Vague d’attentats iraniens
Les Mollahs sur le chemin de Saddam

Photo : AZRainman
Que se passe-t-il dans la tête des Mollahs ? Comment les dirigeants iraniens raisonnent-ils ? Voilà deux questions qui depuis quelques années taraudent l’esprit des chefs d’Etats occidentaux et celui de leurs responsables militaires et diplomatiques. Certaines chancelleries prétendent que les leaders iraniens sont de formidables stratèges, des négociateurs aguerris, ce qui en ferait à la fois des adversaires redoutables et des acteurs conscients de la réalité et des rapports de forces. Pour ceux-là, un Iran doté de l’arme nucléaire ne différerait guère de l’URSS ou de la Chine voire stabiliserait le Moyen-Orient par le jeu de la dissuasion. Leurs détracteurs rétorquent que la bipolarité Iran/Israël deviendrait assez rapidement multipolaire avec, à côté de la bombe chiite, de plus en plus de bombes sunnites. Or, ceux qui veulent empêcher à tout prix un Iran nucléaire craignent surtout qu’à Téhéran, les décisions ne soient pas uniquement motivées par des considérations raisonnables et que les décideurs aient une vision du monde trop différente pour faire émerger un langage stratégique commun. Dit plus brutalement, depuis déjà quelques années, l’Iran donne l’impression d’être une puissance dirigée par des fous de Dieu capables de commettre de monumentales erreurs de jugement et de prendre des risques démesurés. Les événements de ces derniers mois, et notamment la récente série d’attentats contre des représentants diplomatiques israéliens, renforcent malheureusement cette seconde thèse : les responsables iraniens semblent irresponsables…
Cette semaine, dans l’espace de 48 heures, au moins trois opérations ont été menées par les services iraniens : à Tbilissi en Géorgie et à New Delhi en Inde, les voitures de diplomates israéliens ont été attaquées, à Bangkok, le commando qui préparait un attentat contre l’ambassadeur d’Israël en Thaïlande a été cueilli par les autorités locales à la suite d’un « accident du travail » qui a déclenché la charge explosive avant l’heure. A ces trois tentatives toute récentes il faut ajouter deux autres projets similaires en Thaïlande et en Azerbaïdjan, déjoués au dernier moment. Cette vague d’attaques simultanées devait de toute évidence aboutir à l’assassinat d’une poignée de diplomates israéliens.
L’exécution très médiocre de ces attentats et la prise de risque opérationnelle des commanditaires (à Bangkok, les membres du commando possédaient des passeports iraniens et dans les autres cas, les liens avec Téhéran et/ou le Hezbollah étaient évidents) laissent l’observateur perplexe. Mais le plus étonnant, c’est bien la prise de risque stratégique. Que les Iraniens se contrefichent de la réaction de l’Azerbaïdjan, de la Géorgie et de la Thaïlande, on peut le comprendre. Dans le pur calcul cynique des rapports de force, ces trois pays ne pèsent pas lourd et leur territoire peut donc devenir un « terrain de jeu » pour les dirigeants iraniens. Mais l’Inde est une autre paire de manches. Pilier du « BRIC », puissance militaire et économique non négligeable et surtout important client du pétrole iranien qu’elle paie en or (!) et non en dollars, l’Inde est le dernier pays auquel Téhéran devrait chercher querelle. Et pourtant ! L’attentat maladroit perpétré à New Delhi va certainement indisposer le gouvernement indien à un moment pour le moins délicat pour une République Islamique à cours d’alliés.
Le comportement iranien rappelle une autre affaire, celle du projet d’attentat (avorté) contre l’ambassade d’Arabie Saoudite. Pour mémoire, les autorités américaines avaient accusé en octobre les pasdarans1, piliers du régime iranien, et leur branche opérationnelle, la force Al-Qods, d’avoir recruté deux Iraniens (dont un naturalisé américain) pour assassiner l’ambassadeur saoudien. L’un d’entre eux était entré en contact avec des narcotrafiquants mexicains qu’il avait embauchés pour exécuter ce crime moyennant 1,5 million de dollars dont 100 000 avaient été déjà versés sur leur compte. Quand l’affaire avait été rendue publique, beaucoup d’observateurs se montraient sceptiques. L’amateurisme du projet était criant, le risque de complications possibles très élevé et surtout les gains en cas de succès difficiles à comprendre. Même si un tueur à gages avait réussi à assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington, en quoi cet « exploit » aurait-il fait avancer les intérêts iraniens ?
