Macron accomplira Hollande | Causeur

Macron accomplira Hollande

La dernière prophétie de Nostradamour

Auteur

Patrick Mandon

Patrick Mandon
éditeur et traducteur.

Publié le 04 mars 2017 / Politique

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Emmanuel Macron et François Hollande au diner du Crif, février 2017. SIPA. 00794702_000008

Casanova s’invite

Les partisans d’Emmanuel Macron ont refermé le couvercle sur un lourd secret révélé par un document exceptionnel, provenant de la bibliothèque du château de Duchcov, en République tchèque. Jadis, cette petite ville baroque s’appelait Dux. Le comte Waldstein, châtelain, confia, par amitié, le soin de sa vaste bibliothèque à Casanova. Le brillant séducteur, alors vieilli, ruiné, fourbu, en était réduit à se remémorer ses bonnes fortunes par une formule mystérieuse, qu’il fredonnait en ritournelle dans les couloirs du château de son bienfaiteur : « Mille e tre, mille e tre ! ». On ne sut que bien plus tard ce qu’elle signifiait. Casanova lui-même connaissait-il l’existence de ce précieux document ? On peut le penser, car, dans le coffre qui le contenait, on trouva également un lot de gravures plus que polissonnes, qui avaient pour cadre la ville de Venise, et d’intrigants objets de forme oblongue de 24 cm exactement, arrondis en leurs deux extrémités, dans un bel acier lisse, qui portaient l’inscription suivante : « Quella di Giacomo era il modello per il piacere delle donne » (« Celle de Giacomo servit de modèle, pour le plaisir des femmes »). On s’interroge sur leur usage.

La longue marche

Il s’agit d’un parchemin dans un excellent état de conservation, portant la signature de Nostradamour, le fameux mage, dont la présence dans les parages est attestée en 1560 par de nombreux témoignages. En quelques lignes, il exprime une « prophétie pour France en l’an 2017 », que nous reproduisons ici, car nous y avons eu accès : « Un cavalier viendra, répondant au nom de Makron. Or, sa monture sera soustraite aux regards. Du roi Hôll-le-Navrant, si faible et méprisable, et qui l’aura précédé, procédera son avènement. Par Hôll, certes, s’accomplira cette écriture : il l’appellera à ses côtés, le fera grandir et prospérer, afin qu’il triomphe plus tard des reîtres et des bélîtres. Cet homme sera frêle et ardent, sa figure séduira les femmes et les hommes, endormira leur méfiance, éveillera leur vaillance. Sur son passage, la foule s’écartera et lui fera un cortège d’adoration. Le pouvoir lui fut donné sur la terre, pour effacer la mémoire du pays de France par l’illusion, par l’espérance, par le glaive 2.0, et par les bêtes apprivoisées du monde numérique. ».
On comprend mieux pourquoi le cercle de ses conseillers a voulu que demeurât caché ce texte prophétique. Par lui, on saisit le dessein d’Emmanuel Macron, tant de fois qualifié d’opaque ou de sibyllin. Le garçon au doux regard, dont les pas n’impriment pas le sable, accomplit une ancienne écriture. Il est roué, calculateur, et dissimulé. Il avance par le biais vers le but, que lui a réservé la prédiction de Nostradamour. Il s’est mis en marche, rien ne l’arrêtera.

Sa déclaration

« Je vous aime farouchement, mes amis », (Emmanuel Macron, Lyon, 4 février 2017). M. Macron a des lettres, et il possède un bel « équipement de la pensée ». En cela aussi, il se distingue de tous ses anciens collègues de gouvernement. À Lyon, Emmanuel Macron empruntait sa formule à un texte de René Char, extrait de « Fragment 128 » ( Feuillets d’Hypnos, 1943-1944, Paris, Gallimard, pp. 118-119) vrai et courageux résistant, poète célébré par les autorités, vénéré par les professeurs de morale, mais fui par quelques-uns, qui le regardent comme un écrivain abstrus et pontifiant. Le fringant Emmanuel ignorait-il que cette déclaration, d’une folle audace électoraliste, sonnait aussi comme un écho à celle, désespérée, de Michel Piccoli à Brigitte, non pas Macron mais Bardot, dans le film Le Mépris, de Jean-Luc Godard (1963). B.B. y dresse un adorable inventaire de son anatomie, qu’elle fait suivre toujours de la même question : « Est-ce que tu [les] l’aime », au pluriel ou au singulier, selon que les détails vont par paire ou par unité (mes pieds, mes genoux, mon derrière, mes fesses, mes seins, mon visage, ma bouche etc. …). Comme Piccoli répond à chaque fois par l’affirmative, BB conclut ainsi : « En somme, tu m’aimes totalement », alors, Piccoli : « Je t’aime totalement, tendrement, tragiquement. ». M. Macron nous aime-t-il tragiquement ?

