Le problème du PS est darwinien

Entretien avec Alain Minc

Publié le 26 août 2009 à 16:47 dans Politique

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Hybride d’un techno et d’un intello, pur produit de la méritocratie française, ami de Nicolas Sarkozy, Martine Aubry et des patrons de toutes obédiences, Minc, “homme de l’ombre” à la française, commente le jeu politique dont il est aussi un acteur.

Vous définissez-vous toujours comme un “libéral de gauche” ? S’agit-il d’une espèce mutante ou de la version chic du “cœur à gauche-portefeuille à droite” ?
Je comprends telle que je vous lis que vous ayez du mal à percevoir ce qu’est un libéral de gauche. Être un libéral de gauche, c’est posséder un mauvais chromosome, atypique dans l’ADN politique ; c’est croire que l’intérêt général existe en dehors du marché mais que l’Etat n’est pas l’expression naturelle et exclusive de cet intérêt général.

On voit bien ce qui relève de la droite et de la gauche dans votre définition mais si on peut appartenir aux deux à la fois, quel sens conserve cette division ?
J’aurais du mal à définir précisément les idées de gauche et les idées de droite mais plus le temps passe, plus j’observe qu’il y a des gens de gauche et des gens de droite. Disons qu’il existe deux sensibilités à l’intérieur du monde civilisé. La permanence demeure, viscérale, dans les comportements : 45 % des Français ne voteront jamais à droite et 45 % ne voteront jamais à gauche. Et c’est bien une affaire d’ADN. En vieillissant, je finis par croire que l’état de nature prend le pas sur l’état de culture. De même qu’on est manager ou entrepreneur, on est de droite ou de gauche. D’où la difficulté des franchissements de ligne.

Venant de vous, c’est amusant ! D’accord, vous avez dû renoncer au Flore mais vous êtes un “sarkozyste de gauche” heureux, non ?
Je le répète, j’avais un mauvais chromosome. Simon Nora, l’un des hommes que j’ai le plus révéré au monde, me disait : “Il est plus douillet d’être la gauche de la droite que la droite de la gauche.”

L’ensemble de la classe politique et de l’intelligentsia s’est penchée avec plus ou moins de gourmandise sur le cas du PS, les diagnostics allant de la A au coma dépassé. Quel est le vôtre ?
Il y a deux PS. Le premier est respectable, profond, puissant. Même après les régionales, il dirigera au moins la moitié des régions, il tient deux tiers des villes et des départements et les gère bien. Et puis, il y a l’appareil national où l’on voit des gens s’affronter pour un hypothétique pouvoir dont on se demande s’il intéresse les “grands élus”. Au fond, ceux-ci veulent veut que leur parti soit au deuxième tour de la présidentielle parce que quand il ne l’est pas comme en 2002, la légitimité locale elle-même est entamée, mais cela ne les dérange pas vraiment que leur candidat fasse 47 %. Avec la droite au pouvoir à Paris, un président de région socialiste reçu à Matignon se voit dérouler le tapis rouge. Si le Premier ministre était Vincent Peillon ou Arnaud Montebourg, il arriverait par l’entrée de service.

À nous les provinces, à eux Paris : comme Marcel Gauchet, vous pensez que le PS s’est résigné à la division des tâches ?
On peut gagner une élection nationale par hasard et d’ailleurs, c’est par hasard que le PS a emporté sa seule victoire depuis 1988, après la dissolution Chirac-Villepin de 1997. Il est donc absurde de croire que l’affaiblissement de l’appareil national disqualifie le PS pour la présidentielle. De plus, il existe aussi la possibilité d’une faute de l’adversaire. Mais gagner sur un projet, c’est une autre histoire. En 1981 et en 1988, les socialistes étaient porteurs de projets, parfaitement antinomiques au demeurant : 1981, c’est l’Alternance avec une majuscule, 1988, c’est la France de Marc Bloch1. C’est d’ailleurs l’équation de toute deuxième candidature : Mitterrand en 1988, Chirac, grâce à un concours de circonstances hallucinant en 2002. Et ce sera celle de Nicolas Sarkozy en 2012.