Si l’Iran avait réussi son coup, cela signifierait-il que la mort d’un ambassadeur israélien ou l’assassinat de quelques Loubavitch valent le coup de déclencher une crise majeure avec l’Inde ? Même en se mettant à la place des dirigeants iraniens, il est difficile de comprendre la logique derrière leur stratégie. S’il s’agit de venger Imad Moughniyeh (l’un des dirigeants du Hezbollah, mort dans l’explosion de sa voiture à Damas en 2008) et les meurtres de plusieurs de ses scientifiques, peut-on croire que la mort d’un conseiller d’ambassade dissuade qui que ce soit d’éliminer le chef militaire de la milice chiite libanaise ou des experts nucléaires iraniens de haut vol ?
Les amateurs de théories du complot peuvent toujours conclure que cette maladresse apparente cache une manœuvre habile de Téhéran. Pour les autres, force est de reconnaître que Téhéran se montre paniqué, malhabile voire affolé, au point de commettre une série d’erreurs très graves et de compromettre sérieusement ses propres intérêts vitaux. Il n’y a donc plus de place au doute : les Iraniens délirent. A l’instar de leur ancien ennemi, Saddam Hussein, qui en 1990 et dans la période 2002-2003, s’était révélé un piètre stratège, les Iraniens réagissent aujourd’hui précipitamment, prenant des risques démesurés pour atteindre des objectifs complètements déments. Dans ces conditions, l’instauration d’un équilibre des forces au Moyen-Orient est tout simplement impossible. Il ne s’agit pas de priver la nation iranienne de quoi que ce soit mais de constater qu’à la lumière de son comportement, l’élite politique et militaire de la République Islamique d’Iran serait tout bonnement incapable de gérer l’arme nucléaire.
- Gardiens de la révolution. ↩
-
L'auteur
Gil Mihaely est historien et journaliste.
-
Plus









La rédaction de commentaires est reservée aux abonnés
84Nos offres
1 an : 59 € ............................................ >
1 an : 34,90 € ....................................... >
Jesse Darvas dit
“commettre de monumentales erreurs de jugement et de prendre des risques démesurés”: je trouve l’auteur un peu excessif dans son appréciation. Entre déclencher un conflit nucléaire et mener quelques opérations terroristes de basse intensité à l’étranger, il y a tout de même un écart.
Mutatis mutandis, le jugement porté sur les dernières exactions des services secrets iraniens aurait pu s’appliquer à certaines de celles conduites par le Mossad: l’empoisonnement raté de Meshaal en Jordanie, qui faillit provoquer une crise majeure avec l’un des rares Etats arabes ayant signé la paix avec Israel, et ce absolument pour rien (chaque dirigeant du Hamas assassiné étant remplacé par un autre de même acabit); l’équipée de Dubai qui mit à mal les relations de l’Etat hébreu avec certains pays européens (vols d’identité) pour des raisons inexpliquées… Aucun pays n’est à l’abri de fiascos dans ses opérations secrètes et on ne voit pas comment l’on passe de ce constat à celui d’une incapacité de l’Iran à se retenir d’user de la bombe atomique.
Quant à la comparaison avec Saddam, elle est intéressante: celui-ci, pris par l’hubris ou la mégalomanie, ne sut pas courber la tête à temps mais il sut tout de même restreindre ses attaques et ne pas utiliser l’arme chimique: ni lors des attaques de Scud contre Israel, ni lors de l’offensive terrestre de la première guerre du Golfe.
thiers dit
Pas si fous!L’Iran dispose d’atouts majeurs,en tout premier lieu Obama,fils spirituel de Carter;en Europe de gens comme Juppé pour qui “il ne faut pas froisser monsieur Hitler”,entendez l’Islam conquerant;sans compter l’appui de la Russie et de la Chine,et les opinions publiques europeennes,travaillées jour après jour par l’antisemitisme anti israelien.
kravi dit
Gil, merci pour cette intéressante analyse et cette remise en perspective des enjeux de la région.
