Le seuil d’intolérance
L’affaire Gouguenheim : chronique d’un procès en sorcellerie
Publié le 29 mars 2009 à 0:01 dans Culture
Mots-clés : Histoire
On croit souvent que la chasse aux sorcières est une pratique du Moyen Âge. On se trompe doublement. D’abord parce que ce sport était plutôt prisé du temps de François Ier et de Louis XIV que de celui de Saint-Louis, et puis parce que certains milieux, en France, aujourd’hui, s’y adonnent avec un enthousiasme et une dextérité dignes des Puritains du XVIIe siècle. Depuis un an, une grande partie de la communauté des historiens médiévistes est en train d’en faire la démonstration à travers un cas qui mérite bien le titre d’”affaire Sylvain Gouguenheim”. Selon ces universitaires, douter de l’apport essentiel de la civilisation islamique à l’Europe chrétienne n’est pas une erreur à discuter et éventuellement à corriger, mais une hérésie à combattre.
Médiéviste et germaniste, Sylvain Gouguenheim enseigne à Normale Sup Lyon (ENS-LSH, Lettres et Sciences humaines). Sa mission consiste essentiellement à préparer des étudiants à l’agrégation. Dans l’affaire qui lui vaut d’être ostracisé par l’institution et par l’ensemble de la communauté enseignante, le soutien de ses élèves témoigne en faveur de ses compétences pédagogiques. Il les revendique avec passion. Gouguenheim est d’abord un professeur.
Avant “l’affaire”, il était un historien sans histoires. Son domaine de recherche, le Moyen Âge allemand, plus précisément la pensée mystique en pays rhénan au XIIe siècle ou les Chevaliers teutoniques, n’avait pas attiré l’attention des censeurs. L’envie lui a pris de s’attaquer à un sujet à plus haute teneur idéologique : le rôle des moines et des monastères d’Europe occidentale dans la transmission du savoir grec à l’Occident. En s’autorisant un pas de côté par rapport à la thèse communément répandue d’une transmission exclusivement opérée par le monde islamique, Gouguenheim s’est, semble-t-il, mis au ban de la communauté historienne. Faut-il un conclure que tout ce qui a trait à l’islam relève d’une recherche pré-balisée ?
La démarche de l’auteur n’a pourtant rien d’extraordinaire. L’historien israélien Shlomo Sand, spécialiste en histoire intellectuelle des XIXe et XXe siècles, a récemment publié un livre polémique, Comment le peuple juif fut inventé, où il traite de questions et de périodes qui n’appartiennent pas à ses champs de compétences académiques. Pourtant, cette contribution au débat sur le sionisme et la légitimité de l’Etat d’Israël a été plutôt bien accueillie, et, en France, l’ouvrage a même été couronné par le prix Aujourd’hui. On n’a pas assisté à une levée de bouclier des professionnels de l’histoire biblique ou hellénistique pour dénoncer les motivations et les compétences de l’auteur. Et le débat a pu avoir lieu.
Gouguenheim n’a pas eu cette chance. Son ouvrage aurait pu susciter une discussion sans concession mais honnête. Ses détracteurs auraient déployé contre lui des efforts d’argumentation. Ils ont préféré l’indignation et l’invective, en contravention avec toutes les règles de la courtoisie académique et de l’échange intellectuel. Quelques semaines après la publication aux éditions du Seuil, de Aristote au mont Saint-Michel, Les racines grecques de l’Europe chrétienne, en avril 2008, il découvrait que son intuition ne l’avait pas trompé : il avait touché à un sujet sensible. Mis les pieds dans une zone dangereuse. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est la violence de la tempête qui allait s’abattre sur lui.
