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Le Vatican se fiche du monde

Le négationnisme, un détail par rapport au droit canon ?

Publié le 08 février 2009 à 12:12 dans Société

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La “dés-excommunication” des quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre a donné lieu à des polémiques adventices où se sont déployés plusieurs types de mauvaise foi. D’un côté, la rumeur (qu’Angela Merkel a paru avaliser) d’un Ratzinger nazi donc négationniste a circulé. De l’autre on a doctement souligné la distinction entre levée d’excommunication et réintégration dans le clergé, concédant seulement une carence dans l’information fournie à Benoît XVI sur Williamson. Mais ceux qui, comme Mgr Simon, l’archevêque de Clermont-Ferrand, minimisent ainsi l’affaire, oublient que Williamson n’en était pas à sa première déclaration négationniste, et qu’en tout cas le Vatican pouvait suspendre la publication – ou la mise en œuvre si on ne pouvait plus retenir le texte – de sa décision jusqu’à une éventuelle rétractation. À quelque date que le pape ait été informé des propos de ceux auxquels il tendait une perche, on doit reconnaître qu’il a tenu ces opinions pour secondaire par rapport aux questions de discipline ecclésiastique. Même après la fameuse interview à la TV suédoise, c’est la recherche du rétablissement de la communion avec les brebis égarées qui a prévalu. À croire que par rapport à cet objectif, toutes les divergences d’opinion concernant les affaires du monde devraient être reléguées au second plan.

C’est évidemment cette échelle des valeurs, avec l’égocentrisme institutionnel qu’elle traduit, qui n’est pas admise à l’extérieur, y compris parmi les fidèles. La levée de bouclier à laquelle on a assisté a en effet révélé deux failles : l’une entre les valeurs du monde et celles qui guident le gouvernement de l’Eglise et l’autre entre le Vatican et beaucoup d’épiscopats nationaux. Une institution qui prétend être “experte en humanité” est menacée dans sa raison d’être quand son attitude scandalise la plus grande partie de l’humanité. Certes le décalage entre les valeurs de l’Eglise et celles du monde est constant depuis l’origine (cf. I Cor. 4, 9-13), mais ceci ne justifie pas que l’Eglise se place dans une situation d’infériorité morale par rapport au monde. La marginalité actuelle de l’Eglise en matière de mœurs, de famille, de manipulations de la matière humaine… peut apparaître un avertissement à l’humanité imbue de sa puissance, mais quand elle semble indifférente à ce qui est le noyau de la conviction démocratique actuelle (la répudiation de l’hitlérisme et de son principal forfait) ce n’est pas son enseignement mais sa crédibilité qui est en cause. Dans le premier cas, c’est son excès d’exigences que l’on reproche à l’Eglise, dans le second cas son indifférence à l’essentiel : drôles de moralistes qui n’accordent qu’une attention secondaire à la shoah et à sa mémoire !

Que le sommet de l’Eglise ait donné l’impression d’une telle surdité morale a eu pour effet – effet heureux, dira-t-on – de dessiner une seconde faille : entre le Vatican et les épiscopats nationaux. On l’a vu en particulier en France où les évêques ont eu le réflexe de protéger leurs relations de confiance avec les représentants du judaïsme.

Ce n’est évidemment pas un hasard si les deux fractures que la crise a creusées correspondent à deux des axes essentiels de Vatican II. Ce concile a voulu restaurer (réplique décalée à la proclamation de l’infaillibilité pontificale) une certaine collégialité dans le gouvernement de l’Eglise en même temps qu’il a affirmé l’intention d’être “concile pour le monde”, de jeter “un pont entre l’Eglise et le monde”. Au contraire, les dérapages et replis de l’actuel pontificat illustrent au contraire une certaine rétraction sur soi de l’Eglise en même temps qu’une centralisation quasi pathologique de son appareil, encouragée par la médiatisation papale. Ce renfermement sur soi et sur la doctrine (Vatican II s’affirmait pastoral) correspond à un sentiment répandu d’échec du concile, que les intégristes incarnent et exploitent. Le “concile pour le monde” a fait fond en effet sur une idée naïvement positive et progressiste du monde démocratique en cours d’instauration, où l’on voyait couramment une mise en œuvre autonome de valeurs issues du christianisme, avec lequel donc, les anciens malentendus étant levés, il devait être possible de renouer au prix d’une certaine adaptation (aggiornamento). Ce rêve d’harmonie ayant été démenti par la radicalisation contemporaine de l’individualisme, la vieille question, la vieille opposition Eglise vs Démocratie reparaît et doit être reprise à nouveau frais. Benoît XVI s’y essaie à sa manière (conférences de Ratisbonne, des Bernardins, de la Sapienza…) opposant au relativisme débridé de l’époque le point d’ancrage d’une anthropologie éclairée par le dogme catholique. On peut douter de l’avenir de cette entreprise, ou plutôt, si les interpellations du Pape sont souvent reçues, ses réponses (la nature comme limite en particulier) ne le sont guère.

