Le monde en route vers un bordel noir ?
Cent jours d’Obama : tout ça pour ça…
Publié le 03 juin 2009 à 9:02 dans Monde
Mots-clés : Barack Obama, États-Unis
Ces derniers jours, le clicheton journalistique qui jaillit spontanément de la plume de nombre de mes chers collègues observateurs de la vie internationale nous informe que ce mois de juin sera celui de “tous les dangers”.
En Iran, on saura le 12 juin si le diable mal fagoté1 Mahmoud Ahmadinejad réussit à s’imposer face au présumé modéré Hossein Moussavi. Au Liban, les élections législatives du 7 juin sont considérées comme à “haut risque” car elles pourraient établir l’hégémonie du Hezbollah et de ses alliés sur le pays du Cèdre. La situation politique en Géorgie risque de tourner au vinaigre, l’opposition au président Mikhail Saakashvili menant grand tapage. L’armée pakistanaise ne parvient pas à venir à bout des talibans qui se sont emparés de quelques “zones tribales” au nord-ouest du pays. Pendant ce temps là, Hugo Chavez, les frères Castro, Mouammar Kadhafi et quelques autres grands démocrates testent leur capacité à défier l’hyperpuissance américaine. Les Russes avancent leurs pions, dans le Caucase et en Asie centrale, régions qu’ils reprennent fermement en main. La paix des cimetières règne désormais au Sri Lanka, où l’armée est parvenue, dans le courant du mois de mai, à appliquer aux Tamouls la méthode de Simon de Montfort pour éliminer les hérétiques cathares mêlés aux civils albigeois : “Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens !”
La seule échéance attendue sans anxiété par les commentateurs patentés est celle des élections européennes. Le désintérêt général pour ce scrutin manifesté dans la quasi-totalité des pays concernés n’est pas de nature à réveiller les passions de cette “Europe frigide” qui désole l’ami Barnavi. Toutefois, on pourrait avoir des surprises, car nos voisins et amis belges ont eu l’idée saugrenue de faire coïncider leurs élections régionales avec les européennes, ce qui promet de la chicore au pays du waterzoï, déchiré par le conflit qui oppose les flamands aux francophones.
À en croire les grands journaux de chez nous, le monde attendrait donc le discours que doit prononcer Barack Obama au Caire le 4 juin comme la parole messianique susceptible de nous délivrer de l’angoisse provoquée par ce mois de juin promis comme horribilis. Jean Daniel ne rate pas cette occasion de prodiguer ses conseils de vieux sage au jeune président des Etats-Unis, qui ne va pas manquer de les suivre, car sans Jean Daniel la terre ne tournerait pas rond. La pom-pom girl du Obama fan club qui fait office de correspondante du Monde à Washington peaufine ses figures jubilatoires sur son blog, avant de les présenter en majesté aux lecteurs du journal de référence.
Le moment est donc venu, après le concert de louanges interprété à l’occasion des cent jours de fonction du nouveau président par la presse obamanolâtre de nos contrées (à savoir presque tous les journaux, radios, télés de France, Navarre et pays circonvoisins), d’évaluer sereinement les premiers effets de cette parole réputée thaumaturge sur la marche du monde.
Le 5 avril dernier, Obama tenait devant le château de Prague un discours qualifié d’historique dans lequel il évoquait la perspective d’un monde sans armes nucléaires. Un long et rude chemin, certes, mais qu’il allait commencer à gravir sans tarder, en compagnie de tous ceux qui voudraient bien l’accompagner, quel que fût leur casier judiciaire.
Ce discours a été reçu cinq sur cinq à Pyongyang et à Téhéran : pour pouvoir suivre le président américain dans son ascension vertueuse vers les sommets de la paix perpétuelle, il convenait, selon eux, de se doter préalablement des armements en question. En effet, quelle gloire tirer de la renonciation solennelle à un arsenal dont on n’est pas encore pourvu ?
En quelques semaines, le complexe militaro-industriel à la botte du grand leader Kim Jong Il parvient à faire péter une bombinette en sous-sol et à tirer quelques missiles susceptibles de dissuader des voisins malveillants, comme le Japon ou la Corée du Sud, de venir mettre leur nez dans les affaires de la plus kitsch des dictatures communistes survivantes.
