La morale n’a rien à voir avec la politique | Causeur

La morale n’a rien à voir avec la politique

Mazarin président!

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 22 mars 2017 / Politique

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Bruno Le Roux a démissionné de son poste de ministre de l'Intérieur. Photo: janvier 2015. SIPA. 00703389_000026

Les solides élans de vertu de la France contemporaine me sidèrent un peu. On veut, paraît-il, des hommes politiques intègres. Curieux discours, qui met en avant certaines qualités qui ne sont pas essentiellement politiques, mais morales. Mais qu’est-ce que la morale a à faire avec la politique ? Relisez Machiavel, relisez Gabriel Naudé, puis posez-vous la question : qu’est-ce qui est prioritaire, en politique ? Celui qui a acheté le veston, ou les qualités de l’homme à l’intérieur du veston ? Je ne doute pas que le Canard enchaîné, qui dispose manifestement d’un dossier très complet tombé du ciel, ait encore sous le coude la facture insensée du fournisseur des caleçons de Fillon — il a eu jadis celle des chaussettes cardinalices de Balladur. Et alors ? On distille des sous-entendus sur les mœurs de tel autre — mais qu’en avez-vous à faire ? On sort des histoires sur le chauffeur de l’un et le garde du corps de l’autre — et puis ?

Plutôt que d’exiger un politique « propre » — une exigence portée par nombre d’électeurs qui ne le sont guère —, je préférerais que l’on exigeât (c’est chouette, l’imparfait du subjonctif, ça vous fait immédiatement passer pour un réactionnaire aux yeux des imbéciles) des hommes politiques compétents — prioritairement. Des hommes d’Etat, y compris de sexe féminin, à l’aventure.

Mais ça, évidemment, c’est plus rare. Chez les politiques comme chez leurs électeurs.

J’ai un peu travaillé sur le XVIIème siècle, particulièrement sur les années 1648-1658, autour de la Fronde et de la Guerre de Trente ans. Et j’en ai tiré une grande admiration pour les politiques de l’époque — Retz, conspirateur-né qui avait distribué des dizaines de milliers d’écus d’aumônes pour soulever le peuple des gueux, Condé, « né capitaine », qui n’hésita jamais à trahir son royal cousin et à diriger contre lui les armées de l’ennemi espagnol, et surtout Mazarin, qui sut résister à la Fronde, et signer les traités de Westphalie et la Paix des Pyrénées. C’est lui, juste derrière Louis XIV dont il contrôle l’embrassade avec son homologue espagnol, Philippe IV.

Mettons les événements en balance. Mazarin était d’une origine obscure, il n’avait pas un sou vaillant quand il arriva à Rome, il coucha avec qui il fallait — hommes et femmes, disent les pamphlétaires de l’époque —, il fit même semblant d’entrer dans les ordres (tout en s’en gardant bien, lui qui avait des choses de la religion une vision essentiellement utilitaire, ce qui lui permit d’être nommé cardinal à 39 ans, et peut-être après d’épouser la Reine de France, Anne d’Autriche), il s’affecta à lui-même les revenus de 21 des plus grosses abbayes de France, et mourut en laissant une énorme fortune (il était probablement l’homme le plus riche de France, peut-être d’Europe) acquise par des procédés absolument délictueux, même selon les normes de l’époque. Et alors ?

Il avait acquis à la France…

Lisez la suite de l’article sur le blog de Jean-Paul Brighelli.

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    • 28 Mars 2017 à 0h29

      Pierre Spicace dit

      C’est à ce moment précis de l’Histoire où le politique se féminisant devient impuissant, que ses journalistes laquais prétendent le moraliser. La morale, disait Hegel, c’est l’impuissance en action. Impuissance, féminisation et morale forment ainsi un harmonieux trio.

    • 24 Mars 2017 à 19h05

      Pierre Jolibert dit

      L’autre jour Mme Salamé, tout juste avant de partir en congé maternité, avait tendu un piège médiatique (Stupéfiant) à M. Finkielkraut, consistant à nous faire visiter le siège de l’Institut et nous y montrer le tombeau de Mazarin dans ce qui était au début pour celui-ci le Collège des Quatre-Nations. C’eût pu être le sujet d’une colle amusante (tout à fait comme la fameuse sur l’adversaire à Marignan : c’était contre qui, hein ? hein ?) de plus à poser au sein du piège.
      À défaut des Trois Évêchés, acquis de fait depuis Henri II même si c’est en effet uniquement la paix de Westphalie qui le reconnaît officiellement, ces Quatre Nations à qui le cardinal offrit un collège permettent de réfléchir à la fois au détail des annexions (je suis toujours obligé de vérifier quelles elles sont exactement) et au riche éventail de valeurs des mots puisque se conserve en plein XVIIème le vieux sens universitaire du terme nation.