L’idée d’une péremption de Vatican II, passerelle vers les intégristes où le Pape paraît s’engager, ne mène pas loin. Que Vatican II ne soit pas un plein succès, qu’il n’ait pas toujours été appliqué ou qu’il ait rencontré des obstacles imprévus, ne change rien au fait que son ordre du jour, les questions à quoi il s’est attaché, sont à creuser et non à oublier. La crise que, dans sa maladresse, l’appareil romain a déclenchée est absurde mais aussi révélatrice car elle repose les questions du Concile. Et qu’elle jette des lumières utiles aussi bien sur l’Eglise que sur le monde et sur la posture de l’Eglise à l’égard du monde.

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  • 9 February 2009 à 8h52

    Franklin D. dit

    Personnellement, je me sens aussi peu en commun avec les chachas persuadés que Dieu leur parle (un avantage pas besoin de fumette ou d’alcool pour délirer) ou les tradis attachés à une messe non par amour de la liturgie et pour une spiritualité solide, une minorité de “purs”, mais par étroitesse d’esprit pour la plupart.

  • 9 February 2009 à 8h49

    Franklin D. dit

    Que de débats élevés et inutiles pour dire qu’en fait Williamson est un connard grotesque.

  • 9 February 2009 à 7h17

    Pirée dit

    Amie Nina,
    les laïcards n’ont point la gaule, mais la trique.

  • 9 February 2009 à 0h44

    Rotil dit

    Vu l’époque à laquelle il vécut, Brahms ne pouvait pas être négationiste…

    J’ai mis le final de sa quatrième symphonie de accueil.

  • 9 February 2009 à 0h39

    Hirondelle dit

    « L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie », Mr Thibaud … de fait je ne sais pas exactement à quelle position particulière et majoritaire vous faites allusion en matière de mœurs et de la manipulation humaine … comme vous le dites … mais je suppose qu’elle doit plutôt procèder de la progression avec toute l’amplitude possible du dehors au-dedans plutôt que d’une situation tristement figée du tout dedans ou du tout dehors … La vie, ça bouge !!!

    Et justement, le Concile Vatican II, c’est cela ! La progression … avec la porte ouverte pour ceux qui en ont le désir …

    Je vous informe, pendant que vous vous offusquez des positions de l’Eglise, qu’en Angleterre, le lobby gay attend impatiemment l’orientation des nouvelles directives sur les lieux de drague ( à l’heure actuelle, il n’est pas illégal d’avoir des rapports sexuels dans un lieu public, sauf si quelqu’un d’autre voit l’acte et se plaint à la police) … les lapinodromes pourraient donc librement évoluer sans que cela ne scandalise point outre mesure la plus grande partie de l’humanité ? J’en doute …

    Donc pour en revenir à la question de la levée des excommunications, il s’agit, comme dit et répété et expliqué et réexpliqué par voie de presse écrite, télévisée, vidéodiffusée … (moi-même j’ai fini par comprendre !!! ) il s’agit donc d’une porte ouverte et non d’une réhabilitation.

