L’humanitarisme n’est pas un humanisme
Un mort ne vaut pas un mort
Publié le 17 juin 2010 à 16:30 dans Monde

Au temps des anciens Égyptiens, il y avait déjà des flottilles. Étaient-elles humanitaires ?
D’après les dernières statistiques publiées par l’ONU, entre janvier et octobre 2009, 468 civils afghans ont été tués par les troupes de l’OTAN et leurs alliés gouvernementaux. Ces chiffres correspondent à peu près à ceux de 2008, et correspondront probablement à ceux de 2010, à quelques femmes, vieillards et enfants près. Le calcul est vite fait : environ dix innocents tués chaque semaine, dans un conflit où notre pays, comme la plupart des démocraties occidentales, est directement engagé. Bien entendu, ces dix morts hebdomadaires, en Occident, tout le monde s’en fout ou à peu près, tout comme l’humanité entière est restée hermétique aux carnages à répétition au Sri Lanka, en Somalie, au Cachemire, où l’unité de compte hebdo est plus souvent la centaine que la dizaine.
Vous voyez bien sûr où je veux en venir. Certains morts sont plus bankables que d’autres. D’autres qui pourtant n’avaient rien fait, rien risqué, rien demandé, bref des victimes innocentes, pures et parfaites au regard des normes médiatiques en vigueur. La compassion n’est pas une science exacte.
[...]
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 24Juin 2010

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L'auteur
Marc Cohen est rédacteur en chef brèves de Causeur.
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zaffran.ad dit
Que dire si ce n’est que chaque fois que Marc Cohen écrit, les évènements sont analysés avec justesse.
Je suis donc entièrement d’accord avec ce qui a été écrit dans cet article.
Hélas ça ne fait que le 100ème article nous expliquant qu’Israël a perdu la guerre des mots et des images, contre les milliers d’articles diabolisant l’armée, le gouvernement, et le peuple Israélien.
J’ai la peine de vous annoncer que votre entreprise est vaine, M. Cohen.
L'Ours dit
Bien sûr d’accord avec tout ce que vous avez dit mais que voulez-vous, c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité où dans une guerre, un des deux camp veut avoir le plus de morts possible pendant que l’autre veut en faire le moins possible.