Macron, Fillon, Le Pen: qui osera unifier nos régimes de retraite? | Causeur

Macron, Fillon, Le Pen: qui osera unifier nos régimes de retraite?

Candidats, un quinquennat suffira!

Auteur

Jacques Bichot
Economiste.

Publié le 22 mars 2017 / Économie

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Marine Le Pen, Emmanuel Macron et François Fillon. Photos: mars 2017. SIPA. AP22029732_000018 / AP22029732_000017 / AP22029732_000016

Le gouvernement a claironné le 15 mars des résultats encourageants pour le régime général de la Sécurité sociale, et tout particulièrement pour sa branche retraite. L’Agirc-Arrco, de son côté, fait état d’une diminution de son déficit. Alors, tout va bien, inutile de se faire du souci ? Seuls les Candides iront dans ce sens, comme l’anti-héros de Voltaire pour lequel « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ». En réalité, le système français de retraites par répartition, qui ne se limite pas aux régimes des salariés du secteur privé, est soutenu à bout de bras par l’État, dont il contribue beaucoup à creuser le déficit.

Jusqu’ici, un travail « ni fait, ni à faire »

Près de 14 % du PIB consacré au paiement des pensions : le fonctionnement du système de retraites français n’est pas un problème à prendre à la légère. Les pouvoirs publics ne cessent d’ailleurs de légiférer à son sujet, que ce soit chaque année par la loi de financement de la sécurité sociale, ou à intervalles plus espacés (1982, 1993, 2003, 2010, 2014) sous forme de lois retraite spécifiques. Mais cette accumulation de textes devrait nous mettre la puce à l’oreille : s’il faut sans arrêt revenir sur la question, ne serait-ce pas parce que, chaque fois que le Gouvernement et le Parlement la traitent, le travail n’est « ni fait, ni à faire » ?

Remarquons d’abord que les pouvoirs publics se croient obligés de jouer le rôle de gestionnaire : ils appellent « réforme » le maniement des paramètres de réglage du système que sont l’âge de la retraite ou la durée d’assurance nécessaire pour avoir droit au taux plein à cet âge. Les partenaires sociaux, qui gèrent les régimes complémentaires, sont plus modestes : pour eux, fixer le prix d’achat du point et sa valeur de service est une opération de pilotage qu’il est normal d’accomplir chaque année sans qu’il y ait besoin de faire appel au législateur. Voilà un exemple dont les pouvoirs publics pourraient s’inspirer : laisser à un directeur des retraites et à son comité de direction le soin d’effectuer – sur proposition des actuaires – les réglages paramétriques nécessaires pour préserver l’équilibre financier.

>> A lire aussi: Comment unifier nos 36 régimes de retraites? La solution la plus radicale est la meilleure

En contrepartie, le Parlement devrait enfin aborder ce qui est vraiment de sa responsabilité : les réformes structurelles. La France compte trois douzaines de régimes de retraite par répartition, les uns dits « de base » et les autres complémentaires, les uns gérés par l’État et les autres par les partenaires sociaux, alors qu’aucune catégorie socioprofessionnelle ne possède la stabilité démographique requise pour le fonctionnement durable des retraites. Le nombre des exploitants agricoles a été divisé par un facteur de l’ordre de 10 entre la Libération et aujourd’hui : comment leur régime pourrait-il fonctionner de manière autonome ? Et la compensation démographique, qui transfère des sommes des régimes où la proportion de cotisants par rapport aux retraités est la plus forte, vers ceux où elle est plus faible, est très insuffisante, notamment parce que les régimes complémentaires n’y participent pas. Par exemple, le petit régime spécial des ouvriers de l’État, qui compte  à peu près 100 000 pensionnés pour 30 000 cotisants, ne comble son déficit qu’à hauteur de 5 % par la compensation démographique, si bien que le Trésor public doit apporter 95 %. Il est grand temps de prendre le taureau par les cornes et de procéder à l’unification des régimes.

3 milliards d’euros d’économie par an!

