Législatives: l’apprenti chef Baroin tente de sauver les meubles | Causeur

Législatives: l’apprenti chef Baroin tente de sauver les meubles

La défaite oui, mais quelle défaite?

Auteur

David Desgouilles

David Desgouilles
Blogueur et romancier.

Publié le 06 juin 2017 / Politique

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François Baroin en campagne à Paris, juin 2017. SIPA. 00809465_000014

François Baroin était de passage ce lundi de Pentecôte en Franche-Comté. En Haute-Saône le matin, il devait finir l’après-midi du côté de Belfort, après un passage à Besançon. C’est dans une brasserie de la Cité natale de Victor Hugo qu’il avait rendez-vous avec les cinq candidats LR du Doubs, ainsi qu’avec quelques dizaines de militants et la presse.

Etrange chef de file que le sénateur-maire de Troyes. En six mois, il a été successivement le Premier ministre putatif de Nicolas Sarkozy, de François Fillon ainsi que du nouveau président Macron, si les Français venaient à donner une majorité à la coalition LR-UDI. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la perspective du ticket avec Baroin n’a pas déchaîné les foules derrière celui qui y était à chaque fois associé. L’homme est apprécié, certes. Mais le voit-on véritablement en leader ? A part Nicolas Sarkozy qui semble voir en lui son successeur ou à tout le moins un homme capable de tenir la maison en ordre, en attendant une éventuelle et énième tentative de retour en grâce.

Retarder la scission

Lorsqu’il s’exprime dans la brasserie Granvelle en tout cas, on n’a pas vraiment l’impression que François Baroin se voit à Matignon dans quinze jours. Certes, il met en garde contre les projets du nouveau président, notamment en matière fiscale. Certes, il montre qu’il a intégré les diagnostics de Christophe Guilluy sur le clivage entre France des métropoles et France périphérique. Certes, il donne des éléments du projet de droite revisité. Mais il ne prononce jamais le mot cohabitation. Et pour tout dire, on a franchement le sentiment que le chef de file a déjà intégré la défaite. Qu’il cherche à la fois à ce qu’elle ne soit pas trop lourde, mais qu’elle garantisse néanmoins une majorité absolue au nouveau président. Car une majorité relative ne serait-elle pas plus sûrement annonciatrice d’une scission au sein de Républicains ? Ne provoquerait-elle pas dès le vote de confiance la formation d’un groupe à base de juppéistes souhaitant saisir la main tendue d’Emmanuel Macron ? Il semble bien que l’atout principal de François Baroin soit aujourd’hui d’être le plus consensuel, celui capable d’éviter l’éclatement de la famille. Quand on lui demande s’il peut nous garantir qu’une partie des prochains élus LR ne formeront pas un groupe qui intégrerait la majorité parlementaire dès le vote de confiance au gouvernement d’Edouard Philippe, il est formel : « Phénomène minoritaire. Ce sont sept ou huit personnes ».

En attendant, ce n’est pas un hasard si la question de la CSG est centrale dans le propos de François Baroin. Dimanche prochain, la participation devrait être faible. Les Français semblent las de politique. Les sondages, qui donnent une majorité écrasante à LREM, pourraient alors être démentis si on tient compte du poids des retraités et des fonctionnaires, particulièrement concernés par l’augmentation de la CSG, dans un corps électoral limité à 55% de participation. Le pari de François Baroin pourrait alors être gagné : laisser une courte majorité absolue à Macron tout en sauvant les meubles LR avec deux centaines de députés. Et empêcher la scission.

Mon député LR sera-t-il vraiment dans l’opposition?

