Libé prend le maquis | Causeur

Libé prend le maquis

De la Cause du peuple à celle des sauvageons

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 24 juin 2010 / Médias

Villiers-le-Bel

“Une bonne partie de l’antifascisme d’aujourd’hui (…) est soit naïf et stupide, soit prétextuel et de mauvaise foi ; en effet, elle combat ou fait semblant de combattre un phénomène mort et enterré, archéologique, qui ne peut plus faire peur à personne. C’est, en somme, un antifascisme de tout confort et de tout repos”
Pier Paolo Pasolini1

Ces derniers jours, la déroute des Bleus – qui ont rarement aussi bien porté leur nom- a éclipsé un événement médiatico-judiciaire potentiellement explosif. Un énième rebondissement de l’affaire Clearstream ? Les pérégrinations du couple Woerth ? Encore mieux : une pétition soutenant ouvertement des individus soupçonnés d’avoir tiré à balles réelles sur des officiers de police. Aux manettes, l’indécrottable Libération jadis parangon de la cause des peuples, aujourd’hui recyclé dans le libéralisme libertaire2 à la sauce eurobéate. Au menu, une resucée mal digérée de Franz Fanon faisant des délinquants armés les nouveaux damnés de la terre.

Le tir aux pigeons sur flics justifié au nom du romantisme

Dès les premières lignes de l’appel, le ton est donné.

Jugez plutôt : “A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation”. Vous ne rêvez pas : la France est un Etat néo- impérialiste qui s’ignore ! En lisant ce premier paragraphe, on hésite entre le rire et les larmes. Dans ce prêchi-prêcha mi-haineux mi-compatissant, Villiers-le-Bel est implicitement comparé à Gaza et le maintien de l’ordre républicain assimilé aux opérations coups de poings de l’armée israélienne. Last but not least, ce verbiage digne des Indigènes de la République traite l’institution policière de force d’occupation coloniale qu’il faudrait déloger desdits quartiers. En ressuscitant tous les poncifs du genre –de l’anticolonialisme à la Commune en passant par 1789- les signataires du manifeste justifient le tir aux pigeons sur flics au nom du romantisme révolutionnaire. Ils auraient pu se contenter de dénoncer les méthodes d’extorsion des aveux, qui furent apparemment aussi maladroits que brutaux, tant la police sembla agir dans l’urgence. Ou bien rappeler la présomption d’innocence des inculpés. Mais non, ces thuriféraires de la révolution bétonnée exigent carrément l’abandon de toute procédure judiciaire à l’encontre des tireurs.

Maniant l’art de l’euphémisme, ils persiflent dans la commisération à sens unique en confondant la défense du “peuple de Villiers-le-Bel” avec celle d’une minorité de sauvageons déstructurés qui forment le nouveau lumpenprolétariat urbain. Certes, la mort accidentelle de deux adolescents dans la collision de leur scooter avec un véhicule de police est une tragédie regrettable. Mais est-ce les honorer que de transmuer son chagrin et son indignation en haine anti-policière ? Les signataires du texte, pourtant avocats du Bien éternel et univoque, réhabilitent même la loi du Talion en justifiant l’injustifiable, ajoutant qu’il était de bonne guerre pour ces policiers infâmes que d’“avoir reçu quelques plombs dans l’épaisseur de leurs gilets pare-balles “. Dans un glissement sémantique comme seuls les professionnels de l’indignation en ont le secret, on dénonce la lutte contre les bandes comme une véritable “guerre aux banlieues” au racisme larvé. Les paisibles habitants des mal-nommées cités apprécieront.

Des révolutionnaires à petits pieds défendent les bourreaux du petit peuple

L’ironie de l’histoire veut en effet que des révolutionnaires à petits pieds défendent les bourreaux du petit peuple. Ceux-là mêmes qui empoisonnement le quotidien de millions de Français de toutes origines. Là où la sarkozie n’a que le flash-ball à la bouche, une certaine gôche bêbête répète l’erreur de Jospin en victimisant systématiquement les sauvageons. Quand bien même il s’agirait de les aider, la prise de conscience de leurs méfaits reste indispensable à toute rédemption ultérieure. Ce que Finkielkraut résuma un jour dans une formule lapidaire : “il faut leur faire honte pour les aider” !

