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Les Indignés des Carpates

Hongrie : réponse à Pierre Waline

Publié le 13 janvier 2012 à 9:30 dans Monde

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Photo : gregoriosz

Alors que l’Union européenne impose à la Hongrie un véritable chantage à l’argent et que les bonnes consciences en remettent une couche sur ce pays qui, disent-ils, violerait les principes et les valeurs sacrées de l’Europe nouvelle, M. Pierre Waline, en réponse à un article où je dénonçais la chasse aux sorcières de Budapest, conclut que la Hongrie, « Jadis démocratie populaire, puis démocratie tout court (…) glisse de plus en plus vers la dictature d’une majorité, ce qui ne me semble pas un exemple à suivre ». Allégation qui, à son tour, appelle évidemment une réponse.

Rappelons que Monsieur Waline commençait son article en ces termes : « la question de la légitimité de la nouvelle constitution. Contrairement à ce que laisse entendre Frédéric Rouvillois, aucun mandat n’a été donné par le peuple à Viktor Orbán pour mettre en chantier un nouveau texte. »
A propos de la constitution de 1949, dont Pierre Waline affirme qu’elle fonctionnait à merveille, on se contentera de noter, d’une part, que la Hongrie était jusqu’ici le dernier pays d’Europe centrale à ne pas avoir abrogé sa constitution socialiste, laquelle fut simplement amendée par la loi du 23 octobre 1989 ; d’autre part, que cette loi de 1989 affirmait le caractère temporaire de la constitution ainsi amendée, laquelle était conçue comme un instrument de transition vers un État de droit.

Le problème, c’est qu’en vertu de la constitution de 1949, l’assemblée nationale ne peut modifier la constitution qu’à la majorité des deux tiers (article 24, 3). D’où l’impossibilité de satisfaire, pendant plus de deux décennies, au mandat constituant figurant dans la loi de 1989, mais aussi, dans le préambule de la constitution de 1949 révisée, qui dispose que le texte en question n’est fixé que « jusqu’à l’adoption de la nouvelle Constitution de notre patrie ».

Voilà pourquoi Victor Orban n’avait pas, lors des législatives de 2010, à demander aux électeurs un mandat spécifique pour établir une nouvelle constitution : ce mandat, en effet, figurait déjà dans le texte constitutionnel en vigueur, et il tombait donc sous le sens que, dès que pourrait être réunie la majorité des deux tiers prévue par l’article 24, l’Assemblée nationale devrait procéder à l’élaboration de ce texte, en attente depuis la chute du communisme.

A ce propos, M. Waline se demande pourquoi Victor Orban, au lieu de procéder à un référendum constituant, s’est contenté d’une « consultation nationale ». La réponse est toute simple : c’est parce qu’il avait parfaitement le droit d’effectuer cette dernière, alors qu’il lui était vraisemblablement interdit d’organiser un référendum constituant. Interdit, dans la mesure où la constitution, dans son article 19, 3, a), réserve exclusivement à l’Assemblée nationale la compétence constituante; tandis que l’article 28 C, 5, c) précise qu’un référendum ne peut porter sur « les dispositions de la Constitution relatives au référendum national ou à l’initiative populaire » : et donc, sur la constitution en général.

Dans ces conditions, une chose est absolument certaine : si Victor Orban, allant à l’encontre des règles figurant dans la constitution de 1949, avait organisé un référendum constituant – qu’il aurait sans doute remporté haut la main-, il aurait sans aucun doute été accusé de dérive populiste par ceux-là mêmes qui, aujourd’hui, lui reprochent de ne pas l’avoir fait.

Sur le fond du sujet, M. Pierre Waline dénonce la disposition relative au problème des Hongrois de l’étranger, visés par l’article D. Celui-ci précise que « La Hongrie (…) est responsable du sort des Hongrois vivant hors de ses frontières, elle encourage la conservation et le développement de leurs communautés, elle appuie leurs efforts visant à la conservation de leur hongarité, la réalisation de leurs droits individuels et collectifs, la création de leurs collectivités communautaires, leur bien-être sur leur terre natale, tout comme elle promeut leur entente entre elles et avec la Hongrie ». Ce dont il déduit, avec un tremblement d’horreur que « cela permet d’accorder la nationalité et le droit de vote à des ressortissants d’autres pays d’origine hongroise », et surtout, qu’à travers cette notion de « responsabilité », cela conduit la Hongrie à empiéter « sur la souveraineté des Etats voisins ! » On salue, au passage, cette attention pleine de sollicitude à l’égard du respect de la souveraineté des Etats. Mais on se permet de rappeler à M. Waline que la notion de « responsabilité » n’est pas, en tant que telle, aussi lourde de menaces qu’il affecte de le croire. Et qu’en outre, ce type de disposition se rencontre dans bien d’autres constitutions parfaitement conforme aux critères libéraux, en particulier celle des pays à forte immigration – sans que les bonnes âmes perdent leur temps à crier à l’impérialisme et à sonner le tocsin.

