Le sous-préfet aux chiens
Faut-il laisser la présomption d’innocence au portique de sécurité ?
Publié le 27 août 2009 à 13:15 dans Politique
Mots-clés : Brice Hortefeux
D’accord, j’ai l’esprit de l’escalier mais cette affaire de préfet raciste me chiffonne. Quand l’info est sortie, je roulais dans un vieux cabriolet sur une route de la Drôme avec un ami de gauche sous tous rapports. Je ne dis pas ça pour raconter ma vie mais pour vous expliquer qu’on rigolait bien et que je n’avais aucune envie de plomber l’ambiance, ça a peut-être joué.
Qu’il est doux de s’indigner. Qu’il est bon d’être dans le bon camp. “Trop de Noirs ici !” Nous voilà revenus au bon vieux temps des colonies et du racisme d’Etat. Je ne lésine pas sur la bonne conscience. “Qu’un représentant de la République puisse proférer de pareilles choses, c’est inouï, il faut vraiment qu’il ait la certitude de l’impunité”, dis-je avec les trémolos qui vont bien. La réaction nette et sans bavure de la place Beauvau me fait carrément plaisir : “Tu vois, ces gens de droite ont beau être d’affreux chasseurs de sans-papiers, il leur arrive d’avoir du courage.” Je l’avoue, l’idée qu’il aurait été civil et même juste d’entendre la version du préfet ne me traverse pas l’esprit. Le salaud de raciste n’a droit ni à la présomption, d’innocence, ni à la justice contradictoire. La “petite guillotine” intérieure dont parle Vassili Grossman dans Tout passe et qui, en chacun de nous, veut condamner et exécuter au nom du Bien, s’abat sur le fonctionnaire indigne. Inqualifiable ! Intolérable ! – je me contente de me répéter en boucle ces mots qui empêchent de réfléchir.
Quelques heures plus tard, entre deux trempettes et un pingpong, je trouve un message de l’honorable François-Xavier Ajavon me proposant un article sur le lynchage odieux du “préfet raciste”. Là, il charrie, je me dis dans mon petto, à force d’aimer le contrepied, on finit par défendre n’importe quoi. Je décide de laisse filer. Et plonge derechef.
Au cours des jours suivants, je suis mollement l’affaire. Pour une fois que je suis d’accord avec tout le monde, je trouve inutile de la ramener. Les dénégations du présumé coupable me passent au dessus de la tête : on ne me la fait pas, à moi. Même chose lorsque je lis qu’une hôtesse d’Air France a pris la défense du délinquant d’Etat, s’excusant au nom de la compagnie de l’agressivité des agents de sécurité. Comme pas mal de voyageurs sommés sur un ton rogue d’enlever leur ceinture tandis qu’ils clopinent en chaussettes, j’en ai déjà fait les frais. Mais j’ai tranché. Comme tous mes confrères et comme une bonne partie de la France avec eux.
Si vous suivez, peut-être vous demandez-vous ce qui m’a fait changer d’avis. Non, je n’ai eu accès à aucun rapport préliminaire, à aucun dossier secret. Je n’ai pas entendu de récit nouveau qui confirmerait la version du fonctionnaire. Au contraire, c’est la convergence des témoignages qui a fini par allumer en moi la lumière du doute. En effet, on apprend rapidement que ce n’est plus un seul agent qui accuse le préfet mais trois. Cette fois, son compte est bon. Et pourtant, je me sens mal à l’aise. Soudain, je pense à ce que doit ressentir le type s’il n’a rien à se reprocher. Je pense à mon ami Alain Finkielkraut, accusé de racisme sans même être entendu pour une blague innocente et mal traduite. Je pense à Coleman, le héros de La tache. Un incident remontant à plusieurs années me revient en mémoire. Je dînais avec François Taillandier dans un – mauvais – restaurant de mon quartier du Marais (remplacé depuis par un autre mauvais restaurant, ce doit être l’emplacement). Je ne me rappelle pas du tout de ce qui a déclenché les hostilités mais le repas s’est terminé en pugilat. Dans l’agitation générale, la serveuse s’est plantée devant moi et s’est mis à glapir : “Raciste ! Tu m’as traitée de sale arabe !” J’ai alors découvert qu’il s’agissait d’une beurette, détail qui ne m’avait pas frappée. Je me rappelle surtout avoir ressenti un froid glacial – en quelques secondes, j’avais réalisé que j’étais à la merci de la calomnie, surtout de celle-là.
