Loi travail, Air France, Goodyear: le goulag qui vient | Causeur

Loi travail, Air France, Goodyear: le goulag qui vient

Nos belles âmes aiment l’emphase

Auteur

Régis de Castelnau

Régis de Castelnau
est avocat.

Publié le 27 mai 2016 / Économie Médias Politique

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(Photo : SIPA.00726239_000001)

Depuis quelques jours, depuis que les ouvriers se sont un peu réveillés pour exprimer leurs contrariétés, en face, c’est un tollé. Ce qui est amusant, c’est de retrouver mot pour mot tous les « éléments de langage » habituels, ceux que j’entends depuis toujours, dès qu’un mouvement social se durcit.

Il y a d’abord eu avec Nuit debout la phraséologie fantaisiste, auberge espagnole des utopistes intermittents, qui refont l’avenir à longueur d’assemblées générales. Avec pour leur répondre, comme avant, un académicien et quelques éditorialistes.  J’ai déjà dit ici que cela m’avait rajeuni.

Il y a eu ensuite les casseurs à l’origine douteuse, qui sont venus perturber les manifestations contre la loi travail avec l’intention manifeste de déconsidérer le mouvement. Comme d’habitude, ils ont bénéficié dans un premier temps de la complaisance que la bien-pensance accorde aux faux rebelles à la recherche de sensations. Jusqu’à ce qu’un adjoint de sécurité martiniquais et marmoréen, permette de rappeler qui étaient les lyncheurs. Et comme d’habitude encore, les retardataires qui n’avaient pas compris que le vent avait tourné se sont faits piquer, et sont partis, sous les cris de joie, faire un petit séjour à l’ombre.

Et enfin, voilà que les ouvriers s’y mettent. Mais attention, pas comme depuis longtemps à l’occasion d’une fermeture d’usine mettant des milliers de gens à la rue, non là il s’agit de ce que l’on appelle parfois « l’aristocratie ouvrière ». Celle dont on sait que ses membres  font tourner la boutique. Pour tout un tas de raisons, avec leurs syndicats, ils ne veulent pas de la loi travail. Et c’est cela qui est embêtant, car ils peuvent faire se gripper la machine, voire la bloquer. Et comme à chaque fois, on assiste à une jolie levée de boucliers : « Chantage, prise d’otages, dictature stalinienne, violences inacceptables, attitude irresponsable» Le syndicat du Livre, habitué des formes de lutte parfois déconcertantes, y va de son petit coup de main. Refus d’imprimer les quotidiens qui n’ont pas passé un communiqué de la CGT. J’ai connu un nombre incalculable de grève de cette nature avec les mêmes conséquences, si ce n’est qu’avec Internet l’impact est quasiment infime, et que si on veut vraiment s’administrer son éditorial quotidien de Laurent Joffrin, le site web de Libération fera l’affaire. Ah mais non, c’est extraordinairement grave, la liberté d’expression est anéantie en France.

Les Français choqués par l’idée d’un concert de rap donné par un chanteur affligeant, pour commémorer le centenaire de la bataille de Verdun, avaient été prestement traités de fascistes par plusieurs ministres. Qualité du débat oblige, cette fois-ci les ouvriers du livre sont qualifiés de pourvoyeurs de goulag.

Nos doctes et belles âmes, journalistes, économistes, sociologues, politologues, ceux qui expliquent tout et ne prévoient rien, retrouvent instantanément leurs réflexes de classe. Utilisant les mêmes mots et les mêmes expressions que leurs prédécesseurs. C’est normal, c’est toujours comme ça et on en a l’habitude.

Par exemple, ce qui va être intéressant, c’est d’écouter ou lire leurs commentaires à propos de la partie judiciaire de l’affaire des chemises d’Air France. On se rappelle, ces incidents s’étaient produits au moment où la direction de la compagnie annonçait un plan social de 2 500 licenciements. Ce qui était quand même de nature pour les salariés concernés à provoquer une certaine anxiété. Comme toujours désormais, au sein de la « gauche » convenable, ce fut une levée de boucliers, éructations et anathèmes. Le Premier ministre en personne se précipita au siège de la compagnie pour apporter son soutien à celui qui la dirige, et pour stigmatiser les « voyous ». Celui qui la dirige, c’est Alexandre de Juniac, caricature de pantoufleur mis en place par Nicolas Sarkozy, et auteur d’une mémorable prestation filmée devant un parterre de patrons rubiconds et hilares. Ce brave garçon qui venait par ailleurs d’annoncer à 2 500 de ses salariés qu’il les foutait à la porte, y développait une saine conception des rapports sociaux. Posant fort sérieusement la question du retour du travail des enfants, et faisant du très démocratique Qatar le modèle dont il rêvait, grève interdite et grévistes en prison. La vidéo a tourné sur les réseaux en même temps que celle où l’on voyait les cadres d’Air France, chemises arrachées.