Cette fusion de tous les régimes en un seul peut être réalisée en un quinquennat, à condition de ne pas perdre une minute : nous l’avons démontré dans notre dernier ouvrage, La retraite en liberté. Bien entendu, le régime unique, disons France retraites, fonctionnera par points, comme l’Arrco-Agirc, car comptabiliser les droits à pension sous forme de points facilite grandement la vie des assurés sociaux : ils savent en permanence exactement où ils en sont de la préparation de leur retraite, et il leur est loisible, quand ils prennent de l’âge, de liquider une partie de leurs points, choisie par eux en toute liberté, pour pouvoir commencer à « lever le pied » professionnellement. La technique des points rend également la gestion beaucoup plus facile. Et puis, cerise sur le gâteau, un régime unique fonctionnant en points coûtera beaucoup moins cher en frais de gestion : l’économie annuelle sera de l’ordre de 3 Md€.

Parmi les candidats à la présidence de la République, il y en a un (Macron) qui indique vouloir instaurer un régime unique, calqué sur celui qui existe en Suède ; espérons qu’il expliquera comment il compte s’y prendre. Un autre (Fillon) paraît y songer, mais de façon plus lointaine. Quant au troisième (Marine Le Pen), son programme en matière de retraite est centré sur sa volonté affichée de revenir sur les modifications paramétriques antérieures (relèvements de l’âge de la retraite et allongement de la durée de cotisation), ce qui est irréaliste.

Il est heureux que l’idée d’unifier nos trois douzaines de régimes en un seul fasse quelques progrès : la loi retraite 2010 comportait un article ordonnant que le passage à un régime unique, fonctionnant en points, soit étudié ; or cette disposition légale n’a pas respectée, ni durant la présidence Sarkozy, ni durant la présidence Hollande. Dans l’état actuel des choses, seul mon ouvrage indique clairement un chemin menant à ce but. Les candidats devraient au moins s’engager à faire rondement mener les études détaillées nécessaires pour lancer une telle réforme.

« Nous ne préparons pas nos retraites par nos cotisations vieillesse, mais par nos enfants »

Un autre aspect de la réforme, indispensable mais ignoré – sauf erreur de ma part – de tous les candidats, a été indiqué, il y a 40 ans, par Alfred Sauvy, sans que ce grand économiste et démographe ait été entendu. Ce qu’a dit Sauvy est une vérité toute simple : « nous ne préparons pas nos retraites par nos cotisations vieillesse, mais par nos enfants ». Ces cotisations étant immédiatement transmises aux retraités actuels, ce n’est pas grâce à elles que les cotisants auront un jour une pension, c’est grâce aux enfants et aux jeunes actuels, qui deviendront à leur tour cotisants.

La retraite par répartition fonctionne donc de la façon suivante : les adultes investissent dans la jeunesse, et ensuite ces jeunes, devenus actifs, renvoient l’ascenseur en versant une sorte de dividende (les cotisations vieillesse) à ceux qui ont antérieurement investi dans leur « capital humain », comme on dit en économie. La formule juridique qui proportionne les droits à pension future aux cotisations vieillesse actuelles est une erreur économique grossière. Cette absurdité qui gangrène notre législation est à l’origine d’une partie importante des problèmes que la retraite par répartition pose de façon récurrente.

Voici donc une donnée dont les candidats qui voudraient envisager une véritable réforme des retraites devraient tenir compte : il n’est pas possible de construire un bon système de retraites par répartition en attribuant les droits à pension en fonction des cotisations vieillesse ; il faut mettre en place une contribution – remplaçant divers impôts, taxes et cotisations – qui financerait toutes les dépenses d’entretien et de formation de nos jeunes, et attribuer les points de France retraites pour partie au prorata des sommes ainsi investies dans la jeunesse, pour partie d’après le nombre des enfants que chacun aura élevé.

Il serait grand temps que François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen réalisent comment fonctionne réellement la retraite par répartition et tiennent compte dans leurs programmes de la vérité économique. Depuis la transformation, en 1941, du système par capitalisation institué en 1930, nos retraites sont soumises à une fiction juridique qui empêche de comprendre leur fonctionnement réel. Le prochain chef de l’État demandera-t-il au Parlement de rétablir la vérité, ou laissera-t-il nos retraites croupir dans le mensonge, voilà un enjeu particulièrement important de cette élection présidentielle et des législatives qui la suivront.