    • 24 Mars 2017 à 10h26

      keg dit

      Désolation du pouvoir quand on vous “abandonne” au nom d’une transparence opaque.
      La solitude est grande quand parti de rien (ou presque), on s’est hissé à la force des poignées des camarades, au sommet (ou presque) du pouvoir et retomber dans l’ombre de lui-même.
      Les camarades ne sont pas sympa. Tout pourrait arriver y compris le décrochage vers Macron….

      http://wp.me/p4Im0Q-1BJ

    • 23 Mars 2017 à 17h01

      durru dit

      23 Mars 2017 à 16h50 modramalina dit
      Voila un bon exemple que nous donne Forenrut! Tonton!
      Ben oui mais Tonton, il était totalement immoral mais assez intelligent pour ne pas tomber sous le coup du code pénal! C’est ce qui fait la différence entre Al Capone et un Ripou de sacristie!
      En plus elle est sérieuse, la débile congénitale. Rien que la Francisque aurait pu suffire pour l’envoyer tenir compagnie à son mentor. Parce que pour les écoutes illégales, comment dire, elles étaient illégales… Etc, etc.

      • 24 Mars 2017 à 19h12

        Pierre Jolibert dit

        (Bonsoir Durru,
        ce n’est que partiellement en lien, mais puisque vous passez par là : j’aurais voulu vous demander, sous l’article Vive le Roi en ces temps corrompus, ce qu’il en est des héritiers du roi Michel : je ne comprends pas grand-chose à la situation actuelle d’après ce que j’ai très vaguement lu, ne m’étant bêtement jamais posé la question jusque là d’un éventuel prétendant au trône roumain)

    • 23 Mars 2017 à 15h57

      aregundis dit

      Voilà un texte d’humeur florentine tout à la louange de la fourberie politique, semble t-il. Ici, l’auteur s’en prend in fine à une clique indéterminée autant qu’aux turpitudes politiques qui se trouvent ainsi élevées au rang de maux nécessaires, vu que la fin justifie les moyens. Petit indice : « depuis 30 ans », dit-il. Nous voici donc au cœur même de la Mitterrandie des années-fric et des potes et des copains.
      Le professeur pense qu’il faut des talents retors hors du commun pour gouverner un État. Mais il se leurre. Aujourd’hui, il ne faut que des amis. Beaucoup d’amis. Et d’en caser le plus possible en diverses institutions, ou cercles d’intellos fermés à une vaine populace qui n’est utile que le temps nécessaire à l’élection d’un démagogue. C’est la démocratie. Quo non ascendet ?. .
      Oui, sans doute fallut-il aux siècles passés des hommes de génie pour faire de la France le phare du monde civilisé. Comme il en fallu aussi pour refuser la défaite, comme pour bâtir contre vent et marée une Europe forte face aux défis économique mondiaux.
      La devise de Fouquet aurait pu s’écrire : « Quo non arrodam ? Que ne rongerai-je pas ? », ainsi que l’écrivit le regretté André Castelot. Le pouvoir, une presse dévouée et des amis, M. Brighelli. Voilà nos Mazarin. Certes, les charges étaient vénales sous l’Ancien Régie. La méritocratie ne l’est-elle devenue en accaparant le pouvoir et les places ? Les amis, il faut les récompenser, d’une manière ou d’une autre. On appelle cela une clientèle. Le mot n’est pas nouveau. Le « client » existait à Rome dès le début de l’époque républicaine et se conserva sous l’Empire où il prit le sens de parasite. Une histoire aussi vieille que le monde. Mon salut à tous.

    • 23 Mars 2017 à 14h14

      Robinson dit

      La morale tient bien davantage à l’émotion qu’à la raison, et l’émotion est dictée par ceux qui parlent le plus fort et le plus longtemps.
      Comment peut-on parler de morale en politique, alors que tout y est démagogie ; les candidats font tous des promesses qu’ils savent intenables, qu’importe, le principal est d’être élu ou de pouvoir monnayer son soutien.
      Le mensonge délibéré à la face d’un pays est moralement inexcusable et pourtant permanent ; bien sûr il faut faire rêver, donner foi et espoir, mais c’est contre la raison.
      Et puis enfin, un bon dirigeant doit être bien payé, le mauvais l’est toujours trop.