    La difficulté pour l’Eglise est la suivante : l’ordination effectuée par Mgr Lefebvre est valide mais illicite …

    Ainsi, l’excommunication ne supprime ni l’ordination, ni le problème. Il s’agit avant tout pour l’église de protéger les croyants et cadrer une dérive sectaire extrêmement dangereuse, l’actualité de Williamson nous le démontre … et c’est bien parce que l’eglise est consciente de ce qu’est la Shoah qu’elle essaie de faire entendre raison à des types comme Williamson plutôt que de les laisser dans la nature…

    Je m’étonne que, théologien, vous ne l’expliquiez pas, comme je m’étonne que vous n’évoquiez pas dans votre billet les très nombreuses et très marquées interventions de Benoît XVI sur l’Holocauste depuis 2005 qui a parlé bien mieux je ne saurais le faire de cette effroyable déchirure de l’histoire qui porte « l’humanité à réfléchir sur l’imprévisible puissance du mal lorsqu’il conquiert le cœur de l’homme ».

    L’erreur à dénoncer, ne serait-ce pas plutôt celle commise par Mgr Lefebvre dans son obstination ?

  • 9 February 2009 à 0h18

    Nina dit

    Je pige pas pourquoi “laïcards priapiques” ?
    La laïcité ça donne la gaule ?

    Perso, je m’en cogne que Williamson soit excommunié ou pas. Qu’il soit considéré comme n’importe quel citoyen qui contrevient à la loi me suffirait. Mais en ce cas aussi, on se retrouverait coincé avec les pleureuses de “y en a que pour la shoah et les juifs ” !

    Donc rien…Que Williamson et son pote Abramowitch (le rital qui dit pareil et qui appartient à la même loge Pie X) aillent en enfer rapidos !

  • 8 February 2009 à 23h57

    gerard dit

    Benoît XVI raccole sur les trottoirs de Nüremberg.Une façon comme une autre de fédérer une humanité “imparfaite”. Heureusement qu’ Angela Merkel peut parler de la turpitude de celui qui n’a pas dû oublier sa formation de base. Au fond les cathéchismes se ressemblent . A Berlin autrefois , à Rome depuis toujours ou à Téhéran aujourd’hui.

  • 8 February 2009 à 22h30

    robespierre dit

    @montalte

    Moi je ne veux rien bruler du tout ! Sauf couper quelques têtes, c’est salissant mais ça ne dure pas.

  • 8 February 2009 à 22h19

    Max dit

    Un cardinal,proche du pape,qui compare Gaza à un “camp de concentration” et le pape qui réintègre des “religieux” intégristes, d’extrême droite et négationnistes! Bizarre,vous avez dit bizarre?

  • 8 February 2009 à 21h48

    Devlin dit

    J’ai confiance en Benedict XVI s’il veut amorcer le dialogue avec les brebis égarées ou qui ont la rage c’est son droit voir son devoir !!!

    Maintenant pour la Merkel il serait temps pour elle de replonger dans l’histoire de sa chère patrie ! la luthérienne oublie le destin du Zentrum et de ces partisans alors que les millions de luthériens allemands avaient placé Hitler à la tête du pays !!

  • 8 February 2009 à 21h44

    montalte dit

    “Une institution qui prétend être “experte en humanité” est menacée dans sa raison d’être quand son attitude scandalise la plus grande partie de l’humanité”, écrit sans rire Paul Thibaud, sous-entendant qu’être “expert en humanité”, c’est donc complaire à l’humanité. En vérité, c’est bien parce que l’Eglise est experte en humanité que l’humanité lui en a toujours voulu – et a même crucifié son fondateur un après-midi d’avril 33 en Palestine. C’est que l’Eglise en effet a plus affaire avec les siècles des siècles qu’avec le siècle, et que sa morale, si tenté que le christianisme soit une morale, n’est en rien celle du monde, c’est-à-dire celle de la mode des mondains.

    C’est vrai que le Pape manque plutôt de sens mondain ces derniers temps. Plus théologien que politique, plus intempestif que prudent, plus maladroit que la septième compagnie à lui tout seul, il a cru bon de désexcommunier les pires brebis galeuses de son clan – et de faire hurler les loups de l’empire du bien.