À quelques rarissimes exceptions près, silence total des belles âmes sur l’obscène prestation du pantoufleur. Le Premier ministre pu ainsi tranquillement, par l’intermédiaire de Christiane Taubira garde des sceaux, donner les ordres au parquet pour sortir le grand jeu avec célérité. Interventions massives de la police à l’aube, arrestation des criminels dès potron-minet, gardes à vue prolongée, et citations directes en correctionnelle. Pourquoi s’encombrer d’un passage à l’instruction, quand il s’agit de donner des gages au patronat ? Silence toujours persistant des belles âmes, il faut faire confiance à la justice, qui saura, faire la part des choses.

Comme dans l’affaire Goodyear ? Où sur réquisitions conformes du parquet elle a décidé d’envoyer en prison quelques salariés devenus chômeurs, pour avoir protesté contre un plan social massif qui a jeté à la rue des centaines de personnes, plongé des familles dans la souffrance, en en faisant exploser beaucoup, et pour faire bonne mesure, provoqué 14 suicides. Mais, foin de misérabilisme n’est-ce pas, force doit rester à la loi, enfin à celle qui donne aux employeurs toute latitude pour faire plaisir aux actionnaires en traitant le salariat comme une variable d’ajustement. Cette incroyable sévérité fut fort peu commentée par nos belles âmes, qui en revanche se sont réveillées en sursaut pour nous annoncer la fin du monde dès lors que les couches populaires, hostiles à la loi travail ont commencé à renauder.

Alors, pour revenir au jugement de l’affaire des chemises d’Air France, il est apparu à ceux qui ont eu accès au dossier, que celui-ci était judiciairement ténu. Il ne s’agit pas de nier qu’il y ait eu des violences, mais un traitement normal de la preuve en matière pénale devrait rendre très difficile la condamnation de ceux qui sont poursuivis. Comme il fallait intimider, faire un exemple pour calmer la canaille, et faire plaisir à Manuel Valls, ils ont été choisis dans l’urgence par le parquet. Aux juges du siège de se débrouiller. J’espère pour ma part qu’ils feront leur, la maxime selon laquelle « une Justice pour l’exemple n’est jamais exemplaire ».

Quant à nos belles âmes, normalement peu sujettes aux troubles de conscience, elles resteront probablement silencieuses, ou alors, comme c’est le cas depuis quelques jours, elles appelleront à la résistance contre le goulag qui vient. « Vous vous rendez compte, les syndicats d’Air France ont appelé à un rassemblement devant le Palais de justice de Bobigny. Après la grève du Livre qui a détruit la liberté d’expression en France, voilà que les partageux veulent mettre la justice au pas. »

Tout changer pour que rien ne change ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 31 Mai 2016 à 16h50

      i-diogene dit

      Tout les moyens sont bons pour déconsidérer l’ action de ce gouvernement…!
       
      INFO: suite aux chantages de la CGT, la direction de la SNCF a décidé de demander à l’ Etat de cumuler ses dettes internes d’ investissement (50 milliards sous forme de prêts divers), avec la dette de la France (2 000 milliards).

      C’ est tout à fait légal, mais il est certain qu’ en dehors du bras-de-fer entre la CGT et le gouvernement, cette option n’ aurait jamais été envisagée..

      Non seulement l’ Etat doit financer, chaque année le déficit de fonctionnement de la SNCF, mais, en plus, il doit assumer dans la dette, les emprunts d’investissements de la SNCF..

      J’ espère que le Sénat refusera cette plombée supplémentaire, car au final, c’ est toute la nation qui paiera les conneries (wagons américains trop larges pour nos quais, etc..).

