L’UMP, le PS et les autres
Cohn-Bendit, Frêche et Villepin en tontons-flingueurs
Publié le 23 mars 2010 à 6:15 dans Politique
Mots-clés : Régionales 2010

Daniel Cohn-Bendit.
L’analyse des élections régionales selon les catégories habituelles, vainqueurs-vaincus, principaux et secondaires, a pour elle l’avantage d’être simple, mais l’inconvénient de figer le tableau politique de la France. Pour les commentateurs, sondeurs et éditorialistes, pour la plupart ancrés dans la capitale, la victoire a souri à la patronne de la rue de Solferino, et le goût amer de la défaite se remâche sous les ors de l’Elysée et de Matignon. En 2012, selon ces mêmes analystes, ce sera à nouveau le choc des mêmes contre les mêmes, et le résultat dépendra de la manière dont les forces en présence auront tiré les leçons de cette élection intermédiaire.
Ainsi, Martine Aubry aurait fait un grand pas vers la candidature socialiste à l’Elysée, et Nicolas Sarkozy, dont personne ne doute qu’il ne veuille se succéder à lui-même, partirait dès aujourd’hui à la reconquête de son électorat perdu.
Chacun s’accorde, en plus, pour prononcer l’oraison funèbre des ambitions de François Bayrou, prendre acte de l’inscription durable et à un niveau à deux chiffres des écologistes dans le paysage politique français et d’un réveil du Front National qui s’apprête à procéder à un passage de témoin dynastique. Une note de bas de page nous rappelle, pour mémoire que l’extrême gauche radicale s’est ramassée en beauté, faute d’avoir montré la moindre appétence à mettre les mains dans le cambouis des exécutifs régionaux.
Ces élections auraient donc, selon ces analyses, introduit plus de clarté et de stabilité dans le jeu politique français, en fixant un rapport de force entre les principales formations politiques et en dessinant les contours des alliances et des stratégies pour 2012. Tout cela n’est pas faux, mais cette image printanière de la vie politique de notre pays persistera-t-elle au-delà de cette saison qui s’ouvre ? Il est permis d’en douter.
Si l’on écoute bien les petites musiques discordantes qui se sont fait entendre dès dimanche soir et qui ne vont pas manquer de résonner à nouveau dans les prochains jours ou les prochaines semaines, on ne peut douter de la longévité du calme apparent intervenu après la proclamation des résultats.
À droite comme à gauche, et même chez les écologistes, des forces non négligeables entendent bien s’employer à dynamiter les piliers de cet édifice politique.
À droite, les doutes sur la capacité de Nicolas Sarkozy à relever le défi présidentiel en 2012 sont de plus en plus manifestes dans les troupes de l’UMP, notamment chez les parlementaires inquiets pour leur reconduction en 2012. Pour peu que le Sénat, l’an prochain, se dote d’une majorité de gauche, ce qui n’est pas impossible au vu des dernières élections locales, le bilan politique intérieur de Nicolas Sarkozy se solderait par la plus calamiteuse reculade de la droite républicaine française depuis 1945. En Grande-Bretagne l’affaire serait déjà en passe d’être réglée, comme ce fut le cas lors de la destitution de Margaret Thatcher, en 1990, par le biais d’une rébellion des parlementaires tories. Une telle procédure n’est pas possible dans notre Vème République, mais un démontage du président de la République en exercice n’est pas pour autant exclu. Il suffit que les adversaires internes de Nicolas Sarkozy s’unissent et complotent avec suffisamment d’énergie et d’habileté pour que ce dernier “ne soit plus en situation” de postuler à sa propre succession au vu de batteries de sondages indiquant, que dans tous les cas de figure, il serait battu par un candidat de gauche. Dans cette hypothèse, son seul atout réside dans les contradictions des postulants de droite à sa succession. Un Copé ou un Bertrand préféreraient un Sarkozy candidat et battu en 2010, pour jouer leur chance en 2017, alors qu’un Fillon ou Villepin auraient, eux, intérêt à être présents dès 2012. Déjà, chacun à sa manière, fait entendre sa différence, et cette attitude devrait aller en s’amplifiant. On peut compter sur Galouzeau pour frapper d’estoc et de taille sur le locataire de l’Elysée, mais cela ne saurait suffire à faire exploser la machine sarkozienne, qui tient toujours des positions solides dans le monde des affaires, de la presse, des instituts de sondage et autre instruments du pouvoir moderne.