Dans les premières semaines, la réception du livre semble pourtant encourageante. Après tout, il a été accepté par le Seuil et publié dans la série prestigieuse “L’Univers historique”. Très vite, l’ouvrage est traité dans deux articles favorables et même élogieux : dans Le Monde sous la signature de Roger Pol-Droit et quinze jours plus tard dans les colonnes du Figaro, sous celle de Stéphane Boiron. Même après ces deux recensions, il suffirait que les adversaires de Gouguenheim s’en tiennent à un silence glacé et on en resterait là : le livre passerait des librairies aux oubliettes et les idées supposément pernicieuses qu’il contient ne risqueraient pas de pervertir l’esprit public. Mais pour la corporation des historiens – qui se montre mieux inspirée quand elle combat pour la liberté de penser que quand elle la combat – le silence est encore un châtiment trop doux. Un article dans Le Monde et un autre dans Le Figaro ne valent-ils pas, pour le grand public, tous les honneurs académiques ?
C’est d’ailleurs dans Le Monde des Livres qu’est lancée la contre-attaque – encore qu’il n’y a pas eu “attaque”. Télérama et Libération publient à leur tour des textes de réfutation. À ce stade, on pourrait encore en rester à un débat, vif, mais un débat tout de même, sur une thèse provocatrice destinée au grand public. Ce genre de querelle d’historiens défraie la chronique de temps à autre ; on s’empaille sur la comparaison entre nazisme et stalinisme ou sur des questions telles que “les poilus, acteurs ou victimes ?”. Sauf que cette fois-ci, les arguments ont vite laissé place aux invectives et la saine polémique à une guerre sainte contre Gouguenheim. Il n’avait déjà pas dû être très agréable à celui-ci de voir les ténors de sa discipline mettre sa thèse en pièces. Loin de se contenter de ce bizutage public, certains décident de s’en prendre personnellement à l’auteur. Pour son crime de mauvaise pensée, une seule peine s’impose : la mort professionnelle. L’indignation – sincère quoique disproportionnée – des uns se mêle à des arrière-pensées moins avouables. Beaucoup, dans leur for intérieur, trouvaient intolérable qu’un non-normalien fût admis à enseigner dans ce temple de l’excellence. D’autres aimeraient bien pousser vers la sortie la directrice de collection qui a accepté le livre. Bref, derrière les motivations les plus savantes et les plus nobles, se joue aussi l’une de ces parties de billard à plusieurs bandes si caractéristiques de notre République des lettres. L’ennui, pour Gouguenheim, c’est qu’il joue le rôle de la boule.
Des pressions sont exercées sur la direction de l’ENS afin de la pousser à se désolidariser de son professeur. Celui-ci comprend vite qu’il ne peut pas compter sur le soutien de ses supérieurs. L’affaire prend des allures de lynchage. La quasi totalité des professeurs de la maison, y compris certains qui n’ont pas lu une ligne de l’ouvrage, signent une pétition haineuse contre Gouguenheim qui est presque totalement isolé. On revisite avec des airs entendus ses précédents travaux : bizarre, non, cet intérêt pour les Chevaliers teutonniques ? Son quotidien devient infernal. À l’exception de ses élèves, plus personne ne lui adresse la parole.
Certes, des spécialistes aussi reconnus que Rémi Brague, Christian Jambet, Dominique Urvoy ou encore Gérard Troupeau, le défendent – sans pour autant valider l’ensemble de sa thèse. Jacques Le Goff, médiéviste mondialement réputé, juge le livre “intéressant mais discutable”. Mais pour la corporation, il n’est pas question de discuter. Au mépris de toute déontologie, un colloque sur sa thèse est organisé le 4 octobre 2008 avril à la Sorbonne. Pourquoi s’imposer l’ennui d’un débat contradictoire quand on est convaincu de sa propre légitimité ? En fait de discussion, c’est à une descente en flamme que se livrent tous les orateurs. Les organisateurs de la réunion n’ont pas jugé utile d’inviter Gouguenheim, ni même l’un de ses défenseurs. “Il ne s’agit pas d’instruire le procès d’un auteur ni d’instaurer une police de l’intelligence”, proclament-ils. On m’accordera que c’est mal imité. Dans un tribunal, l’accusé aurait au moins été invité à s’expliquer. Le plus désolant est peut-être que Fayard s’apprête à publier le compte-rendu de ce procès à charge dans une collection nommée “Ouvertures” – ça ne s’invente pas.