D’ailleurs, si l’on veut entendre un autre son de cloche, laissons la parole à SGP-FO, bastion du néo-colonialisme cocardier, c’est bien connu. Sur son tract de soutien, on apprend que 96 gardiens de l’ordre se sont portés parties civiles après que cinq d’entre eux ont été visés par balles au vu et au su de tout le voisinage. “Un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits”, est-ce cela la praxis révolutionnaire ?

En vérité, n’importe quel lecteur de Simon Leys reconnaîtra là la propagande classique des systèmes totalitaires. Ces derniers doivent gérer le mécontentement des masses en dévoyant leur colère pour la rediriger vers des ennemis imaginaires. Mao manipula ainsi le grondement des masses paysannes contre la bureaucratie du Parti-Etat en sacrifiant quelques hiérarques habilement choisis. La clé de voûte d’un tel procédé consiste à développer une fiction idéologique capable d’assurer le maintien du système. Dans la Chine communiste, il s’agissait de nettoyer le Parti des éléments “droitiers” ou déviationnistes. Or, la société qui nous gouverne sécrète sa propre pensée unique –sans intervention verticale d’un quelconque Big Brother- déclinée en autant de faux clivages. D’un côté, l’alliance de la droite d’argent et du patronat fustige la masse des fonctionnaires privilégiés et autres supposés profiteurs, afin de mieux compartimenter les luttes sociales et d’empêcher leur convergence. De l’autre, la gauche libérale se complait dans un angélisme anti-sécuritaire et une dévotion béate envers tout ce qui s’oppose à la « France moisie”.

Cette illusion paléo-jospinienne lui fait prendre des vessies pour des lanternes à mesure qu’elle substitue à l’idéal d’égalité l’imposture de la diversité ethnique. Multiculturelle, festive, délocalisatrice et privatisatrice, la gauche américaine se rapproche de plus en plus d’une droite en déshérence intellectuelle, qui n’a plus que les mânes du général De Gaulle pour tenter de faire illusion. Bref, forte avec les faibles (les pauvres hères qui voient leur entreprise délocalisée du fait de l’euro fort et du dogme libre-échangiste), la gauche boboïde se montre faible avec les forts. Les caïds des banlieues se gaussent à bon droit d’avocats aussi naïfs – ou qui feignent de l’être. À l’instar de certains qui bannissent toute critique de l’équipe de France sous prétexte de la couleur de ses joueurs, l’origine ethnique est régulièrement avancée comme facteur de victimisation perpétuelle. Comme si négrier désignait une couleur de peau et non la qualité sociale d’exploiteur !

La caillera, agent de la révolution… ultralibérale !

Heureusement, en marge des discussions de salon, il demeure un courant intellectuel socialiste lucide de la réalité des rapports de classes. Dans un texte resté célèbre, le philosophe Jean-Claude Michéa3 revenait sur le système d’exploitation mafieux que les caudillos des banlieues font subir à l’immense majorité de la population. En termes d’intégration économique, la caillera remplit pleinement son rôle. Elle fait subir son joug à des quartiers entiers où les immigrés figurent au nombre de leurs victimes – fait omis par les signataires de l’appel… En fait d’agent révolutionnaire, le voyou de base constitue le parfait télégraphiste du marché : “en assignant à toute activité humaine un objectif unique (la thune), un modèle unique (la transaction violente ou bizness) et un modèle anthropologique unique (être un vrai chacal), la Caillera se contente, en effet de recycler, à l’usage des périphéries du système, la pratique et l’imaginaire qui en définissent le Centre et le Sommet”, précise Michéa. Autant dire que les hydres de l’UMP, à travers leur discours sécuritaire, apparaissent comme des quasi gauchistes lorsqu’on les met en rapport avec l’anarchisme libéral qui est celui des cailleras et de leurs avocats.