Il est peut-être dommage qu’elle ne soit pas aussi celle des premières candidatures. D’ailleurs, elle l’est. Dans le verbe. On gagne en coiffant le bonnet phrygien : la victoire de Sarkozy est due au verbe de Guaino.
Pas du tout ! C’est le pari faustien de Sarkozy de ramener les électeurs du Front national qui s’est révélé gagnant, la musique de Guaino n’a fait que l’accompagner. On se fait élire la première fois en rassemblant son camp, la deuxième en brouillant les repères. C’est d’ailleurs la difficulté pour le président : il doit conserver les électeurs ravis au FN, gagner une partie de ceux de Cohn-Bendit et ne pas s’aliéner une partie de la droite traditionnelle. Ce n’est pas un compas facile : il va, je l’espère, gagner, mais il faudra aller chercher les voix pour passer de 28 % à 50 % !

Quoi qu’il en soit, le système politique, en l’absence d’une opposition puissante, semble franchement déséquilibré.
La déliquescence du PS a une conséquence que peu de gens voient, c’est que les syndicats reprennent une place considérable dans le débat public. Depuis le début de la crise, Sarkozy cogère le pays avec les syndicats comme il l’aurait fait ailleurs avec l’opposition. Et ceux-ci se montrent très responsables.

Oui, dans le cadre d’un deal implicite : ils se replient sur leur bastion de la fonction publique en abandonnant à leur sort les salariés du privé. Donc le duo Thibaut/Sarko, c’est vous ?
Pour quelqu’un qui vote Sarkozy et se présente comme le dernier marxiste français – moi – c’est une situation assez favorable. Grâce à cette cogestion, les syndicats espèrent aussi retrouver une légitimité. Avec la réforme des institutions, la loi sur la représentativité syndicale est sans doute ce qui a le plus changé le visage de la France depuis 2007. De quoi s’agit-il ? D’arriver à un mouvement syndical partagé entre un pôle réformiste dur et un pôle réformiste doux. Or, pour le PS, la question syndicale est une maladie héréditaire, l’origine de son mal-être actuel. Il faut remonter à la Charte d’Amiens. Les syndicats ne pouvant être la matrice du parti de gauche, celui-ci ne peut pas être un parti de masse, ce qui surpondère le poids de l’idéologie. Mais le PS n’est pas non plus un parti marxiste car il n’est l’émanation d’aucune force sociale. Il n’est donc qu’une idéologie en quête de serviteurs.

Ou de clientèles. Mais aucun parti n’est plus l’émanation d’une classe sociale.
C’est exact. De ce point de vue, le vote écologiste est très intéressant car il est peut-être une nouvelle manifestation électorale d’une nouvelle classe sociale qui se définit moins par sa place dans le système économique que par son identité culturelle. Les électeurs des Verts sont des gens hyper-diplômés (à supposer qu’on soit hyper-diplômé à bac + 8), assez libertaires dans leur vision de la vie, assez européens et même assez écolos. Sont-ils porteurs d’un double-chromosome ou s’agit-il d’une nouvelle variante d’un chromosome de gauche ? C’est la question.

En attendant que la mutation soit achevée, on peut observer que beaucoup de pauvres votent à droite, et pas seulement en France.
Admettez qu’il est paradoxal que le parti institutionnel de la gauche soit celui qui s’intéresse le moins aux pauvres, parce que les pauvres sont passés du PC envié et honni au FN encore plus honni. N’oubliez pas que 90 % des Français ne sont pas touchés par la crise et font même leur meilleure année en termes de pouvoir d’achat : les retraités, les fonctionnaires, les salariés des grandes entreprises, ceux qu’on peut appeler “la main d’œuvre japonaise”. Mais il y a une deuxième France, “la main d’œuvre américaine”, celle des intérimaires, des CDD et des salariés des sous-traitants. Au lieu de se gargariser de la “relance par la consommation”, idée stupide dans un pays d’épargne, les socialistes devraient sommer le gouvernement de mieux protéger cette France-là. Seulement, cette population n’intéresse pas la gauche parce que ce n’est pas là qu’elle recrute ses bataillons électoraux.