      Il ne faut donc pas attendre de réductions d’ impôts, de TVA ou de taxes, ni-même d’ améliorations des services publiques, car le budget n’ est pas un élastique..!

      Pour ce qui est d’ Air France, EDF ou les Centrales nucléaires..Imaginons deux secondes qu’ ils choisissent la même option..!^^

      On se demande vraiment, comment font les chemins de fer et compagnies aéronautiques suisses, allemandes, anglaises et même russes, pour faire des bénéfices d’ exploitations..!^^ 

      Quel que soit le gouvernement en place, il faudra bien, un jour, que l’ un d’ entr’eux mette fin à cette situation qui pénalise toute l’ économie française.. 

    • 31 Mai 2016 à 16h40

      Médée dit

      Monsieur de Castelnau,
      Je viens de regarder l’intervention de Mr De Juniac que je n’avais jamais vue.
      Ce que vous écrivez est totalement faux et scandaleux, en aucune façon il est pour le travail des “enfants” ni ne fait du Quatar le modèle dont il rêve, bien au contraire, je peux même dire que son discours est juste, avisé, pertinent et cohérent.
      Je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi vous faites ça. Scandaleux !
      Je ne lis pas le reste de votre article, d’ailleurs en diagonale c’est absolument confus et incompréhensible, fatigant. Hors sol.

    • 30 Mai 2016 à 18h13

      Axiophilus dit

      Alexandre de Juniac peut se targuer d’une forte expérience dans le secteur privé. N’a-t-il pas travaillé chez Thomson, Sextant Aviation puis Thalès? N’a-t-il pas redressé une entreprise de transport aérien -Air France K.L.M. en l’occurrence- qui était au bord de la faillite?
      Comme pantouflard (ou pantoufleur comme on voudra) avouez que l’on peut trouver pire!
      P.S.: concernant salaires, avantages sociaux, temps de travail et autres, les salariés d’Air France ne sont vraiment pas à plaindre. Par ailleurs, j’en ai connu dans un club de parachutisme, c’était des prétentieux qui se croyaient tout permis y compris de ne pas respecter les règles de sécurité.

    • 30 Mai 2016 à 16h08

      Vtc dit

      d’accord avec Hannibal-lecteur

    • 30 Mai 2016 à 15h15

      Hannibal-lecteur dit

      Ah, une bonne rigolade, y avait longtemps. Voilà que Castelneau est tombé dans la marmite à Leroy, celle où on dit “les ouvriers” au lieu de dire “le chef CGT en mode préservation des acquis” , par exemple . Salauds de patrons, quand-même, c’est bien noble de n’arracher que la chemise là où il faudrait arracher les roustons. 
      Comptez pas sur Castelneau – ni Leroy non plus – pour examiner la vraie raison du blocage national espéré, non, ça pourrait effriter un peu le piédestal sur lequel Castelneau et Leroy mettent le Martinez-parce-qu’il-le-vaut-bien. Y faudrait des raisons, en plus? Ça va pas, non, vous avez vu où des raisons dans l’amour?  

      • 31 Mai 2016 à 16h14

        i-diogene dit

        Il serait, quand-même, vraiment judicieux de vérifier les revenus professionnels du sieur Martinez et de ses principauX cadres…!^

        Il est évident qu’ ils sont plus en rapport avec les salaires des pa

      • 31 Mai 2016 à 16h18

        i-diogene dit

        Il serait, quand-même, vraiment judicieux de vérifier les revenus professionnels du sieur Martinez et de ses principauX cadres…!^

        Il est évident qu’ ils sont plus en rapport avec les salaires des patrons du cac 40 que de celui des prolétaires..

        … >Et je ne parle pas des revenus occultes, parce que là, ça fâcherait vraiment beaucoup de monde… 

    • 30 Mai 2016 à 14h08

      chvrd dit

      Vive Causeur qui a bien compris que la gauche n’avait pas toujours tord.

      La crise actuelle est mondiale est due à l’Euro qui est une construction aussi artificielle que le rouble de l’époque communiste.

      L’euro a permis d’endiguer l’inflation des pays du sud de l’Europe mais surtout a permis la création de la plus grosse bulle immobilière de l’histoire de l’humanité car les faibles taux d’intérêt que l’euro a permis ne sont allé que dans la constitution de cette bulle.
      Cette bulle n’a fait que dégrader la compétitivité en obligeant la classe moyen de dépenser une proportion jamais vue des revenus dans le logement.

