L’Europe abonnée au gaz russe
Les élections européennes, c’est pipeau à côté des Gazpromesses
Pendant que les têtes de listes aux élections européennes font les guignols devant des travées vides, les affaires, les vraies, continuent dans la coulisse et révèlent une Union européenne où le “jeu perso” ainsi que la maltraitance à Bruxelles des petits à la récré démentent les envolées lyriques des eurobardes1.
À l’occasion d’une petite virée en Europe centrale, je me suis intéressé à une question aussi aride que malodorante, au propre comme au figuré : celle de l’approvisionnement de nos pays en gaz naturel. On a déjà oublié, ou presque, qu’au plus fort de l’hiver le plus rigoureux de la décennie (bonjour le réchauffement climatique !), un conflit entre la Russie et l’Ukraine fit greloter des milliers de foyers en Europe centrale, car l’équipe Poutine-Medvedev avait fermé le robinet du seul gazoduc qui achemine, à travers l’Ukraine, cette source d’énergie vers l’ouest.
La France fut touchée, mais cela ne s’est pas traduit par une hécatombe de vieillards privés de chauffage par -15°. La diversité de nos approvisionnements gaziers (Algérie, mer du Nord) et le poids du nucléaire dans la production d’énergie relativisent chez nous les conséquences des accès de mauvaise humeur moscovite.
Néanmoins, ces dernières années, à la suite notamment de la renationalisation par Vladimir Poutine des grandes entreprises productrices d’hydrocarbures, l’idée a germé dans quelques têtes d’œufs bruxelloises (qui ne sont pas toujours aussi stupides qu’on le croit) qu’il serait prudent de diversifier, dans le futur, les sources d’approvisionnement en gaz naturel, une énergie d’avenir, moins polluante que le pétrole et dont les réserves estimées sont nettement plus importantes que celles de l’or noir.
C’est ainsi que naquit le projet Nabucco, qui, comme son nom l’indique, consiste à aller chercher du gaz dans la région où règnait jadis Nabuchodonosor, dont Giuseppe Verdi, pour des raisons de marketing, simplifia le nom en Nabucco. Il s’agit d’un gazoduc de 3300 kilomètres qui transporterait le gaz d’Iran, du Kurdistan irakien et de la région de la Caspienne, tous lieux où les réserves répertoriées sont prometteuses, vers l’Europe, en évitant soigneusement de traverser la Russie. Le trajet se ferait par la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et aboutirait en Autriche, d’où il pourrait alimenter les réseaux d’Europe centrale et occidentale.
On voit le but de la manœuvre : pouvoir faire un joyeux bras d’honneur à Poutine ou celui de ses successeurs qui s’aviserait de se comporter comme il est de tradition chez les Russes, même post-soviétiques : comme je suis le plus fort, je cogne avant de causer.
La Commission européenne applaudit à ce projet et promet monts et merveilles pour son financement. Un consortium se met en place, qui rassemble les principales entreprises de distribution d’énergie des pays directement concernés (Turquie, Bulgarie, Roumanie, Hongrie et Autriche, ce dernier pays étant chef de file du projet par l’intermédiaire de l’entreprise OMV, qui est à la fois le Total et le GDF du pays de Mozart). Une entreprise allemande, RWE, s’associe également au projet, car ses concurrentes outre-Rhin, E-On en tête, fricotent avec les Russes, comme on le verra plus loin.
Dans un premier temps, Suez-GDF marque de l’intérêt pour Nabucco et fait acte de candidature pour être le septième partenaire de l’opération. Cette offre est rejetée par la Turquie : le Parlement français venait de voter, à la grande fureur d’Ankara, une loi mémorielle sur le génocide arménien. Mais la raison essentielle de cette fin de non-recevoir est la méfiance généralisée qu’inspirent nos grandes entreprises plus ou moins liées à l’Etat à des partenaires plus petits, qui ont médité l’exemple de la Belgique, dont les entreprises énergétiques ont été avalées en une seule bouchée par Gerard Mestrallet, le Gargantua du secteur. Aujourd’hui, Suez-GDF se fait tout petit et modeste pour obtenir un strapontin dans North Stream.