Bibi dit
Quelle humiliation pour cette civilisation d’en arriver à ce régime, élu démocratiquement.
hathorique dit
@ Saul
merci pour l’étude de ce pays et de ses multiple invasions “barbares”.
Vous parlez des Seldjoukides ces Turcs devenus Perses qui ont joué dans l’Histoire du Moyen Orient un rôle majeur dont on a peine à se rendre compte aujourd’hui et qui sont à l’origine du peuplement turc de l’Asie Mineure et a ouvert la voie aux Ottomans.
Les Turcs ont harcelé la chrétienté, jusqu’en l’Europe, car il sont arrivés aux portes de Vienne nous laissant le croissant chaud en héritage.
C’est contre eux qu’ont été dirigées les croisades. C’est peut être ces temps héroïques que souhaite faire revivre Erdogan, mais ceci est une autre histoire de turqueries
Au 15° siècle leur conquête de Byzance devenue Constantinople a eu pour effet de faire partir vers l’Italie les savants et lettrés grecs, sans lesquels il n’y aurait pas eu de Renaissance, et d’inciter les navigateurs portugais à contourner par la mer le Moyen-Orient soumis à leurs armes.
Grâce à quoi Vasco de Gama atteignit l’Inde et Christophe Colomb l’Amérique pensant atteindre les Indes Galantes, et voila pourquoi nous savons que la terre est ronde et que le Indiens d”Amérique ne sont les vrais Indiens.
A propos de navigation avez vous entendu parler des cartes de Piri Reiss, amiral et cartographe ottoman, dont on ne sait pas encore si elles sont authentiques ou si ce n’est qu’un faux grossier.
http://www.ldi5.com/archeo/map.php
bonen soirée à tous
Saul dit
tout à fait d’accord avec votre appréciation sur les Seldjoukides.
leur role n’est pas perçu à leur juste valeur, ainsi que leurs prédecesseurs turcs, Ghaznévides. paradoxalement ils sont effectivement à l’origine des peuplements turcs et donc à la reduction de l’espace géographique, culturel et ethnique iranien (l’Asie Centrale dont ne subsitse que les Tadjiks comme peuple iranien, l’Azerbaidjan etc) mais en adoptant la langue et la culture perse, ils ont contribué à leur redonner un nouvel essor.
je ne connaissais pas cette carte de Piri Reiss, elle est pour le moins…étonnante !
eclair dit
@saul et hathorique
http://www.diegocuoghi.it/Piri_Reis/McIntosh/McIntosh_PiriReis.htm
Un site expliquant les soi disantes incohérences. Et notamment l’antarticque qui est lié aux travaux de ptolemée qui avait déduit qu’il devait y avoir une masse dans le sud pour équilibrer les masses de terre dans le nord..
eclair dit
@saul
http://www.louisg.net/E_saisons.htm
année sidérale c’est le temps que met la terre par rapport au soleil pour être au même point par rapport aux étoiles.
année tropiques prend en compte le fait que la terre tourne sur elle même à un rythme très lent de 26 000 ans.
c’était du 5 octobre 1592 au 14 octobre 1592. 10 jours.
On se base sur l’année 200 comme point de départ.
Pour une raison c’est qu’au début du calendrier julien c’était un peu le bordel et qu’il y avait déjà eut une remis à plat du nombre de jour.
Car avec le calendrier julien on perdait un jour tout les 134 ans
C’est pourquoi l’histoire des multiples de 100 et 400
@saul http://www.louisg.net/E_saisons.htm année sidérale c’est le temps que met la terre par rapport au soleil pour être au même point par rapport aux étoiles. année tropiques prend en compte le fait que la terre tourne sur elle même à un rythme très lent de 26 000 ans. c’était du 5 octobre 1592 au 14 octobre 1592. 10 jours. On se base sur l’année 31 Car avec le calendrier julien on perdait un jour tout les 134 ans C’est pourquoi l’histoire des multiples de 100 et 4400
1900 n’est pas bisextile 2000 était bisextile.
