Le Monde enterre le secret de l’instruction
Copier et coller, c’est tout un métier
Publié le 03 mars 2009 à 13:38 dans Médias
Mots-clés : Le Monde
Cela vous avait sans doute échappé mais il arrive au Monde d’être désopilant. Je ne sais pas où la médiatrice de notre quotidien de référence (l’homologue de notre Justine, que celle-ci me pardonne) a suivi l’école du rire, mais sa dernière chronique était un petit bijou d’humour, involontaire peut-être mais de très haute volée. Comme chaque semaine, Véronique Maurus revenait sur un article qui avait fait tempêter et buzzer les lecteurs : une double page signée Gérard Davet et consacrée à Jérôme Kerviel. Le titre, “Mauvais joueur” annonçait la couleur sans façons : article à charge. “Un tas de boue”, “nauséabond”, “honteux”, “insupportable”, “indigne” – le florilège reproduit avec un zeste d’effarement par l’excellente consœur montre que pas mal de gens se sont étranglés à la lecture de l’article. Quelques internautes perfides se sont demandé si Gérard Davet était en découvert à la Société générale. De son article, très people dans sa facture, il ressort que Kerviel n’est pas très sympathique, qu’il a rendu chèvre sa petite copine quand le pot-aux-roses a été découvert et qu’il aimait prendre des risques avec les milliards des autres. Un peu léger pour les plus indulgents, carrément dégueulasse pour les autres (l’article, pas Kerviel).
Eh bien, moi, je n’hésite pas à leur dire leur fait à ces lecteurs mal embouchés : les gars, vous n’avez rien compris. Je ne sais pas qui a mis dans la tête de tous ces gens qu’ils avaient entre les mains une “enquête”, mais il y a eu maldonne. Voire malveillance et procès d’intention : car enfin, il est étrange, quand on lit un article de ce genre écrit par un journaliste de ce genre dans un journal de ce genre, de penser qu’il s’agit d’une “enquête journalistique”, genre mineur que l’on appellera ici enquête tout court. Or, tout le problème vient de là. Dans le cas d’une “enquête” portant en l’occurrence sur une affaire non jugée, il aurait été souhaitable que le journaliste fît entendre les points de vue divers, voire divergents, de plusieurs sources “proches du dossier”. Le lecteur aurait pu s’attendre à ce qu’il s’intéressât, au-delà des errements d’un homme, aux mécanismes et procédures (ou peut-être à l’absence de ceux-ci) qui avaient rendu ces errements possibles. Il aurait sans doute interrogé, outre l’amoureuse désemparée et les vagues copains, les avocats de l’ex-trader et ceux de son ex-employeur. Oui, si Gérard Davet avait voulu livrer à ses lecteurs une simple “enquête”, je suis convaincue qu’il aurait fait tout cela.
Seulement, il s’agissait, avec l’article injustement critiqué, de tout autre chose. Car le malentendu, écrit notre intrépide médiatrice, “porte sur la nature même de l’article”. Elle poursuit : “Il ne s’agissait pas, contrairement à ce que beaucoup ont cru, d’une enquête de terrain – dans laquelle le reporter, après avoir rencontré des témoins, aurait réécrit l’histoire à sa manière –, mais d’une enquête d’investigation judiciaire, fondée sur le dossier constitué depuis un an par les juges.” Tout s’explique. Tout est tellement plus simple quand on parle le même langage.