Les coups les plus rudes au projet Nabucco ont été portés simultanément à Berlin par la chancelière Angela Merkel et à Rome par Silvio Berlusconi. Le gouvernement allemand est engagé depuis maintenant cinq ans dans une entreprise de construction d’un gazoduc sous la Baltique, dénommé North Stream, qui acheminerait directement le gaz russe exploité en Sibérie occidentale vers l’Allemagne, sans passer par la Biélorussie et la Pologne, une perspective qui est considérée avec une hostilité certaine à Varsovie. Ce deal a été conclu du temps du chancelier Schröder, immédiatement nommé à la tête du consortium russo-allemand qui pilote le projet. À côté, les petites magouilles d’un François Pérol pour devenir le patron de la Caisse d’Épargne-Banque Populaire font vraiment provinciales et petit bras…
En Italie, Berlusconi, qui est au mieux avec Vladimir Poutine, a présidé au mariage du trust pétrolier transalpin ENI avec Gazprom pour lancer un projet concurrent à Nabucco, South-Stream, qui amènerait le gaz russe jusqu’en Italie en traversant la Mer Noire, la Grèce et la Serbie (le tracé n’est pas encore définitivement fixé).
La présidence tchèque de l’UE, tirant les leçons de la crise gazière avec l’Ukraine, a fortement plaidé pour que la priorité des aides européennes, qui se montent à 3,5 milliards d’euros, soit dirigée vers Nabucco, au nom de la nécessaire diversification des approvisionnements. Il s’est vertement fait rappeler à l’ordre fin mars par Angela Merkel, qui, tout en soutenant du bout des lèvres le projet Nabucco, exige que l’UE traite à égalité les projets Nord Stream et South Stream, ce qui revient, dans les faits, à torpiller Nabucco. Elle se permet, de plus, de donner des conseils à ses voisins, comme de faire des économies d’énergie et d’importer moins de gaz. Und damit Schluss ! Paris, dans ce dossier où la France est moins impliquée, soutient Berlin et Rome, dans l’espoir de se voir renvoyer l’ascenseur dans d’autres dossiers, le ferroviaire ou le nucléaire par exemple.
Qui a gagné au bout du compte ? Gazprom et Poutine… Vodka pour tout le monde ! J’ai cru percevoir, dans mes discussions avec des dirigeants tchèques et hongrois, ces dernières semaines, comme un brin d’amertume… S’ils la manifestent un peu trop bruyamment, il se trouvera bien quelque part en Europe un ersatz de Chirac pour leur faire remarquer qu’ils ont encore perdu une bonne occasion de se taire. Comme de cela je n’ai strictement rien entendu de quiconque ayant le culot de se présenter aux européennes, je ferai comme j’ai dit : j’irai pas !
- J’exige le copyright avec mention d’origine sur ce néologisme qui désigne les Guetta, Duhamels, Delafon, Olivennes, Colombani et consorts qui finiront accrochés à un arbre et bâillonnés lors des prochains banquets républicains ! ↩
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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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Curieux dit
@ La borie
A part une nouvelle la pub pour ce qui apparaît-être votre bible (vous savez ce truc intemporel dont aussi la date de “parution importe peu”). Auriez-vous l’amabilité d’argumenter ?
Mais peut-être n’avait vous pas compris le bouquin ?
la borie dit
@ la borie
“Voudriez-vous bien éviter de faire de la pub pour un bouquin daté de 1987… et développer vos argument.
Bien que flambard, à propos du pétrole, me convienne bien, ça reste un peu court.”
La date de parution importe peu car il fait le bilan exhaustif des mécanismes des relations stratégiques et des fondements des relations juridico économiques entre pays producteurs, multinationales pétrolières, états consommateurs.
Il reflète très précisément l’état des enjeux pétroliers encore en vigueur aujourd’hui.
Il permet de comprendre la répartition des revenus pétroliers entre pays producteurs et multinationales occidentales, qui n’est en rien ce qu’annonce Venik.
