Le pape, le pape, le pape | Causeur

Le pape, le pape, le pape

Que vaut l’Eglise catholique face aux médias ?

Auteur

François Miclo

François Miclo
Twitter : @fmiclo

Publié le 04 avril 2009 / Société

Mots-clés : ,

La France est un pays catholique. Enfin, elle l’était encore la semaine dernière, quand tout ce qui portait calotte passionnait les rédactions et déclenchait dans le pays des élans rares de haine et de détestation. Quelle autre nation qu’une ultra-catholique pourrait à ce point focaliser toute son attention sur les propos et l’attitude de l’évêque romain ? Les sujets de préoccupation de nos journaux et de nos magazines n’ont rien eu à envier ces dernières semaines à ceux de l’Osservatore Romano : le pape, le pape, le pape.

On croyait la République laïque, on la voyait maintenant s’agenouiller sur des prie-dieu, faire ses dévotions et enseigner à l’Eglise ce qu’elle devait croire, dire et penser. Exeunt les polémiques sur les racines chrétiennes de l’Europe et la laïcité positive : la Fille aînée de l’Eglise était de retour. En forme, quoique légèrement sourdingue.

Rien d’autre que le pape ne semblait plus exister dans l’actualité. Chacun, ministres et people, avait son avis sur la question et entendait bien toucher sa part du gâteau médiatique pour dénoncer les propos de ce pape décidemment réactionnaire. Pour enfoncer le clou, on compara même Benoît XVI à son prédécesseur : on apprit donc que Jean-Paul II n’avait pas seulement attaqué le mur de Berlin à la petite cuiller, mais qu’il était aussi beaucoup plus cool sur les questions de société – dernière nouvelle. L’Eglise eut beau envoyer quelques-uns de ses prélats pour tenter d’expliquer ses positions sur la levée de l’excommunication des lefebvristes, l’avortement thérapeutique ou le port obligatoire de la capote, rien n’y fit. L’Osservatore Romano consacra même un article aux catholiques qui, en Ouganda, distribuent des préservatifs chaque jour : chacun tint cela pour une manœuvre de diversion.

Il faudra désormais que les catholiques français s’y habituent : sur les affaires de l’Eglise, Pierre Bergé et Christophe Dechavanne sont beaucoup plus informés et instruits que ce béotien de Mgr Vingt-Trois. De quoi se mêle-t-il, d’ailleurs, celui-là ? Et pourquoi défend-il le pape ? Il ne peut pas s’occuper de ses affaires ? Il n’a rien d’autre à faire dans la vie ? Spécialiste incontesté du prêt-à-penser, l’infaillible Pierre Bergé sait. Et il le dit lui-même, confessant au micro d’une journaliste de France 2 qu’il s’intéresse depuis longtemps aux affaires de l’Eglise, “bien qu’étant protestant et athée”. Bien vu, mon Pierrot. Et mon grand-père, il s’intéresse à la parution du prochain Têtu, “bien qu’étant mort et hétérosexuel”.

Comme l’ensemble de l’épiscopat français, président de la Conférence des évêques en tête, semblait unanime à préconiser l’usage du préservatif pour ceux qui ne peuvent pas s’empêcher d’avoir de multiples partenaires de jeux, on se fit fort d’aller débusquer à France Bleu Orléans l’évêque du cru qui professait sur les ondes de la radio publique la plus effroyable monstruosité : “Le préservatif n’est pas fiable à 100 %.” Ouh là là ! que n’avait-il pas dit, cet hérétique ! Ne sait-il pas que la capote est fiable à 1000 %, qu’on peut déchirer l’emballage avec les dents sans endommager le condom, que si on utilise comme lubrifiant de la vaseline ou de la harissa le préservatif n’est bien entendu jamais poreux et que l’histoire des trithérapies préventives en cas de rupture du latex n’est qu’une bonne grosse légende urbaine que les internes se racontent dans les salles de garde ?