Mais le rejet de sa personne, de son style, de son manque d’écoute et de respect par les grognards de l’UMP sur le terrain constitue le handicap le plus sérieux à un redressement rapide et spectaculaire de la situation politique de Nicolas Sarkozy. S’il s’avérait, de plus, que le cours de sa vie privée entre dans des eaux agitées, l’affaire, de grave, deviendrait désespérée. Il ne peut espérer d’aide de ses “amis” de l’étranger : Angela Merkel, Gordon Brown ou Barack Obama ont déjà prouvé qu’ils peuvent, comme à Copenhague ou dans la crise de l’euro, l’abandonner en rase campagne s’ils estiment que leur intérêt national est ailleurs.
Reste le miracle : une sortie de crise plus rapide que prévue, une baisse significative du taux de chômage, et un accord général sur la réforme des retraites, qui devrait être la grande question des mois qui viennent. Le seul vrai ami de Nicolas Sarkozy est aujourd’hui Bernard Thibaut, ce qui ne manque pas de sel.
Au PS, on aura remarqué dimanche soir, la mauvaise manière faite par Ségolène Royal à Martine Aubry, en se précipitant dès 20h07 devant les caméras pour émettre son message. Forte de son score de 61%, la triomphatrice picto-charentaise a caractérisé cette victoire nationale comme celle de ses collègues présidents de région, réduisant ainsi à la portion congrue les mérites de sa rivale Martine Aubry. De son côté Frêche, grand vainqueur, lui aussi, décrétait le PS obsolète appelait à la création d’un “parti démocrate” à l’américaine et poussait son ami Gérard Collomb, maire de Lyon, à entrer dans l’arène des primaires pour y faire entendre la voix des grands barons locaux. Le “pacte à trois”, Fabius, Aubry, Strauss-Kahn destiné à ne soutenir que l’un d’entre eux lors de ces fameuses primaires apparaît à bon nombre de militants et de sympathisants socialistes comme une manœuvre politicienne digne de la SFIO d’antan.
Dans ce contexte, il reste aux “dynamiteurs” du système Solferino, renforcés par leurs performances sur le terrain, à faire le plus dur : s’entendre sur le nom de celui ou celle à qui l’on confiera les clés de la nouvelle maison à reconstruire sur les ruines de l’ancienne…
Enfin, les écolos. Les anciens auront noté le clin d’œil aux old timers de 68 dans la publication de l’appel du 22 mars de Dany Cohn-Bendit dans Libération. Dany, on l’aura remarqué passe du “nous” au ” je” en exhortant les Verts de Cécile Duflot à sortir de leur logique de groupuscule devenu gros comme un parti pour fonder une ” coopérative politique” intégrant dans une formation unique toutes les personnalités de la société civile rassemblées, grâce à lui, au sein d’Europe-Ecologie. En fait, il s’agit là d’une tentative de mettre l’écologie politique au niveau organisationnel des grandes formations, même si le langage utilisé pour vendre cet Epinay des écolos, dont il serait le Mitterrand, est encore emprunté au jargon deleuzo-guattarien, mâtiné de post-modernisme universitaire américain. La réussite de ce projet est absolument nécessaire à Dany Cohn-Bendit pour qu’il puisse jouer à plein le seul rôle qu’il ambitionne, celui de faiseur de roi à gauche, ce qui implique une candidature unique PS-écolo en 2012. Pour l’instant le message est entendu moyennement chez les nouveaux élus verts régionaux, qui vont devoir gérer au jour le jour leurs rapports avec leurs alliés socialistes, et ne tiennent pas trop à voir l’Européen Cohn-Bendit mettre son nez dans les cuisines locales. Il n’est pas exclu, dans ce schéma, que ce dernier fasse acte de candidature aux “primaires ouvertes” de la gauche, en annonçant que si d’aventure, il venait à les remporter, il demanderait alors la nationalité française. Il s’arrangera, bien sûr, pour faire un score honorable sans remporter la timbale, mais se trouvera alors en position de monnayer son soutien à l’un ou l’autre des candidats en échange d’un nombre de circonscriptions assez élevé pour gagnables pour que la “coopérative” puisse former un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, dont il serait le parrain tirant les ficelles depuis Bruxelles et Strasbourg.