Hamon, candidat de l’Élysée

À présent, tentons d’éclairer la situation préélectorale en France en l’examinant sous la lampe Macron. Le parti socialiste, hier menacé de disparaître, gardera la tête hors de l’eau, grâce à un vieux-jeune homme de l’appareil, Benoit Hamon. Après avoir promis de généraliser à l’ensemble de la population méritante le droit à un emploi fictif, il put enfiler l’habit de révolutionnaire pour militants en déroute, que des tailleurs, dans la coulisse, avaient raccommodé à la hâte. Depuis, il prépare un cocktail de campagne : quart de jeunes, tiers-état, et demi-mondains. Les socialistes français, bourgeois louis-philippards, se sont une fois de plus offert un petit frisson révolutionnaire en désignant, pour les représenter à l’élection présidentielle, un manipulateur de marionnettes verbales, bien propres à ranimer un théâtre d’ombres engourdies. La manœuvre du couple Hollande-Cambadélis a fonctionné. Voilà pour cette hypothèse, ou encore cette synthèse comme on dit au parti socialiste. Demeurait le cas de François Fillon.

Le liquidateur

Un déchaînement médiatique et juridique lui promet un avenir de pénitent, puis de réprouvé. Seul les autorités administratives connaissaient sa situation dans le détail où elle fut (et continue d’être) révélée. Ces autorités sont, principalement, le ministère de l’Économie et des finances. Toute l’affaire ne peut que profiter à Emmanuel Macron : les électeurs du champion déchu de la droite, affolés, colériques, trouveraient une consolation dans les bras du bel Emmanuel, et, en moins grand nombre, dans ceux de Marine Le Pen. Au deuxième tour, le « sursaut républicain » donnerait la victoire au « fils préféré » de François Hollande, qui saurait rappeler à son protégé les bienfaits qu’il lui doit. Le jeune Macron mènera à bien l’entreprise, que l’éternel premier secrétaire du parti socialiste aurait tant souhaité conduire, savoir la liquidation de la vieille France romaine, grecque, judéo-viennoise, catholique, apostolique et païenne, ce bijou préservé d’intelligence et d’égarement, ce pays élu qui distrait Dieu lui-même, ce signe visible de l’œuvre de l’Esprit dans la géographie.
Notre pays, épuisé, assailli, cherchait des bras pour accueillir son dernier soupir : elle les a trouvés. Le liquidateur, ce sera lui ; il a l’air aimable et la compétence des anesthésistes.
Nostradamour a dit le vrai : Macron accomplira Hollande.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 8 Mars 2017 à 9h39

      Lector dit

      Macron et Hollande ? Mandon, vous avez manqué un épisode :

      https://www.youtube.com/watch?v=9e6VGLgNEgw

    • 7 Mars 2017 à 11h52

      Pol&Mic dit

      hum !….. “tu trembles Carcasse!…. si tu savais vers quelle défaite je t’emmène : tu tremblerais plus encore!”

    • 7 Mars 2017 à 7h53

      durru dit

      7 Mars 2017 à 0h44 Schlemihl dit
      Durru je rougis . Mais sérieusement il faut avoir des notions de droit , et je sais seulement qu’ on ne doit ni tuer ni voler ni violer ne faire de faux témoignage . Il faut avoir des notions d’ économie , et tout ce que j’ai compris c’ est que la richesse des nations vient du travail humain . Faut il sortir de l’ euro , dévaluer ou autre chose ? je n’ y comprends absolument rien .
      Et il faut de l’autorité , du caractère et du courage . Et en plus il faut aimer son pays .
      A votre avis qui a les qualités requises parmi nos candidats ?