Quand la bulle médiatique a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs. Si elle a décidé que les curés étaient opposés à la capote, ils doivent se soumettre et s’y plier. C’est la raison pour laquelle on gonfle artificiellement l’audience d’un évêque qui s’exprime un matin sur une locale de Radio France pour lui consacrer le soir l’ouverture du 20 heures, tandis que Mgr Vingt-Trois, président de la conférence épiscopale, doit se contenter de notes de bas de page dans des revues spécialisées lorsqu’il veut balancer l’une ou l’autre chose sensée.

Je ne voudrais pas jouer le papolâtre de service – cela m’obligerait à me lever le dimanche matin et à me comporter en bon chrétien –, mais il me faut reconnaître que le langage de vérité, c’est l’Eglise catholique qui le tient. Il est à mille lieux des slogans : il appelle chacun à sa responsabilité. La relation à l’autre est une chose trop importante pour la confier aux publicitaires, comme ne l’a pas dit Clemenceau. Et même pour tirer son coup vite fait bien fait, toutes lumières éteintes, il ne suffit pas de réciter une neuvaine de Sortez couvert, il faut savoir mettre une capote et la mettre bien. Responsabilité, donc, et rien d’autre.

Autant l’avouer tout de suite : il faut s’appeler Hans Jonas (encore un Boche comme Ratzinger, on les aura !) pour trouver excitante l’éthique de responsabilité ou Emmanuel Levinas pour croire à cette fadaise que notre relation à autrui engage toujours notre propre humanité. Il faut même être un peu marxiste (c’est-à-dire beaucoup Jérôme Leroy) pour s’apercevoir que le comportement sexuel n’est pas du tout lié à la doctrine de l’Eglise catholique (qui professe ce qu’elle veut en matière de mœurs et que personne en définitive n’écoute), mais aux infrastructures de la société. Qu’on le veuille ou non, “le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus global de la vie sociale, politique et spirituelle1“. Pour Marx, l’infrastructure conditionne la superstructure. Ce n’est pas le pape qui a décrété le puritanisme dans l’Angleterre victorienne ni même la reine elle-même. Ce n’était pas non plus l’aggiornamento des idées en vogue du temps d’Elisabeth I qui en était la cause. Les manufacturiers de Liverpool, dont les coûts salariaux s’amoindrissaient d’autant plus qu’ils promouvaient le modèle familial, gagnant deux autres bras supplémentaires et escomptant une progéniture2 vite productive, avaient déjà scellé l’affaire…

Aujourd’hui, la loi de l’infrastructure, fût-elle “impensée” au sens althussérien, c’est la consommation. Et cette loi s’étend à toute l’hyperstructure : l’intime, le sociétal, le politique, le médiatique (le médiatique résultant d’un ordonnancement assez approximatif des trois autres ordres). Et manque de bol, le spirituel ne veut point s’y plier. Il résiste, le bougre. Et son langage devient dès lors incompréhensible. Quand les cuisses d’une femme sont aussi consommables qu’une paire de Nike, quand le corps de l’autre se rend aussi accessible que l’achat d’un sandwich au Mac Do du coin, quand les images et les slogans déferlent dans une indétermination absolue, quand tout se vaut dès lors que tout s’achète, alors plus rien ne vaut rien. Vouloir parler de valeurs dans ce monde-là est aussi opportun que parler de corde dans la maison d’un pendu.

Mais, à quoi bon, sur de tels sujets, user notre raison ? Contre l’infrastructure, on ne peut rien (le jeune Marx le pressentait dès sa dissertation d’Abitur). Il est aujourd’hui assez émouvant de voir quelques catholiques, comme Patrice de Plunkett et Vincent Neymon, vouloir réagir et tenir bon. Mais c’est comme pisser dans un violon, dût-il, ce dernier, jouer le Salve Regina.

Moi qui ne suis pas spécialiste de ces choses-là (et des autres non plus au demeurant), j’ai été interviewé, suite à un article sur Benoît XVI, par quelques journalistes. Le premier que j’eus au téléphone me demanda si j’étais catholique. Je lui répondis que oui et que, Dieu me préservant malgré tout de la bigoterie, c’était irrémédiable. Il enchaîna abruptement : “Vous êtes catholique, oui, mais de quel courant ?”

