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Le Livre Noir du social-mélangisme

Quand le PS prend des libertés avec les libertés…

Publié le 16 mars 2009 à 12:53 dans Politique

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Comme les dentistes, la gauche a toujours été experte en amalgames. Toute la gauche, hélas, et de tout temps. Pas seulement la gauche morale en peau de lapin, celle de Zola ou Ségolène, dont le pathos apitoyé et pitoyable est l’ultima ratio ; mais aussi ma gauche rock n’roll à moi, celle qui meurt trop peu dans son lit, celle des Gracques, de Saint-Just, d’Eugène Varlin et Rosa Luxemburg. Oui, ma gauche à moi n’a pas été avare d’amalgames abjects. Sans même parler du stalinisme, ma gauche, durant la Terreur, avait pris l’habitude de glisser à dessein dans la même charrette pour la guillotine, escrocs, assassins et adversaires politiques. Mais à la décharge des uns et des autres, ces délires agrégatifs étaient ceux d’époques paroxystiques. Comme disait le poète qui voulait un Guépéou : “C’était un temps déraisonnable / On avait mis les morts à table / On faisait des châteaux de sable / On prenait les loups pour des chiens.” On n’oubliera donc pas que les gens qui en arrivèrent à de telles extrémités s’assumaient précisément comme extrémistes et que ceci explique peut-être cela. Mes circonstances atténuantes valent ce qu’elles valent, et je ne vous en voudrai pas plus que ça si vous n’achetez pas.

En revanche, je ne vois absolument pas quelles excuses on peut trouver aux sociaux-libéraux grand teint, ou aux humanistes chichiteux qui se lancent dans ce genre de confusionnisme délibéré. Le Parti socialiste a présenté cette semaine un Livre noir sur les libertés publiques, censé dresser le bilan exhaustif des menées liberticides de Nicolas Sarkozy. Plus précisément intitulé La France en libertés surveillées, cet ouvrage coordonné par Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale du PS “aux libertés publiques et à la justice”, s’organise, nous dit-on, autour d’un abécédaire composé de 89 mots-clés – de A comme ADN à Z comme Zones d’attente). Idéologiquement, ce Livre Noir s’organise autour d’une volonté d’amalgame chimiquement pure. On vient d’inventer sous nos yeux le social-mélangisme !

On passera vite sur l’amalgame directeur : le portrait du président en apprenti dictateur. Nos libertés menacées, notre République en danger1, c’est tout la faute à Sarko. Elle est pas simple, la vie ?

On est sidéré de voir à quel point la gauche incapable – et peu désireuse – de se frotter au sarkozysme idéologique, en particulier en ce qu’il a de novateur à droite, préfère cibler l’homme, foncièrement pervers et forcément pétri de mauvaises intentions. Cet évitement du réel, et donc du choc politique frontal, signe une volonté de non-rupture sur les questions décisives (économie de marché, protectionnisme, Europe, diversitude…), ça vaut donc la peine qu’on prenne le temps d’y revenir en profondeur une autre fois. On soulignera tout de même au passage que cette personnalisation viscérale fait écho à l’antiberlusconisme qui tient lieu de plat unique à la gauche italienne depuis vingt ans, avec le succès qu’on sait. Ici comme là-bas, la gauche politique –toutes nuances confondues – fonce droit dans le mur en pensant contourner l’obstacle.