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    • 27 Mars 2017 à 10h21

      fox23 dit

      L’encre de cette article n’était pas encore sèche que déjà la dite fonction publique monte à la charge !
      Oui, vous êtes mieux lotis (j’ai beaucoup aimé le pas toujours, preuve manifeste que dans beaucoup de cas c’est pourtant vrai), en nombre d’années de référence comme sur d’autres points, le pompon me semblant être ce que j’ai dernièrement appris.
      Un fonctionnaire qui part à la retraite avant le travailleur du privé touche une prime de départ, on croit rêver !
      Autre preuve de ce traitement favorable, votre intervention et la crainte à peine dissimulée d’être traité comme les autres, les plus nombreux.
      Un peu de pudeur SVP et oui, il faudra harmoniser lorsqu’un politique aura le courage de s’y attaquer…. et les favorisés un peu plus de bon sens.

    • 25 Mars 2017 à 9h30

      Lorrimar dit

      Il est si facile de faire du fonctionnaires bashing !
      Et pourtant, les salariés du public ne sont pas toujours mieux lotis que ceux du privé. La faute aux primes qui permettent d’accepter des traitements parfois forts modestes et qui ne sont pris en compte qu’à hauteur de 5% dans la retraite.
      https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211842104064-retraite-les-salaries-du-public-ne-sont-pas-toujours-mieux-lotis-que-ceux-du-prive-2068863.php

    • 24 Mars 2017 à 17h13

      Félix dit

      Songez que certains n’ont pas voté Sarkhozy en 2012, uniquement pour se venger des radars.

      C’est vous dire le niveau de certains électeurs !

      Alors que feront les fonctionnaires si un candidat leur dit, un 4 août par exemple : “fin des privilèges” ?

    • 24 Mars 2017 à 17h09

      Félix dit

      Je vote pour l’un de ces trois candidats mais, sur ce sujet, je suis assez pessimiste. Personne n’osera mettre à mal un pan entier de son électorat.

    • 24 Mars 2017 à 8h48

      Amaury-Grandgil dit

      Taper sur les fonctionnaires, le sport national…
      Bizarrement personne ne tape jamais sur les affairistes ou les banquiers ou ces grands argentiers qui gagnent beaucoup plus et sont largement plus favorisés…
      Et ce sont les mêmes qui plébiscitent un candidat louis-philippard libéral (Fiyon) qui prend également ses aises avec la morale…
      Marrade mousse et pampre…

      • 24 Mars 2017 à 17h17

        Félix dit

        Le problème est que les fonctionnaires votent essentiellement à gauche. Non pas parce qu’ils sont socialistes ou marxistes dans l’âme. Non, uniquement pour sauvegarder leurs privilèges.

        La députée socialiste de ma circonscription à qui je faisais cette remarque m’a même approuvé, par écrit.

      • 25 Mars 2017 à 6h15

        Hannibal-lecteur dit

        Amaury, mon peton, en quoi taper sur les affairistes les etc. améliore-t-il le régime des pensions? Votre logique est du genre bouillie pour le chat.

    • 24 Mars 2017 à 3h26

      Christophe Foulon dit

      Cet article est révélateur du fond du problème.
      Opposer les fonctionnaires et salariés du privé, pourquoi pas, les différences sont fortes.
      Les fonctionnaires (la masse, les catégories A,B,C) se soumettrons, pas de bonne grâce certes, mais ils se soumettrons, quand la haute administration (leurs chefs dont ils connaissent parfaitement les avantages), se soumettrons aussi (je parle des élus aux hautes fonctions, décorrélées des compétences de bases).
      Arrivé à un certains niveau de responsabilité, l’élu n’existe que par les hauts fonctionnaires qui le servent, allez leur dire à eux que leurs mémos, leurs rapports, leurs synthèses ne sont pas aux niveaux de cadres sup et qu’ils doivent baisser leur retraites au profit de ‘machinlesbeaucostard’ qui ne comprend rien à la note de synthèse qui trône sur son bureau depuis 3 jours.
      Quand les journalistes se saisiront du problème, peut-être se renderont-ils comptes que eux aussi se font plumer ;)

      • 25 Mars 2017 à 6h19

        Hannibal-lecteur dit

        Curieux : vous parlez d’opposition public privé quand il s’agit d’uniformisation… Pour une fois que l’Égalité des frontons de nos mairies ne paraît pas stupide…