Il faut restaurer l’ordre dans les Territoires perdus de la République

Vouloir restaurer l’ordre et la sécurité dans les territoires perdus de la République est en soi un but louable. Sarkozy n’a pas pêché dans les objectifs affichés mais plutôt dans les moyens : politique du tout-carcéral, accent mis sur la seule répression, mépris de la question sociale, acceptation de fait de la privatisation de certaines zones de non-droit… Depuis 2002, la mayonnaise ne prend pas. Mais au lieu de prendre la droite sécuritaire au mot, une gauche intelligente devrait déjouer le piège qui lui est tendu et renoncer à l’angélisme. Restaurer la puissance de l’Etat de droit, renouer avec la police de proximité, conjuguer intelligemment prévention et répression, sans quoi toute conquête de l’ordre est d’avance condamnée.

Au lieu de cela, sous couvert d’antiracisme, les éternels traîne-patins du social-libéralisme défendent le pouvoir des bandes et l’oppression du peuple par les caïds. À croire qu’il faille brûler un gymnase ou des voitures de prolétaires pour se faire entendre… Michéa ironisait à raison contre “les intellectuels et les cinéastes de la classe dominante, dont la mauvaise conscience constitutive les dispose toujours à espérer qu’il existe une façon romantique d’extorquer la plus-value”.

In fine, prétendre que l’on mettra fin aux incivilités en se contentant d’injecter de l’argent dans les banlieues et/ou en promouvant des politiques de discrimination positive révèle l’erreur ontologique de la gauche sociétale. Prétendre réguler l’ensemble des relations sociales par les seules interventions du droit et du marché est une chimère libérale. Notons au passage que cette absence d’éthique personnelle, l’équipe de France de football n’a cessé de la pratiquer tout au long de la coupe du Monde. Insulter son supérieur, injurier le drapeau et l’hymne, cracher sur la Nation et mépriser les petites gens : n’en jetez plus, c’est le comportement subversif de l’hypercapitaliste de base.

À tel point qu’un seul nom semble manquer à la liste des premiers signataires de la pétition : celui de Nicolas Anelka….

  1. Ecrits corsaires, Flammarion, 1976.
  2. Mutation qui fut remarquablement disséquée par Guy Hocquenghem dans sa Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary Club (1986).
  3. La caillera et son intégration, 1999.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 27 Juin 2010 à 17h53

      Marie dit

      et si le professeur Roques évaluait en 1998 la dangerosité minime il semble que les dernières études scientifques disent le contraire!

    • 27 Juin 2010 à 17h51

      Marie dit

      fatback,
      J’ai l’esprit borné et je ne m’appuie que sur du scientifique …

    • 27 Juin 2010 à 17h45

      fatback dit

      Saul / Marie,
      .
      Extrait du rapport Roques sur la dangerosité des drogues.
      .
      Où l’on voit que, du point de vue de la dépendance physique, de la dépendance psychique, de la neurotoxicité, de la toxicité générale et de la dangerosité sociale, le cannabis est nettement moins nocif que l’alcool ou le tabac.
      .
      Alors de deux choses l’une. Soit on est opposé à une dépénalisation du cannabis auquel cas la logique la plus élémentaire impose de souhaiter l’interdiction de l’alcool et du tabac, soit on autorise les trois.

    • 27 Juin 2010 à 16h42

      coriolan dit

      @Bibi
      Faites, faites, plus on lit ces fous, plus on pleure.