Pour ceux que cela intéresse encore, la politique politicienne des prochains mois a toutes les chances de se muer en une pièce de théâtre shakespearienne, où l’on compte les cadavres à la fin, plutôt qu’en une geste cornélienne où les héros glorieux triomphent de l’adversité.
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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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Saul dit
“C’est devenu le lieu de Nadia et Saul, Javel et scotch Brit. Quelle horreur !”
je pige pas…devrait plutot etre satisfait, y’ a rien de tel pour laver plus blanc que blanc…
Rotil dit
Nadia, pour ma part, je me suis habillé en fonction du radoucissement printanier, j’ai d’ailleurs mis deux morceaux sur mon blog.
Avec quelques dizaines de minutes de retard, car j’ai vérifié sur gougueule, le printemps, cette année, c’était à 16 heure 04…
Sinon, je suis content que sarko se soit pris une beigne, je suis pas content que titine triomphe.
Comme Antoninus Lucrétius, je suis en mesure d’annoncer à la France entière, via Causeur, que contrairement à des rumeurs persistantes, je n’ai pas l’intention de me porter candidat à la magistrature suprême.
Je pense que ces rumeurs qui m’attribuent à tort cette intention sont le fait du méchant mossad.
J’appelle obama et goldstone ainsi qu’enderlin à la rescousse. (Ca me démange de leur foutre à tous les 3 un bon coup de pied où que j’pense.)
nadia comaneci dit
Chère Souris, le délire en question m’avait totalement echappé ! On ne peut pas être partout. Merci de m’avoir aiguillée vers cette image délicieuse, moi à genoux en train de récurer l’entrée de Causeur à la javel, et mon cher camarade Saul en gros scotch brit vert sapin.
J’ai vu que Rotil, l’Ours, Jérôme et David étaient eux aussi rhabillés pour l’hiver.
J’en ris encore.
Heureusement, Ludo veille sur le niveau de Causeur.
ACL dit
“…le monde des affaires, de la presse, des instituts de sondage et autre instruments du pouvoir moderne”
Eh bien, je ne crois pas à cette idée très largement répandue.
Cette élection, celle de 2002 et le lamentable échec de Sarkozy croyant gouverner alors qu’il vit et agit dans le monde que lui inventent ses conseillers, sondagiers, communicants, profiteurs de la réclame (publicitaires, pardon), journalistes intéressés, bureaucrates etc. indiquent le contraire.
Les citoyens ne croient pas à ces bidonneries et le font savoir quand nécessaire. Leur vie à eux n’est pas celle qu’on voudrait leur inventer.
Malheureusement, encore une occasion de réformer tombée à l’eau.
Pierre dit
Personne ne voit pas le nouveau scénario politique : le roi n’est pas nu, c’est vrai, il est même entouré, trop entouré, confiné dirais-je, comme quelqu’un dans une île. Tiens, ça me rappelle quelque chose.
Au fait Luc Rosenzweig n’a pas l’air d’être trop optimiste car, nous dit-il, même s’ il s’évade de l’île, de l’isolement, ce n’est pas dit que le peuple débraillé ne le rejette à nouveau dans une tour fermée.
Pas jolie la situation autant plus que l’UMP prend de plus en plus la couleur du RER pardon du RPR
ramon mercader dit
sur la photo y a le pédo qui bat des ailes
probable que le phenix va arriver à décoller………
quoique ……….( métaphore du capitole et de la roche tarpeïenne )
comme dit setenza dans “le bon la brute et le truand” ; “quand ta carcasse va dégringoler ça va faire du bruit !” ( poa poa po ha ha ha ! )
Antoninus Lucretius dit
@Mandon: L’association de Giscard avec l’heure du laitier m’a fait sourire…
@Souris donc: Assez inélégant, en effet, mais il était 4 heures du matin. Ce n’est pas encore l’heure du laitier mais c’était probablement toujours l’heure du digestif?
C’est comme Zemmour. Il ne pensait pas ce qu’il disait. Il s’excuse.
