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Les palmes de M. Schulz

Le Parlement européen interdit à Le Pen de se taire

Publié le 07 mai 2009 à 14:28 dans Politique

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Martin Schulz a remporté mercredi une belle victoire. Le président du groupe socialiste au Parlement européen a arrêté, à la force de ses petits bras, l’hydre menaçante du fascisme et conjuré les ombres qui hantent encore les recoins les plus noirs de l’histoire de notre continent. Churchill, De Gaulle, Eisenhower, Staline : allez-vous rhabiller ! Désormais, les enfants apprendront que le vainqueur du nazisme est Martin Schulz. Et personne d’autre.

Enfin, vainqueur du nazisme, c’est vite dit. Celui dont Silvio Berlusconi disait en juillet 2003 qu’il avait tout du kapo1 a manœuvré pour éviter la pire infamie : que Jean-Marie Le Pen ouvre, en tant que doyen d’âge, la séance de la prochaine législature européenne.

À vrai dire, cela n’aurait pas été une première : en 1989, Claude Autant-Lara, député du Front national, l’avait fait, choquant les bonnes consciences de l’Europe unie parce qu’il dénonçait la “menace culturelle américaine” – comme le ferait aujourd’hui n’importe quel membre d’Attac ou du Front de gauche : ça doit être ça qu’on appelle la lepénisation des esprits. Le discours d’Autant-Lara avait été jugé tellement provocateur à l’époque que la moitié de l’hémicycle se vida et qu’on procéda très vite à une modification de l’article 13 du règlement intérieur : le doyen d’âge n’aurait désormais plus la parole, mais se contenterait de présider les opérations électorales. Triomphe de la démocratie.

Donc, ce que craignait Martin Schulz, en vérité, ce n’était ni un discours ni un dérapage du président du Front national, mais sa simple présence physique à la tribune présidentielle du Parlement. Le président du groupe socialiste a peur de Le Pen comme un moineau d’un épouvantail. On a donc réfléchi à un nouveau texte, fait voter mercredi une assemblée plénière, modifié le règlement pour que ce soit le président ou un vice-président sortant qui officie à l’ouverture de la prochaine législature. Tout ça pour ça : interdire à Le Pen de ne pas dire un mot. Le priver de parole ne suffisait pas. Il fallait aussi l’interdire de silence.

Le procédé est discutable : dans un Etat de droit, une assemblée ne change pas le texte qui organise ses travaux par pure convenance. Si Martin Schulz, qui aura bien mérité de la démocratie européenne les palmes – pas académiques, mais celles du canard –, avait vraiment voulu que Jean-Marie Le Pen ne préside pas en juin prochain cette séance d’ouverture, il aurait été plus inspiré d’empêcher le président du Front national de siéger à nouveau à Strasbourg.

Non pas en s’allongeant de tout son corps devant la porte de l’hémicycle, mais en faisant ce que l’on fait depuis que la politique est politique : livrer bataille, ferrailler sur le terrain et réduire à peau de chagrin le score de son adversaire. C’est après tout ce qu’a fait Nicolas Sarkozy aux dernières élections présidentielles. Bien instruit, il s’est aperçu que les imprécations, les atermoiements et les cris de jeunes vierges effarouchées ne valent rien en politique. Seul compte le combat électoral.

Qu’on y prenne bien garde cependant : en modifiant le règlement intérieur du Parlement européen, Martin Schulz et ses amis ne se livrent pas à de petits arrangements parlementaires, ils voient Jean-Marie Le Pen déjà réélu au Parlement européen. Comment peuvent-ils préjuger du vote des Français ? Un mandat électif n’étant pas une prébende perpétuelle, qui leur dit que le président du Front national ne sera pas débordé dans sa circonscription par ses adversaires ? Qui leur dit qu’il ne sera pas blackboulé et pourra bien en juin reprendre le chemin de Strasbourg mais en simple touriste ?

En réalité, Martin Schulz se préoccupe de démocratie comme d’une guigne. Son opération était assez bien ficelée pour réussir : en prêchant la bonne conscience aux autres groupes parlementaires (si vous ne vous ralliez pas à nous, c’est que vous êtes des fascistes), il est parvenu, en fin de compte, à remettre en selle médiatiquement Jean-Marie Le Pen, qui aura tout loisir – et toute légitimité cette fois-ci – de se présenter devant ses électeurs comme la victime de “l’établissement”. L’initiative de Martin Schulz arrange bien, en fin de compte, les affaires électorales du Front national. Et pas que les siennes d’ailleurs.

