Le vent se lève…
La montée de l’antisémitisme est parfaitement compréhensible
Publié le 03 avril 2009 à 13:14 dans Société
Aussi surprenant que cela puisse paraître, personne, absolument personne, n’a relevé dans la presse française le dernier dérapage de Jean-Marie Le Pen sur la question de l’antisémitisme. Interrogé par des journalistes à Bruxelles pour savoir ce qu’il pensait du dernier rapport de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union, portant sur 19 pays européens et soulignant une nette remontée des actes antijuifs depuis le déclenchement des hostilités à Gaza, Jean-Marie Le Pen a répondu, sans l’ombre d’une hésitation : “Ça ne me surprend pas qu’il y ait une montée (de l’antisémitisme). En fait, c’est parfaitement compréhensible car Israël alimente des sentiments d’antisémitisme.” Quant au rapport de l’Agence, le président du FN a estimé qu’il s’agissait d’une “grossière diversion”, destinée à faire oublier les crimes de guerre d’Israël à Gaza.
On s’étonnera donc que la presse française qui, il y a une semaine, avait amplement relayé la sortie de Le Pen au Parlement européen et le come-back du “détail” dans la rhétorique frontiste, soit restée muette devant cette justification de l’antisémitisme, dont les seuls coupables ne sauraient être que les Israéliens. Enfin on ne s’étonnera qu’à moitié. Parce qu’en vrai, ces mots, cette justification, cette absolution, ce n’est pas à Jean-Marie Le Pen qu’on les doit, mais à Ken Loach.
Oui oui, Ken Loach, le metteur en scène concerné de Bread and Roses, l’humaniste engagé de Le vent se lève, pour lequel il a obtenu la Palme d’or à Cannes en 2006. Ken Loach le chouchou des pages cinéma de Télérama, du Monde et des Inrocks. Et surtout Ken Loach, le courageux militant d’extrême gauche, le grand contempteur du Capital et du social-libéralisme, le soutien inconditionnel d’Olivier Besancenot à la dernière présidentielle.
A ce stade du récit, une précision s’impose et notamment à l’attention des tenants de l’équation gauchisme = antisionisme = antisémitisme. Je le répéterai autant de fois qu’il le faudra : par pitié, laissons l’amalgame forcené au Camp du Bien ! Je n’accuse pas tous les trotskystes, ni toute l’extrême gauche de complaisance pour l’antisémitisme, et encore moins d’antisémitisme. En Grande Bretagne, de nombreux groupes marxistes ont dénoncé les déclarations de Loach. En France, l’excellent site trotskyste de Gilles Suze (un bolchevik old school, opposant interne au NPA) a prouvé, durant toute la durée du conflit à Gaza qu’on pouvait et qu’on devait impérativement faire la part des choses entre la condamnation de l’intervention et les accusations de massacres ou de génocide, porteuses de dérives antisémites. Toujours chez nous, depuis des années, c’est le site d’extrême gauche – certains diront même d’ultra-gauche – d’Yves Coleman1 qui maintient avec le plus de pertinence et de virulence les saines traditions de cordon sanitaire issues de l’Affaire Dreyfus – et que nombre d’élus banlieusards de la gauche et de la droite respectables oublient volontiers en période électorale.
Mais bon, cela étant dit, on est bien obligé de constater que le discours ultra-limite de Ken Loach a été glissé en douce sous le tapis de Libé jusqu’à l’Obs. Situation délicieuse, ce sont de fieffés réacs tsahalophiles comme mes amis XP et Menahem Macina qui ont rétabli le droit du cinéaste engagé à faire connaître ses prises de positions sur le Proche Orient, le pauvre ayant été censuré, pour son bien, par ses propres groupies !