Une année multiple de 400 est bisextile.
Une année multiple de 100 et pas de 400 ne l’est pas.
eclair dit
@saul
tout les pays ne sont pas passé en même temps d’ailleurs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Passage_au_calendrier_gr%C3%A9gorien#Nombre_de_jours_.C3.A0_rajouter_au_calendrier_julien_pour_rattraper_le_calendrier_gr.C3.A9gorien
Ce qui explique que la révolution russe suivant en occident s’est passé en novembre et pour les russes en octobre . ils avaient dut avancer de 13 jours.
D’ailleurs dans le programme scolaire il ne me semble pas qu’ils expliquent les raisons de ce changement de calendrier ce qui est dommage.
Saul dit
interessant.
concernant la révolution russe, la raison est que la Russie tsariste avait conservé le calendrier julien, d’où ce décalage.
hathorique dit
@ – Saul J
‘ai pris en train votre 16 H 28, passionnant, et si vous citez Zoroastre et la transfiguration du monde vous omettez au 11° siècle le vieux de la Montagne la secte des Assassins, heureusement éradiqués par le grand Khan mongol et ainsi purent rejoindre le paradis, qui est je crois un mot d’origine perse.
Les Mongols construisirent d’extraordinaires monuments que je rêve toujours de visiter.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1963_num_121_1_461390_t1_0292_0000_000#
vous dites :
”bref tout ça pour vous dire qu’ils n’ont plus besoin de prouver leur haut niveau par des nobels, ils l’ont largement prouvé et comptent parmi les nations détentrices et héritières d’une civilisation majeure de l’Humanité.”
Oui mille fois oui, mais depuis le 19° siècle des grandes découvertes industrielles qu’est il advenu de cette civilisation si brillante, quelles sont ses inventions ses contributions majeures sinon au bonheur de l’Humanité mais du moins à ses avancées scientifiques, quelles sont les contributions particulières aux temps modernes, surtout depuis que l’islam de Khomeini a ankylosé nécrosé toutes recherche scientifique ou intellectuelle, et éteint les Lumières en imposant une théocratie avec la charia comme seule loi.
Saul dit
l’omission des Hachichiyines est quasiment volontaire, à cette époque cette secte ismailienne chiite était plus que minoritaire, les Iraniens étant majoritairement sunnites (curieusement, le chiisme n’a jamais été enraciné durablement de manière géographique, à l’époque la puissance chiite c’était l’Egypte des Fatimides).
et donc non représentatifs du peuple iranien. A plus forte raison que leurs ennemis les plus acharnés (mais qui ont échoué à les battre) étaient les Seldjoukides qui s’étaient alors totalement iranisés (la langue perse était la langue officielle du sultanat) tout comme les Mongols qui ont fondé l’empire Ilkhan (ce n’était pas le grand Khan mais Hulagu, fondateur de l’Ilkhanat, et accessoirement celui qui a mis fin au califat abbasside qui a vaincu les Assassibns) qui se sont aussi iranisés (langue perse officielle et tout).
vous pointez du doigt le fait temporel : l’Iran a surtout passé les derniers siècles à subir maintes invasions (je crois que rarement pays ne fut autant envahi), et a été plus occupé par sa survie en tant que nation et civilisation, elle n’a pas eu le luxe de pouvoir continuer à innover mais seulement les moyens (ce qui est tout de même un tour de force) ) asimiler ses différents envahisseurs, et non l’inverse.
concernant le 19ème siècle et toute la 1ère moitié du 20ème siècle, l’Iran est toujours dans la survie : Dans cette période, l’Iran est au centre de ce qu’on appelle le “Grand Jeu”, une lutte d’influence entre les puissances européennes et occidentales (principalement la Grande Bretagne et la Russie, puis au 20ème l’URSS, les USA et toujours la GB) qui cherchent à tout prix à se partager le pays,soit par l’étranglement économique, soit par les guerres de conquetes (deux contre la Russie au 19ème, défaites ressenties comme des catastrophes….leur juin 40 à eux en somme..) soit par l’occupation militaire (en 1941),les diktats, la déstabilisation politique (renversement de Mossadegh), puis révolution, guerre Iran-Irak (c’est leur 14/18…)
bref pas vraiment des circonstances idéales pour le développement des sciences et des arts.