« Côté institutions, poursuit M. Waline, l’arbre de la Loi fondamentale cache une forêt de trente lois organiques votées au pas de course. » Ne lui en déplaise, c’est ce qui se passe toujours lorsque que l’on change de constitution : c’est ce qui eut lieu en France, à l’automne 1958, après l’adoption de la constitution de la Ve république. Quant au rythme accéléré de cette procédure, peut-être M. Pierre Waline préfère-t-il la lenteur consommée avec laquelle ont été adoptées certaines des lois organiques prévues par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 : presque deux ans avant qu’entre en vigueur la loi organique sur la question prioritaire de constitutionnalité, et trois ans et demi avant que ne soit enfin examinée la loi organique sur le référendum d’initiative populaire… Personnellement, j’inclinerais à penser qu’une adoption rapide est plus respectueuse du droit.

On pourrait continuer encore longtemps le petit jeu qui consiste à répliquer point par point. Pour ne pas lasser le lecteur, ni M. Waline, je voudrais, sur un mode plus personnel, avouer à celui-ci que je n’habite pas là Hongrie, que je n’ai même jamais eu la chance de m’y rendre, mais qu’en revanche, vivant en France, sous la Ve république, je trouve assez cocasse la description indignée que fait M. Waline de la situation hongroise, où « le président du conseil (Viktor Orbán) contrôle une Assemblée nationale entièrement sous sa coupe », et où « le législatif et l’exécutif sont bel et bien concentrés dans les mains d’un seul homme. ». Cela ne vous rappelle rien ? En somme, le général De Gaulle se serait sans doute fait taper sur les doigts par M. Waline, ce qui l’aurait bien fait rire. Il est vrai que lui aussi, comme Victor Orban, avait l’habitude de se faire traiter de dictateur…

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  • 14 January 2012 à 23h51

    expat dit

    Comme dit Saul, c’est un sacré Bronx…je n’ai pas la solution, et apparemment vous non plus. Dommage pour les hongrois.  

  • 14 January 2012 à 19h05

    expat dit

    Je ne connais pas de tout le dossier, mais on dirait qu’ils essaient de se créer une population ?

    • 14 January 2012 à 19h47

      Fiorino dit

      Je ne pense pas dans ce cas il faut fournir des avantages pour les faire rentrer en Hongrie ou bien faire des rémises d’argent à ceux qui sont à l’etranger en particulier en Slovaquie pour eventuellement créer des mouvements irredentistes. D’abord ils ont pas un rond, mais quand l’Italie a accueilli les istro-dalmates (300.000 personnes) ils avait douze points en plus systèmatiquement dans chaque concours pour l’administration publique et pareil pour les logements sociaux, des aides diverses aussi (en contrepartie ils ont accepté d’être divisés et reparti sur le territoire) vous imaginez un peu les autres italiens étaient content à l’époque en voyant se faire passer devants ces réfugiés.

    • 14 January 2012 à 19h50

      Saul dit

      non, plutôt une “Grande Hongrie”, ça semble finalité du truc :
      imaginons que cette loi soit appliquée, la Hongrie peut se garder en réserve la possibilité de revendiquer des territoires chez ses voisins dans le futur : en plus de la légitimité historique (ces territoires étaient hongrois avant Trianon etc), l’argument de la présence de population non seulement hongroises, mais aussi de nationalité hongroise sera un atout.
      Ces revendications territoriales ne sont d’ailleurs pas forcément illégitimes si on se place sur le principe des nationalités et du droit des peuples à disposer d’eux même (en pariant sure le fait que les Hongrois exterieurs veuillent revenir à la Mère patrie) : car comment justifier que des populations de culture et langue hongroise soit de nationalité slovaque ou roumaine ? sans compter la légitimité historique. Mais ça foutrait un sacré bronx
      (précisons pour un territoire serbe, la Voïvodine : territoire historiquement hongrois, n’a jamais été serbe. Les Magyars y sont en minorité actuellement mais c’est du à un phénomène que l’on pourrait qualifier de migratoire, à l’époque des Habsbourgs : ceux ci avaient fait venir des Serbes dans cette région, afin de renforcer militairement cette marche frontière face aux Ottomans)

      @ Pierre Walline,
      d’ailleurs qu’est ce qu’est devenu le projet d’il y a une dizaine d’années, celui d’accorder une carte d’identité (mais sans la nationalité) aux Hongrois de l’exterieur ?