    • 23 Mars 2017 à 10h46

      arbrecentenaire dit

      Merci quand même pour l’érudition et la leçon d’Histoire… Cependant, sur la morale de cette histoire (car vous nous la faites…!), c’est toujours le “ou bien… ou bien”… la pensée à voie unique. Machiavel ne rejetait pas la morale, il privilégiait le plus grand bien commun. Et il ne parlait pas d’avantages personnels. De même qu’en politique étrangère, il faut tenir compte à la fois de la raison d’Etat (absolument essentielle) mais on ne peut non plus, selon moi, négliger la raison du coeur (humanitaire) et que toute la sagesse consiste en un subtil équilibre entre les deux (fallait-il intervenir ou non en Lybie, en Syrie, au Mali?). Ce que, d’une façon générale, nous avait déjà appris Pascal Blaise. D’où il ressort qu’un cynique intégral, qui ne voit que ses intérêts personnels, qui risque de faire passer ceux-ci avant l’intérêt public (conflits d’intérêts), d’être l’obligé de ses bienfaiteurs, dont on se demande, de plus, comment lui faire confiance, sachant toutes les dissimulations, tous les mensonges, les engagements trahis, les petitesses et mesquineries au service de son intérêt personnel (là est toute la différence avec un De Gaulle…! jamais son intérêt personnel ne fut en jeu, il était authentiquement machiavélien, au sens vrai du terme) – ce cynique donc, doublé d’un hypocrite, fera un bien mauvais chef d’Etat car, pour en être un bon, il faut précisément avoir une morale, une morale du bien public, une morale de l’intérêt supérieur de la Nation, et cela ne va pas avec une immoralité personnelle. Il me semble que le sens moral ne se divise pas (et à cet égard la comparaison avec Richelieu ou Mazarin n’est guère pertinente car à cette époque l’enrichissement personnel d’un ministre n’était pas du tout considéré comme immoral).

      • 23 Mars 2017 à 11h07

        Claude T. dit

        séparer vie privée et vie publique est en effet une dichotomie injuste, une imposture. L’affaire Cahuzac ne l’a-t-il pas assez fortement démontré ? Et c’est quasiment une loi que quand la vie privée est bien marquée par de l’immoralité, on se fait moraliste en juge des autres. ” Homme (femme), qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses.” Evangile, Romains 2.1 – Bonne route à vous.

        • 23 Mars 2017 à 14h32

          Hannibal-lecteur dit

          Ça, c’est l’exemple loupé !!! Il ne s’agit pas de condamner, pour un homme politique, mais de faire faire et préconiser le contraire de ce qu’il fait lui-même.
          Il y a en effet dichotomie entre vie privée et vie publique …sur l’exemple tiré lui aussi de la parole du Christ : rends à César etc.
          La morale c’est pour Dieu, la politique pour que marchent les institutions, tous les benêts qui voudraient un amalgame souhaitent l’impossible. 

        • 23 Mars 2017 à 16h46

          modramalina dit

          Dis donc le Dentier! Tu sais qu’on fait des prothèses pour les crocs (et pour cause) on n’en fait pas pour les neurones…relis toi ou…prends des cours de rattrapage

      • 23 Mars 2017 à 11h10

        Saul dit

        @ Arbrecentenaire
        Bien résumé 

    • 23 Mars 2017 à 10h06

      Claude T. dit

      C’est vrai que l’impiété prive de morale, tout comme la religiosité (fausse piété, foi à la Mazarin qui peut produire aussi des Mazarine). Mais repentez-vous pendant qu’il en est encore temps monsieur Brighelli ! Car Dieu existe, ce que vous ne semblez même pas soupçonner ! Moi non plus d’ailleurs jusqu’au jour où il s’est révélé ! Si mon témoignage pouvait vous aider à mieux vivre : http://www.toucherlalumiere.info/article-bonjour-et-bienvenue-sur-ce-site-70810555.html
      Bien cordialement.

      • 23 Mars 2017 à 14h36

        Hannibal-lecteur dit

        Pour l’instant, Claude T comme Têtu, votre témoignage me pourrit la vie. Si votre objectif est de m’aider à mieux vivre, comme vous le proclamez, nous allons voir si vous avez l’honnêteté de m’en dispenser…

        • 23 Mars 2017 à 16h52

          modramalina dit

          Y a vraiment que le Dentier pour répondre à un illuminé!!! La pièce a déjà été jouée par Blaise Pascal! Je ne savais pas que Bellemare avait fait une nouvelle mise en scene!

