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Les Serbes, parias de l’Europe

Berlin oblige Bruxelles à humilier Belgrade

Publié le 18 janvier 2012 à 17:27 dans Monde

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Photo : Présidence du Conseil Européen

Samedi 10 décembre 2011. Un petit orchestre, avec accordéon et violons, joue sans enthousiasme de vieux airs tziganes devant le Clos Montmartre, à Paris. On y fête le jumelage de la République de Montmartre, née il y a 80 ans, avec le quartier belgradois de Skadarlija : de petites rues pavées descendant du centre-ville vers le quartier juif de Dorcol et le Danube. C’est ici que tout ce que la capitale serbe a connu de révolutionnaires et d’artistes bohèmes, depuis deux siècles, a vécu, vit et vivra. Ce jour devait être jour de fête mais l’ambassadeur de Serbie en France, Dusan Batakovic, l’ambassadrice de la Serbie auprès de l’Unesco, Zorica Tomic et les membres de la diaspora serbe présents peinent à sourire. La veille, sous la pression d’Angela Merkel et malgré le soutien d’Alain Juppé, le ministre français des affaires étrangères, l’Union européenne a décidé de reporter sa décision sur l’octroi à la Serbie du statut de candidat à l’UE. Le même jour, comble du malheur serbe, la Croatie était officiellement autorisée, elle, à rejoindre la même Union européenne… Avec la bénédiction d’Angela Merkel, bien entendu. On a beau vouloir éviter les raccourcis historiques hâtifs, difficile de ne pas se souvenir que l’Allemagne a toujours été du côté croate (pendant les deux dernières guerres mondiales comme dans les conflits des années 1990) et la France souvent du côté serbe.

L’événement est passé presque inaperçu dans les médias français pour une raison simple : la veille, vendredi 9 décembre − comment ne pas le savoir ? − un couple dans la tourmente (Sarkozy-Merkel) sauvait l’Europe de l’apocalypse nucléaire (pardon : financière). La place manquait donc dans les colonnes des journaux ou sur les ondes pour évoquer un fait aussi mineur… À Belgrade, en revanche, cette décision de l’Union européenne a aiguisé un peu plus l’amertume voire la colère des Serbes.

[...]

 

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  1. KFOR : Forces de l’OTAN au Kosovo, déployées depuis mars 1999 à la suite de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU. La France en est l’un des principaux contributeurs.
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  • 20 January 2012 à 0h38

    Alpheratz51 dit

    Article à Serbes.

  • 19 January 2012 à 22h25

    Serghei Litvin dit

    Mais nous sommes tous “substansuels”.

    À fond, même !

    Nous somme (de facto) des Serbes “substansuels”…  

     

  • 19 January 2012 à 10h42

    JMS dit

    Oui, il faut reconnaître que les Serbes en ont quand même fait beaucoup…
    Les Croates s’en sont donné à coeur joie aussi mais quand même pas à ce point.

  • 19 January 2012 à 10h39

    Angel dit

    Bonjour a tous.
    Il y a tellement a dire sur ce texte. Je suis au travail mais ce week end j’ecrirai un commentaire plus substansuel.
    Mais je vous invite a egardez si vous en avez le temps sur Youtube le commantaire d’un presetateur d’une tele et radio juive de New York clicquez sur JEVREJI O SRBIMA
    A samedi

  • 19 January 2012 à 6h53

    Fiorino dit

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cet article. Chaque pays européen à le droit de bloquer l’entrée d’un nouveau entrant. Quand l’Italie a attaqué la Croatie pour son négationnisme d’Etat vis-à-vis des foibe (le président en personne qui est pourtant un ancien communiste a taclé la Croatie) il me semble que la France ne l’a pas soutenue. On aurait pu bloquer l’entrée de la Croatie. Quand aux Serbes, il faut pas non plus exagerer. Les serbes de bosnie sont pratiquement autonomes, ce qui n’est pas le cas des croates qui sont en minorité avec les bosniaques. Pour le Kosovo de toute façon il n’y avait d’autre solution que l’indépendance vu le taux de natalité des kosovars. La seul chose que je trouve dommage pour eux c’est l’indépendance du Monténegro qui effectivement nous a été vendue comme une république démocratique (alors que c’est un etat mafieux) par les médias français.

  • 19 January 2012 à 0h02

    Patrick dit

    Pourquoi tant de haine contre les Serbes ?

    • 19 January 2012 à 7h16

      Fiorino dit

      Patrick, sans doute parce que c’était le seul endroit où les américains était absent, en même temps personne les aimes dans la région, ni les albanais, ni les croates, ni les bosniaques, le véritable enjeux ce n’est pas l’entrée de la Croatie, mais la Bosnie Herzégovine, la République Srpska pourrait clamer son indépendance si la crise continue. C’est vrai qu’il est tout a fait possible qu’on trouve des gens pour plaider pour une intervention militaires, mais bon ça serait tout de même gros.

  • 18 January 2012 à 23h32

    skardanelli dit

    Cela fait du bien de lire quelque chose de positif sur les Serbes nos vieux alliés. Cependant nous avons plus certainement besoin que certains quittent la barque que d’y faire monter des nouveaux.

  • 18 January 2012 à 23h25

    Patrick Mandon dit

    Pour des raisons d’éloignement de Paris, de déplacements fréquents, je n’avais pas pris connaissance de votre article dans Causeur. Internet m’aura permis de le lire. Je vous sais gré de votre fort et sincère argumentaire, non pas seulement en faveur des Serbes, mais surtout contre l’acharnement des européens, les allemands en tête, à humilier, à châtier la Serbie. L’Europe met un zèle extrême à se renier ; elle se complaît dans d’insupportables postures moralisatrices, qui la font ressembler au modèle de bas-bleu très en vogue aujourd’hui. Il faudrait également revenir sur la partition du Kosovo, dont sembla naguère se réjouir M. Bernard-Henri Lévy, et enquêter sérieusement sur le terrible soupçon qui pèse sur l’UCK, relatif à un possible trafic d’organes prélevés à des Serbes, préalablement déportés, puis tués