On attendra donc en vain qu’à chaque fois que nos amis de la presse qui pense reparleront d’un film de Ken Loach, ils prendront des pincettes, préciseront que leur engouement est strictement artistique et qu’il n’a rien à voir avec ses prises de positions politiques nauséabondes ; un traitement façon Brigitte Bardot qu’on peut aimer dans Le mépris sans être pour autant accusé d’être favorable à l’abattage rituel de tous les immigrés pour l’Aïd el Kebir. Plus sérieusement, on attendra qu’Olivier Besancenot se fende d’une petite mise au point. Daniel Bensaïd, qui sait écrire, devrait pouvoir lui faire ça sans trop de souci. On sait le trotskyste lambda pointilleux, voire chichiteux sur les principes, faudrait pas perdre les bonnes habitudes avec la création du NPA. Rappelons que lors d’une rencontre avec le metteur en scène diffusée le 2 janvier 2008 sur France Inter, Olivier Besancenot avait déclaré : “J’irais bien au pouvoir avec Ken Loach !” Espérons que le cas échéant, il ne lui confiera pas le Quai d’Orsay, et encore moins la division du ministère de l’Intérieur chargée de la protection des lieux de culte.
Bref, je pense qu’Olivier Besancenot et avec lui la quasi-totalité de l’establishment ont tort de fermer les yeux sur ces transgressions de plus en plus transgressives. On est tellement gêné qu’on préfère regarder ailleurs. C’est tabou, un peu comme l’inceste avant que ça devienne à la mode. On fait comme si ça n’existait pas, et pourtant, ça existe : Le Pen n’a pas le monopole du dérapage, il y a des chics types aux normes ISO 2009 qui trouvent que la montée de l’antisémitisme est understandable et que la dénonciation des récentes attaques de synagogues était une « grossière diversion » (Red herring, hareng rouge, en VO). Alors que jusque-là, le seul discours admissible dans cette frange de l’opinion était que quels que soient les crimes imputés à l’Etat d’Israël, toute forme d’antisémitisme était injustifiable. Grâce à Ken Loach, face aux actes antisémites, on est passé du traditionnel Je condamne, mais… à l’innovant Je comprends, mais…, bref on a franchi un palier, et qui risque de ne pas être le dernier. Sincèrement, je ne dis pas que Loach est antisémite et n’encourage personne à le penser. En revanche, je crois qu’il encourage l’antisémitisme, tout en étant intimement persuadé de ne pas le faire. Je pense que cet homme, comme des flopées de citoyennistes est plombé par sa vision strictement binaire du réel, par sa division du monde en bad guys et good guys, qui est pourtant celle des thrillers bourrins américains qu’il déteste et que j’adore. Par absence d’imagination, inculture historique ou paresse idéologique, Ken Loach plaque ses schémas de Land and freedom (méchants franquistes/gentils républicains ou encore crapules staliniennes/angelots trotskystes) sur le conflit entre Tsahal et Hamas, je vous laisse deviner qui est qui…
Le pire dans tout ça, c’est donc que Ken Loach n’est pas vraiment un raciste, ni plus spécialement un antisémite. Il est victime de son ignorance, de ses préjugés, de son simplisme. Oui, c’est ça, c’est un simplet. Il n’est en définitive que le frère jumeau du petit blanc gogol de ses propres cauchemars, celui qui croit que tous les arabes dealent du crack dans les caves de HLM entre deux tournantes…
- On pourra notamment y lire un compte-rendu hallucinant de la visite de courtoisie faite au Hezbollah par l’antisioniste radical Norman Finkelstein, auteur du fameux ouvrage L’Industrie de l’Holocauste. ↩
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L'auteur
Marc Cohen est rédacteur en chef brèves de Causeur.
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BArry dit
Archivo judaico?
Patrick Mandon dit
Averell,
Votre récente intervention, d’un discrète et charmante singularité, m’invite à vous fournir cette précision : comme vous, j’ai été irrité par le parti-pris, l’esprit de simplification de Ken Loach dans sa manière de traiter la guerre d’Espagne. Nous savons bien que cette guerre, rendue plus cruelle encore parce qu’elle était intestine, doit d’abord être placée dans son contexte (jeux des grandes puissances, mensonges et menaces du stalinisme, cristallisation de la notion d’espoir chez les ouvriers, peur des possédants, crispation du christianisme, rôle des intellectuels). Quant aux actes de cruauté, de barbarie, divisant les villes, les villages, les familles même, ils furent commis par les deux parties. Si je constate qu’en effet, un coup d’état, mené par un général factieux, abolit une république légitime, je n’oublie pas (cela me vaudra encore des injures) que les réprouvés, les Juifs, les fuyards, les résistants trouvèrent, dans l’Espagne de Franco, un asile à peu près sûr.
