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Le pays où l’on ne s’arrête jamais

Le retraité britannique, une espèce en voie de disparition

Publié le 20 mai 2010 à 13:00 dans Monde

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Santé, retraite : la Grande Bretagne en pleine crise.

Santé, retraite : la Grande Bretagne en pleine crise.

Malgré une hygiène alimentaire déplorable à coups de fish and chips et de panse de brebis farcie au gras, malgré l’abandon progressif pour cause d’obésité galopante et d’apathie généralisée des activités physiques les plus élémentaires comme prendre l’escalier, se lever pour changer de chaîne ou courir derrière un bus, les Britanniques n’échappent pas au vieillissement qui transforme notre vieux continent en un “continent de vieux”.

L’espérance de vie y a été multipliée par deux en un siècle : on prévoit 34 000 centenaires et 50 % de retraités supplémentaires d’ici à 2050, qui comptent bien jouer les Miss Marple, increvable tailleuse de rosiers et détective amateur. Si le montant exact de sa pension n’a jamais été révélé par Agatha Christie, tout laisse supposer une existence assez douce et des fins de mois sans souci. Avait-elle placé ses économies dans l’immobilier, les obligations, les actions ou les fonds de pension ? Mystère. Une chose est certaine : à l’instar de ses compatriotes, Jane ne comptait certainement pas sur l’État pour se la couler douce dans son jardinet.

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  • 20 May 2010 à 21h14

    Impat1 dit

    Rackam,
    …”A 80 balais elle aura découragé”…
    Vous voulez dire encouragé, sûrement ? En montrant l’exemple.

  • 20 May 2010 à 20h56

    fatback dit

    La retraite par répartition c’est une pyramide de Ponzi.

  • 20 May 2010 à 17h53

    redrackam dit

    Cré garce, la Trucmuche!
    A 80 balais elle aura découragé douze jeunots qui auraient pu s’installer, et qui seront intermittents du spectacle chez Paul Hampe-Louax.
    Il y aura du champignon dans ses miches, de la harissa dans les quiches, de la pourriture noble dans les brioches, et des larmes dans les yeux des mioches.
    Place aux jeunes Adélaïde, tu aimes les croûtons: va à l’hospice!

  • 20 May 2010 à 17h23

    Impat1 dit

    Vous connaissez Adélaïde Trucmuche ? Certain(e)s d’entre vous connaissent, c’est la boulangère/épicière du village. Elle vient de me confier qu’elle compte se mettre en retraite vers 80 ans.
    Sauf si elle est en bonne forme. Dans ce dernier cas elle continuera car autrement elle aurait peur de s’ennuyer un peu, m’a-t-elle dit.

  • 20 May 2010 à 16h51

    L’Ours dit

    Je vois que nous ne sommes pas les seuls dans la mouise!

  • 20 May 2010 à 16h33

    Amerotke dit

    “Les salaires, en nette baisse à partir de 50 ans,….. L’aide sociale a vécu : le travail, c’est la santé”.
    C’est là que l’on retrouve la nation à qui Churchill n’avait promis que du sang et des larmes et qui s’en est sortie. C’est bien pourquoi personne n’est inquiet de l’avenir de la GB.

    Chez nous, c’est plus mitigé: entre la volonté du tandem Sarko/Fillon, et les jérémiades socialosyndicales, quel camp emportera la palme.

    Il parait qu’en 1453, à Constantinople assiégé par les turcs, la grande question débattue par les intellectuels du moment était celle du sexe des anges: féminin ou masculin ?
    De nos jours, pour la retraite, c’est allongement et/ou limitation, et subsidiairement : le système explosera-t-il dans 10 en 20 ans..
    Et si c’était dans un an comme pour les byzantins de 1453 ?

  • 20 May 2010 à 16h00

    Impat1 dit

    …”Vous débordez sur un autre fil !”…
    Bonjour Lisa, c’est vrai. C’est…”inquiétant”!

  • 20 May 2010 à 15h33

    lisa dit

    @Impat1,
    Vous débordez sur un autre fil !

  • 20 May 2010 à 15h14

    Impat1 dit

    …”appeler la halde”…
    Dites qu’ils prescrivent du haldol aux Français, ça soigne l’anxiété maladive.

  • 20 May 2010 à 15h00

    lisa dit

    @Impat1
    Je vais appeler la halde, attention là.

  • 20 May 2010 à 14h51

    Impat1 dit

    …”Le workfare, plus que le welfare”…
    Cette fort judicieuse formule d’Agnes Wickfield n’expliquerait-elle pas à elle seule la raison pour laquelle la Grande Bretagne, bien qu’ultra endettée, n’inquiète pas trop les investisseurs ? Les “marchés” savent que la capacité de travail d’une population est le meilleur gage des capacités de remboursement futur, donc de rétablissement d’une Economie.
    A contrario la Grèce, moins endettée, était plus menacée.

  • 20 May 2010 à 14h37

    Impat1 dit

    Allez, par philantropie j’en ajoute deux autres pour ceux et celles que le travail rebute:

    “Le travail est sacré, n’y touchez pas.”
    “Le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver.”

    Je les ai trouvées écrites, un jour, sur le tableau d’une salle de conférence universitaire.

  • 20 May 2010 à 14h32

    redrackam dit

    Poursuivons, impat:
    - le travail c’est la retraite
    - la retraite c’est travailler
    - la vieillesse c’est le début
    - la jeunesse c’est la fin de tout
    - la pension comprise c’est l’assiette vide
    - la bourse c’est la vie
    etc.

    :)

  • 20 May 2010 à 14h27

    Impat1 dit

    …”L’aide sociale a vécu : le travail, c’est la santé.”…
    Mais le travail est tout sauf l’assassin de l’aide sociale. Plus ceux qui le peuvent encore travaillent, plus l’aide sociale est possible pour les autres. Et pour eux-mêmes car effectivement, pour quelqu’un encore valide, le travail c’est la santé.

  • 20 May 2010 à 14h16

    Impat1 dit

    …”une catastrophe annoncée pour les autres puisqu’elle vacille au premier trou d’air.”…
    Pas forcément. Un fond de capitalisation bien géré ne vacille pas sur un simple trou d’air. Peut-être éventuellement sur une énorme tempête qui fait des vagues (dans l’opinion surtout). Mais un fond placé en obligations, par exemple, ne perd pas d’argent, au risque d’en gagner peu par beau temps.

    Cela va m’attirer la foudre, je sais. Mais il faut savoir affronter la météo.

  • 20 May 2010 à 14h08

    redrackam dit

    Les souverains donnent l’exemple, malgré le peu de progrès de l’espérance de vie de leurs corgis: magnifique!