Je me souviens de ce que dit la tradition talmudique : quand un prévenu est condamné à l’unanimité par les 70 juges du sanhédrin (tribunal rabbinique), il doit être acquitté. Et mon cerveau se remet à fonctionner. Qu’un haut fonctionnaire pète les plombs au point de proférer les horreurs prêtées au préfet, c’est possible (surtout après 20 heures d’avion) quoique surprenant quand on a déjà pratiqué l’engeance, en général ils sont plutôt boutonnés. Mais qu’il perde la maîtrise de lui-même trois fois de suite et dans les mêmes termes, c’est, au minimum, bizarre. Et si, au nom de nos valeurs intangibles, nous étions collectivement en train d’entériner une injustice ?
On m’objectera que si le préfet a dit ce qu’on dit qu’il a dit, c’est très grave. Certes. Mais il est au moins aussi grave que le doute profite à l’accusateur et non à l’accusé – au motif que l’accusateur fait partie des exploités et l’accusé des exploiteurs. Il faut dire que le type a pas de chance, avec son nom d’aristo, Girot de Langlade, tu parles. Ces gens-là, on les connaît, ils n’ont toujours pas admis que l’esclavage était aboli.
Il y a quelques années, pendant la polémique sur le Kosovo, un confrère à qui je faisais remarquer que personne n’avait cru bon de revenir sur les allégations de génocide me fit cette réponse : “Voir un génocide qui n’existe pas, ce n’est pas très grave, en tout cas beaucoup moins que de ne pas voir celui qui a lieu.” Sans doute. Sauf que cette version médiatique du principe de précaution fabrique une société du soupçon et, au bout du compte, de la calomnie. Si j’ai un conflit avec mon percepteur ou mon banquier, me suffira-t-il de prétendre qu’ils m’ont traitée de “sale juive” voire de “salope” pour m’en débarrasser ? Verra-t-on demain des parents furieux des notes infligées à leur bambin accuser les profs de haine raciale ? Sera-t-il permis de salir l’honneur de n’importe quel “puissant” ou supposé tel sans qu’il ait même le droit de se défendre ?
L’accusation de racisme devrait être maniée d’autant plus prudemment qu’elle est infâmante et porteuse d’exclusion sociale. C’est l’arme nucléaire. Le raciste se met volontairement en dehors du monde commun et je suis tout-à-fait d’accord pour considérer que l’appartenance à la haute fonction publique est, dans ce domaine, une circonstance aggravante. Mais sauf à décréter que les victimes d’hier ne sauraient être coupables de quoi que ce soit, un minimum de circonspection s’impose lorsque la nouvelle marque écarlate est gravée, sans la moindre forme de procès, au front d’un personnage public. Même s’il est préfet et même s’il a un nom à rallonge qui fleure la vieille droite pas cool que l’on aime d’autant plus détester qu’elle est plutôt en voie d’extinction.
Or, c’est tout le contraire qui se passe. Tout le monde est suspect et, en la matière, le soupçon a force de preuve. Il y a quelques années, à la suite d’une émission sur France Culture qui avait eu malheur de déplaire, ma photo, barrée de la mention “négrophobe” (je ne rigole pas enfin si mais c’est parfaitement véridique), était apparue en “une” d’un site dieudonniste. En clair, pour un certain nombre de gens, un raciste, c’est quelqu’un avec qui on n’est pas d’accord. À ce compte-là, on va être pas mal dans les mines de sel.
Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé à Orly ce jour-là. Si c’est “parole contre parole”, on ne voit pas pourquoi on déciderait d’emblée que l’une est plus crédible que l’autre. Ou plutôt on le voit trop bien – le sanglot de l’homme blanc et tout le reste. On ne me fera pas croire, cependant, qu’il est impossible de retrouver des témoins de la scène.
En attendant que le Préfet soit innocenté ou condamné, il y a déjà un coupable dans cette affaire, et même de très nombreux coupables : nous. Vous et moi qui guillotinons en toute bonne conscience, sans jamais laisser la parole à la défense.
Vous je ne sais pas, mais moi, je ne suis pas très fière.
PS. À Vienne où je suis de passage, je découvre, en écoutant France Inter qui est l’une des quarante chaînes accessibles dans ce charmant hôtel où Mozart, dit-on, a écrit la fin de Cosi fan Tutte, que le Préfet attaque Brice Hortefeux dans Le Parisien (et peut-être au tribunal). Ayant projeté d’aller visiter la maison de Freud et disposant d’une connexion erratique, je vous laisse chercher.