Seulement, songeons que, du haut de cette modification du règlement intérieur de l’assemblée de Strasbourg, deux siècles d’histoire parlementaire (française, puis, par contagion, européenne) nous contemplent… Déjà, lors de la réunion des Etats généraux en mai 1789, c’est aux doyens des trois ordres que l’on confie la présidence des débats. Le règlement de la première Législative stipule en 1791 que “l’Assemblée doit se constituer provisoirement sous la présidence du doyen d’âge”. Cet usage ininterrompu est ce que Léon Daudet appelait ironiquement la “fête à grand-papa”.

Jamais en France une législature n’a commencé sans que le doyen d’âge ne l’inaugure. Souvent majorité et gouvernement n’ont pu d’ailleurs rien faire d’autre que prendre leur mal en patience. En 1849, du haut de son âge et du perchoir, Auguste Hilarion de Kératry, monarchiste élu dans le Finistère, invoque le Ciel et provoque les républicains. En 1923, Louis Andrieux plaide pour le vote des femmes : “Le suffrage n’est pas universel, quand la meilleure partie du genre humain en est exclu.” En mai 1958, le chanoine Kir, député-maire de Dijon, ouvre les travaux de la première législature de la Ve République en plaçant la France sous la protection de Dieu, tout en prodiguant ses conseils à un général de Gaulle qui n’en attendait pas tant. En 1981, devant une assemblée toute rose dont François Fillon est l’un des benjamins, le presque-nonagénaire Marcel Dassault part dans un trip assez spécial. Après avoir préconisé que la France produise ses propres motocyclettes et ses appareils photos pour endiguer le chômage, il appelle à l’organisation d’une Exposition universelle : “Depuis quarante ans, plus aucune exposition n’a été organisée. On se demande bien pourquoi car les expositions animent toujours les affaires. Si l’on en organisait une en 1983, en 1984 ou en 1985, il faudrait y adjoindre une sorte de Luna-Park comme il en existait avant guerre. Les jeunes iraient s’y distraire au lieu de se battre dans les escaliers des HLM. Les étrangers y viendraient aussi parce que, dans bien des pays, ce n’est pas beaucoup plus gai que chez nous !” En 1988, c’est Édouard Frédéric-Dupont qui exerce comme président d’âge : il a rejoint le FN en 1986 avant de se faire réélire sous l’étiquette RPR en 1988 dans le VIIe arrondissement. Plus près de nous encore, en 1993, le centriste Charles Ehrmann procède à un long discours, dans lequel il appelle un Edouard Balladur médusé à stopper l’immigration, à renvoyer les illégaux, mais aussi à réaliser la liaison Grenoble-Nice et à percer un tunnel au Mercantour.

La démocratie française a-t-elle souffert un instant des discours souvent longs et ennuyeux, parfois vifs et saisissants, mais toujours décalés, que prononcèrent à l’Assemblée ses présidents d’âge ? A-t-on vu les chars russes déferler sur Paris, lorsqu’en 1945, le communiste Marcel Cachin ouvrit les travaux de l’Assemblée consultative provisoire ? A-t-on rompu les ponts avec les Etats-Unis lorsque le non moins communiste Virgile Barel célébra en 1973 la fin de la guerre du Vietnam ? Bien entendu que non. Les formes que prend le jeu parlementaire ne prêtent jamais à conséquence. Sauf quand on ne les respecte pas. Car, en fin de compte, ce qu’a obtenu mercredi à Strasbourg Martin Schulz est assez simple : il l’a mis minable à ce qui restait de démocratie en Europe, renforçant auprès de l’opinion publique l’idée que le Parlement ne se soucie guère du peuple ni de ses suffrages et redonnant, du même coup, à Jean-Marie Le Pen une nouvelle jeunesse électorale.

Elle est belle, la démocratie européenne, si sûre d’elle et de ses valeurs qu’elle se fait dessus devant un vieil homme.