    D’abord, il est assez cocasse de voir des laïcards priapiques défendre un concept aussi médiéval que l’excommunication. Peut-être vont-ils se prononcer également pour la réhabilitation du mea culpa public et de l’autodafé. En tous cas, et ils le prouvent tous les jours, ils sont pour tous les bûchers du monde – brûlez les méchants, brûlez ceux qui dialoguent avec les méchants, brûlez ceux qui ont été à douze ans du côté des méchants, brûlez quiconque ose accorder le pardon aux méchants, et envoyez en enfer tous ceux qui prient pour les damnés qui sont des méchants définitifs, et après vous ferez partie de notre congrégation à nous, les Gentils, les Parfaits, les Purs, les Méga-Mignons, les Anté-satans.

    Ensuite, tout se discute, même le révisionnisme, ou plutôt, depuis qu’on a révisé le mot, le négationnisme – sauf si l’on considère qu’il y a des choses que l’on ne discute pas, en d’autres termes, des choses sacrées. Et entre le salut d’une âme ou sa damnation, qu’est-ce qui est le plus sacré ? Un ancien, conscient que chacun est pécheur, répondrait son salut, mais un contemporain comme Paul Thibaud répondra, avec toute la cruauté de la croyance en sa pureté, sa damnation. Notre époque, experte en éthique mais impitoyable en humanité (le contraire de l’Eglise, donc…), a décidé une fois pour toutes que le mal ne ferait plus partie de cette humanité.

    Alors, qu’un pape, sous prétexte d’unification ecclésiale, tournicote avec ce que le siècle considère comme le pire, voilà qui est insupportable, et, rajouteront les plus indulgents, voilà qui n’est guère malin. L’Eglise Catholique, accusée en permanence de tous les maux du monde, n’avait vraiment pas besoin de ça ! Mais l’Eglise doit-elle être maligne ? Après tout, c’est très catholique de réintégrer le diable en son sein, ça permet de le surveiller et, pourquoi pas, de le sauver. Mais dans un monde qui ne croit plus en la miséricorde et qui n’a jamais autant cru au diable, forcément, ça pose de petits problèmes de communication. Le Christianisme – scandale et folie for ever ? La preuve avec ce Williamson. Et ne croyez pas que je m’égare…

    Comprenons que la négation de la Shoah va de pair avec la sacralité de celle-ci. La Shoah, c’est le Golgotha de l’histoire contemporaine. L’horreur la plus signifiante de notre temps et autour de laquelle nous avons organisé tout notre credo moderne : droits de l’homme, antiracisme, altérité sacrée. Le problème est que dès qu’il y a du sacré, il y a du blasphème. Dès qu’il y a du visage (et du visage de juif !), il y a du crachat. Mais faire du blasphémateur, ce qu’est fondamentalement le négationniste, un criminel idéologique, un monstre qu’on aurait le droit d’abattre au coin de la rue, c’est lui faire trop d’honneur. Au lieu de perdre son temps à diaboliser les faussaires de l’histoire, on devrait plutôt les réfuter une bonne fois pour toutes, puis les traiter par dessous la jambe – un peu comme on traiterait un imposteur qui viendrait nous expliquer que Marignan ce n’est pas 1515 ou que le Christ n’est pas ressuscité.

    Mais non, il faut agir, exclure, diaboliser – c’est-à-dire sanctifier à l’envers. Dans cette affaire, tout le monde a tort selon l’angle où l’on se place. Sur le plan moral et historique, Williamson est un enfoiré ; sur le plan civil, Benoît XVI est un clerc bien mal avisé (mais c’est aussi par là que réside sa grandeur – après tout, le Christ passait aussi son temps avec des infréquentables) ; sur le plan métaphysique, l’époque est une folle du logis.

  • 8 February 2009 à 21h35

    Stummelschwänzchen dit

    @Nicolas

    Les déclarations de Williamson ne sont pas stupides. Elles sont, au sens littéral du terme, malveillantes. Je vous rappelle que le négationniste père de Mel Gibson est proche lui aussi de la mouvance Lefèbvre. Et qu’il fréquente le “fameux” Friedrich/Fredrick Toeben. Dis-moi qui tu fréquentes et cites assidûment, et je te dirai… des choses pas jolies.

  • 8 February 2009 à 21h25

    Nicolas dit

    @saint Robespierre : RIen compris à votre propos. Trop fort pour moi, là.