Reste que d’autres obstacles se dressent sur son passage. L’attitude à tenir entre les deux tours du scrutin, alors qu’il prône le front républicain et que l’aile droite sarkozyste qui l’a fait roi préfère le ni-ni. Mais surtout le fait que dans de nombreuses circonscriptions, l’électorat de droite peut être démobilisé par l’incertitude suivante : ce candidat LR sera-t-il bien dans l’opposition ou votera-t-il la confiance à Edouard Philippe dans quelques jours ? François Baroin fait comme si ces questions n’existaient pas et on le comprend. Pragmatique et consensuel, il joue en défense car c’est la moins mauvaise des tactiques. De son point de vue, on ne peut pas vraiment lui donner tort. Mais en admettant que les événements lui permettent de réussir son pari, n’est-ce pas reculer l’échéance ? Il faudra bien un jour qu’un congrès se réunisse et tranche tous les débats idéologiques qui traversent ce parti. Dans cette future bataille, y aura-t-il une place pour le consensuel Baroin ? Rien n’est moins certain.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 7 Juin 2017 à 13h54

      Moi ex Adhérent dit

      FIXPIR
      “L’essence du parti LR serait l’insistance du libéralisme économique” d’après vous, comme d’ailleurs beaucoup d’autres ???
      Le libéralisme du LR, c’est l’Arlésienne, tout le monde en parle, personne ne l’a jamais vu.
      Fillon en a parlé un peu, il a été accusé par tous les corps intermédiaires de vouloir faire de l’”Ultralibéralisme”, susceptible de provoquer une guerre civile.
      Une question que l’on peut et doit se poser
      Est-il normal qu’un petit 8% de syndiqués, puisse bloquer l’activité de la France entière ?
      Une autre question
      Si le droit de grève est sacré, consistant à ne pas travailler, est-il normal qu’il inclut le droit de bloquer l’usine, des dépôts, ou pire ! le droit de séquestrer ?
      sans compter la chemise en lambeau, qui a fait le tour du monde.
      Qui promet au LR de légiférer sur les abus du droit de grève des syndicats ?
      Questions simples mais centrales, voire capitales, si j’ose dire

      Quant à votre désamour vis à vis de Baroin, c’est votre droit le plus strict.
      Un homme politique, net dans ses convictions, ne peut pas être aimé de tout le monde

      • 7 Juin 2017 à 17h28

        Fixpir dit

        Un homme politique n’est pas fait pour être aimé. Même si je n’aime pas mon patron, je peux pourtant éventuellement choisir de travailler avec lui. Sinon, j’en change. Même chose avec votre collaborateur, d’ailleurs. Ce n’est pas par amour, que vous choisissez un collaborateur, mais parce qu’il amènera de la valeur à l’équipe.
        Cela pour la partie “Je n’apprécie pas M Baroin”.
        ___________________

        Concernant vos remarques sur les grèves et les syndicats, je ne les comprends pas bien. Est-ce LR qui provoque des grèves ayant un aspect illégal? – blocage des dépôts d’essence, pour reprendre un aspect récent.
        Les élus ne gouvernent pas seuls. Ils tiennent compte du parlement, de la presse, de truc, de bidule, et, ultimement, de leur popularité qui leur permettra, ou pas, d’être réélu. C’est leur intérêt propre (leur carrière), certes, mais c’est aussi celui de ceux qui soutiennent leurs idées.

        Il ne me semble pas que le climat ait été favorable à la limitation des excès des grévistes dans un passé récent. Tous ces braves gens qui ont voté socialistes et apparentés pendant des années, dont les députés faisaient de l’opposition systématique, en sont largement responsables. M Hollande, en tant que député, en est un exemple typique.

        Je suis enchanté qu’ils aient voté pour M Macron cette fois-ci – sauf en ce qui concerne l’aspect “lutte contre l’islamisme”. On va voir ce qui en sort, mais il est probable que , d’un seul coup, beaucoup de réformes se débloquent. Tant mieux, mais vous remarquerez que ce n’est pas le président , le point clé, pour autoriser les réformes, mais c’est la destruction des partis d’opposition systématique. Une simple question de rapport de force.

        • 8 Juin 2017 à 6h58

          Moi ex Adhérent dit

          Qu’un Parti politique puisse perdre les élections, n’est pas un drame, dans la mesure où elle s’est faite dans la clarté de ses diagnostics et de ses solutions.
          Les élections des primaires avaient choisi Fillon et son programme à 70%, qui n’était pas modéré.
          Aux Présidentielles,ce n’est pas “le combat des idées modérées qui a triomphé”, mais les grands médias qui ont empêché celui-ci d’avoir eu lieu.
          Fillon disparu, le programme aurait dû rester, car plébiscité par vote.
          Voilà pourquoi, le vote blanc trouve une justification logique.