De son côté, Téhéran a fait savoir au “Groupe des Six” (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne) qui conduit la négociation sur le nucléaire iranien qu’il n’y avait plus rien à discuter. Pour se faire bien comprendre, les Persans ont procédé au tir, réussi cette fois-ci, d’un missile d’une portée de 2000 km, donc capable de porter une charge nucléaire vers un pays de la région que nous ne nommerons pas, pour ne pas lui faire de publicité. Tout le monde, bien sûr, a condamné ces agissements dans les termes les plus vifs, dans des communiqués sans équivoques et des résolutions de l’ONU dont les termes sont pesés au trébuchet, mais de sanctions, des vraies, de celles qui font mal, il n’est pas question, du moins pour l’instant. Obama persiste à vouloir “dialoguer” avec les mollahs, et les Chinois s’opposent à ce que l’on punisse leur voisin coréen. Pékin préfère tenir lui-même la laisse de ce pays pitbull, plus ou moins serrée en fonction de ses intérêts du moment.
Alors, Obama serait-il un peu mou du genou ? Du genre à prendre des baffes et à dire merci ? Ce serait faire bon marché de la fermeté et de l’intransigeance dont il vient de faire preuve vis-à-vis de Bibi Netanyahou: plus un seul cabanon, même pas un chiotte au fond du jardin, ne doit être construit dans les implantations juives de Cisjordanie, y compris dans celles que son prédécesseur Georges W. Bush avait implicitement désignées comme devant être rattachées à Israël lors d’un éventuel règlement final. Cela n’a pas échappé à Ahmed Qoreï, qui dirige pour l’Autorité palestinienne les négociations avec Israël. Alors que, jusque-là, les Palestiniens n’évoquaient jamais les noms des villes pouvant être incluses dans un échange de territoires, ils demandent maintenant que les localités de Maale Adoumim et Givat Zeev, proches de Jérusalem reviennent au futur Etat palestinien, en proposant généreusement que leurs habitants puissent jouir de la double nationalité, israélienne et palestinienne. Une hypothèse qu’aucun gouvernement israélien, même composé de la gauche et de l’extrême gauche sioniste, ne pourrait accepter.
Il semble que Barack Obama se soit laissé persuader que le conflit israélo-palestinien était “la mère de tous les conflits” de la région et que sa solution rapide conditionnait l’acceptation, par monde arabo-musulman d’une cohabitation harmonieuse avec l’Occident, Israël compris. Cette illusion, qui fait l’impasse sur l’instrumentalisation de ce conflit par des régimes dictatoriaux ou autoritaires pour détourner leurs peuples de la révolte contre ses dirigeants, est tout aussi, sinon plus, porteuse de dangers, que l’approche musclée de son prédécesseur. L’acceptation du fait israélien par les Etats arabes n’implique nullement la reconnaissance de sa légitimité, voilà ce que répètent en boucle les responsables arabes, même réputés modérés, un discours que les partisans occidentaux de l’alliance des civilisations font mine de ne pas entendre.
N’appartenant pas au premier cercle des conseillers qui entrent sans frapper dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, je ne peux vous révéler ici en primeur le texte du déjà fameux discours du Caire. Mais j’ai comme l’impression qu’il va contribuer, comme celui de Prague, à l’accroissement du bordel ambiant.
- Une rumeur insistante, jamais confirmée mais jamais démentie, veut que le tailleur personnel de Mahmoud Ahamadinejad soit un juif de Téhéran parfaitement capable de confectionner des vêtements convenables, mais que son illustre client oblige à lui tailler des costumes sur le modèle des fripes vendues aux puces de Montreuil, qui arrivent de Paris par la valise diplomatique. ↩
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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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MLF dit
Le vent tourne.
Il est venu le temps de l’obeissance à son maitre.
La situation est calamiteuse.
Les conditions pour en finir avec ce cancer en terre de palestine est au seuil de nos portes.
Les élites ont comme consigne de changer de logiciel.
L’ordre vient de la maison blanche.
C’est une bonne nouvelle.
Obama(et il n’y a que les bourricots pour croire que lui seul à écrit le discours du Caire) devait rompre avec tant d’années de laxisme vis à vis d’Israél.
L’Europe demain, va dire la même chose.