Un seul coupable donc, mais la liste de ses méfaits est abondante. Pas une de nos libertés fondamentales ou supposée telle n’échapperait au hachoir sarkozyste. Et pour le prouver, Marie-Pierre de la Gontrie n’hésitera pas à tout triturer, à tout mélanger, bref à prendre quelques libertés. Un exemple parmi des dizaines d’autres de ce social-mélangisme : pour prouver que le droit à l’avortement est menacé, on excipera du décret n°2008-800 du 20 août 2008, lequel dispose que “l’acte d’enfant sans vie est dressé par l’officier d’état civil sur production d’un certificat médical mentionnant l’heure, le jour et le lieu de l’accouchement”. Ce qui était une revendication ancienne de certains parents d’enfants mort-nés devient chez nos amis socialistes une remise en cause radicale de la Loi Veil. Fallait y penser…

Mais on n’a pas encore touché le fond. Ou plutôt si, on touche le fond du problème, du pataquès méthodologique quand Mme de la Gontrie stigmatise le “triptyque ravageur” qui nous menace tous : “le traitement répressif de la précarité, l’étouffement généralisé des contre-pouvoirs et l’instauration d’une société de surveillance” (page 11). “Dans cette optique, le recours à la mise hors-circuit, c’est-à-dire à l’enfermement, se généralise” (page 12). Essaierait-on par hasard de nous suggérer que les pauvres (“la précarité”) et les magistrats ou les journalistes (“les contre-pouvoirs”) sont en bloc menacés du goulag par l’arbitraire sarkozyste ? Ben oui ! La preuve, page 14 : “Les mesures prises contre les prostituées, les gens du voyage, les ravers ou les SDF avaient toutes en commun non de régler des situations de conflit ou de différend entre parties, mais simplement de remettre dans le droit chemin, de normaliser des individus qui s’éloignaient des usages communément admis de la société. (…) Si la tendance à la répression et à la stigmatisation des classes supposées dangereuses s’est poursuivie, notamment pour les jeunes, les étrangers et les sans-abri, si la délégitimation et l’entrave à l’action des défenseurs des libertés a pris un nouvel essor, l’ensemble des garde-fous républicains face à l’autoritarisme est désormais menacé. Magistrats, enseignants, journalistes, élus subissent désormais les foudres d’un pouvoir qui souhaite avoir les deux mains libres.” On croyait qu’il n’y avait que quelques blogueurs décérébrés pour confondre Nicolas Sarkozy et Nicolas Ceaucescu… Eh non !

Ce ne sont là que quelques citations extraites de l’intro. L’ambition générale est d’ériger le tout-répressif sarkozyste en catégorie philosophique. Une fois ce tour de passe-passe acquis, on mélangera les interpellations de manifestants qui ne peuvent plus faire de bruit pendant les discours présidentiels et les prisons pleines à craquer, on assimilera l’homophobie à Edwige. On projettera le fantasme d’une société orwellienne (au sens de la vulgate journalistique) sur la tendance lourde sécuritaire de la société – en oubliant juste de se demander pourquoi elle si largement consentie par les Français d’en bas. Plutôt que de faire de la politique, le PS relooké An II proclame la République en danger (tout en flétrissant le jacobinisme comme liberticide, mais on n’en est plus à une contradiction près…). L’appel au peuple n’étant ni dans ses vues, ni dans ses moyens, Solférino en appelle aux mânes des grands ancêtres. Pas Jaurès ou Blum, cette fois, mais plutôt les grands cadavres chics du structuralisme : comme le disco qui lui fut contemporain, la french theory revient en force ! Marie-Pierre de la Gonthrie cite à tout va son Bourdieu (c’est à lui qu’on doit la métaphore, plusieurs fois réquisitionnée dans le Livre Noir, du pouvoir qui veut avoir “les deux mains libres”). Mais l’ensemble sent encore plus fort son Derrida (tout ce qui est minoritaire, exclu et illégal est forcément porteur d’espoir) et surtout son Michel Foucault, sans trop le dire mais en le disant quand même avec la référence répétée dans le texte aux “classes dangereuses”. On nage en plein délire, issu tout droit d’une lecture cursive – et honteuse – de Surveiller et punir. Pour les besoins de la cause, on mélangera donc allègrement l’interdiction du don de sang pour les homos avec les interventions des flics contre les grévistes.