    • 23 Mars 2017 à 17h00

      Terminator dit

      Le président élu, quel qu’il soit, va très vite se retrouver confronté aux VRAIS CHIFFRES et obligé de satisfaire la demande de justice sociale et d’équité des travailleurs du privé par rapport à ceux du public. On va bien rigoler…

    • 23 Mars 2017 à 16h17

      Huron dit

      La retraite des salariés du privé est de l’ordre de 55% des 25 meilleures années. Dans le public, elle est en moyenne de 75% calculée sur les six derniers mois d’activité… Dans la pratique, il arrive (je cite un cas précis) que la retraite de certains fonctionnaires soit supérieure à leur dernier salaire. Par ailleurs, différents régimes dits spéciaux (EDF, cheminots…) bénéficient d’une durée de travail beaucoup plus faible. La différence est prise en charge par le budget de l’Etat.

    • 23 Mars 2017 à 14h40

      tcap61 dit

      Une grosse différence entre les régimes de retraite du Public et du Privé tient aussi au mode d’acquisition de la durée d’assurance . Dans le privé on valide un trimestre en fonction du salaire perçu même si on n’a travaillé qu’un seul mois . Les jobs d’étudiant , bien payés et judicieusement répartis dans l’année permettent de faire valider une année en n’ayant travaillé au plus que pendant 4 mois . C’est , sans doute , pourquoi des Parlementaires bien informés -eux- font “travailler” leurs enfants à l’Assemblée Nationale.Quel journaliste aura le toupet de faire calculer le nombre d’années de durée d’assurance acquises pour la retraite des demoiselles LEROUX , filles de leur père bien au fait des lois ? Il ne s’agit pas d’emplois publics mais bien d’emplois privés . J’attends , avec impatience , les réponses .Comme quoi les privilèges ne concernent pas que le Public !

    • 23 Mars 2017 à 13h37

      rolberg dit

      « Macron, Fillon, Le Pen: qui osera unifier nos régimes de retraite? » Celui ou celle qui sera convaincu(e) que son maintien au pouvoir en sera servi. Pour le reste, blabla habituel.

    • 23 Mars 2017 à 11h18

      Pol&Mic dit

      les uns (es)et/ou les autres…. sont ils “chiche !” ???????

    • 23 Mars 2017 à 9h14

      clark gable dit

      Ils sont incapable de gérer convenablement leur affaires et comptes personnels et ils voudraient s`occuper de ceux des Français
      Allez laissez tomber !

    • 22 Mars 2017 à 23h29

      gnu dit

      “La formule juridique qui proportionne les droits à pension future aux cotisations vieillesse actuelles est une erreur économique grossière. Cette absurdité qui gangrène notre législation est à l’origine d’une partie importante des problèmes que la retraite par répartition pose de façon récurrente.”
      Voici une réflexion de fond, dommage qu’aucun politique n’en parle …

    • 22 Mars 2017 à 19h45

      Lector dit

      “Remarquons d’abord que les pouvoirs publics se croient obligés de jouer le rôle de gestionnaire”… et alors, n’est-ce pas leur rôle ?! Bien sûr que si.

      Quant à unifier le régime des retraites (pour ceux qui en ont/auront) c’est aussi à voir dans le programme de Mélenchon, par exemple, qui ne fait pas partie du trio sondagier mais qui figurait au débat de tf1.

