017 à 18h42

      Alex Z dit

      Excellente analyse ! Mais qui ne nous apprend rien, car on sait évidemment tout cela.
      Je comprends tout à fait Merluchon qui ne peut pas se résoudre à appeler ses troupes à voter Macron. Ceux qui le jugent mal sur cette décision n’ont pas de figure.
      Le premier tour donc a été pollué par le vote “utile”. Le second tour sera pollué par la volonté de faire barrage à un parti, quitte à demander à voter pour le fossoyeur de la Nation. Car c’est cela qui va arriver. Plus de libéralisme, plus d’Europe, vont faire de ce quinquennat un calvaire pour les classes moyennes et populaire. Ca va être pire qu’avec Hollande. La France entière sera dans la rue pour conspuer le Président libéral et mondialiste. Ceux qui ont glissé un bulletin “Macron” dans l’urne n’auront qu’à faire leur examen de conscience.
      Le plus simple finalement, ce serait de faire une élection à 1 tour. Ainsi chacun voterait pour le candidat qui représente le mieux ses idées sans arrière pensée de vote utile. Le vote utile ou le vote de barrage seraient balayés du paysage électoral français. Et le candidat qui a la majorité, relative donc, mais peu importe, serait élu.
      Cela ne changerait pas grand chose dans le choix du Président, car de toutes façons c’est celui qui a la majorité relative qui est toujours élu. Mais cela aurait le gros avantage d’éviter le vote utile et de barrage.

    • 28 Avril 2017 à 17h57

      Caminho dit

      L’Europe, l’alpha et l’oméga de Macron, est un aquarium de prétentieux méprisants et méprisables.

    • 28 Avril 2017 à 17h47

      Nolens dit

      M. Sapir est dépendant à la sécurité sociale. Ce système a été dévoyé et la solidarité est devenue un pillage par les parasites des forces vives.
      Vivement que ce système inique disparaisse.

    • 28 Avril 2017 à 17h43

      bellini dit

      “voter Macron c’est émettre un véritable vote de classe, un vote réactionnaire” NON! un vote ACTIONNAIRE