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L'auteur
Elisabeth Lévy est journaliste et essayiste.
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ramon mercader dit
bon on s’est éloigné du prefet et de son constat “vous êtes des branleurs m’sieurs les agents de sécurité .votre gestion est quasi africaine . et en plus vous combinez les deux tares : désagréables comme des français et incompétents comme des africains ”
c’est sur qu’après ça les bougres ont dû sentir leur pression artérielle grimper !
français ils veulent bien !
mais africains !
le pire du pire !
et pourtant………………c’est bien l’afrique …………le berceau de l’humanité……………la vallée de l’omo ………les gazelles dans la savanne……….ces foules qui chantaient sur le tarmac de libreville à l’arrivée de giscard “viveu l’amitié fwancogabonaiseu”………
ben non .
ça leur a pas plu
étrange
maxiton dit
@ expat
” si on suit l’image, on monte et on descend donc on change de point de vue souvent ? ”
Excellente définition pour un dictionnaire du tchat….
maxiton dit
expat dit :
30 août 2009 à 10:17
esprit de l’escalier : un esprit qui se manifeste à retardemenr, lorsqu’il n’est plus temps.
Se dire en redescendant l’escalier :
” j’aurai dû lui répondre ….. “
expat dit
@ rackam : merci I got it, et bonne messe !
rackam dit
expat
“esprit d’escalier” = aller au terme d’une réflexion par paliers, convaincu que chacun est le dernier, jusqu’à ce qu’on découvre qu’il ouvre sur autre chose.
En gros: avancer par étapes, sans se douter qu’il y en aura autant.
Voir le PS par exemple: quand ils auront défini le système des primaires, ils s’entretueront, le moins amoché sera candidat et on s’apercevra qu’il serait bon d’avoir un programme, un projet. Staircase progression.
I leave now: church time!
solitude dit
http://www.bivouac-id.com/2009/01/15/arabie-saoudite-nouvelle-fatwa-autorisant-le-mariages-des-fillettes-de-10-ans/
Arabie-Saoudite : Nouvelle fatwa autorisant le mariage des fillettes de 10 ans
Il faut retenir ça : ici, les femmes voilées sont présentées comme les victimes des “islamophobes” qui remettraient en question leur “choix”.
Eh bien là-bas, ils en ont pris de la graine : la vieille pourriture de mufti emploie la même stratégie :
« Certains disent qu’il ne faut pas marier les filles avant d’atteindre 15 ans. Ils se trompent lourdement. Les filles peuvent être mariées à l’âge de 10 ou 12 ans. Ceux qui le refusent portent atteinte aux filles et les oppriment ».
Que dit un pédophile islamique devant la (faible) résistance publique à ses prétentions(la tradition autorise, le chef de l’Etat essaye d’interdire) ?
que celui qui refuse de considérer qu’un enfant est consommable sexuellement est pédophobe… ben voyons ! .
Têtuniçois dit
La présence d’homosexuels dans la SA , ne doit pas faire oublier l’essentiel , c’est bien sûr la déportation des homos .
LA PERSÉCUTION DES HOMOSEXUELS SOUS LE TROISIÈME REICH
Depuis le XIXe siècle, l’homosexualité masculine était officiellement interdite, en vertu des dispositions du paragraphe 175 du code pénal. Sous la République de Weimar, des activistes homosexuels de droite allemands tentèrent de faire évoluer l’attitude de la société allemande envers eux et d’obtenir l’abrogation du paragraphe 175. Si la prériode de Weimar fut celle d’une éclosion de la culture homosexuelle, le paragraphe 175 resta en place. De nombreux Nazis considéraient que la tolérance dont la République de Weimar avait fait preuve à l’égard des homosexuels était un signe de la décadence de l’Allemagne. Les nazis se posèrent en activistes d’une croisade morale dont le but était d’extirper d’Allemagne le “vice” de l’homosexualité, donnant une justification plus raciale à ce combat. Après l’arrivée au pouvoir en 1933, les nazis intensifièrent les persécutions contre les homosexuels allemands. Les persécutions allèrent de la dissolution des organisations d’homosexuels à l’internement dans les camps de concentration.