Prononcez-vous : la maladie du PS et de la gauche, donc le remède sont-ils d’abord idéologiques ?
L’idéologie, c’est l’hérédité. Le résultat, on le connaît, c’est que les socialistes parlent à gauche et gouvernent en sociaux-démocrates de centre-droit. Ils ont toujours été comme ça et ne changeront pas. L’urgence, pour eux, est ailleurs. En monarchie républicaine, il faut d’abord produire un leader. Et le PS n’aura un leader que quand il aura changé de constitution – ce qui n’exclut nullement, je le répète, qu’il puisse gagner une élection nationale. Le parti socialiste reste parlementaire dans ses gènes et dans sa vie intérieure alors qu’il évolue dans un environnement totalement présidentiel. Tout se passe à la proportionnelle comme au parlement israélien…

Vous êtes dur…
Il est vrai que ce sont les militants qui désignent le Premier secrétaire. Mais ce fonctionnement institutionnel est à rebours de celui de la Ve République revisitée. Nous élisons le président puis le parlement, eux font l’inverse. Nulle part ailleurs qu’au PS il n’y a un nombre aussi élevé de gens qui ont plus de 130 de QI. La salle Marie-Thérèse Eyquem, où se tient le bureau national du PS, est la meilleure école politique de France. Le problème est darwinien, c’est qu’il n’y a pas de mécanisme de sélection. L’état-major du PS, c’est la chambre des Lords, il n’y a que des Lords à vie et même, maintenant, des Lords héréditaires. Dans le parti de droite, il y a un chef, il élimine, il promeut.

Vous trouvez que ça grouille de talents nouveaux autour de Nicolas Sarkozy ? Beaucoup sont remerciés sans ménagements après avoir été essorés.
S’il n’y a pas grand-monde, c’est parce que Chirac a tué une génération. Et Sarkozy est en train de fabriquer sa génération.

Admettons. Au-delà des clivages politiques, vous dénoncez souvent les manquements des élites – auxquelles vous appartenez.
Je crois que Vichy vient de Louis XIV. La grande différence entre la France et l’Angleterre est qu’en Angleterre, l’aristocratie s’est affirmé contre le roi tandis qu’en France les élites ont été produites par le Roi – et par l’Etat. Par gros temps, cela donne Vichy. Le légitimisme des élites françaises est inconcevable en Angleterre. L’élection de Nicolas Sarkozy montre que la France a changé : que ce pays où “la terre ne ment pas” puisse porter à sa tête un immigré de la deuxième génération était inimaginable il y a quelques années encore.

Etes-vous crédible quand vous vous en prenez aux patrons en évoquant une situation prérévolutionnaire ?
Dans ma “lettre aux patrons”, j’ai voulu frapper les esprits. Certains sont parfois un peu autistes, non pas parce qu’ils sont plus sots ou plus réacs que leurs pères, mais parce que la financiarisation du capitalisme a changé la fonction patronale : un chef d’entreprise passe tout son temps avec ses directeurs financiers et aucun avec les syndicats. Résultat, les patrons vivent dans une bulle et n’ont aucune idée de ce qui se passe dans la société.

Et pour vous, pas d’autocritique pour avoir célébré la mondialisation heureuse ? En supposant même que l’addition soit globalement bénéficiaire, n’avez-vous pas fait peu de cas des vies et des régions sinistrées face aux glorieuses données macro-économiques montrant que le monde galopait sur la voie de la prospérité ? Autrement dit, n’avez-vous pas, cher Alain Minc, péché par idéologie ?
La mondialisation, que vous l’aimiez ou non, est l’équivalent en économie de la loi de la gravitation. Mais nous, les élites, avons survalorisé le poids du rationnel et la normalisation de la société française en pensant que les adaptations économiques seraient acceptées aussi facilement qu’elles l’étaient ailleurs. Cela dit, la situation sociale est étonnamment calme en France. Qui aurait imaginé que nous finirions le printemps avec les étudiants qui passent leurs examens, la consommation qui se maintient, l’absence de véritable violence sociale ? En vérité, je suis estomaqué par la solidité des sociétés occidentales.

  1. Alain Minc fait allusion à cette phrase célèbre de l’historien : “Il y a deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims, ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération.”

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  • 29 August 2009 à 9h39

    Impat dit

    A la relecture des réponses d’Alain Minc on constate, en fait, beaucoup de bon sens (… des intérimaires, des CDD et des salariés des sous-traitants. Au lieu de se gargariser de la “relance par la consommation”, idée stupide dans un pays d’épargne, les socialistes devraient sommer le gouvernement de mieux protéger cette France-là…) et des vérités incontestables (90 % des Français non touchés par la crise).
    Pourtant tout le monde ici, ou presque, tombe à bras raccourcis sur lui. Une explication ? C’est que Minc appartient à l’élite, qu’il en est fier et qu’il ose le dire au lieu de raser les murs. Cela, dans notre beau Pays, ça passe mal.