      (c’est vrai que c’est assez énorme la légende des peuples qui s’entendaient bien avant Trianon, alors que cette partie de l’Empire, avec la politique de magyarisation, se distinguait de la partie cisleithane plus tolérante dans l’expression culturelle des minorités)

      • 14 January 2012 à 19h51

        Saul dit

        To Expat of course

      • 14 January 2012 à 19h54

        Fiorino dit

        D’accord avec saul, c’est ça non pas l’objectif mais ce qu’Orban veut faire croire à son peuple. Pour la Slovaquie ok… mais en Roumanie ils ont assez enclavé il me semble non? En tout cas c’est tout à fait normal que l’Unione Européenne s’en mêle, quand on entre dans l’union c’est pas pour remettre en cause les frontières, si on veut le faire on reste dehors.

      • 14 January 2012 à 19h56

        Fiorino dit

        Mais oui saul n’intequiète pas je sais très bien que tu t’adresse rarement à moi mais enfin je te lis quand même (pas tout le temps).

    • 14 January 2012 à 20h15

      Pierre Waline dit

      @Expat! Non, le but n’est pas de reconstituer une population. La preuve: comme je l’ai dit, les Hongrois “de l’intérieur” voient d’un tres mauvais oeil leurs “cousins” des pays voisins venir s’installer chez, prendre leur travail et manger leur pain (je connais de nombreux cas. Une amie hongroise de Tranylvanie me dit etre mal recue lorqu’elle cherche du travail a Budapest). Il y a donc une certaine hypocrisie. (Cela me rapelle la facon méprisante dont les Allemands de l’Ouest se comportaient avec les Allemands de l’Est, ce “Osies”, lorsque j’habitais Franfort en 1990).
      Comme le dit tres justement Saul (et je l’avais écrit dans mon papier “Pouvoir confiqué”), ils cherchent a contourner Trianon pour reconstituer d’un certaine facon leur bonne vieille “Grande Hongrie” (par dessus les frontieres qu’ils ne peuvent plus repousser). Je pratique la Hongrie depuis 1966 (j’avais 20 ans) et ai travaillé ici a pluseurs reprises. De 1966 a 2000, le sujet de Trianon n’était qu’incidemment évoqué, sans trop de passion. Depuis env. 2005, c’est devenu une obession: pas une journée sans qu’y soit fait allusion dans les médias, et ca bva croissant, et… chez les jeunes !!!! . Merci, Monsieur Orban (de semer ainsi la zizanie) ! Mais Orban (par ailleurs membre ‘une équipe de foot!..) adore la bagarre (je ne blague pas, c’est dans sa nature et il a adore la rhétorique du combat (peut-etre parce qu’il a été 8 ans dans l’opposition(. Et ca prend tre bien dans l’opinion.
      @Saul: oui, les Hongrois de l’extérieur peuvent avoir une carte résidence (je ne sais traduire, en hongrois “letelepedési”, mot a mot “d’installation” qui leur permet du meme coup de travailler et de bénéficier des prestation sociales: une amie de Transylvanie travaille ici depuis longemps avec son passeport roumain mais avec cette carte – elle me dit ne pas vouloir solliciter la nationalité hongroise, a quoi bon, me dit-elle ?

  • 14 January 2012 à 15h19

    expat dit

    encore une fois, comment ils font pour se faire attribuer la nationalité hongroise ? 

    • 14 January 2012 à 15h49

      Saul dit

      Waline l’a pourtant expliqué : il suffit d’être magyar ethniquement et culturellement parlant, même si on est de nationalité slovaque o roumaine, pour avoir le droit d’obtenir la nationalité hongroise.
      c’est comme si en France, on décidait de donner la nationalité française aux habitants de la Wallonie, du Quebec, de la Suisse romande, du Val d’Aoste ou toute autre région francophone (les habitants de ces régions sont ethniquement et culturellement Français…mais les vicissitudes de l’Histoire ont fait que ces territoires soient sous souveraineté d’un autre pays, ce qui fait que ces habitants, Français à l’origine, sont devenus d’une nationalité différente… on retrouve le même cas pour les Allemands du Trentin Haut Adige qui sont de nationalité italienne, les Autrichiens qui forment désormais une nation différente de l’Allemagne alors qu’à la base ce sont des Allemands, les Alsaciens qui sont à l’origine des Allemands mais désormais devenus Français, les Flamands qui sont à l’origine des Neerlandais catholiques mais désormais Belges, nombre de Serbes habitants à l’exterieur de la Serbie qui sont de nationalité croate ou bosnienne etc…en fait cette loi est une sorte de “panmagyarisme” si je peux me permettre ce neologisme)

      • 14 January 2012 à 18h28

        lisa dit

        Pour la France ce ne serait pas possible, il faudrait parler d’ethnie quelle horreur !