Or, Kes est bien loin du manichéisme historique. C’est un film poignant, très peu «social» au sens militant qui définira ultérieurement Ken Loach, même si l’analyse, très fine, de l’état dans lequel se trouve la société, relève en effet de la critique. C’est d’abord le récit d’une élévation et d’une détresse. On le trouve facilement en vente sur Internet. Si les larmes ne vous viennent pas, Averell, je vous rembourse votre achat !
Patrick Mandon dit
Nina,
Alors, Nina-Eden, comment va la poissonnerie ? N’est-elle pas trop touchée par la crise ? La poissonnière, elle, ne le semble pas le moins du monde : toujours la première sur le trottoir à vanter sa marchandise. Et toujours à vous héler avec une haleine à forts relents de marée stagnante. Et puis, ce sens de l’Histoire à nul autre pareil ! Elle vous résume 2000 ans de christianisme en deux formules et trois mots d’un vocabulaire hargneux ! Mais elle a eu tort d’en appeler à Einstein : « […] la connerie est sans limite surtout lorsqu’elle devient criminelle.» Nina, vous êtes la preuve incarnée qu’elle peut être sans limite sans être le moins du monde criminelle !
Et pour finir, puisque vous me le réclamez si gentiment et avec tant d’insistance, je vous recommande en effet de vous procurer le DVD de Kes. Vous verrez ce qu’est un chef d’œuvre. J’ignore si l’adolescent qui interprète le rôle principal est Juif, mais, à mes yeux, il a des qualités qui m’ont dispensé d’en savoir plus sur ses origines. Je vous engage à en faire autant.
Nina, ce soir, pas de tournée des bistros, vous savez que ça ne vous réussit pas.
Eden dit
Alice, ne faites donc pas votre chochotte…J’en ai vu d’autres et pour se vexer par un mec de la trempe de Mandon, faut vraiment être nase !
De plus dans les gogues on apprend bien plus sur la société que dans les salons ou dîners parisiens. Ce mec est fat et je ne le supporte pas.
Avec ses leçons de cinéphile à deux balles, il phagocyte le débat et ça m’énerve.
Averrell : vous vous posez les mêmes questions que beaucoup et depuis fort longtemps on se pose. On n’explique pas l’antisémitisme sinon par la persistance des autres monothéisme à vouloir s’accaparer LA vérité de leurs dogmes au détriment de l’origine même du monothéisme.
Ken Loach poursuit les mêmes attitudes que d’autres écrivains, artistes en leur temps. Comment expliquer l’antisémitisme d’un Voltaire ou d’un V. Hugo ou même d’un Balzac sinon par des préjugés instaurés par l’Eglise avec force et entêtement ?
Les clichés n’ont pas bougé durant 2000 ans, c’est étrange et tellement vivace qu’ils sont repiqués par l’islam.
Ces deux là : catholicisme (je dirais dogmes chrétiens tout entier puisque les églises orthodoxes ont les mêmes travers) et l’islam ont inscrit NOIR SUR BLANC l’antisémitisme dans leurs liturgies. Leurs fidèles ont fait le reste.
Hier encore, on faisait circuler le mythe de l’enfant chrétien que les juifs saignaient pour faire la matza (pain azyme) pour la Pâques…aujourd’hui, le même mythe circule dans les pays arabo-musulmans.
Aujourd’hui un connard pique 50 milliards de dollars à ses clients (à majorité juifs) et voilà que la crise financière mondiale repose sur un complot juif.
Einstein avait raison : la connerie est sans limite surtout lorsqu’elle devient criminelle.