    • 22 Mars 2017 à 19h14

      IMpro dit

      Aligner les retraites des fonctionnaires sur le régime général? Tout le monde devrait y souscrire, ce ne serait que justice. Mais il y a un hic. On a du mal à recruter des professeurs, certains concours ne trouvent pas de candidats, notamment dans les disciplines scientifiques. Les chercheurs et les enseignants du supérieur ont des salaires inférieurs à ceux de leurs homologues européens. Un exemple: un professeur d’université gagne autour de 5000 euros nets en fin de carrière, 15000 euros en Allemagne. L’équivalent d’un agrégé gagne deux fois plus en Allemagne, et je ne parle pas des instituteurs. Il faudrait examiner cela au coup par coup. Un autre problème: au contraire du privé où les salaires augmentent vite dans les quinze premières années, les fonctionnaires ont des augmentations lentes tout au long de leur carrière et des accélérations vers la fin. Si l’on devait calculer leur retraites sur les vingt dernières années (la retraite est aujourd’hui indexée sur les six derniers mois), comme dans le privé, il perdraient 1000 à 1500 euros de retraite pour un salaire de 4000 euros. Il conviendrait donc d’aligner leur progression salariale sur le public, à savoir fortes augmentations en début de carrière, décélération dans les dernières années. Donc, s’il doit y avoir refonte et alignement public/privé il faut revoir aussi les grilles des fonctionnaires. On peut aussi imaginer une défonctionnarisation de certains métiers (profs d’université par exemple) à condition de rendre plus attractifs les salaires. Par contre, si l’on défonctionnarisait les instituteurs et les professeurs du secondaire, on aurait à faire face à une pénurie de recrutements. Qui voudrait faire des métiers difficiles, à haut niveau d’études, mal payés, et renoncer en même temps à la protection d’un statut? Même avec ce statut “protecteur” les jeunes ne se ruent plus comme avant sur la fonction publique, ils préfèrent encore les aléas du privé à niveau d’études équivalent. Pas simple de réformer!

    • 22 Mars 2017 à 16h11

      JeanBart dit

      Très bon article, qui reste malheureusement scotché à la répartition.
      On aurait aimé apprendre comment le système mutualiste par capitalisation a été transformé en régime par répartition en 1941… Et comment ce que fit Vichy est aujourd’hui défendu bec et ongles par l’ensemble de la Gauche (LR compris).
      Dommage également de ne pas aborder le principe du quotient familial et des allocations, dont le but est justement une redistribution horizontale des foyers fiscaux sans enfants vers les foyers fiscaux avec enfants…. Et que ce principe a été sérieusement écorné ces dernières années…

    • 22 Mars 2017 à 15h32

      Bacara dit

       Avant de blablater sur un  régime des retraites “unifié”, parlons des salaires de la fonction publique.
       Ils sont notoirement très bas vu ceux du privé .  

      • 22 Mars 2017 à 15h42

        steed59 dit

        ah ouais le mythe des salaires bas de la fonction publique. Le bon vieux marronier syndical. C’est surement pour cette raison que tous les types de ma génération se sont retrouvés dans la fonction publique. Les quelques courageux qui ont tentés leurs chances dans le privé certes gagnent peut-être 10% de plus mais bossent 50% de temps en plus (et sans compter les désavantages en matière de retraite et de cotisation sociale)

        • 22 Mars 2017 à 16h06

          JeanBart dit

          Il y aurait pourtant un moyen tout simple de juger de la chose : mettre fin au statut de fonctionnaire. Hop, des contrats de droit privé pour tout le monde, égalité devant la Loi. On verrait alors qui a du mal à recruter…
          Mais bizarrement, les fonctionnaires s’y opposent… Auraient-il à y perdre ?

        • 22 Mars 2017 à 16h06

          JeanBart dit

          Il y aurait pourtant un moyen tout simple de juger de la chose : mettre fin au statut de fonctionnaire.
          Hop, des contrats de droit privé pour tout le monde, égalité devant la Loi (révolutionnaire, non ?). On verrait alors qui a du mal à recruter…
          Mais bizarrement, les fonctionnaires s’y opposent… Auraient-ils à y perdre ?

        • 22 Mars 2017 à 16h25

          Bacara dit

          Courageux ou débiles?  Le problème dans la fonction publique , c’est qu’il faut passer des concours et là, c’est une autre histoire…Quant aux 50%  de travail fourni en plus , je n’y crois pas une seconde.

        • 22 Mars 2017 à 16h28

          steed59 dit

          il y en a pour qui l’ambition ne se limite pas à remplir des tableaux excel derrière un bureau

        • 22 Mars 2017 à 17h00

          Bacara dit

          Parce que pour vous , transmettre les savoirs c’est se planquer derrière un tableau! Adopter un argument de racailles , bravo pour l’évolution. Continuez ainsi , ça fait du bien de rigoler devant une telle stupidité.