    • 27 Juin 2010 à 15h59

      Bibi dit

      @Alpin,

      Je veux bien de l’explication/excuse de la provoc (comme l’usage de “soumission” dans la même phrase).
      N’empêche, en présentant les choses ainsi, il ne rend service à qui que ce soit.
      Personne n’exige d’un immigré de se dépouiller d’une partie de lui même pour s’intégrer, c’est impossible et cruel (à moins que la personne considère que ses habits font partie d’elle-même, ce qui est faux et hypocrite).
      Et ce n’est pas parce que la société française, comme le cadre militaire, fonctionne selon des règles que les deux sont identiques. Ne serait-ce que parce que le second n’est pas démocratique.

    • 27 Juin 2010 à 14h53

      Alpin dit

      @Bibi,

      Votre 14h 50,

      Si ,si vous me le permettez ,c’est un assez bon exemple,car cela aboutit exactement
      à ce que vous préférez.

    • 27 Juin 2010 à 14h51

      Alpin dit

      @Bibi (suite),

      De plus n’oubliez pas que Zemmour (sur ce sujet encore plus),avec son tempérament
      de courageux,provocant ses adversaires,insiste et en rajoute (plus que logiquement
      nécessaire),pour tordre le bâton de la complaisance (suicidaire peut-on dire)
      multiculturaliste dans l’autre sens.

      Cette exigence d’unité est d’autant plus fondée (dans l’esprit si ce n’est dans la lettre)
      que les temps sont à la division,et ce pays (La France) porte une nécessité bien
      exprimée par Renan de renouveler le contrat d’unité avec régularité.

      Ses principes sont la source de cette unité.

    • 27 Juin 2010 à 14h50

      Bibi dit

      @Alpin,

      Le pilote français de la RAF n’est pas le bon exemple.
      Immigration-assimilation-intégration est un processus, a priori irréversible, un peu différent de l’évolution d’un natif. Mais de même que l’on ne se défait pas totalement de son histoire individuelle (l’enfance, l’adolescence), l’on ne se défait pas totalement de son être “d’avant” en s’intégrant à la française. Ou à l’israélienne (modèle semblable mais pas identique).
      On garde, en minorant l’importance et la place, on ne fait pas table rase.

    • 27 Juin 2010 à 14h25

      Alpin dit

      @Bibi,

      Bien le bonjour.

      Bon ,d’accord et pas d’accord.

      Oui à votre idée de réarrangement ,mais le dépouillement,même si en dehors des choix
      conscient existe ,et légitimement.

      Pensez au récit de P Clostermann,as de La RAF et pilote de la France libre relatant
      dans “Le grand cirque” l’ambiance de son école de pilotage,tout comme de son intégration dans le monde de l’aviation alliée.

      On parle Anglais pour communiquer et combattre ,on s’adapte aux méthodes et tradition de la RAF,mais l’on reste Français.

      On dépouille quelque peu le vieil(jeune) homme franco-français pour devenir un
      combattant,mais on reste français.

      Comme les jeunes incorporés de la Haganah devenant des membres de la future
      tsahal.

      Pour mon compte ,je sais très bien que je suis largement de filiation huguenote,
      mais ,français,ayant accepté durant mon service armé d’être ainsi,sans exclusive.

    • 27 Juin 2010 à 14h23

      Bibi dit

      Point Rackam.

      Je veux juste jouer au croco qui dévore et pleure.
      Comme les libérateurs. Mais eux, ils font ça l’année durant!

    • 27 Juin 2010 à 14h13

      Bibi dit

      @Alpin,

      Zemmour:

      Le modèle d’intégration français a toujours reposé sur l’assimilation des étrangers, c’est-à-dire que l’immigrant se soumet à la culture française et devient Français en se dépouillant d’une partie de lui-même.

      Pas d’accord avec le dépouillement.
      Je pense que personne ne s’est dépouillée d’une partie d’elle-même. Ce serait plutôt un réarrangement des parties du soi, certaines devenant plus importantes que d’autres, notamment pour ce qui relève de l’identité sociale. Bref, on ne renonce à rien si ce n’est à la place de certains éléments et à leur visibilité.
      Et en même temps, l’on acquiert, de bon gré, quantité de choses!