AVERELL dit
Je vis en Espagne depuis seize ans et je ne puis cacher que “Land and Freedom” est un peu court en regard de l’histoire. La Guerre Civile d’Espagne est l’un des événements les plus complexes du très complexe XXème siècle. Par exemple, le public ignore trop ce que furent les tiraillements, voire les haines, entre les différentes tendances du camp dit nationaliste qui luttèrent aux côtés de Franco le très astucieux dont l’une des astuces, et non des moindres, est la neutralisation de certaines de ces tendances, très critiques à son égard. Ken Loach a une vision simpliste de la politique, de l’histoire et du monde ; et il est possible que son succès doive au moins un peu à ce simplisme. Le public n’aime guère les complications, d’un côté les Bons, de l’autre les Méchants. Titillez l’émotion (la propagande est pourvue de moyens toujours plus puissants), écartez l’analyse (elle fatigue) et le public a la certitude de détenir du vrai, voire la Vérité. Je me vois très embarrassé devant Ken Loach. Je ne puis nier les intenses émotions qu’il m’a fait vivre, des émotions qui toutefois ont du mal à s’en tenir à elles-mêmes : elles s’interrogent sur leur qualité. Je suis très embarrassé donc. Mais je n’ai vu que six films d’une filmographie considérable. Patrick Mandon que j’apprécie pour son intelligence sensible (voir ses articles sur le prince de Ligne et sur Ramón Fernández, sans oublier ses réponses diverses) signale “Kes”, ce qui me rend très curieux.
Je ne me laisserai pas aller à accuser Ken Loach d’antisémitisme, d’abord parce que l’antisémitisme me révulse et que Ken Loach ne me révulse pas. On ne manquera pas de me faire remarquer que je manque de flair ; et que je suis peut-être un antisémite qui s’ignore ! Certes, il n’est pas rare que Ken Loach m’agace : j’ai appris à me méfier de l’émotion lorsqu’elle ne va pas main dans la main avec l’analyse. Elles sont indispensables l’une à l’autre. Le génie juif a su unir l’émotion et l’analyse avec une détermination particulière, et de cette union il retire des énergies quasi-illimitées.
L’antisémitisme est un simplisme, ce qui ne l’empêche pas d’être capable de tenir des discours très contournés, très élaborés. Quoi qu’il en soit il n’est jamais qu’un cache-misère : soulevez un pan d’antisémitisme et vous ne trouverez que de la crasse et rien que de la crasse. L’antisémitisme et l’antisionisme (lorsqu’il sert de masque à l’antisémitisme) sont les manifestations les plus sordides de la démagogie. Démagogie (définition du Petit Robert) : “Politique par laquelle on flatte, excite, exploite les passions des masses.”
Et permettez-moi un coq-à-l’âne. J’en viens à l’actualité la plus directe. Je constate qu’Israël sera toujours plus coupable que tout autre pays. Pourquoi ? L’antisémitisme explique ce fait ; l’antisémitisme, cette chose séculaire, cette vieille chose qui ne cesse de se refaire une jeunesse. L’antisémitisme finit par me faire radoter, mais permettez-moi d’en revenir à l’une de mes marottes. Les Palestiniens n’intéressent que parce qu’ils représentent l’occasion rêvée de s’en prendre aux Juifs, je dis bien aux Juifs en général, et non pas seulement aux Israéliens, aux Juifs d’Israël. C’est tellement vrai que j’ai une méfiance insurmontable à l’égard de ceux qui professent de la sympathie pour les Palestiniens ; je juge cette sympathie impure, entachée d’antisémitisme. Il faudrait que je sorte de cette lecture, ou, tout au moins, que j’y apporte de la nuance. J’oublie trop volontiers que les plus sincères sympathies dont bénéficient les Palestiniens sont juives, juives de la diaspora et plus encore d’Israël.
Où en suis-je ? Les numéros se succèdent. Les médias dégueulent, en vrac, une benne à ordures sur la gueule et quotidiennement. Plus personne ne s’y retrouve… sauf quand il est question d’Israël. Israël ! Qui n’a pas son idée sur la question ? Les préjugés qui tiennent lieu de pensée doivent expliquer pour l’essentiel ce phénomène.