  1. Le 2 juillet 2003, au Parlement européen, Schulz reprochait à Silvio Berlusconi sa politique intérieure, alors que l’Italie présidait l’Union européenne. Ce qui lui valut la réplique d’Il Cavaliere : “Signor Schulz, so che in Italia c’è un produttore che sta montando un film sui campi di concentramento nazisti : la suggerirò per il ruolo di kapò. Lei è perfetto !“
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  • 8 May 2009 à 18h46

    nadia comaneci dit

    Patriote, l’argument du grand troupeau abruti et aveuglé par une presse vendue (au choix au grand capital, à Sarkozy, au complot judéo-maçonnique, aux crypto trotskistes) alors que LA solution avec un grand S, voire deux au besoin, l’attend là juste sous son petit nez est vieux comme le monde. Il est régulièrement ressorti de la naphtaline par tous les démagogues.

  • 8 May 2009 à 18h20

    Gwendan dit

    Je trouve pour ma part un peu exagéré de renvoyer dos à dos Le Pen et Dieudonné:
    _Le premier a de nombreux défauts,mais il reste un vrai homme politique, et ,à sa manière,un homme de conviction,sans compter qu’il est actuellement le dernier politicien ayant un vrai talent d’orateur (à comparer au quasi-illétrrisme de Sarkozy par exemple) .On peut critiquer la ligne idéologique de Le Pen mais il est resté fidèle à ses convictions quitte à se retrouver seul contre tous et relgué dans la marginalité là où beaucoup d’autres ont préféré abjurer leurs convictions pour un ministére.

    -Dieudonné lui,n’est qu’une starlette déchue qui n’a jamais digéré sa disgrace (provoquée par un excés de clinetèlisme) et qui cherche désespérement à exister encore par tout les moyens y compris les plus crapoteux.

  • 8 May 2009 à 17h39

    PATRIOTE64 dit

    Nadia comaneci dit : Et les électeurs sont tellement ballots qu’ils y ont croient. Se battre pour de tels benêts, c’est décourageant.

    Le peuple français est un grand troupeau de moutons que l’on amène gentiment à l’abattoir, mais comment lui en vouloir ! Tout est mis en œuvre pour le manipuler, ils citeront et mettront en avant dans les médias avec la grande offuscation des politiques fréquentables l’agression d’un immigré par un français, ou le saccage d’un cimetière juif ou musulman mais tairont toutes les exactions commises contre les édifices religieux chrétiens et dieu sait s’il y en a, ainsi que les agressions contre les français.
    Dans leurs logiques il ne faut pas effrayer le peuple et le tenir dans l’ignorance, ils veulent nous laisser dans le monde « je vais bien tout va bien ! », cela évite de se poser les vrais questions.
    Le quatrième pouvoir qui autrefois était considéré comme le bastion de la démocratie, la démonstration même de la liberté de pensée, d’exprimer ses ressentiments sans avoir peur de se retrouver devant les tribunaux après un lynchage médiatique poussé par la pensée unique du politiquement correct.
    On se demande par moment si nous sommes entrées dans un monde au double langage où les mensonges, les manipulations, les complaisances amicales peuvent passer pour la vérité.
    Ce n’est plus le contrepoids sain et nécessaire que le peuple a besoin face au gouvernement et aux idées préconçues.
    Si on analyse le monopole des médias télévisé et de l’écrit, ainsi que le processus par lequel ils arrivent à décider de ce qui sera diffusé ou non, nous sommes en droit de nous demander si nous Recevons l’information réelle, sans manœuvre politique, sans apriori personnelle ou professionnelle tel qu’une démocratie devrait nous fournir pour notre liberté ainsi que ce que dieu nous a léguer, le libre choix.
    Cela n’enlève en rien l’inertie et la stupidité du peuple face à ces manipulations, tout cela ne le décréditera pas vis-à-vis des conséquences qu’il en résultera dans le futur, nous sommes tous, en tant que citoyen responsable de nos actes comme de notre passivité.

  • 8 May 2009 à 17h24

    zoumit dit

    @nadia comaneci
    Desolé de vous contredire, mais, pour moi, un “brillant penseur ” qui insulte ses interlocuteurs n’est un “honneur” pour personne et certainement pas pour la cause qu’il défend.

  • 8 May 2009 à 15h56

    nadia comaneci dit

    @Patriote64 :”sa seule force est de s’être entouré de grands pontes occupant les premières places au niveau médiatique”
    … Et les électeurs sont tellement ballots qu’ils y ont croient. Se battre pour de tels benêts, c’est décourageant.