Comme toujours au PS, le nœud du problème est sociétal (faut protéger les fous, les SDF, les journalistes, les parlementaires, les juges et les toxicos) ; les ouvriers, on s’en fout, ou disons qu’on leur fera l’honneur de les considérer comme une minorité opprimée, au même titre que les prostitué(e)s ou les punks à chiens.

Travelos, prolos, même combat : le livre Noir du PS, c’est Michel Foucault expliqué aux masses par Jean-Pierre Foucault.

“C’est une analyse malheureusement froide des faits” a commenté Martine Aubry, lors de la présentation du Livre Noir à la presse. C’est presque vrai, Martine, à une nuance près : le Livre Noir, c’est une analyse malheureusement givrée des faits…

  1. Et je n’exagère pas: ainsi le rassemblement du PS dimanche prochain au Zénith a pour nom Le Printemps des libertés, et pour slogan Pour la défense de la République !
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  • 19 March 2009 à 14h38

    Patrick Mandon dit

    Raymond2,
    Belle réponse, R2 ! De l’esprit, du style, de l’allure. Cela devient un plaisir de ferrailler contre vous. Compliment, monsieur !

  • 19 March 2009 à 0h40

    Raymond2 dit

    Patrick Mandon dit: “Raymond2 : je n’ai rien lu de vous aujourd’hui, cela me manque”
    après avoir déclaré:
    “j’adore ces moments de «courtoisie», auxquels vous apportez un piquant très parisien. Alice”

    Je trouve votre message en rentrant (j’avais à ferrailleur). Ce petit mot donc pour ne pas frustrer votre attente:

    Vous dites,
    badineur artistique,
    que vous aimez la courtoisie
    et la lice.
    Qu’y pourrais-je à jouter?

  • 19 March 2009 à 0h01

    Alice dit

    Angel,
    Vous êtes un ange ! Je n’aurais jamais imaginé qu’on accorde de l’intérêt à mes petites participations. Pour le Kosovo, Angel, c’est une honte : pensez que l’actuel locataire du Quai d’Orsay se réjouit de la situation abominable faite aux Serbes ! Vivement qu’il s’en aille, ce type, et qu’il retourne faire payer ses conseils par Omar Bongo ! Et pour le site de Causeur, vous avez mille fois raison : c’est super ! Tout ce qu’on y lit est remarquable. Et puis, pour moi, c’est un site où les mecs sont plutôt sexy, ça compte ! Que voulez-vous, même à 36 ans, les tempes argentées de Patrick me font vraiment craquer ! Et Mihaély : il est plutôt beau gosse ! Et Basile de Koch : on dirait un diablotin, avec une bonne bouille. Le petit Miclo est charmant. Et puis quelle liberté de ton ! Merci «mon Ange», d’avoir fait attention à mes propos.

  • 18 March 2009 à 22h34

    Angel dit

    J’ai oublie d’ecrire encore 2 choses.

    Une pour Patrick Mandon: Il n’ya pas que vous qui soyez de gaullatre. Moi aussi je le suis et pourtant je n’avais que 9 ans lorsqu’il est mort.

    Alice: J’ai beaucoup apprecie vos repliques apres l’article de Marc Cohen sur l’attitude de la maire (est ce comme cela que l’on ecrit pour parler d’une femme “maire ” d’une commune pour ne pas se faire attirer les foudres d’l'heroique HALDE) du XVII eme arrondissement vis a vis des desseins des enfants serbes vivant dans les enclaves (banthoustans au sein meme de l’Europe et qui ne choque pas la gauche caviar kouchnero-plenelienne) au Kosovo.