P.S. Vous évoquez Olivier Besancenot. Je partage avec lui un même prénom, ce qui m’attriste. J’étais bien en compagnie de l’Olivier d’Eugène Fromentin et de celui de Claire de Duras ; et voilà qu’une frimousse à claques débarque sur la scène politique. Cher Olivier de Kersauson, vous devez vous aussi partager l’agacement d’avoir à partager votre prénom avec un foutriquet. Mais vous vous en foutez, vous avez l’espace, et quel espace !
Alice dit
Eden, je me demande comment on peut survivre, après qu’on a reçu une réponse comme celle de Patrick ?
Eden dit
Vexé Mandon ? On s’en cogne !
Il y a un truc de plus en plus nauséabond, ce sont ces cinéastes, acteurs qui se piquent de “messages politiques” dont on a rien à battre…sauf qu’en l’espèce, le Ken Loach fait des émules because il est “installé” sous le label “contestateur anti-impérialiste” de mes fesses…
Y en a plein des comme ça…Vanessa Redgrave a tenté une percée anti sioniste à Hollywood et a même embringué son beau-fils Liam Neeson dans la foulée….
On a Susan Sarandon qui fait le même boulot avec son Tim Robins de mari…
Moi ça me m’éclate ces cocos ! Cependant, la palme revient à….Sean Penn partout où on l’attend le plus : en Irak avec Saddam avant la guerre et bien entendu en Iran sans oublier sa petite trempette dans les eaux souillées d’après le passage de l’ouragan Katrina !
Ah…On n’a pas ça nous en France !!! Seulement des petites pointures style Carole Bouquet et Josiane Balasko qui vont pointer leurs museaux près des sans-logis, une fois dans l’année !
Loach c’est le pote de Ken (le rouge) Livingstone et George Galloway, c’est dire si le mec est connoté ! Mouarf !
Hirondelle dit
Article très intéressant.
Le monde binaire est un théatre de marionnettes …
http://www.youtube.com/watch?v=bCuBHBfUNd4
le nouvel holocauste expliqué aux enfants, pas besoin d’infantiliser, ils le sont déjà.
gerard dit
Raisonnement du PS Martine Aubry en tête: Les Juifs? combien d’électeurs.
Patrick Mandon dit
Eden, voir plus bas (avec vous, c’est toujours plus bas). Vous êtes arrivé(e) ici en passant par les latrines ; pour vous, ce n’est pas un exploit, c’est une hygiène…
Eden dit
Bah oui Mandon…J’suis là…j’te mate en douce quand j’ai le temps.
T’es toujours là en train de bousiller un débat pour faire ton intéressant et ça n’a rien à voir avec le sujet initial.
On te laisse faire et tu vas nous pondre une fiente sur “quand passe les cigognes” ou une rétrospective des films tchèques chiants comme la mort…
Posture intellectuelle dont on se contrefout à mort !
J’ai signé en plus écrivaillon ! J’viens pas en masqué mais vu que Justine m’a lourdé, j’reviens par la fenêtre histoire de la faire bosser un chouille la pauvresse !
Ils peuvent pas nous encadrer les british, j’insiste moitaussi…Ils sont comme ça depuis des décennies : ils adorent les arabes, l’islam et les babouches, ça en jette à mort pour le type chevalin de la perfide Albion !
Je vais arrêter là : ils paient déjà la facture en Londonistan !
dom dit
Stefan Pohler, ce que vous dites mériterait d’être développé dans un article !
Stefan POHLER dit
c est rigolo, parce que je travaille sur un site avec des allemands en Arabie saoudite, et ils n ont de cesse de feliciter mes camarades de la grandeur et de l oeuvre accompli par le Chancelier,
Fuhrer Hitler. Et ici la bande son n est pas modifiee
pour pouvoir etre audible et ne pas trop alarmer les braves peuples occidentaux… Vous verriez la tete de mes amis et la gene occasionnee pendant que les autres restent admiratifs devant les representants de ce peuple qui a ose mettre au pas tous ces gens qui…..Vous etes encore loin du sujet et ce qui est horrible c est le naturel et le fait de trouver normal de detruire le Juif.En plus ils n en ont jamais vu, rencontre… C est un precepte…Cela doit etre accompli. Surement apres faudra t il s occuper des suivants. Notre tour viendra, je ne suis pas inquiet, quand Obama intimera a notre President de faire entrer la Turquie dans l Europe, il n y aura pas beaucoup d echappatoires.
xavier dit
C’est piquant en tout cas de voir Marc Cohen prendre à témoin ses “amis” Menahem Macina et XP dans cette sombre affaire de racisme inconscient.