        • 8 Juin 2017 à 19h01

          Fixpir dit

          L’abandon du programme, l’abandon du candidat en cours de route par les autres LR, l’empêchement par les grands media et la justice combinées, je suis entièrement d’accord.
          Je suis, moi aussi, légèrement dégoûté des manips.

          Je maintiens cependant que lorsque l’on est tenté de voter blanc, c’est l’occasion de se faire plaisir sans avoir l’impératif de voter utile.
          Si jamais vous trouviez dans l’éventail de candidat un programme ou un sujet qui vous tient à cœur, c’est l’occasion de voter pour ce programme. Dans l’élaboration des programmes des élections suivantes, les candidats ne sont pas fous, il récupèrent les idées qui ont rassemblé des voix chez les petits candidats. C’est donc l’occasion de pousser vos idées.

          Voter blanc, trop facile pour nos adversaires, ils ne souhaitent que cela.

    • 7 Juin 2017 à 9h54

      Fixpir dit

      Il est normal que l’exercice de recomposition de LR soit difficile. L’essence de LR, ce qui le distinguait de “la gauche”, c’était l’insistance sur le libéralisme économique. Les aspects sociétaux étaient secondaires en regard de ce grand combat. Dans le langage, au moins, “la gauche” insistait sur une lecture plus ou moins marxisante de l’économie.

      La réalité est que LR (la droite modérée) a totalement triomphé … dans le combat des idées. Mais perdu en terme d’individus. “La gauche”, une énorme partie d’entre elle, a totalement abandonné le socialisme “à la papa”, et a enfin compris/avoué la nécessité d’un certain libéralisme économique.

      Du point de vue des individus, on peut estimer que cela est injuste : ils ont eu raison trop tôt, et ils ont empêchés par leurs combats une grande partie des dérives collectivistes qui ont été néfastes partout où elles ont été appliquées. Mais, injuste ou pas, c’est ainsi.

      Donc, je n’aime pas beaucoup M Baroin, mais il faut reconnaître qu’il a une tâche impossible.

    • 7 Juin 2017 à 4h38

      vivi011 dit

      Bonjour,
      En effet les républicains ne sont pas sincère, et change d’avis de temps en temps, n’a pas d’idée fixe!
      Bonne continuation!
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    • 6 Juin 2017 à 21h59

      Dom630 dit

      Renvoyer MLP et Macron dos-à-dos à l’issue du premier tour, c’était faire preuve de lucidité.
      Comment choisir entre la peste et le choléra?
      D.R. 

    • 6 Juin 2017 à 18h39

      Moi ex Adhérent dit

      Le gros problème des Républicains/UMP, c’est qu’ils ne sont pas, nets et francs dans leurs choix.
      Les dirigeants louvoient en permanence, semant le trouble dans la droite forte.
      Les zigzags poussent à voter blanc, histoire d’y voir plus clair après

      • 7 Juin 2017 à 9h58

        Fixpir dit

        Vous auriez tort, à mon avis, de voter blanc. Pour ma part, j’en profite pour voter pour ceux/celui/celle qui expriment mes idées, sans arrière pensée d’efficacité économique, puisque les deux premiers candidats ont des politiques économiques similaires.
        Le seul problème est que la communication des candidats sur leur personnalités et leur programme est totalement indigente. On a vraiment l’impression que tout le monde se fout de ces élections.

    • 6 Juin 2017 à 16h40

      gnu dit

      LR aurait dû rallier En Marche tant qu’il en était temps (n’ayant pas dégagé Fillon aux élections pour les gagner avec un autre candidat), du coup ils vont ramasser les miettes.
      Baroin était à ses débuts un porte parole extrêmement brillant et prometteur, aujourd’hui il fait plutôt vieux beau qui ne s’est pas recyclé dans son discours.