Gérard Davet inaugure donc un genre journalistique, l’enquête d’investigation judiciaire. La formule, plaisante et totalement dépourvue de sens, accomplit donc merveilleusement son office qui est de voiler la réalité, autrement dit de faire oublier que l’enquête d’investigation n’est pas celle du journaliste mais celle du juge que Le Monde porte aimablement à la connaissance de ses lecteurs. En vérité, Davet s’inscrit dans la grande tradition française de ce qu’on appelait “investigation” il y a quelques années, quand le genre justicier était la noblesse de la profession et Edwy Plenel son prophète. Grâce à ses fameux investigateurs héritiers de Robert Redford et de Dustin Hoffman, la France vécut quelques années au rythme du pilori médiatique puis se lassa. L’ami Philippe Cohen avait alors donné une excellente définition du métier : “Un journaliste d’investigation, disait-il, c’est un journaliste qui va déjeuner avec un juge ou un flic en prenant des mines de conspirateur, puis revient à la rédaction attendre le fax qu’il recopie pour faire son article.” Philippe était un peu injuste. Car Davet nous livre, avec des mots simples, les grandeurs et les servitudes du métier d’enquêteur d’investigation judiciaire. “Gérard Davet, écrit l’estimable Véronique Maurus, a eu accès à l’ensemble des pièces de procédure, qu’il a lues très soigneusement, “pendant deux semaines”, dit-il. Ce sont ces pièces qu’il livre au lecteur. “C’est une enquête sérieuse, de bonne foi. Il ne s’agit pas de prendre à partie l’un ou l’autre, ajoute-t-il. L’article est certes brutal. C’est le genre qui veut cela, c’est du journalisme judiciaire.”.”
Tant d’abnégation ne peut laisser indifférent. Deux semaines. Deux semaines à recopier un dossier d’instruction, et cela dans le seul but d’informer ! Et si ça se trouve, sans même un scanner. Et peut-être avec un seul repas gratuit à la clé – enfin gratuit pour le journaliste car la magistrature étant pauvre c’est quand même lui, espère-t-on, c’est-à-dire son journal qui paye l’addition. Deux semaines ! Oui, il y a dans cet artisanat patient, dans cet humble travail de messager comme l’écho du labeur des anciens scribes, de l’acharnement des moines-copistes.
On comprend à quel point les méchanteries des lecteurs sont, en plus de méchantes, à côté de la plaque. Au contraire, ils auraient dû louer Davet pour son endurance (quinze jours, tout de même…). Car enfin, où irait-on si un enquêteur d’investigation s’écartait du PV qu’il doit recopier ? À partir du moment où les juges d’instruction instruisent à charge, le bon “journaliste judiciaire” écrit à charge, point barre.
Le problème, c’est qu’on n’est jamais totalement à l’abri d’un mauvais coucheur. De plus, le temps où Colombani pouvait se réjouir parce, disait-il, “Le Monde fait peur”, semble préhistorique. Ni Le Monde, ni d’ailleurs ses concurrents ne font plus peur à personne. Dans ce climat délétère où l’ordre médiatique ne règne plus, des personnalités qui devraient pourtant s’estimer heureuses d’être malmenées par un grand journal fassent des chicanes pourraient aller jusqu’à attaquer en justice au nom d’une prétendue présomption d’innocence. Sauf que ceux qui complotent ce genre de mauvais coup feraient mieux de se renseigner avant. La plupart des gens ne le savent pas mais la présomption d’innocence, c’est terminé. C’est un scoop du Monde.
Je m’explique. Pour enrubanner son paquet-cadeau et prévenir toute contestation d’ordre juridique, l’aimable Maurus n’y va pas par quatre chemins. “Notons enfin que le secret de l’instruction ne concerne pas les journalistes“, écrit-elle (c’est moi qui souligne). Fermez le ban. Je ne blague pas, cette phrase est publiée noir sur blanc. Elle a été pensée, écrite, relue, validée – par des journalistes. Secret de l’instruction, moi, connais pas.
Pardonnez-moi d’être un peu cuistre. Le secret de l’instruction n’est pas une fanfreluche pour talk-show mais l’indispensable garant de la présomption d’innocence, autrement dit le cœur nucléaire de notre Justice. Les journalistes sont bien entendus tenus de le respecter (seuls les avocats n’y sont pas soumis, ce qui pose déjà pas mal de problèmes). Du reste, sans journalistes et sans journaux, le problème ne se poserait pas : il faut bien que la divulgation de pièces d’instruction ait lieu quelque part. Bref, si le secret de l’instruction ne concerne pas les journalistes, on se demande qui il concerne.