Elle suivra.
rami abitayeh dit
BiBi vous ne me comprenez pas…
Je ne pleurniche pas, Je revise l’Histoire telle que je la connais depuis mes 26 ans…
Je la resume comme ca :
– 2 peuples, 2 revendications pour un meme territoire
- Un tas de problemes politiques, economiques sociaux et internationaux
- Une haine farouche dans les 2 camps
et depuis 61 ans rien que la rumination de propos idealistes… Le gouffre augmente entre les 2 peuples et l’espoir de paix est quasi-inexistant.
Je reaffiorme que les 2 protagonistes dans cette affaire ne sont pas des enfants de choeur…
Bibi dit
rami abitayeh
Ça va durer encore longtemps ce révisionnisme pleurnichard?
Ils vous terrorisent tant, vos concitoyens pratiquant le sacrifice humain, prêchant la haine, et semant la mort que vous n’osez déverser votre amertume que sur ceux dont vous êtes sûr et certain qu’ils ne toucheront pas un seul de vos cheveux?
Gad dit
@ Eden : les Coptes, par définition, ne sont pas “arabes”, on veut les arabiser, mais c’est autre chose!
Les Egyptiens ne sont d’ailleurs pas Arabes, les premiers égyptiens étant désignés “coptes”.
Leur position traditionnelle est encore celle des Dhimmis, ils n’ont pas encore appris à relever la tête dans la rue. Leur discours est à l’avenant, obligé, à quoi ça rime de seulement l’écouter?
Samy Gemayel a dit ces joursqu’il fallait ferme le front sud cause de tous les malheurs du Liban. Ca, ça a du poids comme parole chrétienne d’Orient. Les Coptes ne sont pas libres.
mac dit
Bordel noir avec voile. Un cauchemar Monsieur Rosenzweig ?
rami abitayeh dit
Les deux partis ont tort
Je connais bien le fanatisme musulman, mais aussi je sais parfaitement bien que les Israeliens ne sont pas des enfants de coeur…
La derriere offensive a gaza c’etait kadima au pouvoir ainsi que durant la guerre de 2006 au liban
Et la majorite des guerres israeliennes c’etait la gauche au pouvoir…
kadima/likoud/travaillistes/ c’est le revers de la meme medaille…
Ce n’est pas parce que je suis anti – Israel (poltiquement) que je dois etre necessairement anti-semite car ironiquement je suis un semitique aussi…
Non personne ne doit aussi tuer personne, mais l’injustice perdure depuis 61 ans, les centaines de milliers de palestiniens refugies chez nous n’ont pas ete parachutes comme ca…
Et puis je ne renie pas je repete la shoah… mais ceci ne doit pas occulter le fait que justement la victime est devenue bourreau…
Mais c’est difficile pour quelqu’un tranquillement assis derriere son poste TV a des milliers de KM de voir l’autre image du conflit…
Pierre dit
Slider
Vous enlevez les nazis, les Dieudo, les Aahamadjs, les postiers rouges, les russes et les jaunes, puis c’est qui reste marche tout seul et partout d’ailleurs
slider dit
travailliste = gauche
likoud =droite
kadima =centre droit?
ou est ce un remake des républicains démocrates ricains comme la pub canada dry des 70′s
slider dit
une question à ceux qui connaissent bien le “paysage politique” israélien c’est comment?
comme dans la majorité des pays “occidentaux?
une majorité de gauche droite plus des petits partis aux extrêmes??
L’installation de nouveaux venus bouleverse t-elle tout?
Yitzhak Rabin etait de la gauche israélienne Netanyahou est à droite et il est a nouveau prime minister parce que livni n’a pas voulue prendre la place a cause d’un score qui ne lui donnait pas la majorité ( si j’ai bien compris mais ce n’est pas sur)
en clair c’est quoi ce bazar?
globalement comment ca fonctionne?
rami abitayeh nous dit “la population israelienne veut tout sauf la paix….”
La droite israélienne serait un clone du NSDAP et la gauche celles des jumeaux polonais?
i dont understand plus rien!