      • 7 Juin 2017 à 0h29

        Warboi dit

        Il fait pauvre petit vieux avec sa mine en papier mâché… Macron les a tous tellement ringardisés, que peuvent-ils amener de neuf, de frais, d’intéressant ?
        Ils se dirigent, de LR à PS vers une défaite historique, un parti vieux de un an va tous les renvoyer à leur misérable médiocrité et ils le savent. Cette pauvre NKM qui pleure déjà sa fin prochaine. NKM à qui Fillon avait réservé la meilleure circo de droite de France contre son soutien et qu’elle va paumer parce que les Français ne supportent plus ces méthodes d’un autre âge.
        LR ne pouvait pas rallier En Marche, sinon cela n’aurait plus été LR et c’est pour ça que LR va disparaître. Une moitié ira rejoindre la majorité présidentielle qui n’en aura aucun besoin, l’autre moitié va se pacser avec les identitaires réacs. Qui absorbera qui, on s’en fout un peu.
        et Mélenchon braillera dans le vide.
        La seule chose qui compte, à partir du 19 juin, c’est la réforme de la France. 40 ans qu’on attend ça.

        • 7 Juin 2017 à 11h50

          Fixpir dit

          Vos arguments sont surprenants (“gueule de papier mâché”, ringardisé, frais). Vous avez peut-être raison concernant le sort de LR, mais votre argumentation m’intéresse. Qu’est-ce qui caractérise, exactement, la “fraîcheur” d’une politique?
          En quoi, exactement, le programme affiché par M Macron serait fondamentalement plus nouveau, plus intéressant, plus “frais” (décidément, cette notion m’enchante) que celui défendu par MM Sarkozy, Juppé, Fillon?

          En réalité, je vois, sur les fond, des différences de forme et de détail mais certainement pas de nature.

          Bref, je serais intéressé que vous détailliez un peu vos arguments, qui me semblent purement “ad hominem”. Et, pire que “ad hominem”, sur des critères pour le moins flous. En fait, pour tout dire, qui me paraissent extrêmement superficiels.

          Se pourrait il que vous soyez un de ces individus dont l’opinion flotte au gré des images ciselées par la presse?

    • 6 Juin 2017 à 16h14

      Liamone dit

      Baroin sait que le danger pour la république c’est toujours l’islamisme militant qu’il va falloir combattre avec de moyens vue d’affronter les situations les plus extrêmes comme nos soldats savent le faire. Par les armes pour ceux qui passent à l’acte. Par la déchéance de Nationalité comme le permet la loi française. Baroin sait comme la majorité des citoyens que les héritiers de Pétain sont aussi un danger pour la république. La France le sait bien car à plus de soixante pour cent des votant elle les empêche de s’approcher du Pouvoir. C’est là une sécurité minimum. Baroin sait aussi comme la majorité des français, que Mélanchon la gargouille bavasseuse, incarne le communisme qui a tué et massacré. Il se prend pour un grand leader maximo mais est dangereux pour ce qu’il incarne uniquement.
      Baroin et l’ensemble des gaullistes savent qu’ils doivent combattre ces trois dangers pour la république.

      • 6 Juin 2017 à 18h15

        Caminho dit

        Si je comprends bien vous nous expliquez que 40% des Français sont autant de Pétain clonés. Tout discour, confrontation politiques sont interdits….je vous propose de fusiller 40% des Français, pour nettoyer la vermine…..ou de lire une définition de la démocratie.

        • 6 Juin 2017 à 20h55

          Liamone dit

          Mais pas du tout cher monsieur. Il y a le noyau dur des anciens du Papy, fondateur du clan, qui eux n’ont rien à cacher. Ils avancent le Front Haut, décomplexés et qui ne cachent rien comme celle du “Durafour crématoire, “l’occupation douce de la France par les troupes de Hitler, ETC . Et puis il y a les Jalk et autres extrémistes déguisés en agneaux, selon la pratique astucieuse de la dé diabolisation. C’est eux les patrons dorénavant. Ils savent se montre agneaux au quotidien; pourtant ils ont nommé Jalk président du FN par intérim.Quand à fusiller, c’est une pratique lointaine de guerre. Même Pétain n’a pas été fusillé.