Il m’apprenait que l’Eglise avait des courants. Comme mon cœur balançait (suis-je catholique fabiusien, rocardien, strauss-kahnien ou mollétiste ?), je ne pus que lui répondre : “Je suis du courant Jésus, fils de Dieu, conçu du Saint Esprit, né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts…” Je n’étais pas arrivé à la communion des saints et à la rémission des péchés qu’il m’engueulait déjà au téléphone : “Et le pape dans tout ça ! Et ses erreurs de communication, hein ?”

Quand je lui expliquai que le rôle de l’Eglise n’était pas de participer à la bulle communicationnelle, mais d’assurer le bon envoi des bélinos et des mails entre l’ici-bas et le Très-Haut, il me prit pour un plaisantin, m’insulta de tous les noms et me raccrocha au nez. Quoi ? je ne suis pas à la droite de l’Eglise, je ne suis pas à sa gauche et encore moins en son milieu. Je crois simplement que l’Eglise n’a pas à s’adapter aux modes passagères ni à communiquer : elle a simplement à “porter témoignage” comme l’apôtre Paul y invitait déjà les Corinthiens. Et ce n’est pas le même job : la communication vous promet des Rolex, l’Eglise la vie éternelle. Chacun son fonds de pension.

En attendant, le 22 mars dernier, l’Agence France Presse distribuait, reprise d’un sondage Ifop-JDD, la bonne nouvelle : les catholiques français veulent changer de pape. Ben oui, mes cocos, et on l’installera en Avignon. Et il aura une gueule d’amour comme Gérard Philipe, sauf qu’il sera issu de la diversité et qu’on le choisira assez vieux pour qu’il clamse assez vite (les Français adorent les papes morts), qu’il aura la foi mais pas trop, qu’il sera hyper cool sur les questions sociétales, style Dalaï Lama mais en moins orange et qu’il se battra pour le pouvoir d’achat. Rien d’autre ? Si ! bien sûr, il faudrait aussi qu’il soit un peu juif et musulman, histoire de pas discriminer. Et s’il pouvait être homosexuel ou trans ou bi ou lesbienne au mois de juin, quand approche la gay pride, le type serait un vrai cador. Le nec plus ultra serait qu’il soit une femme. Une participative et démocratique. Et divorcée, deux enfants à charge, dont un ado à problèmes. Et sûr qu’on votera pour elle aux prochaines européennes.

Cessons nos quolibets, laissons parler l’Agence France-Presse : “43 % des catholiques français souhaitent que le pape Benoît XVI démissionne ou parte en retraite, selon un sondage Ifop paru dans le Journal du dimanche. Seulement 54 % ne le souhaitent pas…” Et maintenant, ami catho, réactionnaire, papophile, contempteur de la capote et collectionneur incurable de croix légèrement gammées, révise ton arithmétique médiatique : elle t’apprendra que 43 est supérieur à 54. Evidemment. Alors, comme t’y incite le Carême, convertis-toi et crois en la Bonne Nouvelle. Tu y liras l’histoire d’un homme3 qui se contentait de dessiner de son doigt des signes sur le sable, chaque fois que se déchaînait autour de lui la compétition des mauvaises nouvelles.

  1. Marx, Préface à la Contribution à la critique de l’Économie politique, 1859.
  2. Appartenant dans la Rome ancienne à la dernière classe des citoyens, le prolétaire ne possède nulle autre fortune que sa progéniture (proles).
  3. Jean 8, 3-11. Or les scribes et les Pharisiens amènent une femme surprise en adultère et, la plaçant au milieu, ils disent à Jésus : “Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Toi donc, que dis-tu ?” Ils disaient cela pour le mettre à l’épreuve, afin d’avoir matière à l’accuser. Mais Jésus, se baissant, se mit à écrire avec son doigt sur le sol. Comme ils persistaient à l’interroger, il se redressa et leur dit : “Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre !” Et se baissant de nouveau, il écrivait sur le sol. Mais eux, entendant cela, s’en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux ; et il fut laissé seul, avec la femme toujours là au milieu. Alors, se redressant, Jésus lui dit : “Femme, où sont-ils ? Personne ne t’a condamnée ?” Elle dit : “Personne, Seigneur.” Alors Jésus dit : “Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus.”