  • 8 February 2009 à 21h15

    Lisa dit

    Pour Aristote,
    Merci de votre post, tout à fait d’accord avec vous, notre religion (les chrétiens) nous dit d’aimer nos ennemis. Pas respecter, aimer (diligo).
    Dans notre beau pays on ne veut pas enfermer à vie les criminels récidivistes, on porte che gevara sur des tee-shirts, mais on est prêt à lyncher Williamson s’il passait par là, il a peut-^tre eu une enfance malheureuse, lui aussi ! (comme les récidivistes, guevara je n’en sais rien)

  • 8 February 2009 à 21h14

    robespierre dit

    @Saint Nicolas

    Bien vu le poids de l’Allemagne ! Alors que la France comme “fille ainée de l’Eglise” dixit Jean Paul II, aurait du être la première à réagir avec force face à Benoît 62/4, c’est l’Allemagne luthérienne qui s’impose ! Un comble. Première puissance économique, première puissance morale maintenant et avec Tokyo Hotel première puissance culturelle en Europe ! La France décline. Il n’y aura pas de match Sarko/Obama mais une guerre Hussein/Angela. Et la Panzer Fraue va lui mettre la pâtée. Des soldats allemands s’installent en ce moment à Strasbourg, qu’on leur redonne l’Alsace et la Lorraine, franchement ils l’a méritent plus que nous !

  • 8 February 2009 à 21h06

    robespierre dit

    @pirée

    Ma foi (ouups !) , nous avons déjà en France une culture d’Etat, une télé d’Etat alors une église d’Etat serait non seulement logique mais peut être nécessaire. De toute façon, étant un nationaliste pur-jus, je refuse tout influence étrangère de Rome, de Bruxelles ou d’ailleurs…… Non mais !

  • 8 February 2009 à 21h02

    Nicolas dit

    Il fut un temps où c’était l’empereur qui venait à Canossa. Désormais, c’est au Pape d’aller implorer la miséricorde de la chancelière allemande.
    Je propose aussi, désormais, l’instauration d’un barème de popularité pour la pape : arrivé sous le seuil des 50%, il est destitué et remplacé illico presto par quequ’un de plus compétent (BHL, Nicolas Hulot, Soeur Emmanuelle, etc).

    Cher Paul, je ne vous apprendrai pas que la levée des excommunications ne signifie pas quitus pour les déclarations stupides — et ressorties plusieurs mois après, par simple “coïncidence” — de Williamson, ni une pleine communion retrouvée pour les lefèbvristes : c’est juste un premier pas dans la dialogue. Dialogue qui en restera peut-être là, mais que Rome aura tenté d’entamer. Et qui ne fera pas l’économie du concile Vatican II.

    Vous savez aussi que l’Eglise n’est pas une secte de purs : elle est composée de pécheurs (parmi lesquels, certainement quelques misogynes, fachos, escrocs, mais aussi des communistes, des progressistes militants qui font depuis 30 ans la chasse aux sorcières tradis dans l’Eglise). Y’a même des imbéciles dans l’Eglise (et personne ne devrait, a priori, s’exclure de cette catégorie) ! Y’en a tellement ailleurs que ce serait injuste que l’Eglise n’en prenne pas sa part, non ?

  • 8 February 2009 à 20h31

    gerard dit

    J’ai cessé à ce sujet de me faire des noeuds au cerveau. Car j’ai trouvé en l’éditorial de Charlie Hebdo par Philippe Val cette semaine l’explication à tout ce brouhaha.
    La demonstration est claire : l’Eglise n’en est pas à qsa première turpitude et ce ne sera sans doute pas la dernière. N’en déplaise à tous les catholiques sincères qui s’imaginent qu’ils doivent leur humanité à cette entreprise maffieuse.

  • 8 February 2009 à 20h14

    Rotil dit

    @ crounsch,

    Je crains que vous n’ayez raison: des antisémites, il y en a partout…

    Dommage, mais c’est comme ça.

  • 8 February 2009 à 20h01

    crounsh dit

    L’enjeu n’est pas Vatican 2, Williamson et d’autres sont des comédiens antisémites qui plantent la confusion.
    Les antisémites existent dans la fraternité saint pie X et dans l’Eglise conciliaire.