Curieux dit
@ Venik,
Une chose que nos beaux intellectuels oublient, sur un marché c’est TOUJOURS l’acheteur final (nous) qui tient l’autre. Même en cas de monopole.
Pour tout les pays producteurs de matière première qui sont dépendant de celle-ci, l’avenir est sombre, même si pour certains cet avenir est lointain.
Curieux dit
@ la borie
Voudriez-vous bien éviter de faire de la pub pour un bouquin daté de 1987… et développer vos argument.
Bien que flambard, à propos du pétrole, me convienne bien, ça reste un peu court.
Pierre dit
Cher Luc, je vois que vous n’avez pas oublié l’homme de la Basse-Saxe, celui, pour nous entendre, de toute une histoire d’amour entre Poutine et Chirac, oui, ce Gerhard Schröder de « der Genosse der Bosse », d’une Allemagne qui a désormais avalé le choc et refoulé son « complexe » pour passer à autre chose. Le voici donc dans ce tête à tête romantique avec Vladimir Poutine « après les 27 millions de morts coté russe et les 5 millions coté allemand de la guerre ». Dommage qu’ils ont oublié du décompte les 6 millions de juifs ayant pourtant vécu tant d’un coté comme de l’autre. L’accent n’était pas là, bien évidemment, mais sur le « pour préserver, il faut savoir changer », comme aimait le répéter Schröder, ex chancelier social-démocrate. Et quoi de mieux que les affaires pour « préserver » ? Président du North Stream Gas Pipeline Company, filiale de Gazprom le « camarade Schröder » fait le bras d’honneur aux pays Baltes, à la Pologne, à l’Ukraine, aux alliés proches de l’Allemagne afin de préserver cette joint-venture dont les actionnaires majoritaires sont tous allemands et qui, en alimentant l’Europe en gaz transsibérien permettrait d’assurer une économie performante pour financer l’Etat social allemand, celui même qui au fond lui a permis de se payer son ascension politique. Et des amours Schröder en a eu, toujours pour servir sa noble cause, celle de « préserver ». Le voici donc à la tête de l’association allemande pour le Proche et Moyen-Orient pour promouvoir le commerce, chiffré en milliards d’euros, entre des entreprises allemandes et l’Iran. Toujours de l’énergie sur et au fond sous table, avec Siemens, sauf qu’à la place du gaz il y a l’uranium, au dépit de touts les efforts de la communauté internationale pour empêcher l’Iran de poursuivre ses activités nucléaires. Là aussi ce fut un autre bras d’honneur aux autres, car Schröder s’opposa bien contre les sanctions pour suspendre l’enrichissement d’uranium de l’Iran. Un autre tête à tête là aussi, mais cette fois-ci avec Ahmadinejad qui non seulement oublie la Shoah, mais la nie carrément de toutes ses forces. Une fois plus l’accent n’était pas là, bien évidemment, vu que pour Schröder en Iran ils n’ont pas « la même sensibilité » et que son association n’a rien à quoi faire avec la politique (sic), tout au plus elle se doit de « préserver ».
la borie dit
JeanD vous avez parfaitement raison de souligner le premier principe qui consiste à taper et négocier conjointement.
Voir la Tchétchénie ……
“La diplomatie de la canonnière” reste la meilleure façon de faire payer les débiteurs et Poutine devrait en remettre une couche si besoin est.
La Russie a toujours été un empire et elle nettoie son “glacis” avec juste raison.
la borie dit
@ Curieux
Quand on a des prétentions en matière de géopolitique des hydrocarbures on ne fait pas le flambard et ont lit ceux qui sont documentés.
“Géopolitique du pétrole et du gaz par André Giraud, Xavier Boy de La Tour”
Editions Technip 64 euros
418 pages
Publicité gratuite
Votre post est un concentré d’âneries….
la borie dit
@Venik
Ce que vous dites de l’omnipotence des compagnies pétrolières date de la première moitié du 20° siècle.