De quoi s’agit-il en vrai ? De juges et de flics qui rencardent des journalistes. Mais comme il est presque impossible de le prouver, il est très difficile de sanctionner la violation elle-même. En revanche, il serait assez facile, me semble-t-il, de poursuivre les coupables de « recel de violation du secret de l’instruction », ceux à qui profite le crime, en l’occurrence les médias qui rendent effectif le délit initial (la violation elle-même) en le rendant visible. La plupart du temps, personne ne se fatigue à lancer de telles poursuites, l’affaire paraissant pliée d’avance : on imagine mal un juge condamner Le Monde pour avoir, grâce aux bienfaits d’un autre juge, publié en feuilleton le dossier d’instruction de l’affaire Elf-Berlutti. Imposer aux journalistes le respect de la loi, ce serait un attentat contre la liberté de la presse. Véronique Maurus a raison. La loi ne nous plaît pas ? Changeons la loi.
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L'auteur
Elisabeth Lévy est journaliste et essayiste.
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expat dit
Elle ne va pas par les quatre chemins E.L…. boing ! baf ! blitz !
Elisabeth Lévy dit
Chère Véronique Maurus,
je ne sais si vous m’avez lue jusqu’au bout mais visiblement vous n’avez pas tout compris. Effectivement, les journalistes, ainsi que je l’ai expliqué, ne peuvent être coupables de violation du secret de l’instruction car ils n’intruisent pas – et même certains sont si peu instruits qu’ils ne voient pas qu’une expression comme “enquête d’investigation” ne veut rien dire mais passons. Ils ne peuvent donc être coupables que de “recel de violation” dudit secret.
Par ailleurs, nous ne respirons pas le même air du même temps car ce que j’entends moi, c’est l’autoglorification permanente de nos fameux investigateurs dont vous nous avez assez sottement vendu le secret: ils copient le dossier que le juge a bien voulu leur donner. Quel talent ! Il est vrai aussi que lesdites violations ont permis au Monde de nous offrir divers feuilletons dont le plus abouti fut sans doute l’affaire Elf (que grâces soient par ailleurs rendues aux chroniqueurs judiciaires qui, en couvrant le procès, nous ont permis de comprendre comment avait eu lieu le pillage d’une entreprise nationale, ce que trois années de “unes” sur Roland Dumas et sa dulcinée ne nous avaient pas appris).
Avec des gardiens tels que vous, au moins, il est une chose que la profession n’a pas à redouter: l’autocritique. mais où irait-on si on se merttait à critiquer le travail de ces héros de la démocratie ?
Bien à vous,
Elisabeth Lévy
Vanille dit
Bonsoir,
Effectivement les journalistes ne sont pas tenus au secret de l’instruction (au cas où leur tomberait sous la main une copie complète de toutes les pièces du dossier) :
” Art11 du code de procédure pénale : Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l’enquête et de l’instruction est secrète.
Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines des articles 226-13 et 226-14 du code pénal.”
Or le journaliste ne concourt pas à l’instruction, en particulier pas celui qui a écrit l’article sur Kerviel, puisqu’il s’est contenté d’attendre que l’instruction soit bouclée, et au vu de la date de l’article, le procès avait même commencé il me semble.
Bref ce genre “d’investigation” n’apporte pas grand chose à l’affaire, mais je doute que notre brillant enquêteur ai eu à se donner la peine de soudoyer un quelconque juge tenu, lui, au secret. C’est lui faire bien trop d’honneur.
Bruno Maillé dit
Chère Véronique Maurus, vous êtes plus vraie que nature ! (Très beau papier, Mademoiselle Lévy !)
Pirée dit
La complicité consiste à faciliter la commission de l’infraction. Exemple bien connu : jouer de la trompette pour étouffer les cris de la victime qu’on viole. Ceux qui participent à une tournante sont, eux, co-auteurs. Celui qui trahit le secret professionnel est le dernier des derniers.