  • 18 March 2009 à 22h11

    Angel dit

    Bravo Marc Cohen. Bravo CAUSEUR ! ! ! Bravo Elisabeth Levy, Basile de Koch, Jerome Leroy, Miclo etc;;;bien sur Bravo Patrick Mandon .Emilie et Alice on est pas oblige d’etre une femme pour apprecier le ton et le contenu des articles de Patrik Mandon. Mais je chavire des que je lis un article d’Elisabeth Levy. Bon j’arrete la Raymond 2 va nous accuser d’etre de vuglaires groupies de l’une ou de l’autre (je nê veux surtout pas oublier Mihaely ou Trudi) qui n’arrive pas a comprendre le sens profond de la gauche.
    Si un president aussi mediocre, imbu de lui meme, nevrotique dirige la France on dit merci qui ? Merci la gauche caviar a la Plenel, Kouchner, Seguela, etc…. Et quel difference entre un Doc gyneco sarkozyste et un pseudo rebelle de gauche comme Torreton ?
    Le PS refait la meme erreur que coton tige Jospin. Le peuple est nul, frileux, xenophobe, intollerant vis a vis des ceux qui l’aggresse…………

  • 18 March 2009 à 19h02

    Patrick Mandon dit

    Alice,
    Sur un autre fil, Robespierre prétend que vous faites dériver Causeur vers Meetic. C’est méchant, c’est idiot, mais c’est amusant. Je ne sais ce que pensent de notre «affaire» les propriétaires du lieu, mais s’ils sont sur la ligne de Robespierre, l’aventure tournera court. Moi, je ne suis pas bon juge, j’adore ces moments de «courtoisie», auxquels vous apportez un piquant très parisien. Alice, Emilie, je vous serre contre mon cœur, qui est à gauche, comme Fabius…, l’idole de Raymond2
    Raymond2 : je n’ai rien lu de vous aujourd’hui, cela me manque.

  • 18 March 2009 à 8h10

    Malthus dit

    robespierre :

    Bien au contraire, je trouve que Marc Cohen a été en bien petite forme. Je ne l’ai quasiment pas entendu de toute l’émission. Et le peu qu’on l’a entendu était pour moitié des commentaires de bistrot. En fait, la seule opposition construite face aux délires de l’hystérique Christine Fauré fut donnée par Marie-Laure Tréton d’Hypos.over-blog.com…

    Christine Fauré totalement délirante avec son propos sur les élites. Car en s’appuyant sur l’Ordre Naturel dont elle tire la légitimité de celles ci, le féminisme n’a plus lieu d’être. Une incohérence parmi d’autres.

    Décidément, comme le PS qui nous fait préférer la droite, les féministes nous font préférer le machisme.

    A noter que personne n’a pointé l’anormalité de la loi de parité, à savoir qu’elle fixe arbitrairement à 50/50 la répartition des sexes dans les listes au lieu de l’indexer sur la répartition parmi les militants du parti. Pas plus d’argument sur le fait que les hommes, qui participent deux à trois fois plus (ce sont des femmes qui l’ont dit), ont donc deux à trois moins de chance d’être sur une liste (déjà pas très juste)… ce qui a, au final, l’effet pervers pour le féminisme que tout homme politique est passé par une sélection deux à trois fois plus sévère et est donc plus apte/aguerri que son équivalent féminin passé par un parcours plutôt protégé. De là à faire un lien pour la répartition des postes d’importance…

    .

  • 17 March 2009 à 23h52

    Alice dit

    Emilie,
    Bien sûr que je me joins à vous ! L’extrait de la chanson qu’il cite, c’est donc I Maschi, par Gianna Nannini ! Une vraie chanson italienne ! Et vous reprenez une chanson de la même, que je connaissais mal. Pour moi, La Nannini, c’est I Maschi : elle avait une façon de balancer ses déclarations ! Décidément, c’est plein de surprises, ce site : un article de Benoît Duteurtre, un écrivain dont j’admire et le style et le personnage (les injures qu’il a reçues, ce type !), et notre «aventure», de plus en plus «chaude», avec Patriiiick ! Ailleurs, c’est Expat qui drague à mort, et Dom avec Kaskette Man (Jérôme Leroy). Causeur devient très «sexe» (j’ai l’impression que je vais me faire expulser. Si cela se produit, Emilie, et que ce message passe, je vous embrasse ainsi qu’expat et L’Ours; et, bien sûr, Patrick «Les tempes argentées».