Les nazis considéraient les hommes homosexuels comme faibles et efféminés, qui ne pouvaient pas combattre pour la nation allemande. Ils considéraient que les homosexuels étaient peu susceptibles d’avoir des enfants et d’augmenter le taux de natalité allemand. Les nazis pensaient que les races inférieures produisaient plus d’enfants que les “Aryens”, si bien que tout ce qui était de nature à réduire le potentiel reproductif de l’Allemagne était considéré comme constituant un danger pour la race aryenne.
Le chef SS Heinrich Himmler dirigea des persécutions de plus en plus sévères contre les homosexuels sous le Troisième Reich. Les lesbiennes n’étant pas considérées comme une menace pour la politique raciale nazie, elles ne furent généralement pas visées. De même, les nazis s’attaquèrent aux homosexuels d’autres nationalités, à moins qu’ils n’aient des relations sexuelles avec des partenaires allemands. Dans la plupart des cas, les nazis étaient disposés à réintégrer les anciens homosexuels dans la “communauté de race” à condition qu’ils deviennent “racialement corrects” et abandonnent leur style de vie.
Le 6 mai 1933, des étudiants conduits par les Sections d’assaut (Sturmabteilung ; SA) firent irruption dans l’Institut pour les sciences sexuelles à Berlin et confisquèrent le précieux contenu de sa bibliothèque. Quatre jours plus tard, l’essentiel de cette collection de plus de 12 000 livres et 35 000 photos irremplaçables, fut détruit avec des milliers d’autres œuvres littéraires taxées de “dégénérées”, lors d’un autodafé qui eut lieu dans le centre-ville de Berlin. Les autres documents ne furent jamais récupérés. Magnus Hirschfeld, un médecin et un activiste juif, fondateur de l’Institut et pionnier de l’étude scientifique de la sexualité humaine, enseignait en France à ce moment-là et choisit de ne pas retourner en Allemagne. Il mourut en exil en France.
Friedrich-Paul naquit dans la vieille ville marchande de Lübeck située au …
Les témoignages
La destruction de l’Institut fut le premier pas vers la destruction de la culture homosexuelle en Allemagne. La police ferma des bars et des clubs tels que l’”Eldorado” et interdisit des publications tels que Die Freundschaft (Amitié). Les homosexuels furent contraints de se cacher et détruisirent les réseaux de soutien créés. En 1934, la Gestapo (la police secrète d’Etat) donna l’ordre aux forces de police locales de dresser la liste de tous les hommes impliqués dans des activités homosexuelles. Dans de nombreuses régions d’Allemagne, la police tenait déjà ces listes depuis des années. Au cours d’opérations de police, les nazis les utilisèrent pour pourchasser les homosexuels.
Le 28 juin 1935, le ministère de la Justice révisa l’Article 175, donnant une base légale à l’extension des persécutions nazies contre les homosexuels. Les fonctionnaires de ce ministère étendirent la catégorie des “activités criminelles indécentes entre hommes” de façon à y inclure tout acte qui pouvait être considéré comme homosexuel. Plus tard, les tribunaux considérèrent que la simple intention ou la seule pensée suffisaient. Le 26 octobre 1936, Himmler créa au sein de la Police de sécurité, l’Office central du Reich pour la lutte contre l’avortement et l’homosexualité. Josef Meisinger, qui sera condamné à mort et exécuté en 1947 pour les brutalités dont il se rendit coupable en Pologne, prit la tête de ce nouvel organisme. La police avait des pouvoirs lui permettant de mettre en détention préventive ou d’interpeller ceux qui étaient considérés comme représentant un danger pour la morale allemande, et de maintenir indéfiniment -sans procès – en détention. En outre, les prisonniers homosexuels libérés de prison étaient immédiatement arrêtés à nouveau et envoyés en camp de concentration si la police considérait qu’ils étaient susceptibles de continuer à avoir une conduite homosexuelle.
Entre 1937 et 1939, années qui marquent l’apogée des persécutions contre les homosexuels, la police mena de plus en plus d’opérations contre les lieux de rencontre, saisit les carnets d’adresses, et mit en place des réseaux d’informateurs et des agents infiltrés pour identifier et arrêter ceux qui étaient suspectés d’homosexualité. Le 4 avril 1938, la Gestapo produisit une directive ordonnant que les hommes convaincus d’homosexualité seraient incarcérés dans les camps de concentration. Entre 1933 et 1945, la police arrêta environ 100 000 hommes considérés comme homosexuels. La plupart des 50 000 hommes condamnés par des tribunaux accomplirent leur peine dans des prisons normales, et entre 5 000 et 15 000 furent internés dans des camps de concentration.