      J’avais promis de revenir là-dessus et là, ça me démange ;)
      Un peu trop de questions, et je dois dire que je n’ai pas vraiment de réponses. Je suis pourtant certain d’une chose: il faudrait être Dieu pour cocher toutes les cases. Et tout ce qu’on pourrait proposer de mieux serait un honnête homme. Donc très loin du compte, de toute façon. Mais je crois que j’ai déjà une piste pour répondre à votre dernière question.
      Non, il ne faut pas tout savoir. Il faut par contre savoir où on veut aller (ou, pour formuler autrement, de quelle manière). Il faut savoir s’entourer de gens de confiance (d’autres honnêtes hommes, si possible) qui soient compétents sur un domaine. Il faut savoir se faire le représentant de ceux qui sont en bas, oublier ses propres intérêts et agir pour l’intérêt de tous (enfin, de la plus large majorité possible).
      Il faut, pour tout dire, que les honnêtes hommes ne restent plus cachés à l’infini, laissant les beaux parleurs et les séducteurs professionnels occuper la scène. D’abord, parce qu’ils sont bien plus nombreux qu’on veut bien le croire, et qu’ils sauront se reconnaître entre eux. Et que l’unité fait la force. Et que l’espoir ne meurt jamais. Et que chacun devrait apporter sa pierre à l’édifice, surtout s’il pense que l’édifice vaut encore quelque chose. Alors voilà, je ne retire pas un seul mot à ce que j’ai déjà écrit plus bas.
      Polémistes excités s’abstenir. Merci.

    • 7 Mars 2017 à 0h43

      Patrick Mandon dit

      Malika Sorel est une femme remarquable à plus d’un titre. Je l’ai vu se confronter à Mazarine Pingeot, que certains persistent à prendre pour une romancière, et la tourner en ridicule.
      Elle se trouvait dimanche dernier sur l’estrade, à côté de François Fillon, au Trocadéro. Je vous recommande tout spécialement la lecture de l’entretien, qu’elle a accordé au FigaroVox (www.lefigaro.fr).
      (extraits) : « Si l’État avait promptement réagi pour soutenir les enseignants à chaque fois que l’un d’eux s’est trouvé confronté à une remise en cause des contenus ou du bien-fondé des principes républicains (laïcité, égalité filles-garçons), nous n’en serions pas là! Combien d’enseignants, voulant signaler des situations anormales, se sont vu accuser de ne pas savoir «tenir leur classe», de ne pas être suffisamment «accommodants», parfois abandonnés par leurs chefs d’établissement et leurs autorités académiques. Certains ont abdiqué, quand ils ne se sont pas convertis au relativisme culturel pour avoir la paix.»
      - Les propos de Macron sur la Guerre d’Algérie :
      « Du sel sur des plaies non cicatrisées. Une accusation qui alimente la bataille des mémoires et la pente victimaire. Une accusation lourde à l’encontre de la France qui se trouve invalidée dès qu’on compare la démographie algérienne entre 1830 et 1962. À l’évidence, l’objectif était de séduire une partie de l’électorat issu des anciennes colonies vibrant encore à l’unisson de la terre de ses ancêtres. Cette accusation susceptible de dresser les uns contre les autres est d’une gravité extrême à l’heure où la France se trouve en guerre, ciblée par des terroristes qui justifient leurs actes par ce qu’elle est et ce qu’elle a été. ».
      Malika Sorel rappelle également le rapport déplaisant de Thierry Tuot, conseiller d’État, auquel M. Macron a confié une mission de réflexion…
      http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/03/04/31001-20170304ARTFIG00066-malika-sorel-sutter-fillon-veut-continuer-la-france-quand-pour-macron-la-culture-francaise-n-existe-pas.php

    • 6 Mars 2017 à 19h20

      clopette dit

      Comme c’est bien dit…. mais j’espère de tout coeur que ce ne sera pas vrai !!!

      • 6 Mars 2017 à 19h42

        Patrick Mandon dit

        Ce n’est pas tout à fait vrai, mais c’est déjà possible…

    • 6 Mars 2017 à 18h39

      marie210917 dit

      A ses meeting les participants applaudissent sur ordre ….. Ces derniers ne seraient-ils pas achetés ? Probable !

      • 6 Mars 2017 à 18h43

        radagast dit

        Non non je ne crois pas , le pire est qu’ils font ça gratuitement !
        Ils ne sont pas payés (avec quel argent les paierait-il lui si pauvre ,si méritant et surtout pas financés par Drahi , Berger et consorts) ) , ils sont endoctrinés .
        Lisez Warboï , vous comprendrez vite.

    • 6 Mars 2017 à 18h32

      marie210917 dit

      Macron , l’homme qui marchait sur l’eau, ne passera pas et heureusement !

      Merdias sondeurs veulent nous le vendre certes mais nous avons dieu merci internet pour nous forger notre idée. Ce petit bonhomme du reste ne m’a jamais inspiré confiance : tout est faux chez lui , c’est un traite à la nation en sus !