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 8 Avril 2009 à 18h25

      rennais dit

      cet article a fini par me convaincre: je m’abonne et j’arrête le Monde.

    • 8 Avril 2009 à 16h55

      Franklin D. dit

      Lisa, pour la majorité des bien-pensants, les cathos sont des oppresseurs, pas des victimes, et pour les cathos français eux-mêmes, les chrétiens d’Orient sont des “bougnoules” et rien d’autres, des faux chrétiens, j’en témoigne d’expérience après avoir travaillé pour l’Oeuvre d’Orient et entendu beaucoup de sottises sur le sujet.

    • 8 Avril 2009 à 16h25

      elisa obisbo dit

      François Miclo,
      Merci pour cet article parfait.

    • 8 Avril 2009 à 15h02

      Patrick Mandon dit

      lisa,
      Il m’arrive d’être ironique, mais rarement au détriment des groupes religieux en péril.

    • 8 Avril 2009 à 14h32

      lisa dit

      Pour Patrick Mandon,
      Je me demandais au début si votre réponse était ironique ou pas…
      On peut avoir des infos sur les persécutions anti-chrétiennes par l’AED, l’oeuvre d’orient ou par quelques livres mais on n’en parle peu.

    • 8 Avril 2009 à 11h40

      Marès dit

      Bravo pour votre article ! C’est à vous qu’on devrait donner la parole à la une du 20 h !
      Merci pour votre bon sens, c’est de plus en plus rare à notre époque chez les journalistes.

    • 7 Avril 2009 à 20h01

      PYA dit

      un peu vert mais trés bon… Au moins on respire.
      Vous avez du talent, continuez !!
      MCPY

    • 7 Avril 2009 à 16h01

      Patrick Mandon dit

      Lisa, Patrick Charrier,
      Mais oui, bien sûr ! Les chrétiens deviennent progressivement les réprouvés du monde qui se met en place. Comme il faut s’en débarrasser, on commence par les affliger des pires sobriquets, on les accusera bientôt de répandre le sida et d’assombrir ce siècle des lumières. Je n’avais pas songé à cette ultime vertu du christianisme : servir de bouc émissaire aux nations.
      Vous savez sans doute dans quelle situation se trouvent les chrétiens d’Orient. L’un de mes amis, un Copte, ne téléphone jamais sans appréhension aux membres de sa famille demeurés au Caire. il est arrivé que, dans les rues, on «chasse le chrétien». Je m’empresse d’ajouter que cette pratique est vilipendée dans la presse, et que la bourgeoisie musulmane cairote, éclairée, la réprouve. Mais la rue appartient aux Frères musulmans.

    • 7 Avril 2009 à 12h16

      lisa dit

      A Patrick,
      merci de votre intéressante réponse,

      Si des causeurs lisent ce message, FRIGIDE BARJOT va causer dans le poste sur Europe1 à 12h30 je crois.

    • 7 Avril 2009 à 9h36

      Patrick Charrier dit

      A Lisa : Bien sûr que l’on peut penser à René Girard. Le pape offre le bouc émissaire idéal, puisqu’il n’a aucun pouvoir. On peut même lui reprocher des crimes commis au 16e siècle ! La vérité, c’est que les « cathos » constituent une minorité méprisée (persécutée ?) dans la France moderne. Et comme ils ne sont pas plus courageux que les autres (pourquoi le seraient-ils ?) ils réclament la démission du pape. L’opinion, dans son conformisme totalitaire, aurait donc gagné. Heureusement, des gens comme François Miclo et beaucoup d’autres esprits brillants reprennent la tradition de Bernanos, Péguy etc., celle des intellectuels catholiques polémistes et profonds.

    • 7 Avril 2009 à 7h11

      lisa dit

      Pour Patrick Charrier,
      tout à fait d’accord, dans sa lettre aux évêques suite à “l’affaire des évêques intégristes”, le Pape écrit que le monde a besoin d’un groupe humain à détester (on comprend les “intégristes”), et que lui est hai car on le joint à ce groupe.
      On peut là aussi penser à René Girard,

    • 6 Avril 2009 à 21h32

      Hirondelle dit

      J’ai troué mon gant Mappa en latex naturel en faisant la vaisselle… c’est bête comme accident, non ?