  • 8 May 2009 à 15h54

    Eureka dit

    @Miclo : Je me suis peut être trompée. Désolée.
    Il faut savoir reconnaître ces erreurs.

    Bonne journée

  • 8 May 2009 à 15h49

    François Miclo dit

    @ Eureka. Heureusement que l’on n’a rien lu dans la presse sur la disposition dont vous parlez, puisqu’elle n’existe pas. C’est une décision du bureau de l’Assemblée nationale qui a modifié en 2007 le régime d’allocation de retour à l’emploi des députés. Ne relevant pas du régime général, c’est-à-dire de l’Assedic, une cotisation de 0,5 % a été créée afin de financer une indemnité dégressive pour les non-réélus. Trois ans après son éviction, un député recevra environ 1 000 euros brut.

    Je vous invite à vous renseigner sur le site de l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/indemnite.asp#alloc

  • 8 May 2009 à 15h40

    PATRIOTE64 dit

    Il est vrai que Jean Marie Le Pen a perdu 1 million de voix en 2007, la stratégie de Sarkozy a été très payante, il a mis le FN au bord de la faillite avec les législatives.
    D’ailleurs Sarkozy a pensé lui-même en avoir fini avec le FN, cruelle erreur de sa part, car à la veille des élections européenne il remarche sur les plates bandes du FN avec la sécurité, qui a ses yeux n’est simplement qu’une privation de liberté, la seule qu’il connaisse et qu’il combat c’est l’insécurité routière qui lui permet de remplir les caisses de l’état, pour mieux les vider aux profits de ses amis qui seront le lui rendre.
    Il a commencé à mettre en place un comité pour contrer le FN aux européennes, car il sait que son tour de prestidigitation ne pouvait pas durer, et que les dupes ne se laisseraient pas berner indéfiniment.
    Les futures élections sont un tournant pour le FN, il pourra voir si les électeurs sont de retour, cela ne scellera pas sont destin, mais lui permettra de faire la passation d’arme entre Jean Marie Le Pen et ses prétendants dans de meilleurs conditions, comme la vente du Paquebot obstrué par la mafia politicienne de l’UMP.
    Il a triché avec les nationalistes comme il triche actuellement avec les français, sa seule force est de s’être entouré de grands pontes occupant les premières places au niveau médiatique.
    La seule qu’il ne contrôle pas encore, c’est internet, il s’y attache !
    Désolé pour le nazisme mais j’ai tellement l’habitude d’entendre les gens le comparer à cela que j’ai tendance à réagir immédiatement, c’est la passion qui l’emporte !

  • 8 May 2009 à 15h35

    Eureka dit

    Lorsqu’en 2007 (juste avant les élections) l’ensemble des députés (et à l’unanimité) ont modifié la rémunération des élus sortant non réélus, à part quelques lignes indignées dans le Canard Enchaîné, on a rien dit (Maintien du salaire pour le député non réélu pendant la durée de la législature suivante).

    Avant de se représenter, devant ses électeurs, le parlement européen modifie son règlement pour éviter à JMLP de faire car il serait le doyen de la “docte” assemblée. Et là tout le monde s’énerve. Il aurait mieux valu lui laisser faire son discours. Car pour une fois au moins il aurait été présent et on en aura plus parlé après.

    Diabolisé JMLP ou Dieudonné c’est leur donner beaucoup plus d’importance qu’ils n’en ont réellement.

    Les décisions de circonstance ou celles prises sous le coup d’une “émotion populaire” ne sont pas toujours les meilleurs

  • 8 May 2009 à 15h15

    slider dit

    @ tetuniçois

    je ne sais pas si on peut dire que sarko a été lepénisé , tout dépends ce que l’on entend par ” lepenisé”.

    L’article de Francois Miclo , si j’en ai bien saisi le sens, montre surtout que quelques soit le bord politique, il est plus simple d’utiliser des méthodes digne d’un régime fachiste, que de faire le boulot que tout politique est sensé faire à savoir l’affrontement par le débat .Aujourd’hui de droite comme de gôche, certains utilisent des moyens largement éprouvées dans le passé , l’élimination des opposants permet de ne plus avoir a passer par la case ” confrontons nos idées” . c’est tout benef, ca laisse plus d’espace pour sa propre soupe ,et ça évite un fastidieux travail.