V.M. dit
Chère consoeur,
je vous remercie d’avoir lu cette chronique jusqu’au bout et de lui faire écho. Votre réaction est bien dans l’air du temps. L’investigation judiciaire, genre certes démodé, a permis la révélation d’un certain nombre de scandales qui, aujourd’hui passeraient sans problème, faute de vigilance. Mieux vaut hurler avec les loups, c’est plus sûr. Et non, le secret de l’instruction ne concerne ni les avocats, ni les parties ni les journalistes. C’est un fait. Bien à vous. VM
L’Ours dit
Les journalistes se foutent du secret de l’instruction… de toutes façons, ils se foutent de la loi en général!
La vie privée par exemple. S’il y a de l’argent à gagner en publiant des photos de Ségo (je ne peux pas l’encadrer, mais ce n’est pas une raison), ils ne vont pas se gêner!
Mais la presse people, est-ce encore du journalisme?
Et je ne parle pas de légitimité morale.
Est-ce que ça les gêne de publier des infos qui peuvent mettre en danger des otages, la recherche de personnes, ou des infos qui peuvent être utiles à des malfaiteurs? (Untel a été localisé par son téléphone portable par ex, à une époque où personne ne le savait)!
Non, le vrai courage, c’est de contrevenir à la loi pour soulever des affaires graves, mettant en cause le bien public. Mais là, comme le dit Ludovic Lfebvre, dès qu’il s’agit de risquer sa place, on trouve noins de courageux!
J’en profite pour lui répondre:
une révolution sous démocratie républicaine? Non!!! Une révolte? Pourquoi pas!
L’Ours dit
Nicolas,
je ne suis pas d’accord avec vous. Vous opposez des arguments tirés du droit en matières religieuses à ceux de la société des hommes.
Mais cela nous entraînenrait dans une discussion sans fin, nous obligeant à être de plus en plus précis dans un fil dont ce n’est pas le sujet!
Cordialement!
Nicolas dit
@L’Ours : J’ai oublié de préciser qu’en droit pénal “non dénonciation” et “complicité” sont des choses très différentes. Si la 2nde correspond à une forme d’aide à l’accomplissement d’un délit (avant ou pendant), la 1ère n’est pas en lien avec la commission de l’acte mais avec les poursuites contre le coupable (après l’acte). Si je me souviens bien (?), il existe des cas où la non-dénonciation n’est pas punissable (horis les cas de secret professionnel).
Nicolas dit
@L’Ours : Justement pas ! La confession ne relève pas tant de la justice terrestre que de la miséricorde divine. En imaginant qu’un homme vienne de confesser d’un meurtre (ce qui doit être rarissime même avec le secret de la confession), le confesseur devrait l’encourager fermement à se livrer à la justice des hommes. Mais cela ne pourrait revêtir la forme d’un chantage plus ou moins déguisé. La condition de validité d’une confession est le regret de la faute et le désir de s’amender.
Aucun prêtre sérieux n’accepterait de se faire indic. Il encourrait d’ailleurs une peine canonique très lourde.
Maintenant, le jour où le secret ne sera plus absolu (et obligatoire), on n’aura plus que des gens qui viendront s’accuser de manger trop de bonbons ou d’avoir eu des distractions pendant la messe.
nicolas dalot dit
Véronique Maurus n’a rien retenu de Florence Aubenas (entre autre) et de l’affaire Outreau. Merci à elle pour ce grand moment de franche rigolade. Par contre pas l’ombre d’un début de scandale : n’est pas Séguéla qui veut.
A Maurus et consorts vous pouvez quelque chose pour mes écrouelles?
gerard dit
Le Monde est déjà le Temps.
Bravo Mme Lévy.
Continuez à dénoncer la veulerie et l’inculture de cette classe de tordus qui ne rêve que de l’Agence Tass.
Docteur John Wayne dit
“pour les journalistes le secret de l’instruction n’existe pas” cette phrase est digne d’un procureur soviétique, elle indique aussi ce qu’est la transparence, l’autre face de la mise en accusation permanente, qu’une certaine Morue au pluriel l’écrive erlève plutôt d’un jeu de mot à la Queneau mais bon nobody’s perfect
robespierre dit
@Anabase :
Pour votre info, l’ancien procureur de Toulouse qui travaillait “à proximité” de l’instruction AZF, ancien magistrat à Outreau à l’époque de “l’affaire”, s’est démené comme un fou pour orienter l’enquète AZF vers un attentat. En cas d’attentat, ne seraient responsables ni Total, ni les assureurs, seulement l’Etat…..vous et moi (enfin nos portes-monnaies). Certains journalistes s’était prété au jeux…..