      Revenus consacrés au logement qui ont ainsi disparu de l’économie pour aller dans les coffres de rentiers.

      Pour ne pas résorber cette bulle et laisser le fric s’accumuler aux mains des possédants(qui prospèrent en ce moment) , on fait payer la jeunesse une troisième fois (1er fois les dettes des états, 2ème fois l’immobilier) en baissant leur salaire et donc en faisant de la déflation.

      Dans cette crise toute dégradation du salariat ne fera que d’ajouter de la déflation.

      HITLER N EST PAS ARRIVE AU POUVOIR PAR L INFLATION MAIS PAR LA DEFLATION.

      La déflation, c’est la bombe atomique de l’économie. Vouloir baisser les couts du travail durant cette crise, c’est faire de la déflation.

      C’est donc tuer l’économie aussi bien que durant les années 30, aussi bien que durant la grande crise de la fin du 19 siècle.

      Je vous invite à lire wikipédia sur “grande crise “et “crise des années 30″.

      Pour info la crise des années 30 ne s’est terminée que par l’inflation qu’a crée la seconde guerre mondiale. Voilà où l’euro nous mène. La stagnation perpétuelle (situation habituelle de l’économie humaine où les trentes glorieuse n’était exception) ….ou la guerre.

      • 30 Mai 2016 à 15h44

        Vtc dit

        On ne sait pas très bien en quoi c’est l’euro qui a créé la bulle immobilière ?
        Elle a eu lieu aussi aux USA, où il n’y a pas eu de création d’une nouvelle monnaie, et en Grande Bretagne qui n’a pas adhéré à l’euro…!
        La bulle immobilière est due à un enchaînement hausse des prix de l’immobilier (phénomène qui peut arriver pour n’importe quel bien), prêts bancaires de plus en plus faciles (30 ans et +, 100% du bien, voire +), puis “titrisations” de ces créances dans un magma incontrôlable.
        La gauche française, “qui ne se trompe pas toujours” d’après vous, a réussi l’exploit malgré l’éclatement de cette bulle dans les autres pays, avec loi Duflot j’en passe et des meilleures, que les prix ne baissent pas en maintenant la rareté de l’offre.
        Quant aux coffres des rentiers de l’immobilier comme vous les appelez, si vous connaissiez bien le sujet vous sauriez que c’est un placement risqué et finalement assez peu rémunérateur.
        A l’époque de la crise immobilière (les fameux subprime) les taux aux USA étaient de 4 à 5%, pour un taux d’inflation de 3% environ, donc on ne peut pas parler de “taux faibles” comme vous dites.
        Enfin vous parlez de baisses de salaires, ce qui est faux, il n’ont pas baissé, sauf de quelques dixièmes une année.
        Quant à Hitler, on ne sait pas très bien ce qu’il vient faire dans ce débat.
        Mais si vous voulez dire que la gauche française, après avoir menti des mois durant sur l’inversion de la courbe du chômage, est la cause, en 4 ans, de 600.000 chômeurs de plus là au moins on sera d’accord.
        Dans un contexte où tous les autres pays se redressent ou progressent, la gauche française a réussi l’exploit d’enfoncer le pays.
        Cordialement

    • 30 Mai 2016 à 13h34

      Vtc dit

      J’oubliais Monsieur de Castelnau, on peut donner son avis, il n’empêche pas d’être honnête : entre “mettre à la porte 2.500 salariés” comme vous dites, et un plan de départs volontaires et départs à la retraite non remplacés il y a une différence qui s’appelle désinformation

    • 30 Mai 2016 à 13h14

      AZALAÏS dit

      Pas syndiquée cependant solidaire de ce monde ouvrier qui fait tourner “la machine” . Il ne faut pas  s’en prendre à lui si elle s’arrête , la dite “machine ” devenue folle ! 
        C’est cela aussi la Liberté d’Expression !
         Il est devenu si difficile d’exprimer notre désarroi devant les perspectives que l’on trace pour nous … Contre nous !
         Artistes ( si tant est que l’Art dans sa belle définition représente encore quelque chose ) … Utopistes,  à la reconquête de territoires perdus sociaux et culturels, qui ne se contentent  pas de la nuit pour être “Debout” … Retraités rangés dans des tiroirs  …  Aurions -nous encore une voix ? L’esquisse d’une autre voie ?
      Ce mouvement représente peut être une fenêtre momentanément ouverte .
        Il s’inscrit dans “le Faire ” .  Soyons créatifs … 