Le premier blablateur pro-israélien logorrhéique et paranoïaque, “témoin de moralité” au procès d’un des animateurs du site raciste d’extrême droite SOS racailles. Le second passe son temps à pleurnicher sur la fin de la race blanche avec ses co-blogueurs.
Bref, le racisme c’est mal quand ça vise les juifs, mais quand il s’agit de trasher les bougnoules, pardon, les “Divers”, alors ça devient de la lutte-contre-la-bien-pensance ™.
beam dit
A Nofre,
Je n’ai jamais dit que je condamnais les croisades, ni les Békés…
Patrick Mandon dit
Eden a éructé. Il n’est pas difficile de deviner qui se cache derrière Eden. Quand un esprit commun adopte un pseudonyme, évoquât-il un jardin mésopotamien, il se métamorphose rapidement en synonyme…
Zyx dit
Patrick Mandon aime Kes, c’est son droit. Je maintiens (et j’ai vu Kes et plusieurs autres films de Kenneth Loach, mais une fois seulement, faut pas pousser !) que Loach est un metteur en scène mineur, même si Kes est un œuvre au-dessus du lot. Dire que le sujet de Kes s’accommode d’un discours manichéen n’a rien de péjoratif. Dommage que Patrick Mandon détourne la discussion de son sujet principal; l’antisémitisme de Ken Loach.
Eden dit
Quelle putain de suffisant ce P. Mandon !
Totalement hors sujet sur la phrase assassine de Loach, il nous scotche une sempiternelle critique baveuse d’un film du cinéaste britton…
Ca ne le dérange pas de nous gonfler sans cesse sur Kes ? Zéro pointé Mandon, vos pets à répétition sont bons pour les blogs des Inrocks.
Loach fait partie de la bande à Redgrave : Israel, ils peuvent pas encaisser et pis les British se sentent un chouille merdeux pour leurs agissements dans ce coin du monde. Ils ont le syndrôme Lawrence d’Arabie (pas seulement pour la sodomie n’est ce pas…) pour le côté look arabe, chameau et foulard…C’est exotique !
La phrase de Ken Loach est sans ambiguïté en ce qui me concerne : le mec devrait se la glisser avant de trop déconner façon Genêt…
Alice dit
J’embrasse Emilie. Vous en avez de la chance ! Patrick vous répond, vous au moins. Moi, rien, nada ! Ceci dit, vous êtes très cultivée, Emilie, et j’apprécie beaucoup vos références. Je ne les ai pas, mais je ne suis pas jalouse, au contraire, je vous félicite. Et puis, mon cher Ours mérite bien la comparaison avec Voltaire (que je ne connais pas bien), ses interventions sont toujours pertinentes, et aussi courageuses. En plus, il a du cœur, le grand Ours, je le sais. Causeur, c’est un vrai plaisir, pourtant je sais qu’il faut que je me déshabitue, sinon, c’est comme une drogue, ou comme les hommes : je ne pourrai plus m’en passer. Emilie, avez-vous vu le film que Patrick recommande, Kes, de Ken Loach ? Je vais essayer de me le procurer. Je vous dirais ce que j’en pense. Mais je sais déjà que ça ne peut être que bien, puisque «Tempes argentées» le défend avec autant de fougue. J’aime bien quand il se lance dans une polémique. D’ailleurs, je dois dire que j’adore quand il y a de la bagarre sur Causeur.
Merci de penser à moi, Emilie
dom dit
Merci pour la VO Odilon, “if there has been a rise”, Loach arrive même à mettre en doute la montée des agressions anti-sémites alors ? Trop fort ! “S’il y a eu augmentaion, elles est compréhensible, etc.”, et c’est sur la forme passive qu’Odilon concentre son exégèse, ça c’est une diversion.