        • 22 Mars 2017 à 17h02

          steed59 dit

          ah parce que pour vous fonctionnaire = prof ? arrêtez de regarder autour de votre nombril

        • 22 Mars 2017 à 17h04

          i-diogene dit

          JeanBart,

          En tant que chef d’ entreprise, les 35 heures, je les avais effectuées le mercredi midi ou, au pire, le mercredi soir..!^^

          Divers potes, médecins ou chirurgiens travaillent depuis plus de trente ans entre 70 et 90 heures par semaine..Et ne prendront pas leur retraite avant 70 ans..

          Pour les salariés du secteur privé de ma génération, ils sont plus proches de 45 Heures hebdo que des 35 heures..

          … Sauf les salariés des multinationales (SNCF, Air France, Alstom, France Télécom, EDF, Renault, PSA, etc..), qui ont leurs conditions de travail calquées sur celles de la fonction publique..

          Le drame des régimes spéciaux, c’ est que ceux qui sont les mieux servis sont ceux qui cotisent le moins..!^^

          … Il va être en effet grand temps de mettre tout ce cirque à plat et de mettre au point un régime de retraite unique réellement solidaire, égalitaire et cohérent pour que tous vivent dignement..!^^

          … Pour ceux qui veulent plus, il y a les caisses privées complémentaires, et les investissements financiers ou dans l’ immobilier..

      • 22 Mars 2017 à 17h41

        Bacara dit

        C’est vous qui avez dit :”il y en a pour qui l’ambition ne se limite pas à remplir des tableaux excel derrière un bureau”. 

      • 23 Mars 2017 à 0h02

        durru dit

        La connerie n’a pas de limite. Et on se demande pourquoi ce personnage a des opinions à côté de la plaque sur plein d’autres sujets.
        N’importe quelle statistique montre de manière très claire que les salaires du public sont nettement supérieurs aux salaires du privé.
        Sans parler du fait que, entre salaire et droits à retraite, il n’y a strictement aucun rapport pour les fonctionnaires. Leurs cotisations sont purement à la marge, pour la forme.

        • 23 Mars 2017 à 0h35

          Sancho Pensum dit

          Bis repetita placent, surtout quand c’est Durru, surtout quand c’est une connerie.
          Je vous ai déjà dit, Durru, que les cotisations retraite – part salariés – de la fonction publique et du secteur privé sont très proches (resp 10,29 % et 11,10 %) et qu’elles seront égales d’ici 2020.
          https://retraitesdeletat.gouv.fr/actif/ma-carriere/mes-cotisations
          Si votre connerie n’a pas de limites, Durru, on ne peut hélas en dire autant de votre mémoire.

    • 22 Mars 2017 à 14h39

      Sancho Pensum dit

      Le seul qui propose, à défaut d’oser, c’est Macron. Mais bien évidemment, il n’a aucune chance d’y arriver.
      Sur le fond, c’est tentant. Allez hop, tout le monde aligné, comme dans la cour de l’école, pas une tête qui dépasse. Mais cette égalité stricte serait-elle équitable ?
      Et au moment où on va ouvrir le chantier, inutile de dire que tout le monde aura beau jeu d’expliquer que oui d’accord, le principe est sympathique, mais il ne peut pas s’appliquer à sa corporation. Que les députés et les sénateurs commencent les premiers à souscrire au régime général, cela créera, n’en doutons pas, un cercle vertueux.
      PS : Et quand il s’agira d’incorporer les primes des fonctionnaires dans le calcul des droits à la retraite, on va bien rigoler ; Bercy beaucoup moins…

      • 22 Mars 2017 à 17h18

        i-diogene dit

        Il est évident que Macron va se heurter au syndicalisme..:

        Ce sont les systèmes de retraites spéciaux qui plombent les déficit des caisses de retraites.. Le régime général est très proche de l’ équilibre..

        Déjà, une incohérence qui plombe l’ accès à l’ emploi: quand le nombre de trimestres est atteint, le cotisant est tenu de bosser jusqu’à 63 ans quand-même.. Sans produire de droits supplémentaires, ce qui est une injustice flagrante..

        De plus, c’est ballot, lorsqu’on a 10 % de chômeurs..!^^

        Macron préconise la liberté de choix, de stopper dès le nombre de trimestres atteint..