malgré tout, les chercheurs iraniens ont aujourd’hui une assez bonne réputation au niveau internationale dans les domaines (je vous les donne de manière imprécise, me souviens plus lesquels précisément, à vérifier) de la chimie et de la physique (malgré la Révolution Islamique pourtant…).
ajoutons aussi la médecine, la medecine iranienne a tout au long du 20ème siècle était une parmi celles en pointe dans le domaine des greffes (me demandezs plus quels organes, me souviens plus, mais je sais que dans les années 30 (ou 40?), ils sont les premiers au monde à avoir réussi une greffe de je ne sais plus quel organe…un truc à l’oeil je crois)
désolé de rester dans le flou, j’avais lu ça ya pas mal de temps, et n’ai pas vraiment retenu les détails, les sciences ça m’a jamais vraiment passioné..;
Saul dit
bref cette humiliation incessante durant ce grand jeu est aussi à l’origine de l’antioccidentalisme iranien (et explique le succès des ayatollahs dans l’opinion à leurs débuts, face à un chah honni parce que vu comme laquais de l’occident,malgré les réformes qu’il a faite)
kacyj dit
“L’Ours, vous remarquerez que malgré la prise de l’ambassade en 79, il n’ y a pas eu justement de guerre entre l’Iran et les USA….”
Qui ne l’a pas remarqué. Si nous en sommes là aujourd’hui, merci au marchand de cacahuètes…
Saul dit
pas faux Kacyj. Une action militaire ciblée et assez humiliante aurait peut être été mieux “acceptée” par l’Iran et les Iraniens, puisque leur pouvoir était fragile et leur puissance toute relative. ça les aurait calmé en tout cas.
alors que maintenant, ils représentent une puissance somme toute assez imposante, leur régime est tout de même encore solide, et donc le seuil de tolérance est moindre face à l’exterieur.
ce qui se passe d’ailleurs, ces attentats sont des réponses aux assassinats ciblés et actions d’Israël touchant leurs atomistes, ces actions israëliennes étant elle même des réponses à etc etc.
et un élémént confortant ça et montrant aussi quelque part qu’ils cherchent malgré tout à froisser le moins possible les pays où se déroulent ces attentas : les Iraniens font des attaques bien ciblées, et pas des attentats bourrins à la sauce al quaidiste qui fait 300 morts “collateraux”
isa dit
…Mais bien ratés.
Heureusement!
Saul dit
oui heureusement.
mais on on peut aller plus loin, peut être que le but n’est pas forcément de tuer (et ainsi éviter de trop froisser le pays “hote”), mais de montrer que (pour paraphraser un slogan d’un groupe cher à RRF) l’Iran peut “frapper où il veut quand il veut”
Saul dit
en réfléchissant d’ailleurs c’est peut être l’explication de ce risque stratégique et amateurisme étonnant.
j’émets une hypothèse : peut être que le but n’est pas de tuer, par crainte de franchir la ligne jaune (Israël n’est pas du genre à rester sans réactions), mais d’envoyer aux Israéliens un avertissement sans frais, genre “calmez vous et laissez nos scientifiques tranquilles sinon voici ce qui peut se passer, on peut nous aussi vous frapper partout, la preuve”.
et au passage, vu que les attentats sont déjoués, pas de morts, et donc moins de risques de froisser totalement le pays où a lieu l’attentat.
eclair dit
@kacyj
Et la guerre irak-iran c’était quoi? Vous oubliez que les américains soutenaient les irakiens et les russes les iraniens.
Intervenir en iran directement cela aurait signifier se prendre frontalement l’URSS.
Surtout qu’en 14979 les russes étaient en afghanistan.
Cela aurait pas été très judicieux.