Peut-être les détracteurs de Gouguenheim ont-ils, en partie ou totalement raison quand à la pertinence de sa thèse – je me garderai bien d’en juger. Leurs méthodes, qui consistent à abattre un auteur au lieu de critiquer ses idées, n’en sont pas moins injustes et indignes de la communauté universitaire. Il est ignoble d’accuser Gouguenheim d’islamophobie et de faire de lui un promoteur du “choc des civilisations”. C’est plutôt en prétendant soustraire non seulement l’islam mais aussi l’histoire du monde islamique à la liberté de la critique et de la recherche qu’on creusera un fossé entre les civilisations.
Les auteurs de ces attaques portent une lourde responsabilité. L’affaire Gouguenheim a en tout cas changé de registre, glissant de la controverse académique au procès stalinien. La question n’est pas, n’est plus, le rôle de tel ou tel moine obscur, les compétences linguistiques de Sylvain Gouguenheim ou ses supposées erreurs et approximations. Ce n’est plus le contenu du débat qui importe mais le débat lui-même, ses limites et ses règles et, en vérité, sa possibilité même. Ce qui est en jeu, c’est la liberté de s’exprimer et même de se tromper, sans craindre pour son honneur ou son avenir professionnel, sans avoir à redouter d’être victime de harcèlement moral. En ce moment, c’est la seule question qui vaille.
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L'auteur
Gil Mihaely est historien et journaliste.
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Lisa dit
A Beam,
Je vous en prie, je ne suis pas loin de penser que sa théorie explique l’évolution que nous observons par rapport à l’islam, et l’aveuglement que l’on nous a inoculé petit à petit.
beam dit
A Lisa,
je viens de me documenter, je ne savais pas que Bat ye or était une personne et un écrivain très intéressant, merci pour l’information.
beam dit
A Lisa
Non qu’estce que c’est ?
Lisa dit
A Beam,
Moi non plus !
Vous connaissez bet ye or ?
beam dit
A jardidididi
Moi (d’ailleurs comme 99,9999999% des Français) je ne suis pas allé les chercher.
Jardidi dit
Beamy,
Il n’y a pas de mariage forcé, nous sommes allés les chercher.
Mon point de vue est que nos élites refusent l’assimilation. Accuser les Français d’origine maghrébine est, encore une fois, accuser le faible. Qui a fait venir des imams fondamentalistes, qui a parlé du respect de la différence? Le parti socialiste, c’est-à-dire, en très gros, la classe moyenne des régions contre-révolutionnaires. Pourquoi ne pas construire une gauche ou une droite républicaine qui expulserait ces imams fondamentalistes étrangers, interdirait aux imams fondamentalistes français de prêcher? Pratiquerait une politique d’assimilation intelligente?
beam dit
Le mariage forcé avec l’Islam se traduit par une organisation et une manipulation croissante des banlieues accompagnées d’un chantage ( donnez nous des écoles coraniques et des mosquées, et il y aura moins de voitures brûlées), par un retour de bâton ( plus il y aura de strings ostensibes, plus il y aura de voiles sur les têtes, plus il y aura de débiles dans les raves, plus il y aura de convertis dans les mosquées), par une montée de la répression contre l’alcool, la cigarette, les débordements, les manifestations qui sont de plus en plus interdites comme dans les pays du Maghreb, par un terrorisme matériel et intellectuel, par des fatwas de la nomenklature contre la libre expression, par l’antisémitisme et l’antichristianisme, par la conversion prochaine des “élites”. Voilà ce qu’apporte l’Islam avec I ou i.
Jardidi dit
Au citoyen contre-révolutionnaire Pirée,
Salut et Fraternité,
* “mentalité profonde des habitants des régions anthropologiques”.
*”Egalité et liberté”. On peut trouver une synthèse. Dans le Bassin parisien, l’important est l’égalité de départ.
