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Le pourtoussisme a vaincu !

Les nouvelles valeurs de la République : subjectivisme, relativisme, mercantilisme

Publié le 23 avril 2013 à 17:06 dans Politique Société

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loi taubira mariage

Ça y est, c’est fait. En votant « le mariage pour tous », la gauche française vient de larguer définitivement le peuple et de sceller officiellement son adhésion au libertarisme et au relativisme culturel, à la mondialisation heureuse et au mercantilisme triomphant. Deux hommes et deux femmes vont pouvoir se marier et des enfants vont être affublés de deux pères ou deux mères, hourra !  Madame Taubira aura oublié, dans sa « réforme de civilisation »,  sa culture créole qui réserve le lundi gras du carnaval antillais aux « mariages burlesques » entre des hommes déguisés en femmes et des femmes travesties en hommes. Ces transgressions, qui s’achèvent le mercredi des Cendres lorsque l’on brûle Vaval  et que l’on rétablit la norme biologique et anthropologique, vont désormais être inscrites de façon pérenne dans notre Code civil. L’on comprend les réticences des élus d’outre-mer, heurtés dans leur culture mais aussi dans leur conscience de gauche. L’homo festivus de Philippe Muray a donc gagné et nous allons bientôt avoir le carnaval tous les jours avec ses étonnantes marches nuptiales dadaïstes. Son « pion progressiste » a  réussi à faire copier cent fois aux parlementaires : « La loi naturelle n’est qu’un serpent de mer réactionnaire ! Le mariage n’est qu’une construction sociale » !
Le culte néolibéral du no limit, commun à la gauche paillettes et à la droite bling-bling, achève ainsi son entreprise de démolition des repères et de sabotage des valeurs communes. La prochaine initiative du gouvernement, après le changement de genre à l’état-civil sur simple déclaration à la mairie en présence de deux témoins, sera sans doute l’ouverture du droit à l’avortement pour les hommes et  l’interdiction pour ceux-ci d’uriner debout à l’instar du « modèle suédois » cher à Madame Belkacem. On n’arrête pas le pourtoussisme, c’est la logique mécanique et infernale du principe de non-discrimination à l’œuvre dans les directives des technocrates européens et la merveilleuse  jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme postmoderne.
Puisque tout se vaut, rien ne vaut et la devise de la République et du mécano européen dans lequel elle s’est perdue devient : subjectivisme, relativisme, mercantilisme. L’intérêt général et le bien commun sont sacrifiés à la tyrannie de minorités mues par l’égocentrisme et le ressentiment, mais dotées de puissants moyens d’intimidation et de financement.
Bien sûr, la tradition républicaine possède en théorie un gardien dont on enseigne qu’il a pour mission d’empêcher une majorité passagère de remettre en cause le contrat social de tous les Français tel qu’il résulte de la lettre et l’esprit de la Constitution et de son préambule. Les regards se tournent donc en dernier recours vers le Conseil constitutionnel. Il lui suffirait de constater cette évidence objective que la définition du mariage et de la filiation, désignant l’union procréative d’un homme et d’une femme, est un principe fondamental non pas créé mais « reconnu » par les lois de la République, puisqu’il la précède depuis que le monde est monde. Ce seul constat parfaitement objectif et impartial suffirait à obliger nos dirigeants à convoquer le peuple aux urnes pour ratifier un bouleversement du Code civil que les juristes tiennent à raison comme la « constitution civile de la France ».
Mais l’on affirme « de source autorisée » que le Conseil constitutionnel, habitué à « filtrer les moustiques et laisser passer les chameaux », s’apprêterait à refuser de constater un tel principe en considérant qu’il n’a pas un pouvoir d’appréciation identique à celui du parlement et qu’il est donc « loisible au législateur » de décider que deux hommes ou deux femmes peuvent s’accoupler et engendrer. Il suivrait ainsi la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne qui a déjà évacué l’homme et la femme de la définition du mariage et s’alignerait sur son courageux homologue espagnol dans le cadre d’un lénifiant « dialogue des juges ».
Bizarrement, cependant, la loi Taubira ne touche pas à l’article 312 du Code civil selon lequel « l’enfant conçu ou né pendant le mariage a pour père le mari », ce qui ne « colle » pas du tout avec la nouvelle notion pourtoussiste de « parents de même sexe ». L’objectif constitutionnel d’intelligibilité de la loi, consacré par le Conseil constitutionnel lui-même, fera manifestement les frais de cette collision entre l’artificialisme mimétique et une réalité biologique têtue, dans ce qui sera devenu un anti-code civil « adapté à l’évolution de la société », c’est-à-dire post-humain.

*Photo : K_rho.

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  • 9 Mars 2014 à 13h23

    IZARRA dit

    VIVE L’INÉGALITÉ !