    • 27 Juin 2010 à 14h04

      rackam dit

      Bibi,
      ce n’est pas toi qui aurais abusé d’une liqueur verte larmoyant dans l’eau?
      Get 27, Chartreuse, anisette à l’angélique?

    • 27 Juin 2010 à 14h01

      Bibi dit

      Hi Rackam,

      Sans flinguer un type en uniforme en rappant “C toi ké ré, ké ré, SS pon pon, SS SS ahable”?
      Pas marron.

      Vaut mieux jouer les crocodiles: verts, larmoyants, et bien dans l’eau!

    • 27 Juin 2010 à 13h50

      rackam dit

      Hello Bibi, don’t cry baby, summer is here!
      On aura tous le teint bronzé, on pourra jouer à être des victimes, caillasser les maîtres nageurs quand ils viendront sauver un hydrocuté, crever les pneus de Pamela Anderson, brûler la MJC Relais et Château où nos mômes auront été mis à mariner, faire des franco folies, comme aux plus grandes heures de la guerre d’Espagne, squatter les cages d’escalier au château de Blois, dealer de la beuh à Solesmes, porter capuche au cap d’Agde, hurler avec les loups de mer, égorger des agneaux dans le jacuzzi de l’hôtel, mener baston contre des retraités luxembourgeois à l’arrêt de taxis de Mandelieu, vivre enfin, quoi!

    • 27 Juin 2010 à 13h31

      Bibi dit

      @coriolan,

      Puis-je ajouter une larme aux vôtres?

    • 27 Juin 2010 à 13h28

      Bibi dit

      Bonjour Alpin!

      Bon dimanche Rackam!

    • 27 Juin 2010 à 9h47

      Alpin dit

      @rackam,

      Bon dimanche,avec le plus de soleil possible.

      Tout à fait!
      Mais surtout ,si l’on observe la direction de cette rhétorique, nous sommes dans le règne de ce qu’on peut appeler l’excuse asymétrique.

      Les uns ont un privilège de naissance et de nature (étrange comment cette gauche
      différentialiste peut ressusciter le privilège d’origine et de naissance,tout en essayant
      d’inventer un privilège de” blancheur” dans un pays d’origine ethnique européenne
      (Lozès) ),tandis que les autres sont coupables à priori (le même manichéisme que
      les staliniens).

      Il y a peu Vaclav Avel se voyait refuser des études supérieures ,car d’origine
      “bourgeoise”,maintenant on prétend affirmer un privilège pour les entrepreneurs
      idéologiques,brandissant leur couleur, pour essayer de proliférer sur le corps du pays,
      sans le moindre soucis réel des immigrants (et bien sur des”indigènes”:nous).

      Beaumarchais avait déjà symbolisé tout cela dans son apostrophe:

      “vous ne vous êtes donné que la peine de naître” .

    • 27 Juin 2010 à 9h31

      rackam dit

      Bonjour Alpin,
      l’article de Bergeron est, une fois de plus, significatif, car il pointe l’existence d’une gauche qui ne reconnaît la “violence légitime” que lorsqu’elle provient des “opprimés”.
      On est loin de l’image gentillette, pacifiste, larmoyante de nos associations anti-racistes. Mais laquelle des deux forces est l’avant-garde de l’autre?

    • 27 Juin 2010 à 9h26

      coriolan dit

      @ Ali Ziri.
      J’ai pleuré.

      De rire, bien sûr. Vos idées vous les achetez en gros chez le fournisseur de Jugnon, Xavier et tous les autres ? Où c’est juste que vous mutualisez vos neurones pour vous permettre de déchiffrer un clavier et d’aligner deux mots ? Encore un esprit faible possédé par les djiins ?

      Allez, Susheela/Jugnon/Xavier/Dandy, sors de ce nouveau pseudo, soooors, je te l’ordonne ! Les djiins allah porte !

    • 27 Juin 2010 à 9h18

      Alpin dit