      • 14 January 2012 à 19h51

        Fiorino dit

        Lisa,
        Un peu quand même ça voudrait dire qu’on exclu tout ceux qui ne sont ethniquement français, vous immaginez la Belgique sans les italiens?

    • 14 January 2012 à 16h50

      Fiorino dit

      @ Expat
      “Si la situation ne risque pas de dégénérer comme elle le fît entre la Russie et la Georgie en août 2008, une déclaration de l’UE dans cette affaire serait tout de même intéressante. Les autorités russes avaient généreusement octroyé la nationalité aux russophones d’Abkhasie et d’Ossétie du Sud, permettant ensuite de légitimer la guerre de 2008 en tant qu’action de protection de ses ressortissants. L’UE vient d’un coup de baguette magique d’Orbán d’obtenir 450.000 nouveaux citoyens, les Hongrois de Serbie et d’Ukraine, sans provoquer la moindre réaction du côté de l’UE.”

      Le reste de l’article explique que le conflit c’est surtout entre la Hongrie et la Slovaquie que ça pose de problèmes. En Roumanie d’ailleurs les hongrois sont enclavés pas de continuité territoriale linguistique.
      http://www.cafebabel.fr/article/33904/minorite-hongroise-en-slovaquie-europe-centrale.html

    • 14 January 2012 à 18h19

      Pierre Waline dit

      C’et tres simple:
      - avoir été ou l’un de ses ascendants citoyen hongrois ou se considérer comme tel
      - parler hongrois
      - ne pas avoir d’antécédent pénal
      - ne pas mettre en danger la sécurité du pays

      La demande doit etre formulée aupres du Consulat ou (en Hongrie) de l’Office de l’immigration. La procédure est gratuite et assez rapide.

      Une notion donc tres vague.

      Env. 5 millions de Hongrois sont ressortissants d’Etats étrangers (non seulement les 2,8 millions du Bassin de Carpates, mais en Amérique du Nord, au Brésil-Argentine et – en Australie). Le gvt se targue d’avoir recu 200 000 demandes, ce qui doit faire a peu pres (merci de me vérifier…) 4,5%. A la fois peu et beaucoup.

      Le cas est unique et, comme le fait remarquer Saul, il existe, rien qu’Europe, mille cas de figure de membres d’un groupe ethnique (je préfere le mot “linguistique”) appartenant a un autre Etat sans que cela ne pose aujourd’hui probleme.

      Par cette démarche, le gvt réveille des rancoeurs avec ses voisins. NB: certes, la Hongrie a perdu les 2/3 de son territoire et la moitié de sa popultaion en 1920. MAIS, ce que les Hongrois oublient de préciser: 52% de sa population n’était pas hongroise (slaves, roumains)/48% si l’on fait abstraction des Croate, autonomes/, qui se voyait plutot méprisée.
      Comme le fait rnarquer l’Historien Paul Lendvai: “Sur les 413 députés du Patrlement en 1910, 8 seulement représentaient les nationalités, alors que, en tenant compte de la proportion de celles-ci, il auriaent du etre 198 contre 215 députés hongrois” (Les Hongrois, page 352). C’est donc bien beau de se complaire comme victime de l’Histoire, mais sachons aussi asumer ses erreurs. Et oui 92 ans apres !!! Surtout avec les mélanges et mariages mixtes. Mais le plus effarant est que j’ai entendu déclarer la semaine derniere par des représentants de la droite que ces mariages mixtes sont un honte pour la “hongarité” !!!!! Incroyable et révélateur d’un état d’esprit. Celui que Frédéric semble défendre…
      _____________________________________________
      This new regulation has simplified the procedure and reduced the administrative bur-den. Every non-Hungarian citizen is eligible for preferential naturalisation if
      - he or any of his ancestors was a Hungarian citizen or if he serves reason to believe his or her origin is from Hungary,
      - he proves his knowledge of the Hungarian language,
      - he has no criminal record and is not under prosecution,
      - his naturalisation does not violate the public and national security of Hungary.