    • 30 Mai 2016 à 12h51

      Jojo++ dit

      On se demande si cette lecture des banalités qu’énonce Juniac, relève de la paranoïa ou de l’effet de manche, de la fêlure mentale ou de la malhonnêteté, mais elle n’honore pas celui qui l’expose.

    • 30 Mai 2016 à 12h39

      Fulcherus dit

      Je viens de regarder la prestation d’Alexandre de Juniac devant un “parterre de patrons rubiconds et hilares” ; qui ne sont ni rubiconds ni hilares; Il ne fait que décrire la réalité de la compétition à laquelle Air France doit s’ajuster si elle veut survivre…. Il est dommage que la mauvaise foi qui transpire dans votre article nuise à la crédibilité de vos propos et rejaillisse à l’ensemble des combats que vous menez dont certains sont très louables ( Black M à Verdun, Baupin….)

    • 30 Mai 2016 à 12h23

      Vtc dit

      donc, Monsieur de Castelnau trouve tout à fait normal qu’un syndicat minoritaire, comme tous d’ailleurs, qui fait grève contre une loi qui ne concerne pas les entreprises qu’il bloque, fasse du chantage à la parution de journaux… au prétexte que l’on peut très bien les lire sur internet !!!
      Ces imbéciles de patrons de presse, pourquoi s’embêtent ils à continuer d’imprimer des journaux ?
      Dans la même veine de raisonnement malhonnête, qu’y a t’il de mal à bloquer les routes puisque les gens peuvent très bien aller au boulot en transport en commun, où travailler depuis chez eux par internet.
      Il y a bien sur des comportements délictueux et déviants de la part de certains patrons, que la loi doit réprimer, mais le système et les pratiques que vous approuvez ont systématiquement abouti à des régimes dictatoriaux, ne l’oublions pas.

    • 30 Mai 2016 à 12h12

      elvin dit

      Soit, les syndicats peuvent faire ce qu’ils veulent puisque en France le droit commun ne s’applique plus en cas de “luttes”. Mais de grâce, arrêtons au moins de les payer pour ça !!!

    • 30 Mai 2016 à 9h12

      thierryV dit

      Tout est entrain de se mettre en place . Paiement sans contact (automatisation/connexion/équipement),Impôts sur la toile (automatisation/connexion/équipement), applis de smartphone pour chaque démarche de la vie (connexion), Déplacement automatisé et géolocalisés (automatisation/connexion/équipement)…
      Nous sommes entrain de devenir des robots sous oxygène . Intubés pour vivre et faire partie d’un grand tout et qui , pour respirer , devra cliquer .
      Je ne suis d’ailleurs pas sûr que les gens en auront conscience . Ils sont devenu captifs d’écrans . Ca me fait penser a Alien .

    • 29 Mai 2016 à 8h16

      Fredbass dit

      L’objectif est “d’adapter le monde du travail à l’économie mondialisée”: pour cela, il faut démanteler toutes les protections collectives du salarié mises en place par De Gaulle et les syndicats après la seconde guerre mondiale (au fait, quelqu’un est-il allé vérifier qu’il ne fait pas des saltos dans sa tombe?).
      Cela correspond exactement à ce qu’exige la commission européenne depuis des années, émanation du FMI et de l’OCDE.
      Et si cela doit se faire à grands coups de pied au fondement, peu importe! La Plèbe est priée de courber l’échine, remercier not’ bon maît’ Gattaz de lui laisser un salaire et continuer à voter pour ceux qui détruisent systématiquement et méthodiquement ces protections.
      Pour cela, c’est très simple: agiter le chiffon rouge du FN afin d’être certain de passer au second tour grâce au “front républicain”. A force de se taper la tête contre les murs, ça fait mal! 