Patrick Mandon dit
Il est là, Mandon, et il observe, avec le même accablement que Luc Rosenzweig la triste scène politique française. Peu importe, au fond, mes appréciations sur l’un ou l’autre des acteurs, plus intéressante me paraît être la coulisse. L’UMP a été sévèrement fouettée, parce qu’elle a perdu ce qui la fonde : un chef. La droite a envie d’un chef, d’un maître qui la caresse et la flagelle, l’entraîne et la retourne. Elle pardonnera tout à son chef, pourvu qu’il ne lui donne pas l’impression durable de sortir avec elle mais de rentrer avec une autre. Sarkozy a fait du Giscard, et il pourrait bien finir comme lui, par une conduite de Grenoble à sa sortie de l’Élysée. Songez seulement que ce président ne peut même plus se rendre qu’à l’heure du laitier au salon de l’agriculture !
Mais la grande tromperie, c’est évidemment l’apparente santé florissante du parti socialiste. La maison socialiste est ruinée, attaquée dans ses fondations. Ses locataires devront boire le contenu amer du calice que lui tend Cohn Bendit, histrion bedonnant et cruel, quoique dépourvu d’idées vraies et neuves. J’entends encore M. Strauss-Kahn, au soir de la défaite de Ségolène Royal, jurer qu’il allait désormais se consacrer à faire advenir une «nouvelle génération» de socialistes ! La France, contrairement à ce que croient les «experts en comm.», a la tête politique : le cuisinier lui importe, mais plus encore le plat…
Souris donc dit
@ Antoninus
Juste une petite observation :
Ludo a dit :
“C’est devenu le lieu de Nadia et Saul, Javel et scotch Brit. Quelle horreur !”
Assez inélégant, non ?
Maintenant s’il veut mordre le pitt, à sa place, je ferais gaffe, ces bêtes, quand elles sont importées, elles ont la rage, mieux vaut d’abord demander le carnet de vaccination.
Antoninus Lucretius dit
Je relisais le délire nocturne de Ludo Lefèbvre. Et ce n’est pas si délirant que çà.
On ne pourrait pas causer d’autre chose que de Sarko, Villepin, Dany l’ex-rouge, Gogolène, la grosse Titine et les autres?
A moins que quelqu’un nous ponde un papier chiadé sur Montebourg en apothéose?
Ca devient franchement nauséeux. Individuellement, chacun de ces personnages me donne envie de gerber, alors en groupe, vous pouvez imaginer.
Et puis comparer çà à du Shakespeare, franchement il y des coups de pied au cul qui se perdent. C’est juste un mauvais vaudeville écrit par de mauvais auteurs et interprété par de mauvais acteurs. Et à la fin il n’y aura hélas pas de cadavre car le ridicule ne tue pas.
Churchill avait raison, le meilleur argument contre la démocratie, c’est une conversation de cinq minutes avec un électeur moyen.
Alors si à Causeur on pouvait causer plus élevé, hein?
Les élections, c’est terminé. Retournons à l’élitisme de bon ton.
Personne ne peut prédire quoi que ce soit, pas même les principaux ininteréssants intéressés.
Enfin, si, je peux vous prédire une chose. En 2012 je ne serai pas candidat à la présidence de la république.
Et croyez bien que je ne regrette pas du tout.
Ah la la, ou est-il Patrick Mandon, quand on a besoin de lui? Ou est-elle Eden la Valkyrie sioniste ? Que sont mes amis devenus?
Ds dit
Qui peut encore croire que Villepin représente quelque chose ? Pourquoi pas Juppé ?
Odilon dit
Je me suis livré à un petit calcul rigolo. Aux européennes de 2009, le FN a perdu 35% de ses électeurs, comparé aux européennes de 2004. Et en 2010, au premier tour des régionales il a perdu… 38% de ses électeurs des régionales de 2004 (et 42% des électeurs de JMLP à la présidentielle de 2007). Au deuxième tour il perd 40% par rapport au deuxième tour de 2004.
Pas de quoi se planquer dans la cave en attendant une rafle…
Pierre dit
S’il y a un commentaire à faire dirais-je que tout rentre dans le politiquement correct avec un FN requinqué, une gauche aux avants-postes et la droite au bon milieu, comme dans un panier. Finie l’émigration de la gauche à la droite, on joue à guichets fermés. C’est la France du closing, de la guerre en tranchée, en attendant…le RER
claude b. dit
si l’analyse est bonne (comme bien souvent), mr Rosenzweig oublie l’élément fondamental, à savoir que nous sommes dans une démocratie pluraliste et qu’il est plus que normal que s’affrrontent les idées et les hommes/femmes pour conquérir le pouvoir. Que dirait on si régnait un unanimisme angélique où seraient absents débats, bagarres verbales, voire insultes?
il n’y a que dans les régimes totalitaires et dictatoriaux qu’il n’y a pas ce genre de débats, et pour cause.