Si vous voulez en savoir d’avantage:
Géopolitique du pétrole et du gaz Par André Giraud, Xavier Boy de La Tour
Venik dit
@Curieux
Merci pour la remarque.Neanmoins c’est celui qui extrait le petrole qui tient l’autre.
(Pour ce qui est de “sortir de Causeur”,vous et moi ne nous connaissons pas.)
Curieux dit
@ Venik,
Sortez de “Causeur” (que j’adore, mais c’est pas un lieu d’information) de temps en temps, les états prélèvent 80% du prix du pétrole en ne faisant rien d’autre que de l’avoir sous les pieds.
Leurs esclaves, les entreprises capitalistes, ne récupèrent que 20% en prenant TOUT les risques et en faisant tout le boulot, de l’extraction à la vente.
ramon mercader dit
@ steed.59
“beau comme du adler le matin sur france luc” ?
heu ,faut pas pousser non plus ,hein .
adler me fait ricanner avec sa grosse voix et sa façon toute normalienne de distribuer bons et mauvais points
le plus beau ce fut son éclat un certain samedi midi du siècle précédent ,pour commenter un non à un référendum européen quelconque (c’était les danois ,s’il m’en souvient )
j’ai eu le bonheur de ne pas lire l’ami rozenzweig dans le monde ,le quotidien de déférence ,et c’est bien mieux de le lire ici ,il peut se lacher un peu puisqu’il connait la patronne et qu’on l’aime bien ,au fond
ceci dit ,si les ukrainiens ne payent pas leurs factures ,les ruskoffs leurs coupent le robico ,c’est humain (“point d’argent ,point de suisses” disaient les mercenaires du pape )
et si les ivans sont trop casse-burnes , faut se procurer du gaz ailleurs ,même et surtout chez les dictateurs , ça arrondit les angles des quérulents magrhébens , bouteff en tête
et pour le reste , essayez de passer l’hiver sans chauffage ,vous m’en direz des nouvelles
à part ça ,c’est toujours les pays peu démocratiques qui ont des ressources géologiques , ya pas de justice ,sniff
Ludovic Lefebvre dit
Mon éditeur publie “La mosquée Notre Dame de Paris” aux Editions Tatamis. Ce best-seller russe ne trouvait pas d’éditeur dans les adresses plus connues en France. Qui est le censeur ?
En ce qui concerne les tchéchènes , comme pour les islamo-croates, c’est facile d’avoir des positions humanistes lorsque nous ne les avons pas pour voisins.
Venik dit
Comme le souligne Olyvier,l’Ukraine est en partie responsable de ce qui s’est passe l’hiver prochain.Le president et Timoshenko cherchant a s’eliminer l’un l’autre en jouant sur les alliances une fois avec les Russes,une fois avec l’Europe.
Neanmoins pas d’angelisme sur les Occidentaux,dont l’article denonce la pusillanimite et le fait qu’elle ne defende pas les pays de l’Est :
Les Europeens et Americains ont cherche a s’infiltrer dans les grands groupes russes de gaz/petrole,d’en prendre le controle pour exploiter a leur guise les gisements de Siberie et d’ailleurs.
COMME C’EST LE CAS cas en Arabie Saoudite,en Birmanie ou ailleurs.
Vous croyez que les Saoudiens s’en mettent plein les poches,qu’ils exploitent eux-memes leurs reserves de petrole ?
Non,tout est sous le controle des compagnies
occidentales.Tout est sous controle,et on leur file une rente (le fameux petro-dollar) pour qu’ils se tiennent tranquille.
C’est cela qu’a refusait Poutine,le petrole-gaz etant l’instrument de son pouvoir,avec lequel il s’assure des siens,FSB,en les enrichissant,et puis en faisant couler l’argent du haut de la pyramide sur la societe russe.
Midas dit
@ Curieux
-10% en avril: le Kremin ne s’est jamais vraiment preoccupe de ces statistiques a la con (de tout temps). Non, ce qu’on aime bien au Kremlin c’est les defiles militaires et tant pis si le moujik bouffe des patates pourries!
Allez, on se cogne les Russes?