    Depuis que j’ai décidé de voir la réalité selon mon propre jugement, hors des écrans officiels et de ses banalités simplistes, des ses analyses frelatées, de ses stéréotypes idéologiques ou de ses conformités pré-mâchées, je ne crois plus en cet ordre des choses tel qu’il nous est présenté : nous les bons eux les méchants, ici le vrai là-bas le faux, aujourd’hui la clarté hier l’obscurité.

    Parce que le mensonge rassure et la vérité blesse, et surtout parce que l’illusion fait vendre, les principaux organes médiatiques ont tout intérêt à désinformer.

    Non l’égalité n’existe pas, non la liberté n’est pas dans l’urne, non la grêle et la pluie ne nous empêchent ni de vivre ni de sortir, non l’homosexualité n’est pas naturelle, non les Noirs ne sont pas des Blacks, non l’amour n’est ni ce miel aseptisé ni ce cornichon vulgaire colportés par les usines à images de Hollywood, oui les hommes et les femmes vont vieillir puis mourir. Je crois que l’intelligence a tous les droits et surtout celui de juger.

    Il y a des hiérarchies, partout. La beauté des êtres, la force des âmes, la qualité des esprits instaurent des échelles de valeurs d’inspiration divine. Il y a les sots et les subtils, les ruminants et les éveillés, les vils et les glorieux, bref il y a les les petits et les grands, et le ciel et la terre ne sont pas faits pour former ensemble, au nom de l’équivalence, une bouillie informe mais pour être séparés.

    Par nature, le soleil éclaire les abîmes. Alors que jamais les ténèbres ne pourront assombrir la moindre étoile. L’astre dispense gratuitement sa lumière aux ânes et l’ombre est fatalement anéantie par la clarté.

    C’est l’oiseau de haut vol qui doit commander à la vermine de le rejoindre et non l’inverse ! La parité est une hérésie. C’est justement parce que les gens sont inégaux que les uns peuvent aider les autres.

    La solidarité est nécessairement basée sur l’inégalité, non sur l’uniformité des citoyens. Si nous étions réellement tous pareils, l’entraide, la fraternité, la pédagogie, la course à vélo, les compétitions, les diplômes, etc. n’auraient pas lieu d’être. C’est parce que nous ne nous ressemblons pas, parce que nous sommes tous différents, plus ou moins doués, plus ou moins avantagés, plus ou moins éducables, plus ou moins réceptifs, parce que nous sommes tous uniques, parce que nous sommes tous des individus et non des clones que nous sommes interdépendants et jamais interchangeables.

    Un médecin n’a pas les connaissances, les expériences, la sensibilité d’un astronome. Par incompétence de la vie politique, un clochard aura très peu de chance de devenir président de la république.

    Au nom de la sécurité aérienne, nul n’acceptera qu’un trisomique devienne pilote de ligne.

    Si nous étions égaux nous n’aurions pas besoin les uns des autres. Nous sommes des apprentis de chair et d’esprit parvenus à divers degrés d’élévation sur le chemin de notre humanité et non de pures mécaniques toutes identiques, non des robots indifférenciés, non des voitures de série toutes semblables.

    L’égalité est faite pour les machines, pas pour les personnes. Sans dissemblance, pas de progrès possible. Une forêt dont les arbres seraient tous exactement à la même hauteur ne serait pas viable. Ce qui fait la vitalité et la prospérité d’un tel système, c’est le déséquilibre des chances et la répartition aléatoire de la force et de la faiblesse entre les éléments qui le constituent.

    Les petites pousses doivent lutter âprement pour se faire une place au soleil tandis que les arbres centenaires se la coulent douce en leur faisant de l’ombre et c’est très bien ainsi.

    Eclairer autrui peut aussi consister à le priver de confort et de chaleur afin de lui donner le goût de la croissance. Pour le bien commun, chacun doit être à sa place. Chacun doit avancer à son rythme et non pas se placer artificiellement sur une même ligne universelle. L’ascension harmonieuse des esprits n’a rien à voir avec le pas militaire forcé.

    Le nivellement des bipèdes décrété par notre système démocratique est la négation de leur individualité, l’aliénation béate et irresponsable de leur liberté intime, le viol de leur esprit. Respecter les hommes c’est reconnaître leurs tares comme leurs vertus, c’est les considérer non sous l’angle unique de la froide droiture républicaine mais sous l’oeil critique, partial et chaleureusement humain du bel esprit qui juge, jauge, compare, sélectionne, discrimine, bref qui les examine non pas selon des critères imbécilement égalitaires mais au cas par cas selon le niveau de conscience et les mérites de chacun.

    La vraie richesse du monde n’est pas dans sa standardisation mais dans ses aspérités.

    Raphaël Zacharie de IZARRA