Anabase dit
Je suis très satisfait d’avoir non sans mal, pu résilier mon abonnement au Monde.fr;
France Culture ce matin 03/03 à 7h25 donnait une analyse économique dans laquelle Kerviel =Madoff, alors que se passe-t-il dans les médias ? l’hallali aurait été sonné pour le spéculateur de la BNP ? Peut-on croire que M.Bouton , le remarquable patron de la BNP ait des relais dans la magistrature et dans les médias pour stigmatiser son ex employé méritant, ou bien ne s’agit-il que d’une coïncidence fortuite ?
Ludovic Lefebvre dit
Les journalistes s’assoient sur beaucoup de choses y compris sur le parquet. Dans certaines situations, c’est à utiliser, dans d’autres à rejeter. Puisque les moeurs ont chu, faisons avec. A moins d’être en confort matériel et relationnel comme peut-être mademoiselle Lévy, nous sommes tous plus ou moins obligés, non seulement d’accepter, mais aussi de fonctionner ainsi. Est-ce que c’est à vomir parfois ? Oui et même souvent, mais quel autre choix ? Qui est prêt pour la révolution (et je ne parle pas de gualéjade sur papier) ?
L’Ours dit
Nicolas,
j’espère qu’il est inutile que je précise que je ne cherche pas à offenser.
Je pense sincèrement que le secret de la confession devrait avoir des limites. La justice est sur terre. Au ciel, c’en est une autre. On verra bien.
Imaginez qu’un criminel dise qu’il a tué quelqu’un. Le curé devient de facto son complice en ne le dénonçant pas. Nous sommes dans la justice des hommes, prêtre compris!
Modogliani,
je n’ai rien contre les avocats.
Pensez-vous cependant qu’il n’est pas monnaie courante qu’apès qu’il aie entendu certains faits, l’avocat conseille à son client de ne rien avouer et de dire tel ou tel mensonge?
Où est la recherche de la vérité d’une part et d’autre part , défendre c’est trouver les arguments qui peuvent faire comprendre comment une personne a pu commettre un acte et d’en atténuer ainsi la sanction, pas de la soustraire à la justice en faisant passer un coupable pour un innocent!
Tout le reste n’est qu’arguments fallacieux pour se donner bonne conscience!
Nastasie dit
Bravo Mme Levy pour cet article encore bien troussé !
Pour ce qui est du ‘”secret de l’instruction”, l’argument de votre consoeur n’est qu’une hypocrisie qui, en ce qui me concerne, masque bien mal le parti pris inadmissible de “l’ article” en question.
D’ailleurs, si je ne me trompe, cet article a été publié “en réponse” à l’intervention de Kerviel dans l’émission ” 7 à 8″, c’est dire si cette prestation a été percutante.
Je n’ai pas l’intention de dédouaner ce jeune homme de sa part de responsabilité, mais de là, à nous faire croire qu’il a pu accomplir de ce dont on l’accuse sans que ces supérieurs en aient la moindre connaissance, c’est vraiment prendre le citoyen de base pour un profond décérébré !!!
PMB dit
A l’administrateur :
Je viens encore de perdre un message.
Et j’attends encore que vous répondiez “dans les plus brefs délais”, comme indiqué sur votre page Contact, à un précédent courriel envoyé il ya déjà lulure.
Incompétence ? Incorrection ? What else ?
Modigliani dit
L’Ours,
Vous y allez fort dans les poursuites… vous n’aimez pas les gens de robe?… Peut être que vous êtes Proc?
Le “plaider coupable” qui n’existe que pour les petites infractions pénales et pas pour les crimes est une sorte marchandage judiciaire, une sorte de prime à l’acceptation de la sanction: rien à voir avec un mensonge au détriment de victimes .