    • 6 Avril 2009 à 20h17

      laura dit

      Dieu merci, nous goûtons la saveur de vos propos, nous délectons de vos réflexions (référence aux articles précédents sur les interprétations récentes des propos de Benoît XVI)…
      Dieu merci, nous pouvons encore lire une voix non étouffée, émergeant de la nébuleuse ou d’un obscurantisme issus d’une actualité pour laquelle les qualificatifs seraient vains.
      Et merci pour la note de GRIGNY !
      Quelque étincelle de l’esprit de Muray semble sinuer aussi par-ci, par-là.
      Merci pour votre souffle. Plonger encore dans l’infinitésimal espace de la réflexion semble devenu de nos jours rare et périlleux, maintenir l’énergie de la clairvoyance, relever désormais de la grâce !
      Les propos (même si peu de textes lus) du pape relèvent d’une expérience des textes, de la philosophie, d’une réflexion aiguisée, “géologique” et décantée, toujours savamment circonscrite et il souhaite justement s’adresser à l’Homme dans son entièreté…
      merci pour votre sensibilité et votre style affirmés.

    • 6 Avril 2009 à 17h54

      Patrick Charrier dit

      Ce pape tant détesté a dit un jour que si l’Eglise se conformait au monde, elle deviendrait une institution superflue. Alors le monde se venge. Notre époque si moderne invoque à tout propos la diversité, la liberté, la transgression… mais quand elle rencontre la différence, la vraie, celle du langage de vérité, alors elle montre son vrai visage : celui du conformisme le plus plat. Amour, confiance, fidélité ne lui inspirent que sarcasmes et ricanements. Que Benoît XVI continue de parler, le monde a besoin de lui, mais le monde ne le sait pas.

    • 6 Avril 2009 à 17h52

      seldor dit

      J’A-DORE !

      François Miclo, si je n’étais pas un homme je vous épouserais !

    • 6 Avril 2009 à 17h10

      Antoine dit

      l’aveuglement de ceux qui s’acharnent contre le Pape fait peine à voir mais parfois, on se marre carrément ! Là, c’est Golias qui, tel un taureau fonçant sans réfléchir, se prend les pieds dans le poisson d’avril du Salon Beige ! J’ai vu de mes yeux le site de golias avant rectification, c’était poilant !
      A lire ici avec capture d’écran :
      http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/04/extraordinaire-golias-lit-le-salon-beige-et.html

    • 6 Avril 2009 à 17h09

      hypemc dit

      rock n’roll Miclo!
      à voir à 27minutes 30 le reportage lamentable où La Morandais perd une occasion de préciser des choses au lieu de simplifier pour les incultes. Puis ensuite Rocard nous avertir que l’Eglise doit cesser d’avoir de l’influence car ses messages publicitaires sont trop décalés..Que Rocard reparte dans le froid!

      http://www.france5.fr/chez-fog/chezfog_invite.php3?id_article=1019

      un catholique sans malaise

    • 6 Avril 2009 à 15h54

      Christian dit

      “Aujourd’hui, la loi de l’infrastructure, c’est la consommation.”
      Rien de plus vrai. Au point que c’est devenu le critère de ce qui est bien ou mal. Est bien ce qui est consommable ; est mal ce qui empêche ou restreint la consommation.
      Finalement c’est la logique d’un système poussée à son terme.
      Ainsi les fêtes chrétiennes de Noël et de Pâques sont-elles très acceptables : d’une gentille fête religieuse et familiale on en fait une pornographie commerciale. C’est devenu une cynique fête de la société des marchands.
      Le carême en revanche… Pas beau le carême. Ca sacrifie pas assez au dieu de la consommation.
      Chasteté, abstinence, fidélité : tout pareil. Pas assez de consommation sexuelle, mauvais pour le marché du sexe.
      Bref, vérifiez par vous même, tous ceux qui vous veulent du bien dans cette société ont en fait qqch à vous vendre.
      L’immense tort de l’Eglise catholique, qui ne lui sera jamais pardonnée, c’est de s’opposer à cette logique en lui opposant l’humanité, envers et contre tous.