      • 29 Mai 2016 à 13h51

        i-diogene dit

        C’ est vraiment n’ importe quoi, Fredbass:

        Personne ne remet en cause les protections collectives mises en place par De Gaulle: Sécurité sociale, allocs familiales, etc…

        Les privilèges exorbitants, obtenus par la CGT, au niveau des MULTINATIONALES et de la FONCTION PUBLIQUE pénalisent toute l’ économie française, les PME et TPE..Soit 92 % des emplois qui doivent financer des folies seigneuriales auxquelles ils n’ auront jamais accès..!
         
        La France est le dos au mur: il faut absolument stopper les conneries avant que ça ne tourne vraiment mal, comme en Grèce.. 

        • 30 Mai 2016 à 9h16

          thierryV dit

          Bonne analyse économique et syndicale je trouve . Mais j’approuve aussi Fredbass lorsqu’il évoque un mouvement mondialisé et concerté .

    • 28 Mai 2016 à 19h09

      Héron dans l’eau dit

      Au fait, de Juniac, l’infâme ne fait dans cette vidéo qu’accumuler des évidences qui dans n’importe quel pays non socialiste feraient bailler d’ennui. Que R de C – dont les 3 autres articles cités ci-dessus prouvent par ailleurs le courage et un sain jugement- se laisse aller à une caricature grossière , stalinienne de ce qui est dit prouve seulement qu’il reste un communiste indécrottable. Le pire est qu’il en est probablement fier. Il y aurait comme ça, dans la psyché de gauche, des choses auxquelles on ne touche pas. Un peu comme la prohibition du porc chez d’autres.

    • 28 Mai 2016 à 16h51

      gigda dit

      Bien sûr ce réveil du monde ouvrier sur des sujets qui cette fois le concernent vraiment, est perdu d’avance; ce sont “les belles âmes” qui tiennent  le couteau entre leurs quenottes bien blanches désormais !  Mais enfin un article que j’entends de bout en bout.
      Comment pouvait- on rêver que la bête ne renâcle avant son sacrifice sur l’autel du marché sans frontières ?! Il faut regarder le sourire tranquille d’El khomri au reportage de cash investigation … après une enquête implacable sur le dumping social des travailleurs “détachés” : une si satisfaite tranquillité avant l’hallali social démocrate applaudi par les libéraux!
      http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-22-mars-2016_1361051.html
      Comme au fond les “casseurs” font leur jeu! 

      • 28 Mai 2016 à 16h52

        gigda dit

        concerne! 

        • 28 Mai 2016 à 17h25

          2HARDEL dit

          °-) Non non, Gigda, ne touchez à rien, c’était parfait. Ce sont bien les sujets qui sont le sujet de concernent. 
          Des sujets qui, donc, concernent le monde ouvrier… 

          Et par ailleurs, je partage entièrement votre commentaire. 

        • 28 Mai 2016 à 21h02

          gigda dit

          mais  bon sang bien sûr 2Hardel! Ma relecture en courant m’a fait perdre mon sujet, comme il m’arrive en retouchant … Ravie de votre bon accord;) 

    • 28 Mai 2016 à 16h49

      Héron dans l’eau dit

      Un permanent cégétiste serait un ouvrier? Pourquoi ne pas appeler un pilote d’Air France, un employé de raffinerie, ou de l’Edf, ou les cheminots des prolétaires?

      • 28 Mai 2016 à 17h06

        i-diogene dit

        Des prolétaires qui sous-traitent leurs boulots aux intérimaires et sous-traitants..!^^

    • 28 Mai 2016 à 13h30

      IMHO dit

      Vu Macron dans l’Hérault, avec l’accident de garde-robe:
      Pfuuu ! C’est de ça qu’on fait un ministre, d’un gamin endimanché qui n’est pas foutu de garder son sang-froid ?
      Le CGTiste l’a un peu asticoté, c’était de bonne guerre, et comment le petit Macron a-t-il réagi?
      En Séguéla, mais sur le costume au lieu de la Rolex .
       

    • 28 Mai 2016 à 10h14

      senik dit

      “Nos doctes et belles âmes, journalistes, économistes, sociologues, politologues, ceux qui expliquent tout et ne prévoient rien, retrouvent instantanément leurs réflexes de classe. ”
      Leurs réflexes de classe: quelle classe, autre que celle de l’auteur de l’article?