  • 28 August 2009 à 18h19

    De Facto dit

    On verra, Cyril, si vous faites encore le malin quand Minc qui repère les bonnes plumes (têtuniçois, du calme…) aura compilé vos articles et les signera de son nom sous le titre: “Contrepied et pied de nez”.
    Sur le plagié abandonné
    Coquillages et crustacés…

  • 28 August 2009 à 17h29

    bennasar dit

    Je vous trouve bien sévères avec monsieu Minc. Moi, je l’aime bien cet esprit brillant, drôle, au langage précis, coupant et savoureux.
    Le couplet sur la boussole qui donne le sud, les médias nous le passent en boucle dans une cacophonie qui semble orchestrée par Edwy Plenel.
    J’aime son libéralisme qui remet les pendules à l’heure d’une France plutôt à coté de la plaque. Il est libre, ne roule pour personne et si vous n’achetez pas ses livres, il s’en branle !
    Ses formules sur Bayrou, un Le Pen light totalement inutile, j’en redemande. Les annonciateurs de la fin du capitalisme sont, sous sa plume d’un grotesque achevé. Bref, Les baudruches se dégonflent sur son passage dans le médias, et moi j’aime ça.
    Mer-ci pa-tronne, merci patronne, je suis heureux de travailler pour vous.

  • 28 August 2009 à 16h31

    Zanthrope dit

    “Mais nous, les élites…”
    Si c’est lui qui le dit.
    Aux côtés de Bigard pour l’esprit , de Johnny pour la musique, de Doc Gynéco pour la poésie sans doute.

  • 28 August 2009 à 14h13

    H2 dit

    @ Averell
    ” Il n’y a rien de poussiéreux dans mon affirmation. Mais il est vrai que pour vous la Shoah date probablement un peu et qu’elle ne doit en rien constituer une référence, un horizon ”

    Vous êtes ridicule de le penser. L’ Extermination de l’ homme par l’ homme, c’est la clé de tout. Je viens de terminer d’autre part il y a quelques jours, l’ ouvrage de Louis Martin-Chauffier : L’homme et la bête ( 1947 )- Je vous le recommande. Méditez-le bien.

  • 28 August 2009 à 12h26

    Venik dit

    Vous feriez bien de remercier le denomme H2 d’avoir bien voulu vous (nous) ecrire quelques posts.Ce sont des presents rares et pas forcement merites.

  • 28 August 2009 à 12h04

    caouas dit

    Minc est nul mais là où il ne se trompe pas c’est dans son analyse du PS et de son éléctorat.

    Il ya un divorce profond et de plus en plus patent du PS avec l’électorat pauvre et en situation d’emplois précaires …

    Le PS a choisi son camp et crèvera de la stratégie de dragage de l’électorat Vert, qui n’est en fait que de l’électorat DCB, qui consistera à faire revenir 3 bobos au PS en perdant les derniers électeurs des campagnes profondes qui n’ont que faire des préoccupations des grandes bourgeoises du PS !

  • 28 August 2009 à 10h20

    Averell dit

    Je ne suis pas de ceux qui haussent les épaules lorsqu’ils entendent le mot “socialisme”, je ne suis pas de ceux qui sont pris d’une sainte fureur (ou d’un malaise) lorsqu’ils entendent le mot “communisme”, et pour des raisons (nombreuses) sur lesquelles je ne m’étendrai pas afin d’éviter un trop long courrier – et puis nous sommes tous pressés, ceux qui écrivent autant que ceux qui lisent. Un mot tout de même. Quelqu’un de proche, survivant d’Auschwitz, m’a redit, sur son lit de mort, sa confiance dans le communisme, le communisme comme l’entendait Maxime Alexandre, un homme dont il se sentait proche.
    Je me souviens pourtant avoir dit à ce vieil homme, Benjamin, plus ou moins ce qui suit. Le communisme ne peut qu’engendrer d’immenses tensions aussi longtemps qu’il se veut universel, à l’instar des grandes religions, le christianisme et l’islam plus particulièrement. Le communisme ne peut s’imposer et se vivre pleinement qu’à une échelle réduite, une échelle oublieuse de l’international et du national. Le mode de vie communiste – car il s’agit bien d’un mode de vie – ne peut être accepté et vécu harmonieusement et, dirais-je, joyeusement qu’à un niveau strictement limité : une communauté qui peut être le kibboutz des origines, le monastère cistercien ou le “Mont Thabor” des hussites, par exemple. Je le redis, c’est un point essentiel sur lequel on n’a pas assez insisté. N’essayez pas d’imposer le communisme à des peuples entiers. L’histoire a trop montré ce que cela peut engendrer. Le communisme peut aussi se vivre harmonieusement et joyeusement au sein d’une famille, d’un village – voir les expériences menées pendant la Guerre Civile, en Espagne, dans les campagnes d’Aragon. Mais, je le répète, lorsqu’il dépasse une certaine aire, le communisme n’est plus que bureaucratie et ses bras armés, l’absurdité et la mort, le contraire de ce qu’il devrait être.