    • 23 Mars 2017 à 9h52

      Saul dit

      Seigneur…JPB est de plus en plus décevant. Tout d’abord faire des parallèles historiques plus que foireux, tout est dans tout et tout le bastringue, c’est tomber dans le piège du débutant, ne pas tenir compte du contexte, analyser telle situation à l’aune de nos prismes etc.
      Car il n’aura pas échappé à Brighelli que depuis Mazarin, ça a un peu évolué depuis, quelques révolutions, des changements de régime avec pour ambition une meilleure gouvernance, plus honnête, plus intègre et….plus morale. Donnerwetter ! ne serait ce pas là une des bases idéologiques de la “République” ? quelques Grecs fameux ont écrit sur le lien entre Morale et Politique, alors écrire que ça n’a rien à voir…Ok on est sur Causeur, et c’est à celui qui se montrera le plus politiquement incorrect (on est rebelle ou pas, c’pas ?) mais y’a des limites à l’ineptie.

      • 23 Mars 2017 à 9h56

        steed59 dit

        surtout qu’à la fin on ne sait pas si c’est pour défendre fillon ou le roux

        • 23 Mars 2017 à 10h13

          Saul dit

          oh même lui ne doit pas savoir… Mais je le croyais NDA.

        • 23 Mars 2017 à 10h24

          durru dit

          Il l’est, Saul. Mais ça n’empêche pas de réfléchir.

      • 23 Mars 2017 à 10h03

        durru dit

        “une meilleure gouvernance, plus honnête, plus intègre et….plus morale”
        Comme… Mitterrand, par exemple, pour ne pas aller plus loin? Ah, pardon, lui il était de gôche, on parle pas de ça, c’est hors sujet. N’importe nawak, Saul, t’es à la ramasse.

        • 23 Mars 2017 à 10h07

          steed59 dit

          disons qu’il n’est pas interdit d’attendre de nos politiciens un effort moral (après tout on leur confie des mandats de gestion de l’argent public) sans pour autant ne pas oublier qu’il s’agit d’êtres humains perfectibles et tous les grands hommes avaient leur part d’ombre

        • 23 Mars 2017 à 10h13

          Saul dit

          Sauf que je n’ai jamais encensé Tonton, considérant son “règne” comme une catastrophe pour le pays malgré ses talents (ce que j’ai exprimé à plusieurs reprises…), “règne” qui est jugé plutôt sévèrement par les historiens en prime.  Tout comme Leroux mérite amplement ce qui lui arrive !
          La morale en politique, c’est une ambition, sans doute utopique certes, mais indiquant une direction, un sens etc.
          Sinon tout est dans tout et permet toutes les dérives au titre de “l’analyse” faite par ce billet. JPB à la ramasse de plus en plus, il l’avait montré avec son grotesque billet sur Polanski.

        • 23 Mars 2017 à 10h15

          durru dit

          Non, mais tu insistes, c’est pas vrai… Tu considères donc que Tonton soit une évolution dans le bon sens par rapport à l’époque de Mazarin, par exemple?

        • 23 Mars 2017 à 10h24

          Saul dit

          relis bien…

        • 23 Mars 2017 à 10h25

          durru dit

          J’ai relu:
          “Car il n’aura pas échappé à Brighelli que depuis Mazarin, ça a un peu évolué depuis, quelques révolutions, des changements de régime avec pour ambition une meilleure gouvernance, plus honnête, plus intègre et….plus morale.”

        • 23 Mars 2017 à 10h28

          Saul dit

          et donc ? poussons, quel est cette évolution majeure entre les dirigeants du 18ème et aujourd’hui ?

        • 23 Mars 2017 à 10h32

          steed59 dit

          durru, tu ne vas pas te mettre à comparer mitterrand avec mazarin ?

        • 23 Mars 2017 à 10h43

          durru dit

          Bien sûr que non, Steed. C’était juste un exemple d’un politique bien plus pourri que Mazarin, mais du XXème siècle. Pour mettre fin à ce rêve de la “moralisation” de la vie politique qu’on nous vend sans cesse. Mais, visiblement, il y aura toujours des rêveurs…

        • 23 Mars 2017 à 10h45

          durru dit

          @Saul
          Ceux d’aujourd’hui se targuent de faire leurs forfaits “au nom du peuple”, surtout quand ils sont “de gôche”.