Pierre dit
Louisiane
Votre plaidoirie est à sens unique et toujours à charge, donc biaisée. Le pire en tout cas c’est ce mélange que vous faites entre un droit à la terre et le droit à tuer, comme si ce dernier était la condition pour le premier. Rien de nouveau vu que c’est toute l’histoire tragique de ces derniers 61 ans d’Israël. Rien de nouveau non plus du coté du rêve vu qu’il y a ici un réédition de celui d’un Hitler pompé tel quel par un autre fanatique débile, l’Ahamadinejad. S’ils voulaient s’entendre avec les Israéliens ils auraient pu trouver 5 minutes sans y jeter des tonnes de roquettes et autres bombons à effet meurtrier. Non le problème n’est pas la terre, cette chiotte au fond d’un jardin en Cisjordanie, le problème c’est de croire qu’ils sont le droit de tuer comme la charte d’Hamas le certifie au monde entier. Alors votre affabulation ne mérite autre qu’une place là au fond du jardin.
Jerome dit
@rami abitayeh
Si tu pouvais aller troller ailleurs, ca serait gentil. On n’est pas chez Dieudonne ici.
Eden dit
Ben quoi ? Ils sont arabes les chrétiens orientaux toutes obédiences confondues.
Musulman c’est déjà pas mal comme dose d’antisémitisme dogmatique mais arabe c’est encore une donnée dans le problème.
Islamité, arabité mêmes conséquences pour les Juifs.
Un moment je compassionais avec les coptes d’Egypte jusqu’à ce que leur Pape perso (Shénouda 1er) aille nous tirer des diatribes antisémites et menace d’excommunier tous les partisans de l’entité sioniste.
Ben qu’ils crèvent alors ! Ce ne sont pas les juifs qui vont les tuer en Egypte : ce sont leurs frères arabes.
@venik : tu vois des complots du Mossad partout…c’est bien…Putain heureusement qu’ils assurent dans les services secrets Israéliens !
Et vénou shalom alekhem ! (ortho douteuse, je ne touche pas une bille en hébreu ! )
@Gad : bonjour trésor ! :)
rami abitayeh dit
Il n’y aura jamais de resolution du conflit au proche orient tant que les Israeliens ne se seront pas fait à l’idee que meme si ils parviennent a epurer ethniquement leur territoire des populations non-juives, il y aura toujours une forme de resistance quelconque de la terreur et du terrorisme reciproque…
La guerre de 2006 (il y a toujours eu des enlevements de soldats israeliens contre echange de prisonniers) est venue renforcer l’opinion des populations (et non pas des regimes pusillanimes et honnis) que Israel peut être eliminee… 61 annees d’exactions, d’expropriation de terre et de persecution ont cree une haine tenace coriace et paroxystique… meme les populations chretiennes minoritaires au liban, syrie et jordanie, n’eprouvent pas de compassion pour les Israeliens, tant la creation illegale et sanglante de l’etat d’Israel les a transformees en boucs emissaires d’une haine aveugle et d’un desir de vengeance de l’humiliation continue soutenue par des milliards de dollars d’aide et d’armes vers israel…
Bien que ne reniant pas la Shoah, et solidaires au nom de la fraternité humaine et chretiennes, ces populations n’eprouvent pas le besoin de s’avilir au pieds d’israel et des populations juives, ni de se confondre en lamentations et en pleurs devant les memoriaux juifs de la shoah, ni de tourner l’oeil aux exactions d’israel… surtout que ces populations ont acceuilli des centaines de milliers de refugies armeniens issus eux aussi d’une shoah en 1915 sous le joug des turcs…
Voici par exemple un des enjeux des elections parlementaires libanaises, où le general chretien michel Aoun – victime d’un accord americano/Syro/saoudien le forcant a l’exil et detruisant les prerogatives du president libanais chretien- allié du Hezbollah chiite et credite de 70% de l ‘electorat chretien en 2005 est combattu internationalement a grand renforts de petrodollars et surtout par les Israel et les US qui voient en le modele libanais de cohabitation l’antithese de la politique d’apartheid israelienne…
Le reve d’israel est de pousser les populations chretiennes à l’emigration (comme celles d’Irak) pour pouvoir les remplacer par des populations palestiniennes et si chiites et sunnites se font la guerre ca sera la cerise sur le gateau…
Obama ne donnera rien de constructif… juste des ruminations de bon vieux discours assaisonnes de belles images et idees toutes aussi irrealisables car la population israelienne veut tout sauf la paix….