  • 8 May 2009 à 15h10

    Saul dit

    François Miclo :
    “S’il va conserver ces voix-là à l’avenir”
    ce qui est loin d’ etre gagné, beaucoup de ces électeurs frontistes ont le sentiment d’ avoir été floués et trahis, et le haïssent meme pour ça..
    et comme vous dites, c’ est aux prochaines élections que l’ on verra si le pen ( ou sans doute sa fille ) les récuperera…

  • 8 May 2009 à 15h01

    slider dit

    @ 3p

    L’égalité devant la loi?
    merci!!
    Moi qui pensait être un des rares a avoir compris le sens de ce mot dans la devise républicaine française, cela me rassure un peu ( juste un peu).
    certains mots sont vidés de leur sens et donnent lieu a tout un tas d’explications aussi diverses et contraires , selon les personnes par qui ils sont utilisés .
    Il parait que tout se vaut …..il parait.

  • 8 May 2009 à 15h00

    Têtuniçois dit

    sarkozy a été lepenisé en prenant des voix du front national , on le voit sur un tas de sujet aujourd’hui .

  • 8 May 2009 à 14h58

    François Miclo dit

    @ Patriote64. Lisez le texte s’il vous plaît. Je ne compare pas Le Pen au nazisme. Je compare Martin Schulz aux vainqueurs du nazisme. Cela s’appelle de l’ironie et c’est un trait d’esprit très français…
    D’autre part, Jean-Marie Le Pen a perdu 1 million de voix entre le 1er tour de 2002 et le 1er tour de 2007. C’est que la stratégie adoptée par Nicolas Sarkozy, celle de chasser sur les terres électorales du FN, a été payante pour le candidat UMP. S’il va conserver ces voix-là à l’avenir, je vous le dirai au soir du 1er tour de la prochaine présidentielle. Je ne m’appelle pas Mme Irma, moi.

  • 8 May 2009 à 14h55

    nadia comaneci dit

    @Zoumit
    Avec les armes qui sont les siennes, Le Pen a gagné le droit de faire parti du gratin politique français. On peut le déplorer, mais c’est un fait. Cela nous donne le droit de parler de lui ex abrupto, sans qu’il nous ait au préalable régalés d’une de ses délicieuses saillies.
    Quant aux interventions directe de nos auteurs… Ils sont libres de se méler à nous ou non, n’est-ce pas ? Ce sont de brillants esprits, prenons les donc plutôt comme un honneur sans leur chercher de vilains poux dans la tête…

  • 8 May 2009 à 14h53

    Three piglets dit

    “J’ajoute que nos idéologues font une confusion extrême sur le terme égalité de notre devise nationale!
    Elle concerne l’égalité de devant la loi!”

    Exactement, c’est ce que je me tue à expliquer aux adorateurs de l’Egalité, qui ne définissent jamais le champ d’application du concept.
    Cela dit, si l’Egalité devant la loi est primordiale, un certain tunnel de conditions de vie l’est également, et pas dans un ratio de un à 450.