        • 23 Mars 2017 à 11h08

          Saul dit

          Ce qui est immoral.
          La différence, puisqu’il faut tout expliquer, c’est que sous l’Ancien régime, les dirigeants avaient avant tout jouissance du pouvoir, et ce le plus légalement possible.
          Aujourd’hui ça n’a pas changé des masses dans la pratique, mais la démocratie, la république et tout le toutim ont changé le rapport au pouvoir et sa finalité, et même sa définition : celui ci pour résumer est devenu une délégation (le peuple souverain) pour l’administration du bien public et non plus une propriété privée dont on peut jouir à sa guise. Administration du bien public devant se faire dans une optique de “vertu” (on en parle suffisamment ici même ! la gestion en “bon père de famille” est une notion de droit mais aussi morale). Et donc pas compliqué de deviner les qualités requises et souhaitées pour administrer dans ce sens.
          Bref la démocratie, c’est l’exercice du pouvoir uniquement dans l’optique de l’intérêt général et ainsi théoriquement le garde fou à la propension naturelle de l’homme à ses petits travers comme l’ambition du pouvoir pour le pouvoir, l’abus etc. Travers immoraux au passage…
          Donc prétendre que morale et politique n’ont rien à voir, c’est juste être à coté de la plaque. 

        • 23 Mars 2017 à 11h49

          durru dit

          Prétendre qu’on veuille limiter les abus des politiques en leur donnant de plus en plus de pouvoir, voilà ce qui est vraiment à côté de la plaque.

        • 23 Mars 2017 à 16h50

          modramalina dit

          Voila un bon exemple que nous donne Forenrut! Tonton!
          Ben oui mais Tonton, il était totalement immoral mais assez intelligent pour ne pas tomber sous le coup du code pénal! C’est ce qui fait la différence entre Al Capone et un Ripou de sacristie!

    • 23 Mars 2017 à 9h24

      Pierdec dit

      À Jean-Paul Brighelli,
      Je suis un peu surpris par cet article et ses conclusions.
      En effet, dans la situation présente, les véritables politiciens, ceux qui nous dirigent dans l’ombre ont certainement autant de qualités politiques que Mazarin, et sont sans aucun doute les enfants de Machiavel. Ils utilisent simplement la naïveté du peuple et son attirance vertigineuse pour la vertu, le bien et l’émotion pour étouffer ou prévenir toute possibilité de raisonnement. Ils déplacent simplement le point de focalisation des esprits vers des sujets sans importance pour pouvoir agir à leur guise, comme on le pratique dans l’art de l’hypnose. C’est le stade ultime de l’art de la manipulation des masses. Jamais nos maîtres n’ont été aussi performants dans cet art suprême.
      Il n’y a rien d’étonnant à ce que le débat politique parmi les citoyens se limite au prix des costumes ou à une morale bafouée. C’est le leurre qui permet en arrière-plan de diriger tout ce petit monde, sans que celui-ci en soit conscient, et pour permettre de faire croire au peuple qu’il a toujours un pouvoir quelconque.
      Il ne faut pas sous-estimer nos véritables maîtres. Il faut par contre réveiller les consciences de nos concitoyens en les aidant à réaliser la situation dans laquelle ils sont. En les aidant à reconnaître le leurre pour revenir vers l’essentiel.
      Mais ce n’est pas gagné, je vous l’accorde.

    • 23 Mars 2017 à 8h54

      steed59 dit

      décidément le gout du luxe est assez répandu dans notre classe politique …

      https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/brigitte-macron-habillee-gratis-par-une-marque-de-luxe_462080

      • 23 Mars 2017 à 9h35

        durru dit

        10%, ça fait une belle jambe. Quant à une présence plus importante dans les médias, pile à partir du moment où l’égalité la plus stricte sera de mise, le type a perdu une occasion de se taire…

        • 23 Mars 2017 à 9h42

          steed59 dit

          salut durru, t’es pas réveillé du bon pied ce matin ?

        • 23 Mars 2017 à 10h13

          durru dit

          Salut Steed. J’aime pas les gars qui racontent n’importe quoi juste pour ne pas se taire.

        • 23 Mars 2017 à 10h53

          steed59 dit

          tu parles de moi ?

        • 23 Mars 2017 à 10h57

          durru dit

          Non, le gars qui explique dans l’article que NDA sera plus présent dans les médias quand il sera à 10%. C’est à dire quand les temps d’antenne seront strictement égaux et vérifiés à la seconde.

    • 23 Mars 2017 à 6h02

      Naif dit

      l’auteur oublie Richelieu qui eu un destin identique et justement choisit Mazarin pour lui succéder. C’est à eux que l’ont doit la grandeur de la France. Ces cul-terreux qui moururent immensément riche et alors ?