  • 28 August 2009 à 9h42

    Averell dit

    @Rabcor
    Je n’y puis rien. Cette histoire d’ADN politique se mélange dans ma tête avec de très sinistres histoires. Je n’y puis rien. D’une manière générale, j’aimerais que le lexique de la génétique (très beau en soi) reste à sa place et n’investisse pas d’autres espaces.

  • 28 August 2009 à 9h32

    Averell dit

    @H2
    Votre raisonnement est simple : rien ne va plus parce que les Etats ne sont plus ce qu’ils étaient. Vous comprendrez que je ne puis être d’accord avec vous et que les difficultés devant lesquelles ils se trouvent (les pauvres innocents) ne sont pas pour me déplaire. On va peut-être enfin sortir,douloureusement, d’une horreur ; peut-être pour retomber dans une autre, il est vrai, mais peut-être pas. A suivre. Les génocides et les Etats, mon cher. Vous avez un peu étudié le Cambodge et le Rwanda. Si oui, vous n’oseriez pas écrire ce que vous venez d’écrire. Il n’y a rien de poussiéreux dans mon affirmation. Mais il est vrai que pour vous la Shoah date probablement un peu et qu’elle ne doit en rien constituer une référence, un horizon.

  • 28 August 2009 à 9h27

    jerome dit

    @H2
    “Vous me comprendrez j’espère ?”

    Je comprends que vous dites n’importe quoi et que vous ne savez pas de quoi vous parlez, mais j’ai l’habitude avec les gens comme vous.

  • 28 August 2009 à 9h15

    a2lbd dit

    @h2

    Non vraiment il y a des passages que je goute peu dans vos interventions.

    La litanie sur le poulet étranger : je ne sais pas comment on peut se prétendre de gauche et dans le même mouvement renier un idéal fondamental du socialisme: l’internationalisme. Ca me dépasse.

    Ensuite il y instrumentalisation du Honduras. Mais si ce pays à une chance de recouvrer une forme de démocratie c’est justement grâce au soutien que la communauté internationale apporte à cette cause. Bien entendu, il est hors de question de se renouveler l’expérience de l’Irak et d’aller à force de Baïonnettes porter la démocratie.

    Qu’attendez vous de la gauche exactement : un repli sur des entités toujours plus petites ?

  • 28 August 2009 à 9h12

    rackam dit

    H2 = MLF
    Même vocabulaire, questions en fin de post etc.
    Plus que deux lettres.

  • 28 August 2009 à 9h01

    Rabcor dit

    A tous ceusses qui crient avant de parler et parlent avant de penser.
    On est où, là? Sur Bakchich, sur Rue 89, sur le Post, voire pire si entente?
    Injures mal fagotées, ricanements pas drôles, proclamations flatulentes d’indignation, mais surtout, et c’est le plus grave: déni d’opinion
    Quelques charlots intempestifs ont décrété que Minc n’avait pas le droit de parler ici. Ce qui est somme toute cocasse, quand on sait à quel point la liberté d’expression est la poutre maitresse de mon site préféré
    Or il se trouve que la liberté d’expression vaut accessoirement pour les gens dont on ne partage pas toutes les idées, présentes futures ou passées
    C’est bien gentil de ratonner Minc et d’agresser Mâme Lévy sur ses choix d’interlocuteurs, mais le plus logique serait d’indiquer dans ce cas qui elle doit interviewer, et les questions qu’elle doit poser
    Perso, je ne suis pas très client d’ordinaire pour Alain Minc . mais là, ce qu’il dit est plutôt intelligent et passablement innatendu, notamment sur l’anglage génétique dela politique. Mais puisque c’est Minc qui le dit, alors je dois être un gros con, forcément
    Merci de m’avoir ouvert les yeux, mais trop de clarté nuit parfois, alors soyez gentils, les gars, allez fliquer la pensée ailleurs