L’Ours dit
Venik,
on en a déjà parlé sur un autre fil il y a quelques mois, vous avez déjà oublié?
Même si Sharon a un temps poussé le Hamas pour affaiblir le Fatah ou les USA ont fnancé al Qida pour lutter contre les Soviétiques, le résultat est que ce fut une grave erreur, mais ça ne signifie qu’ils sont la raison du fondamentalisme musulman ou du terrorisme!
Gad dit
@ Venik,
je sais que la rumeur complotiste est une des armes les plus puissamment suggestives, qui puisse voir un Likoudnik ou un membre du Mossad derrière chaque mouvement, chaque attentat, explication dernière de toute violence et de toute division : d’ailleurs, An-Gouasmi de la liste antisioniste ne s’y est pas trompé, en annonçant sans rire, qu’il y avait un Sioniste derrière chaque divorce et qu’il éduquait vos enfants!
Pour s’en tenir aux faits, une branche caritative et sociale des Frères Musulmans d’Hassan Al Banna se crée en 1967 et commence à se répandre dans la bande de Gaza et en Cisjordanie : sous cet angle de l’entrisme et, sans doute du fait de la suspicion aussi bien égyptienne qu’Israélienne, cette organisation ne va pas révélé de suite ses objectifs de long terme. C’est ainsi que s’organise peu à peu le futur Hamas dans les territoires.
Il ne devient mouvement de la “résistance” qu’en 1987, au moment de la 1ère Intifada : Puis arrive en 1987 la première « intifada » entre Israël et les palestiniens de l’OLP. C’est à cette date que se créé le Hamas (acronyme partiel de « mouvement de résistance islamique ») dans la bande de Gaza sous l’impulsion d’Ahmed Yassine. Ce groupe est la branche armée des « frères musulmans » car une certaine partie d’entre eux qui rentrent en résistance veulent intervenir dans le champ politique avec l’aide de l’OLP (dont le Fatah) et des factions palestiniennes. Le Hamas devient alors une alternative islamique au nationalisme de l’OLP.
En 1988, l’OLP penche pour une négociation de long terme pour parvenir à la reconnaissance sur le plan diplomatique, compte sur l’éducation, etc. pour poursuivre la lutte armée, instrument politique, y compris par le terrorisme.
Le Hamas ne l’entend pas de cette oreille et va s’écarter de la ligne tracée par l’OLP.
Même si les services israéliens ne voient pas d’un mauvais oeil de possibles dissensions, admettons qu’ils les exploitent, en tout cas, tant qu’ils ne reconnaissent pas l’OLP comme un interlocuteur valable (jusqu’au moins 93, puis après 2000), ils ne sont ni à lasource de la création du Hamas, ni même de son “renforcement” populaire, qui est le produit direct de son implication dans l’Intifada. Allons plus loin : l’OLP n’a pas forcément la main sur les luttes de cette époque. Qui devient populaire : le Hamas, et les Tanzim comme Barghouti, qui sont sur le terrain.
Le “Grand frérot” Arafat est aux quatre vents, tenu pour un privilégié de l’étranger, vivant à Tunis et faisant de beaux discours.
Le Danger que représente le Hamas pour le Fatah est alors patent : il va gagner la bataille des coeurs et la course au radicalisme islamique, la “légitimité”. Il ne peut gagner, à terme sur le terrain qu’en faisant que sa démonstration par la “diplomatie” est devenue plus payante. Israël et les Nations ont besoin d’un interlocuteur pour mettre un terme au conflit “populaire”. Et ‘lobjectif d’Arafat est de revenir à tout prix au centre de la scène. Ce qui fait dire à certains observateurs que l’enjeu est moins “la paix” (on vend ce qu’on veut aux gogos) que le leadership sur la Cause.
De fait, Israël n’est plus que l’ennemi de circonstance, celui dont la propagande des deux a besoin. Mais la lutte pour le leadership est déjà lancé. Le Hamas n’ose pas encore s’en prendre directement à Arafat, qui gère l’ensemble des factions et laisse faire, selon le sens de ses intérêts politiques et territoriaux. Mais dès la disparition du Parrain, le clan adverse entreprend de gagner par les armes qu’est toute prête à leur offrir l’Amérique : les élections.