  • 8 May 2009 à 14h45

    PATRIOTE64 dit

    Votre article est rondement mené, mais comparer JM Le Pen au nazisme démontre que pour la plupart d’entre vous êtes resté englué dans le politiquement correct. Vous parlez de politique sans réellement connaître le programme du FN, la moindre des choses c’est lorsque l’on veut s’opposer à une idéologie on essaie de se renseigner directement à la source et ne pas attendre que ce soit des associations douteuses de gauches (SOS Racisme, Licra, La Halde……) et des médias sous la coupe des partis politiques en places qui manipulent le peuple.
    Il est vrai que la majorité des gens préfèrent attendre qu’on leur dicte la bonne parole sans chercher la vérité. Nous découvrons plus facilement que la plupart des français préfèrent porter des œillères, en regardant droit devant sans se soucier de ce qui se passe réellement autour, comme dans le bus, l’agression raciste d’un français. Les gens en portant ces œillères, marchent droit devant passant devant des racailles en priant d’être invisible à leurs yeux, ce n’est pas comme cela que je conçois la vie, ni le FN.
    Cette attaque putrescible d’un piètre technocrate européiste, le social-démocrate allemand Martin Schulz soutenu par un Cohn-Bendit pitoyable et pédophile a été lancé contre Jean-Marie Le Pen au parlement européen, il se permet même de vouloir utiliser une solution radicale et anti démocratique, sûrement dû à ces gènes ancestraux. Le seul fait d’avoir lancé cette agression démontre que Monsieur Schulz est un imbécile totalement incompétent, Schulz est très Orwellien dans son comportement et très narcissique, désinformer c’est plus simple pour manipuler.
    Il préfère comme ces apathiques confrères gauchistes français, et les médias, utiliser la chasse aux sorcières ou la peur du nationaliste, qui ça non plus, il n’en ait pas le créateur. Le Maccarthisme, cette façon de créer une véritable paranoïa au sein de l’opinion publique, et remis au gout du jour, exprime une crainte du nationaliste, comme quoi l’histoire se répète.
    La chasse aux français de souches est ouverte surtout dans la mesure où ils s’expriment librement et s’opposent à toutes idées préconçues. A quand l’instauration d’une commission pour identifier et écarter les nationalistes qui gênent la mondialisation et le nouvel ordre mondial ?
    Effectivement, nous vivons en France et maintenant en Europe ce que les US ont vécues pendant les années 50, à part que ce n’est pas les communistes que l’on chasse mais les nationaux. Notre cause est le refus de la perte progressive de notre identité nationale au bénéfice de l’immigration massive et de la mondialisation technocratique.
    C’est certain que de vouloir changer un règlement parce que l’on n’a pas les mêmes approches politiques, c’est une belle démonstration de la démocratie à leur façon. Faites ce que je dis ne faites pas ce que je fais!
    Il ne faut pas croire que ce type est fou, loin de là, il est comme Kouchner, Narcissique, imbu de sa personne, il veut être à l’image et que l’on parle de lui. Tous les moyens sont bon pour lui, je dirais qu’il fait parti de la bonne lignée des gauchistes manipulateurs, c’est un véritable opportuniste qui se fou des principes du moment qu’il arrive à ses fins! C’est scandaleux !
    C’est vrai que c’est scandaleux, mais il n’y a rien d’étonnant à tout cela, nous vivons une époque qui restera marquer dans les livres d’histoire, mon président, Jean Marie Le Pen fait déjà parti de l’histoire de France et nous partisans, militants, sympathisants nous serons aussi partie intégrante (détail) de l’histoire qui est en train de s’inscrire !
    Oui, à l’heure d’aujourd’hui, si cela se réalise, l’interdiction à JM Le Pen de s’exprimer en tant que doyen de l’assemblée parlementaire européenne, par des manipulations douteuses des socialistes, verts, communistes et de la droite traditionnelle, malversations et surtout de la ségrégation et du racisme envers les nationalistes deviendra un acte historique.
    Il démontrera au monde et à nos descendants que les soi-disant défenseurs de la démocratie en France, en Europe, et dans le monde n’étaient ni plus ni moins que des dictateurs, manipulateurs et fossoyeurs.
    Des piètres saloperies qui travaillent pour enterrer, détruire et ruiner notre nation ainsi que tous les espoirs de nos concitoyens nationalistes de pouvoir vivre enfin dans un pays qui est le leur avec leurs us et coutumes ou il fait bon vivre.
    En interdisant JM Le Pen de s’exprimer il vient de lui donner une magnifique tribune libre.
    L’Europe, un cinéaste au travers de la magnifique prestation de Jean Gabin en avait anticipé son épopée, cette Europe construite par des banquiers pour en supprimer la politique et les libertés des nations de s’autogérer, aux profits des multinationales !
    http://www.youtube.com/watch?v=O7CBeQMMRcQ&feature=player_embedded

