Les confessions d’un enfant triste
Sempé n’était pas le petit Nicolas
Publié le 04 février 2012 à 9:28 dans Culture
Mots-clés : Enfances, Jean-Jacques Sempé

Photo : Óscar Palmer
Jean-Jacques Sempé a eu l’élégance et la politesse de ne pas nous bassiner avec ses souvenirs d’enfance avant d’avoir atteint un âge fort avancé. De plus, il ne s’est pas laissé aller à écrire avec une plume en bois d’ébène, ayant préféré se raconter par la conversation, en l’occurrence avec Marc Lecarpentier, ancien rédacteur en chef de Télérama. Qu’il en soit remercié.
Sa modestie dût-elle en souffrir, disons d’emblée que, depuis la mort, en 2005, d’un autre grand taiseux, André François, Sempé est aujourd’hui notre seule star internationale dans un art réputé mineur, le dessin d’humour. C’est l’unique franchouillard à avoir été admis dans le panthéon de la sophistication graphique, le magazine The New Yorker, dont il réalisa 144 couvertures en un quart de siècle.
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Enfances, Sempé, Marc Lecarpentier (Denoël).
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 43Janvier 2012

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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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2Naif dit
Oui, Sempé est un génie. Le seul sans doute à savoir dépeindre avec délicatesse et tendresse des situations dont le comique n’est pas toujours évident. Avec Sempé l’humour n’est pas toujours flagrante, il faut parfois la chercher, mais elle tout le temps présente
Dio Gêne dit
Moi j’adore! Sempé, ou comment refleter l’esprit coincé de la bourgeoisie pédante et bien pensant.