      • 7 Juin 2017 à 9h39

        Fixpir dit

        Petit rappel concernant ce rappel permanent à Pétain, comme s’il était d’actualité : il y a quasiment autant de temps écoulé entre la mort de Napoléon Bonaparte et la naissance de Pétain qu’entre la chute du mur de Berlin et aujourd’hui. Ou, pour être plus précis à l’année près, entre la mort de Beethoven et la naissance de Pétain.

        Vous parlez d’une autre époque, d’un autre monde, d’un autre univers. Il serait peut-être temps d’actualiser votre version de logiciel.

        De Gaulle reprochait aux généraux Français d’être en retard d’une guerre, se préparant à 1870 en 1914, se préparant à 1918 en 1939 etc… Finalement, ils n’avaient “que” 40 ans de retard! Dans la résolution des problèmes du pays, toutes ces personnes qui se comparent aux montées des fascismes dans les années vingt vont dans trois ans avoir un siècle complet de retard! (Et encore, un siècle en terme chronologique, mais bien plus en terme de civilisation!).

        Le monde a changé, cessez de vous préparez aux combats d’hier!

        • 7 Juin 2017 à 11h38

          Liamone dit

          Fixpir@
          Il faut y voir un peu plus clair monsieur Fixpir. Quand un parti créé par Le vieux Le Pen, chef du clan du même nom, nomme comme président (par intérim) un Négationniste, vous pensez bien que cela est une remontée dans le temps qu’il est indispensable de ne point négliger. Sans être grand clerc en politique, on voit ressurgir là les vieux de la vieille de l’indignité nationale et tous ceux qui leur ont succédés. J’ai vu là le portrait de l’indigne Faurisson, désormais condamné, depuis avant hier pour ses récurrentes forfaitures et vous voyez bien vous aussi que l’indignité nationale est toujours là. On peut faire semblant de ne pas les voir.

        • 7 Juin 2017 à 12h13

          Fixpir dit

          @Liamone : La notion de chef de clan me semble intéressante. Par quoi se traduit-elle en réalité pratique?
          Je remarque que vous parlez d’un homme qui a été trop jeune pour participer aux combats de la seconde guerre mondiale, et qui est pourtant éloigné de la direction du FN par son âge, de l’opinion d’un autre sur la seconde guerre mondiale, et d’un troisième (dont je ne connais pas les liens avec le dit FN) sur la seconde guerre mondiale. Toutes affaires qui me semblent liées à un passé qu’il faut bien qualifier de lointain.

          Comme je le disais, vous vous attachez à une question, la montée des totalitarismes de droite en Europe à partir des années 20, qui aura un siècle tout rond dans trois ans.

          Il est bon de connaître le passé, il éclaire l’avenir, encore faudrait il ne pas en faire sa résidence permanente.
          D’autant que vous semblez avoir sélectionné un totalitarisme par rapport à bien d’autres. D’ailleurs, si l’on veut vraiment se référer au passé, il serait intéressant de savoir qui joue quel rôle. Qui utilise le meurtre politique à grande échelle, en Europe, pour imposer sa vision, par exemple du droit à caricaturer? Quelles sont les minorités qui se déclarent opprimées dans les démocraties tout en étant liées à un pouvoir dictatorial dans un autre pays, tels les Allemands des Sudètes?

          Vous voyez, si vous voulez vous référer au passé, il serait bon de le faire avec moins de superficialité.

          Bref, il est grand temps de se préparer aux combats du présent pour préparer l’avenir. Encore une fois, la même distance sépare la mort de Charles X, frère de Louis XVI, de la naissance du maréchal Pétain que la chute du mur de Berlin d’aujourd’hui.

          Le FN a certainement bien des raison d’être critiqué aujourd’hui, cet appel au siècle dernier est malsain, il obscurcit la vue du présent.