En bref, si l’intérêt des Palestiniens avait été de demeurer unis envers et contre tout, contre l’ennemi principal, depuis le temps, cela se saurait! Dès qu’une opportunité de “divorcer” s’est avérée plus payante, le Hamas ne s’est pas gêné pour éliminer le Fatah, là où il le pouvait. Alors le causalisme unique du petit satan, le Deus ex-Machina à tout-va, enseigné par Ahmedinedjad, ça va cinq minutes, mais ça n’explique pas tout. Et tant pis pour les gogos qui veulent encore y croire!
@ Eden, comment ça va, ma puce, il paraît qu’on voudrait te transformer en “homme”? Quelle abomination! Une si jolie vraie blonde! Quel gâchis!
Jerome dit
“Je maintiens,a favorise la creation du Hamas et lui a file des ronds et lui en file meme peut-etre encore.”
Vous maintenez ? En vous basant sur quoi ? Vos delires personnels ? Pauvre clown.
Louisiane dit
Imaginez “UN BORDEL NOIR”, imaginez le tollé avec un tel titre si Obama était juif…! ce journaliste serait arrêté pour antisémitisme, c’est assuré.
Obama est protestant , mais vu surtout par Luc Rosenzweig comme un Noir..L’angélisme m’ennuie, mais un peu de retenue L. Rosenzweig !
Depuis l’assassinat de Yitzak Rabin en 1995 par un ou plutôt des Israéliens, il n’y a plus de vision, de projet digne de ce nom en Israêl et dans la diaspora, si ce n’est que les juifs américains commencent à manifester des résistances face aux abus et à l’arrogance du gouvernement Israéliens et de certains Juifs ; il est vrai que “crise oblige”…mais tout de même, restons confiants.
Luc RosenZweig, votre article m’est apparu obtus, violent, il semblerait que rien ne puisse bouger en Palestine, que seuls les Israéliens soient dans leurs droits sur tout, alors qu’ils sont occupants d’une terre depuis 60 ans, terre certes volée aux Palestiniens par les Anglais, mais qu’ils ont continué à dévorer au nom d’un droit du sol mythique, sans jamais respecter les habitants d’origine. .Des politiques corrompus, des colons violents, des occupants sans respect, des médias partisans, oui c’est vraiment inquiétant !
Ce coin du monde doit trouver la paix et les Palestiniens ont droit au respect, à une vie digne avec un Etat, cela a trop duré. Ils furent un peuple laïque, avec de nombreux grands intellectuels bannis de leur terre. Cela suffit !
Je ne sais qui est vraiment le Président Obama, mais dans l’immédiat rien dans ses actes nous conduit à la méfiance !
Venik dit
@slider
Compris.Pas d’exportation du conflit Israel/Palestine en France,bine sur 100% d’accord.
Sur Israel,moi je m’en fous pas de ce lopin de terre,il me parait tres important.
Sur les “muz’” comme vous dites,je me promene pas sur Causeur pour parler de l’Islam,a moins qu’il y est un sujet sur la question.
Salut!
Venik dit
@Jerome
C’est pas parce qu’on se fait la guerre qu’en douce on fait pas affaire,et ca serait moi le naif..Je maintiens,a favorise la creation du Hamas et lui a file des ronds et lui en file meme peut-etre encore.
Vous savez c’est l’Orient,des tordus..
Sur le “propalestinien ignorant et nourri a la propagande superficielle” je sais pas trop que vous dire Jerome..Si ca peut vous rassurer de penser comme ca.Alors admettons,vous savez plein-plein de choses,parlez!
(c’est quoi,c’est l’alliance bivouac-desouche qui a debarque pour nous faire un show?)
slider dit
@ venik
mon post de 15:14 était la pour dénoncer les discours qui disent en gros( j’abuse je sais) il faut comprendre les muzs car dans les territoires palestiniens Israël fait des trucs pas joli joli.La théorie du papillon qui bat des ailes à Jérusalem et qui provoque un ouragan en seine saint denis ça fait peut être le jeu des dieudonnistes mais j’ai du mal a y croire.
ps je ne dit pas que c’est la votre c’était juste un supplément gratuit de mes réflexions de beauf franchouillard