Les époux
Petite scène de la vie conjugale
Publié le 21 juin 2008 à 15:00 dans Monde
Mots-clés : Barack Obama, Dessin

Comme l’écrivent tous les historiens de l’art, Jan van Eyck était quelqu’un de très primitif : dénué de toute imagination, il ne pouvait peindre ni scène mythologique ni scène biblique. Il se contentait de prendre des instantanés de la vie quotidienne, comme sur cette scène intitulée : Mari découvrant que sa femme n’est pas vierge et s’apprêtant à la répudier.
Jan van Eyck, Les époux. Huile sur bois, 1434. National Gallery, Londres.
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L'auteur
Raúl Cazals est critique d'art.
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pierre D. dit
Chers amis, pour les époux Arnolfini, pourquoi ne pas se délecter de la “géométrie des sentiments” de P. Roegiers? A visages inchangés les personnages sont toujours nos contemporains…. le méprisable ne vieillit pas en l’homme, je l’y retrouve intact et même approfondi à chaque génération
Pierre D.
Raúl Cazals dit
Cher Monsieur Patrick, ce n’est pas très courtois de me qualifier de faussaire. Je me contente juste de finir les oeuvres là où la fainéantise native de ces sales gueules d’artistes les avait abandonnées dans un inachèvement qui ne suscite aucun intérêt, sinon décoratif.
Pour Fidel (celui que chante Trenet), c’est ok pour la barbe : en revanche, le coup du jogging n’est pas de moi. Je le jure.
Patrick dit
Ah Vitelloni !
Les affinités électives ! Figurez-vous que je me suis précipité à l’exposition consacrée à la belle irlandaise, car je nourris pour son éclatant mystère une tendresse et un intérêt que le temps ne lasse pas.
On dit qu’à l’issue de sa première rencontre avec Rainier Grimaldi, elle aurait glissé à l’oreille de sa confidente : «Il est charmant, ce Prince !» Et la fille de l’Irlandais fit de ce brave garçon au visage doux et poupin, timide mais entreprenant, en effet, son Prince charmant. Cela dit, elle lui rendit au centuple les bienfaits dont il la combla. En sirène désormais postée sur le Rocher, elle attira tous les plus beaux partis de Hollywood.
Autre chose : vous l’associez à Tippi Hedren, et vous avez raison. Elles sont sœurs en Hitchcock, deux créatures férocement traitées par le Maître, qui devait avoir bien du mal à dissimuler son trouble quand il s’approchait de l’une et de l’autre… Tippi, Grace, le principe blond, Gina, Sophia, le principe brun… Comment choisir ? En ne choisissant pas…
(Tenez-moi au courant pour la Princesse iranienne)
Vitelloni dit
Bonsoir Patrick,
mon intervention est hors du cadre de Raul Cazals,mais vous vous êtes enquis de mes progrès auprès de ma belle aristocrate Persane.
Sachez que je progresse…lentement,la belle m’a demandé de faire mes preuves ,mais ne m’a pas fermé sa porte ou,si vous préférez,retiré l’échelle.
J’ai préféré m’éloigner de “Madame est servie”,où l’on s’écrase un peu les pieds, ces temps-ci.
Je ne saurais trop vous conseiller l’exposition consacrée à Grace Kelly,à l’Hôtel de Ville de Paris.
D’ascendance Irlandaise et non Wasp,contrairement à ce que laissaient supposer les apparences,en tout cas dotée de cette beauté propre aux patriciennes de la côte Est,comme une autre héroïne Hitchcockienne,”Tippie” Hedren,elle lia son destin,pour le meilleur et pour le pire…en fin de parcours, à un souverain d’opérette assis sur un gros rocher et une Marina de yachts.
Patrick dit
Errare…
C’est à Gil que je m’adressais, et non à Gilles.
En revanche, je parlais bien de Raùl-le-Faussaire, dit encore Le grand-adroit-du-pinceau, et L’inspiré-contrefacteur. Recherché par la police d’un pays lointain pour avoir «désherbé» le visage du tyran, connu pour sa barbe et ses discours interminables, dans une œuvre fameuse intitulée «La femme à barbe castrée».