  • 14 January 2012 à 11h38

    expat dit

    un autre truc que je ne comprends pas, prenons mon cas, donc les USA doivent demander aux autres pays s’ils sont d’accord avec le fait que je vote dans MON pays ? c’est du délire ! Désolée. 

    • 14 January 2012 à 11h46

      Fiorino dit

      C’est pas tout à fait pareil, expat, ils agit des minorités qui se sont trouvé dans le mauvais endroit à cause des guerres. La Slovénie sous la pression italienne à du signer des compris pour la question de la minorité italienne qui n’avait aucun droit en Slovénie alors que la minorité slovène en Italie ne a énormement. Bien sûr qu’il faut au moins consulter l’Etat en question si on est dans l’UE. Vous pouvez trouver cela bizzare mais enfin personne a demandé à l’Hongrie d’adhérer à l’UE.

      • 14 January 2012 à 13h33

        Pierre Waline dit

        Le plus comique (ou triste) dans l’histoire est que les Hongrie de l’intérieur (de Hongrie) prétendent soutenir leurs “cousins” de Slovaquie et Roumanie… Oui, mais de loin… Car (et j’ai des amies tres tres proches dans ce cas), lorsque des Hongrois de Transylvanie (Roumanie) viennent chercher du travail a Budapest, ils sont souvent accueillis avec mépris. Donc, vive la Grande Hongrie, mais restez la-bas et ne venez pas manger notre pain! Je n’invente rien, c’est d’ailleurs bien connu… Et je connais bien des “Hongrois” de “la-bas” (le cas particulier des Sicules mis a part) qui ne sont pas si chauds pour adhérer…. Souvent entendu: nous ne voulons pas plus dépendre de Budapest que Bucarest. Et puis, 92 an apres la séparation (Trianon), combien de générations, combien de mélanges et mariages mixtes !

      • 14 January 2012 à 15h38

        Fiorino dit

        Pierre Waline,
        Bien sûr ce n’est pas une caracteristique reservé aux hongrois dans cette partie de l’europe, quand les istro-dalmates sont arrivée en Italie personne en voulait, c’était tout de même des concurrents sur le marché du travail et/ou des assistés. Et ceux qui sont resté sont d’ailleurs ceux qui était moins patriotes mais pro-tito. C’est pour cela que je trouve ce projet de nationalisme hongrois délirant, on peut comprendre que par rapport au passé les hongrois y soit sensible, mais c’est encore une fois tromper les électeurs faire miroiter le retour de la grande puissance hongroise.

  • 14 January 2012 à 11h33

    expat dit

    uh, là, je ne comprends pas PW, ça va faire bientôt 25 ans que j’habite en France et j’ai toujours le droit de voter chez moi (USA), y compris les lois locales. et si je voulais avoir la nationalité française il n’y a que la France qui pourrait me la refuser. 
    Et je pense que les USA est un pays démocratique ? 

    • 14 January 2012 à 11h44

      Pierre Waline dit

      Effectivement, vous semblez ne pas avoir bien compris. Que vous soyez depuis 5 ou 45 ans en France, vous etes citoyenne des USA et votez donc pour les élections américaines. Moi-meme, Francais résident a Budapest, vais voter a l’ambassade. La n’est pas la question. Vous confondez avec les citoyens résidents a l’étranger (ou d’Outre mer) qui, bien sur, exercent leurs droits civiques. Dans le cas de la nouvelle loi hongroise, c’est de tout autre chose qu’il s’agit. Comme si la loi francaise donnait le droit dfe vote aux Wallons, Luxembourgeois, Suisses de Lausanne ou Québécquois. (Relisez, SVP) Ou les Allemands aux Autrichiens et Suisses de Zurich…

      • 14 January 2012 à 11h50

        Fiorino dit

        C’est exactement cela, et en plus droit de vote sans aucune condition de résidence dans le pays. En plus, comme la Hongrie est en baisse démographique pourquoi plutôt ne faire une loi du retour, peut-être simplement parce que là il faut de moyens pour accueillir les gens mais orban préfére les gesticulations qui font plaisir aux nationalistes mais sans veritable benef pour la nation? Seulement pour avoir des votes de la part des minorités hongroise censé être plus nationalistes et voter encore pour lui?

      • 14 January 2012 à 11h51

        expat dit

        okay, alors comment ces gens font pour avoir la nationalité hongroise ? il y a une procédure ? (et c’est quoi ?)