    Lorsque vous parlez François Miclo de l’épopée de Sarkozy d’avoir soi-disant éradiqué le FN, j’espère pour vous, que vous n’avez pas fait parti de tous ces dupes qui auraient pu croire en cela.
    Sachez, que Sarkozy à uniquement réussi un magnifique tour de passe-passe éphémère avec l’aide de ses amis qui détiennent les médias (Bolloré, Lagardère, Dassault, Bouygues, la femme de Kouchner C. Ockrent, et le fils de Kouchner, etc, etc….).
    Il a récupérer une grosse parti de l’électorat du FN en piochant des idées nationalistes mais en ne les réalisant pas, pensez vous que cet électorat restera encore dans les jupes Sarkozienne, j’en doute !
    Le FN n’en déplaisent à beaucoup représente plus de cinq millions de bulletins, il est très loin d’être mort, il est comme le phœnix en train de renaître de ces cendres.
    Pour en revenir à cette action contre Le Pen, sachez tous, chers internautes, que c’est encore une privation de liberté qui s’effectue, comme la loi hadopie, l’interdiction de s’exprimer librement (détail), la manipulation, l’agression dans le bus, on peut dire « sale français », « sale blanc » et dérouiller quelqu’un, ou comme Elie Demato du LKP crier sa haine envers les blancs et les français sans être inquiété par SOS Racisme, Licra, la Halde, les médias et les politiques fréquentables tout cela pour nous imposer la mixité raciale, supprimer les frontières, la politique pour le bien être des multinationales et de la franc maçonnerie.
    Il serait temps que certains se posent enfin les bonnes questions, certes il faut du courage pour sortir de ce système ou l’on vous dit ce que vous devez penser, manger, dire, aimer et détester, avec une petite pointe d’humour, comme Matrix !
    Enfin pour terminer, car si je devais développer j’ai tellement d’argument à l’instar des Schulz, UMPS, et autres détracteurs, je voudrai dédier un poème à ceux qui ont estimé que Jean Marie Le Pen était trop vieux, mais tellement lucide et visionnaire !

    La jeunesse n’est pas une période de la vie,
    elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
    une qualité de l’imagination,
    une intensité émotive,
    une victoire du courage sur la timidité,
    du goût de l’aventure sur l’amour du confort.
    On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années : on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
    Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l’âme.
    Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.
    Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
    Il demande, comme l’enfant insatiable : Et après ?
    Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.
    Vous êtes aussi jeune que votre foi.
    Aussi vieux que votre doute.
    Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
    Aussi jeune que votre espoir.
    Aussi vieux que votre abattement.
    Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
    Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
    Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.
    Si un jour, votre cœur est mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

    Amitié patriotique à tous !
    PATRIOTE64.

  • 8 May 2009 à 14h26

    steed59 dit

    @ Gaetan

    Entre un chef d’entreprise qui connait la vraie vie et un ancien prof qui prépare ses gamins a devenir des futurs chomeurs, la Raison et la Vérité sort de l’extrémité de vos doigts (via votre clavie d’ordinateur)

  • 8 May 2009 à 14h20

    T-Rex dit

    Bonjour,
    Il est aberrant de constater que ceux qui, la bonne conscience en auréole, écrivirent sur les murs de 68 :” -”Il est interdit d’interdire”, censurent aujourd’hui tout ce qui bouge.
    Les mêmes qui écrivirent CRS=SS crient maintenant Israël=SS et continuent de vouloir nous donner des leçons de maintien.
    Résultat, c’est sous le sable de la plage qu’on trouve les pavés.

  • 8 May 2009 à 14h11

    zoumit dit

    Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que depuis 3 jours, 100 interventions parlent de Monsieur Le Pen pour le vilipender alors qu’il n’a rien fait, ni rien dit… Comme quoi, il manque toujours un “méchant” à nos donneurs de leçon pour se faire peur à bon compte… Indépendamment du sujet de l’article, il faut attribuer une mention spéciale à Monsieur Leroy. En effet, quand quelqu’un fait un article sur Causeur, j’ai remarqué que certains n’intervenaient pas dans le débat qui s’ensuivait (Benasar par exemple), d’autres intervenaient un peu plus mais de façon modérée ( presque tous) , un seul de façon systématique et importante ( Jerôme Leroy pour ne pas le citer) . Ce monsieur intervient de plus dans les commentaires suscités par les articles des autres intervenants (comme ici) et il est le seul à le faire! Par dessus le marché, Monsieur Leroy semble avoir une argumentation tellement indigente qu’il ne peut s’empêcher d’insulter grossièrement et, pire, vulgairement ceux qui ont l’outrecuidance de ne pas être de son avis. Dites moi, Monsieur Leroy, est une spécialité communiste ou une caractéristique de gauche de croire qu’une insulte remplace une argumentation?