        • 7 Juin 2017 à 13h50

          Liamone dit

          Ce rappel au passé est primordial quand on assiste à la nomination d’un Négationniste à la présidence du FN.
          Pour ce qui concerne l’islamisme militant, le problème est simple. La nation dispose des hommes qui ont les capacités d’affronter les situations les plus extrêmes. Elle dispose de services qui travaillent depuis de longues années et qui ont les aptitudes pour vaincre sur le sol national et porter le fer là où cette plaie suppure, même dans les pays les plus fermés.
          La nation française pour vaincre et avancer n’a pas besoins de compter sur des “partis” qui portent les fausses valeurs et des idéaux pervertis par un passé des plus glauque. Un passé que le Front national réhabilite sous couvert de dé diabolisation. La république incarne des valeurs vraies et des idéaux qui sont désormais immortels, même si la classe politique qui doit les porter n’est souvent pas à la hauteur. C’est le choix des hommes qui compte.

        • 7 Juin 2017 à 17h47

          Fixpir dit

          Je vais m’arrêter là, parce que l’on tourne en rond.
          Allez, une dernière image, concernant le maréchal Pétain, qui semble vous obséder : Il a été à deux doigts de PRENDRE SA RETRAITE en 1914, alors que l’automobile en était à son tout début industriel. Il est plus que temps de tourner la page sur cet personne. Laissons les morts enterrer les morts.

          Entre Warbois qui pense qu’il faut voter LREM parce que leurs politiciens sont “plus frais”, et vous qui encensez M Baroin en raison de ce qu’il pense d’un gouvernant né au milieu du XIXème siècle, il me semble que l’on est mal parti.

          Serait-il possible, svp, pragmatiquement, de se préoccuper du présent, et des personnes les plus capables de gouverner le pays, sans se référer ni au XIXème siècle, ni à leur “fraîcheur” – ni, d’ailleurs, à leur sexe, leur couleur de peau, leur origine sociale ou leur manière de s’envoyer en l’air?

          Il y a bien des questions importantes à régler, sans se rajouter des contraintes artificielles sans fin.

        • 7 Juin 2017 à 18h03

          Liamone dit

          Fixpir@
          Vous faites une fixation sur Pétain, alors que moi je vous parle des héritiers de Pétain. Le vice président par intérim du FN, Jalk, Négationniste, et toute la troupe de sous marins qui gravitent dans son entourage au sein du FN. On a beau s’afficher ou se dire dé diabolisé, personne n’est dupe. Tout le monde se tamponne de Pétain. Des héritiers non. Il est vrai qu’il est utile de passer à autre chose, mais pas lorsque l’on parle du Front National. Héritier non pas inconscient de Pétain, mais héritiers conscient de ce qu’il représente mais héritier non avoué.

    • 6 Juin 2017 à 15h00

      gerard jourdain dit

      @taubiroute

      +1

    • 6 Juin 2017 à 11h11

      taubiroute dit

      LR est deja mort, plus que deux semaine de soybressauts avant que le cadavre ne se raidisse.
      Un parti dont le chef battu appelle immediatement a voter pour Macron est un parti de vendus et de traitres carrieristes. Pas etonnant que la droite explose et se recompose autour de ses vraies valeures.
      Souhaitons a LR un minimum de deputes, ideal serait qu il fasse faillite ces gens sont des hontes nationales !

      • 6 Juin 2017 à 18h27

        Caminho dit

        Une de route, deux de bi-route !!! 10/10.

    • 6 Juin 2017 à 10h57

      Jourbon dit

      De tous les commentaires que l’on peut lire ici, on ressent la nostalgie de la quatrième République .

    • 6 Juin 2017 à 9h57

      Caminho dit

      Baroin a perdu les élections à la seconde où il a appelé a voter Macron.

      • 6 Juin 2017 à 10h23

        isa dit

        C’est l’inverse: s’il ne l’avait pas fait, LR qu’ait été cuit de suite.