Les nazis internèrent certains homosexuels dans des camps de concentration dès leur arrivée au pouvoir en janvier 1933. Les prisonniers venaient de toutes les couches de la société allemande, et n’avaient souvent en commun que la raison pour laquelle ils étaient emprisonnés. Certains homosexuels furent internés sous d’autres catégories par erreur, et les nazis classèrent à dessein certains prisonniers politiques dans la catégorie des homosexuels. Les prisonniers porteurs du triangle rose sur leur uniforme étaient durement traités dans les camps. Selon les témoignages de survivants, les homosexuels comptaient dans les camps parmi les groupes les plus exposés.
Comme certains “experts” nazis considéraient que l’homosexualité était une maladie pouvant être soignée, ils mirent au point une politique de “soins” pour les guérir par le biais d’un travail dur et humiliant. Les gardes ridiculisaient et frappaient les prisonniers homosexuels à leur arrivée, et les séparaient souvent des autres détenus. Rudolf Hess, commandant d’Auschwitz, écrivit dans ses mémoires que les homosexuels étaient séparés des autres prisonniers afin d’éviter que l’homosexualité ne se propage aux autres détenus et aux gardes. Le personnel en charge des affectations aux postes de travail dans l’usine souterraine de fusées de Dora-Mittelbau ou dans les carrières de pierres de Flossenbürg et de Buchenwald, assignait souvent les homosexuels aux postes les plus dangereux.
La survie dans les camps prit de nombreuses formes. Certains détenus homosexuels purent prendre des emplois administratifs et de bureau. Pour d’autres prisonniers, la sexualité devint un moyen de survie. En échange de faveurs sexuelles, certains Kapos protégeaient un prisonnier choisi, en général jeune, en lui donnant de la nourriture supplémentaire et en lui évitant les mauvais traitements infligés par les autres prisonniers. Les homosexuels eux-mêmes devenaient rarement Kapos car ils manquaient d’un réseau de soutien. Les Kapos ne pouvaient bien entendu apporter aucune protection contre la brutalités des gardes. Souvent, quand un Kapo était fatigué d’un prisonnier, il le tuait et lui cherchait un remplaçant dans le transport suivant. Même si, individuellement, certains détenus homosexuels purent s’assurer une protection d’une façon ou d’une autre, les homosexuels en tant que groupe manquaient du réseau de soutien que tentèrent de créer les autres catégories de détenus. Dans ces conditions de brutalité permanente, sans aide, il y avait peu de chance que les prisonniers homosexuels puissent survivre longtemps. Leur taux de mortalité fut particulièrement élevé.
L’une des voies de survie possible pour certains homosexuels fut la castration, que certains officiels de justice criminelle considéraient comme un moyen de “guérir” la déviance sexuelle. Les accusés homosexuels dans des dossiers d’affaires criminelles, ou dans les camps de concentration, l’acceptèrent parfois à la place de sentences plus lourdes. Plus tard, les juges et les officiels des camps SS purent ordonner la castration d’un prisonnier homosexuel sans son consentement.
Les nazis, qui voulaient trouver un “traitement” contre l’homosexualité, développèrent leur programme pour y intégrer des expériences médicales faites sur les prisonniers homosexuels des camps de concentration. Ces expériences furent la cause de maladies, de mutilations, et même de décès, sans pour autant apporter quoi que ce soit à la connaissance scientifique.
On ne dispose d’aucune donnée statistique concernant le nombre des homosexuels qui moururent dans les camps.
expat dit
@ Maxiton : justement, je me posais des questions sur cette expression ‘esprit d’escalier’ que je n’avais jamais entendue – si on suit l’image, on monte et on descend donc on change de point de vue souvent ?
expat dit
@ Alpin : “crash course” ça veut dire une formation ultra rapide sur des choses qu’on ne connait pas. C’est très rare que cela marche – ll faut avoir une très grande capacité d’apprentissage (et bien sur, être ouvert au sujet – donc j’ai des doutes).
maxiton dit
maxiton dit :
30 août 2009 à 10:03
MLF 28 aout 18 h 20:
Ô Critique du Jour …..etc
C’est d’Alfred de Musset l non ????
excusez mon esprit de l’escalier.
J’avais fait un break
maxiton dit
Lorsque MLF perd son calme et cmmence à injurier c’est qu’elle a tort le sait
maxiton dit
Têtuniçois dit :
28 août 2009 à 19:27
et en plus il y avait plein d’homos parmi les SA