Patrick dit
Gilles,
L’absence du chien n’est pas une preuve irréfutable. Raùl-le-Faussaire a cadré son admirable reproduction de telle manière que le canin se trouve hors de notre champ de vision. À moins qu’il ne s’agisse d’un effet de paresse («Je ne termine pas, tant pis pour le klebs !»)
Ah, l’artiste est surdoué, c’est certain ! et l’on croirait vraiment à la représentation des époux Arnolfini ; l’homme surtout, est confondant de ressemblance avec l’original. Heureusement, des lecteurs avertis veillent et ne succombent pas aux ruses de notre «Arnolfinaud» trop habile pour être honnête.
«Raùl hic fuit, sed non erat Jan…»
erjkr dit
Barack Obama qui remplace Mari
Voici une image assez subversive il me semble
Gil Mihaely dit
@ Patrick:
Je soupçonne plus le petit chien, présent sur l’original et absent du faux – l’absent a toujours tort.
Patrick dit
Une fois de plus, Raùl Cazals nous roule dans la farine ; ce tableau est un faux ! Certes habilement fait aux yeux de la populace, mais trop grossièrement pour tromper les vrais connaisseurs du lard et de l’œuvre de van Eyck réunis.
J’ajoute qu’une erreur fondamentale dans le commentaire, confond définitivement le faussaire Cazàls : cette femme ne peut plus être vierge depuis longtemps, car elle est enceinte (sans doute des œuvres… de Raùl, connu dans le milieu de la critique du lard et du cochon pour suborner les jeunes femmes)…
Jeunes filles, ne vous laissez pas abuser par l’éblouissant talent de cet homme, ou vous finirez répudiées !
elisa obisbo dit
J’ai cliqué trop vite , je continue: il me semble me souvenir ( vieilles réminescences des sus-dit cours ) ,que Van Eyck s’est representé lui-même dans ce reflet .
elisa obisbo dit
Nos cours d’histoire de l”Art et en particulier,d’ analyses d’ oeuvres ( Arts-Deco ,il y a au moins trente ans ) n’étaient pas aussi drôles ,si vous aviez été notre enseignant j’aurais appris à faire des retouches …et à rôder la nuit dans les musées..vous êtes génial .
Peter Pan dit
Cher Raúl Cazals,
Un tel dévouement pour Causeur m’émeut !
Quoi qu’il en soit, bravo, vos œuvres sont très réussies!
Le Nantais dit
Cher Raul, j’admire vraiment ce que vous faites, mais c’est vraiment très imprudent d’aller repeindre des tableaux dans les musées (je crois même que c’est interdit par la loi). Vous vous rendez compte : si des gardiens vous surprenaient ? Vous finiriez très certainement en prison.
Des logiciels existent pour vous aider dans votre tâche. Je connais notamment un logiciel qui permet de désactiver des systèmes de surveillance. N’hésitez pas à me contacter, j’ai laissé mon mail. A bientôt. Le Nantais.
Bill dit
Sous sa robe verte, l’épouse arbore une jolie robe bleue (légèrement tachée). Pourquoi, M. Cazals, ne pas faire allusion à cette coutume polonaise, grande permanence de l’histoire américaine contemporaine ?
rddv dit
Je constate que Cazals est sorti de prison après l’affaire dite “du Louvre”. Remise de peine ou conditionnelle ?
Raúl Cazals dit
Cher Peter Pan, j’aimerais bien qu’un logiciel permettant de retoucher les tableaux existe : ça simplifierait le travail. En attendant, j’utilise une technique éprouvée : je m’introduis dans un musée, je déjoue l’attention des gardiens (tous des ennemis de l’art), je retouche le tableau original en fonction des besoins, je le prends en photo puis je le raccroche. Quand mon intervention nécessite un peu plus de temps, je découpe la toile et la roule dans ma poche pour la ramener à la maison. Là je peux oeuvrer plus sereinement.
Peter Pan dit
Ce jeune homme est décidément très doué. Mais j’ai une question : les tableaux sont-ils “retouchés” grâce à un logiciel ou repeints réellement ?
Ludovic-Lefebvre dit
Le reflet dans le miroir du fond ! ! ! Quel talent.
N’y aurait-il pas un tableau de Juliette Binoche en magasin que l’on puisse se marrer, sans même avoir besoin des commentaires du puissant Raùl ?
Juliette dit
Il a mis le temps pour s’en apercevoir…