        • 6 Juin 2017 à 10h23

          isa dit

          Qui zirait

        • 6 Juin 2017 à 13h17

          AMHA dit

          Absolument.
          L’aile dite juppéiste ou libérale-sociale aurait voté Macron de toute façon et sûrement pas, jamais, MLP. Le ni ni aurait achevé de l’écoeurer. Et la messe aurait été dite.
          Aujourd’hui elle peut encore voter pour un candidat LR sans avoir l’impression de se renier sur toutes ses valeurs.

    • 6 Juin 2017 à 9h33

      Syagrius dit

      Ce combinard a été sorti tel le lapin du chapeau par les réseaux maçonniques après la déroute de Fillon, mais cette fois-ci cela ne suffira pas, tout le monde sentant que le personnage étant, malgré sa voix chaude et persuasive de marchand de bagnoles, parfaitement creux en ce qui concerne la capacité de fédérer sur son nom la droite au sens large.

      • 6 Juin 2017 à 9h58

        Caminho dit

        Baroin n’est pas ma tasse de thé mais vous êtes injuste : Il était le seul baron aux côtés de Fillon le jour du Trocadéro.

        • 6 Juin 2017 à 10h36

          JeanBart dit

          Le père de Barouin était inquiet : son fils, loin d’être tête de classe, sortait tout juste d’une médiocre école de commerce quand il eut l’excellente idée de le présenter à Chirac ! Ces deux individus extrêmement sympathique et sans aucune conviction se sont retrouvés et Chirac l’a adoubé.

        • 6 Juin 2017 à 12h28

          lapaladine dit

          vous avez oublié Bruno Retailleau et d’autres fidèles.

    • 6 Juin 2017 à 8h35

      isa dit

      C’est sur que c’est mieux d’avoir son patron qui s’associe avec La Pen tant il a envie de pouvoir.
      Que nenni! A mon avis, il va tout perdre. 

      • 6 Juin 2017 à 11h54

        David Desgouilles dit

        Mais de quoi parlez-vous ?
        Je ne suis plus membre du parti de NDA depuis 2009 ! 2009 !
        Et pour le reste, NDA sait très bien ce que je pense de son attitude entre les deux tours.
        Je suis chroniqueur et romancier. Alors par pitié, arrêtez votre désinformation. Arrêtez de faire croire que NDA est mon patron.

        • 6 Juin 2017 à 13h23

          Warboi dit

          Vous êtes quand même le seul de toute la presse française à avoir renvoyé Le Pen et Macron dos à dos après le débat.

    • 6 Juin 2017 à 7h23

      Lecoeuretlaraison dit

      Comment voulez-vous que les Républicains résolvent un problème qu’ils nient ? 
      Ils font comme ont fait les socialistes, défendre tout et son contraire et quand ils doivent absolument  prendre une décision, dévoiler ce qu’ils sont : des libéraux-libertaires. 
      Ils finiront comme les socialistes, parce que quelqu’un s’est aperçu et a essayé avec succès de tirer parti de cette supercherie.
      Le spectacle qu’ils offrent est déplorable et ne mérite aucune pitié. 

      • 6 Juin 2017 à 12h37

        lapaladine dit

        Oui sûrement, mais que dire de Macron, président qui a dit tout et son contraire durant toute la campagne présidentielle grâce aux algorithmes qu’utilisent les gambistes dans les salles de marché? Certains de vos chroniqueurs ont même osé dire que Macron était dans la nuance! On rêve.
        Je pense que la politique marketing est arrivé au bout et que’elle a été tellement utilisée que les Français en sont fatigués et voudraient des partis avec des valeurs même si elles ne rencontrent pas la majorité. Les nominations de E Philippe, B Lemaire, G Darmanain ont donné le coup de grâce à cette politique marketing.

        • 6 Juin 2017 à 13h51

          Lecoeuretlaraison dit

          Les Français sont écœurés ? Pas tant que ça puisqu’ils s’apprêtent à donner une vaste majorité à Macron. 
          Les mécontents, même si plus nombreux, sont dispersés et assimilés à des extrémistes dangereux. Mais c’est bien fait, à force de tortiller du derrière…