* Pour Poutine, vous posez bien la question. Est-ce qu’à l’heure de l’armement nucléaire, un dirigeant politique peut mener à la catastrophe? Poutine me paraît être un monstre froid. Le massacre en Tchétchénie doit avoir pour but de calmer les vélléités d’indépendance de toutes les minorités de la Russie.
Le petit Sarkozy décide une petite guerre inutile et vouée à l’échec en Afghanistan, Sarkozy en tout petit monstre chaud? Les Bush ont quand même tué beaucoup d’Irakiens. Si l’Irak entre en guerre civile après le départ des USA, ces morts n’auront servi à rien. Les Bush, monstres plus chauds que Poutine?
J’espère une réponse mais nous nous éloignons quelque peu de l’article de Gil.
ramon mercader dit
si sylvain gougenheim avait voulu chier sur le paillasson (pardonnez moi ,princesse ,je suis vulgaire) il aurait dit et écrit que les grecs ont été transmis par les juifs
là ,ça aurait chahutté dans l’université des dihmmis!
sinon,il est médiéviste allemand et non anglais ,il aurait pourtant pu recrutter des lollards pour gromeller lors de son procès en sorcellerie initié par france cul
à ce propos,on pourrait fonder un site de gromelleurs pour véroler la bien-pensance merdiatique,avec actions passives ,entartages actifs,éclats de rire inopportuns ,commentaires désabusés à la sortie des spectacles d’avant garde (“c’est très surfait,très petit bourgeois ,cette pièce soit-disant moderne où on s’enfile sur scène,on a déjà vu ça 100 fois,aucune imagination,aucun renouvellement”)
beam dit
Ce n’est pas la séparation douloureuse d’avec l’islam (avec un I ou i ça ne change rien puisque l’Oumma est porteuse de la religion) mais c’est évidemment et de façon flagrante (tous les jours le confirment) le mariage forcé avec l’Islam qui est douloureux, source de conflit, de guerre et de conversion forcée, de desctruction de notre indentité, et de la prochaine soumission d’une grande partie de la population. Voilà ce qu’est un mariage forcé.
robespierre dit
Merde à tous les Dieux (*). J’en profite avant que le blasphème ne nous conduise directement devant un tribunal. C’est pour bientôt.
@pireee
“l’égalité et la liberté sont antinomiques”
Soljenistyne disait que notre devise était intrinsèquement perverse. Sur le fond, il avait raison. Mais c’est bien une tentative de Génie français que de vouloir au travers d’une dialectique permanente, réconcilier ces deux valeurs universelles.
Quant à la fraternité, j’ai Michelet avec moi qui m’aide à piétiner la tombe de tous les aieaieaietollahs
Nofre dit
Bien le bonsoir beam,
un truc : il convient de distinguer “islam” et “Islam”. Avec la minuscule, c’est la religion, avec la majuscule, la civilisation médiévale. C’est du lexique d’historien.
De la même façon, par “Occident chrétien” (expression qui décrit une réalité évidente jusqu’aux Lumières, puis moins nette à partir de là), on entend une civilisation, appuyée et développée d’abord sur un socle religieux, mais pas de manière exclusive.
A partir de là, je ne vois pas bien l’intérêt de votre question (mais je suis à l’écoute).
Sinon, avec Ridan, je dirais : pas mariés certes, mais vivant quand même un peu ensemble. De la sorte, remplacez “divorce” par “séparation douloureuse”, et sa remarque marche.
Pirée dit
“Que doit la gastronomie française à la culture inca ?”