Karamazov dit
Puisque l’Europe veut que la Russie soit responsable de l’exportation de son gaz via l’Ukraine, elle n’a qu’à payer pour l’Ukraine, non ? Pour quelle raison une matière première aussi importante pour l’économie Russe devrait-elle être “piochée” gracieusement par les Ukrainiens ? Le deal des Russes est au contraire très clair, soit vous achetez notre gaz (à l’horizon 2012, il y aura deux nouveaux pipe-lines, nord et sud), soit nous le vendons aux Chinois, au-delà du fleuve Amour par pipe-line et nous le liquéfions pour son transport par bateau (ce qu’ils feront de toutes façons). Les cartes sont sur la table au moins.
A la France, il reste le gaz Algérien que je sache.
Et puis je n’aimerai pas que l’on siphonne le diesel de mon auto. Cet article déborde d’une fausse bonne conscience dignes des “quasi spin doctors” du Monde des années 90.
Curieux dit
Luc Rosenzweig vient du Monde et devrait se méfier de cette (dé)formation. Cet article à l’apparence de d’une solide analyse mais il est archi-faux.
Voilà, en une phrase, la réalité bien crû :
“La Russie, très dépendante de ses exportations d’hydrocarbures, a vu son PIB chuter de 10,5% en avril” – Andreï Klepatch vice-ministre du Développement économique.
Et oui, la Russie a une économie de pays sous développé, vendre des matières premières sans valeur ajouté et être totalement dépendant du cour de celle-ci.
Et à ce jeu là, contrairement à ce pense (?) Midas, c’est l’Europe qui va entuber le vigoureux moujik parce que c’est elle qui a les billes, les boules, la queue…
Olyvier dit
à Luc R.
Dans la crise du gaz russe, on dirait que le problème vient de la Russie.
La très euro-atlantique Ukraine souhaite bénéficier du gaz russe sans en payer ni le prix mondial, ni le prix tout-court. On appelle cela du vol. Que les russes réagissent à ce vol, et voilà des cosaques qui font périr de froid des enfants sans défense…
Alors moi je ne sais pas si les russes cognent d’abord et causent après comme vous l’affirmez, mais il me semble me souvenir que certaines puissances qui s’en prennent aux états dits voyous sont, dans les faits récents, plus expéditifs qu’une Russie qui a toujours coopéré… à condition qu’on la respecte.
Je ne comprends pas bien ce préjugé anti-russe qui fleurit dans les milieux euro-occidentaux, et je préfère la modération d’un Alexandre Adler sur ces questions-là.
Eden : connaissant la vitalité virile des israéliens, je regrette de n’avoir pas de joke à faire sur votre commentaire. Votre promesse de me coller… m’a vivement ému. On ne se refait pas.
Midas dit
L’Europe c’est ou?
Les intoxiques du bulbe et autres tetes d’oeufs atrophies peuvent bien essayer, ils n’ arriveront pas a faire croire au moujik que de s’enfiler une canule dans le luc de bon matin est bon pour la sante…
La vieille peau croit qu’elle va entuber le vigoureux moujik en reussissant a lui figurer que c’est pour son bien? Mon diagnostic: moins de clope et plus de sport: quand on veut trousser la gueuse, faut donner de son corps.
Le cas echeant, c’est l’echec assure et je ne me fierais pas aux commentaires de l’amant econduit a propos de la belle…
Têtuniçois dit
En Russie on flingue les journalistes , en France on les vire .
Nadia je ne vous permets pas de m’insulter !
Si vous continuez à dire que je suis “sarkocompatible” , je vais dire que vous êtes une ancienne de la Securitate embauchée par le sarkozisme . Et que tous les soirs vous envoyez un rapport à MAM pour dénoncer les résistants au pouvoir sarkoziste .
Three piglets dit
“Ce type est génétiquement programmé pour être un dictateur .”
Oui, c’est tellement la dictature en Russie, que pour héberger une vidéo qui vient troubler la douce doxa du systéme occidental (multi-culturalisme, bien pensance etc etc), on est obligé de les héberger à l’Est, pendant qu’ici, grande contrée de Liberté, nous sommes censurés férocement.