La politique dans une démocratie est tout sauf le consensus: il y a bagarres pour conquérir le pouvoir et un combat électoral ne se prépare pas la veille de l’élection. Il en a toujours été ainsi, et c’est très bien.
Alors, certes, il est facile d’ironiser sur les divisions, les manoeuvres; il est facile de se transformer en voyant et encore plus facile de donner des leçons de savoir vivre politique.
Souhaitons qu’il y ait toujours des débats, des compétitions, des bagarres pour le pouvoir. Souhaitons que tout cela se passe au grand jour, comme c’est le cas actuellement et que semble dénoncer mr Rosenzweig, je me demande bien pourquoi.
Que pourraient dire les journalistes ou les chroniqueurs si la classe politique était unanime? Je vous laisse deviner.
Procope dit
L’ensemble du tableau reflète fort bien la réalité.
Pour ma part il me semble que le plus important est la partie envisageant l’avenir possible de Sarkozy et de ce point de vue j’ai une forte tendance à penser que sans sortie de crise et sans inversion sérieuse de la courbe du chômage, ses chances sont fortement compromises.
Je vois là le sens de l’abstention, les français n’ayant pas en désertant les urnes votés contre Sarkozy mais on exprimé une attente, une attente de résultats.
Si les résultats positifs apparaissent, Sarkozy sera un héros, dans le cas contraire, exit le nul, le baratineur.
Place à Fillon.
Six HERONS dit
Très bonne analyse des rapports de force et de la tectonique des plaques au sein du PS.
caton dit
La coopérative politique de Cohn Bendit est une aimable farce qui ne peut que plaire à Libé.
Les Verts tendance écolos qui sont contre les OGM semblent embarrassés par l’hybridation des sensibilités que leur propose le plus que Narcisse d’outre Rhin.
Cet appel du 22 mars ressemblera-t-il à une tambouille pour une gamelle?
Ceux qui ne se reconnaisent pas dans le courant libertaro libertaire allié des conservateurs ne peuvent que le souhaiter.
Thalcave dit
La crise économique mondiale dont tous les effets ne sont pas encore perçus pose des problèmes dramatiques et crée une crainte diffuse. Les solutions ne sont pas exprimées, ni les positions de la droite, de la gauche et de tous les autres. Ces déterminations ne sont plus des exigences du corps électoral qui comprend de mieux en, mieux le message de Jospin à propos des licenciements chez Michelin (Vilvorde 3100 personnes licenciées en 1998 comptait pour beurre car c’était en Belgique selon l’ancien conseiller de Mauroy appelé en consultation) affirmant que l’Etat ne peut pas tout (et moins encore la Région peut-on supposer).
De fait face à certains pays émergents qui tirent avantage de cette crise en prenant la place des morts, les Etats Unis semblent bien seuls avec l’Allemagne à être en mesure de réagir selon des modèles différents. Pour les autres pays anciennement et nouvellement industrialisés c’est plutôt l’encéphalogramme plat (0,5% de croissance qui ne contiendra pas le chômage) pour la décade à venir. Dans ce contexte la politique e concentre sur la compassion.
marc dit
Ségolène Royal : trop tôt “elle grille la politesse”, en même temps “ça se fait pas” et trop tard “elle veut avoir le dernier mot” :)
L’Ours dit
La politique, c’est comme la météo, on a des quasi certitudes sur deux ou 3 jours, puis de vagues probabilités sur un mois et après, ça devient de la cartomancie. En réalité, rien n’est plus versatile en cette matière et seule la réalité du moment compte.
La différence tout de même, un peu comme l’effet de serre paraît-il, c’est que les hommes ont une influence sur le temps qu’il va faire et leur discours aura autant d’importance que leurs actes.
La retraite, le chômage, et le pouvoir d’achat vont jouer un rôle majeur à droite pour réchauffer le climat, et à gauche la politique d’ouverture “multiculturelle”, comme l’a sous-entendu Martine, sauvera-t-elle nos coeurs glacés de la fonte?
Réponse? Quelques jours avant les prochaines élections. Aujourd’hui, je n’ai pas encore bu mon café pour voir au fond de la tasse.