Je ne sais, mais la gastronomie du vieux monde à l’agriculture pré-colombienne, beaucoup. Le temps d’un cauchemar, imaginez la Thaïlande sans piment, l’Italie sans tomate, la Bavière sans chocolat et les marrons sans dinde! Votre assiette transformée en désert sans tartare (vu ce qu’on met dedans pour le relever). Honneur à la mémoire de Christophe Colomb! Les repentants méritent d’être mis au pain sec jusqu’à résipiscence.
beam dit
A Ridan
je vous rassure on n’a jamais été marié avec L’Islam
Cosmic Dancer dit
Merci pour cet excellent article, dont les tristes faits qu’il relate ne lassent de me chagriner. Je croyais encore les procès staliniens réservés aux forums qu’il m’est arrivé de fréquenter… Sans doute espérais-je encore que les historiens, tous les historiens, échappaient à ce fléau.
Impat pose la question de savoir si le lynchage de Sylvain Gouguenheim présente ou non un caractère politique, et je pense que oui. D’une part parce qu’on peut l’envisager, à l’aune de la question sur l’inscription dans la Constitution de l’Europe de ses racines chrétiennes ; d’autre part parce qu’on peut lier cette question des apports de l’islam à l’Europe à celle de l’entrée ou non de la Turquie ; enfin parce qu’Arte – moi aussi, je regarde parfois la télé (pour Elisabeth Lévy, dont j’ai adoré l’article sur Guillon) – a récemment diffusé un reportage sur cette question, assez joli d’ailleurs, quoique trop déférent à mon goût – Bagdad à l’époque de sa splendeur où se réunissaient tous les intellectuels d’un monde islamisé, juifs et chrétiens inclus, comme si ce monde en avait été l’unique visage ; et la théorie selon laquelle l’islam aurait bâti son empire par la conversion volontaire expliquée comme une révélation faite à des peuples désespérés -, et que j’avais trouvé l’enregistrement d’une émission sur O-Télévision (j’ai perdu le lien) dans laquelle (désolée, j’ai oublié son nom !) un sociologue (je crois, décidément, que de précisions) s’opposait sur cette question à Eric Zemmour. Ce “débat” qui commence n’est, à mon avis, pas près de se terminer.
Ce que je trouve intéressant dans ce qui se joue, c’est que la question posée n’est pas celle de l’influence de l’islam (Andalousie) sur l’Europe dite occidentale, mais celle des racines.
Qui renvoie immanquablement aux revendications identitaires, populaires ou savantes, se multipliant de nos jours au sujet de l’islam.
La question me paraît politique également parce qu’elle rejoint celle de Durban relativement au respect dû à “notamment l’islam” et à la supposée progression de “l’islamophobie”.
La pétition lancée par ces historiens et philosophes contre Gouguenheim, ne précise-t-elle d’ailleurs pas que son ouvrage « un projet idéologique aux connotations politiques inacceptables » ?
ridan dit
Ce débat est biaisé. Que doit la chine actuelle à la révolution industrielle anglaise ?
Que doit la gastronomie française à la culture inca ?
Bien sûr et heureusement que nous nous devons tous quelque chose. L’heure de faire les comptes n’est pas venue mais augure un avenir sombre (tragique inventaire d’avant divorce)
Herdet François dit
Heureusement qu’il existe des hommes intellectuellement honnêtes comme M. Mihaely car cette “affaire” Gougenheim est en soi assez révoltante. Du reste, Rémi BRAGUE s’en ouvrait sur le site MAGISTRO à ce moment-là, site qui, d’ailleurs, devrait vous intéresser et que je consulte assez régulièrement
Merci
FH
Pirée dit
Monsieur Jardidi,
j’ose vous opposer trois objections :
- à proche échéance, la menace majeure émane du boucher de la Tchétchénie;
- une région, fût-elle anthropologiquement définie, n’est pas un animal : elle est dépourvue de psychisme;
- l’égalité et la liberté sont antinomiques; les contre-révolutionnaires, tels que moi, par exemple, aiment la liberté, donc vomissent l’égalité; prends ton fusil, Grégoire.
Caton l’ancien dit
bizarre l’argument des détracteurs également sur ses antécédents “teutoniques”
je n’ai lu que ce livre de lui et il est brillant. Ils n’ont pas du le lire non plus !
ramon mercader dit
@ beam
facile
la ceinture d’explosif !