  • 17 March 2009 à 21h07

    Emilie dit

    Cher Patrick, Gianna Nannini et moi, avec Alice qui se joindra sûrement à nous, nous vous souhaitons une bonne Saint Patrick !

    “Bello bello e impossibile
    con gli occhi neri e il tuo sapor mediorientale
    bello, bello e invincibile
    con gli occhi neri e la tua bocca da baciare
    girano le stelle nella notte ed io
    ti penso forte forte e forte ti vorrei

    Bello Bello e impossibile
    con gli occhi neri e il tuo sapor mediorientale
    bello e irraggiungibile
    con gli occhi neri e il tuo gioco micidiale”

  • 17 March 2009 à 20h36

    Patrick Mandon dit

    Raymond2,
    Vous écrivez : « […] vous avez la rancune tenace et quoi que j’écrive, je vous aurai aux basques. Je continuerai, pour ma part, à ne m’intéresser qu’à ce que vous écrivez.»
    Traitez moi plutôt de roquet en cachemire, de révisionniste botté de Berluti, de gaulâtre gogol en habit de soirée, de demi-mondain noctambule, de petit marquis vieillissant, de talon rouge arthritique, insultez-moi, enfin, et je vous poursuivrai de mon épée jusque dans les couloirs du Sénat, où notre chahut ne réveillera même pas les huissier ! Mais là, R2, votre sincérité ébranle ma petite conscience depuis longtemps «cachemirisée».
    Vous me paraissez attendre la venue d’un Messie socialiste. Hélas, Raymond2, si un tel enfant venait à naître, tétant les lourdes mamelles de la République, les Pharaons de Solférino le feraient chercher par leurs soudards, afin que, jamais, il ne parût devant le peuple assemblé.
    Pour le reste, soyez certain que vos observation déplaisantes ou injustes vous vaudront toujours mes acides réactions. Mais, je vous en prie, restez avec nous, vous êtes ici le bienvenu.
    Si l’intention de Marc est bien de pointer l’inconfort de la posture des socialistes, par excès, et l’imposture qu’en grande partie elle découvre, alors, l’émission Riposte de dimanche dernier avec, en vedette invitée, Edwy «Moustache» Plenel, mécanicien de la dénonciation, et, dans le premier rôle, l’étonnante Mme de, élégante et réfrigérante contemptrice du régime sarkozyste, illustra idéalement ce propos.

    J’ai vu avec plaisir une réaction de Pirée à Madame de : c’est en effet le titre d’un délicieux roman de Louise de Vilmorin. Il faudra qu’un jour on vous parle de la grande Loulou, qui fut, peu de temps, comtesse Pallfy, et s’endormait à table lorsque parlait Malraux…

    Êmilie, Alice, pour vous :
    «Ai maschi innamorati come me,
    ai maschi innamorati come te
    quali emozioni, quante bugie,
    ma questa notte voglio farti le pazzie!
    ai maschi innamorati come te
    ai maschi allucinati come me
    non è mai ora di dire addio
    tutta la notte voglio farti ancora mio! »

  • 17 March 2009 à 20h14

    Nicolas dit

    @ Raymond2 : La citation que vous avez faite est effectivement la conclusion brillante d’un papier de Marc sur l’euthanasie. Et la morale de son texte avait la vertu de sortir d’un dualisme intellectuel dont certains ont du mal à sortir.

  • 17 March 2009 à 18h49

    parsifal dit

    Il y a de vrais angles d’attaque contre Sarko , mais les socialos ne les voient pas . Dommage…

  • 17 March 2009 à 17h39

    serge a. dit

    “ça vaut donc la peine qu’on prenne le temps d’y revenir en profondeur” : j’ai cru un instant que MC s’apprêtait à nous servir autre chose que le couplet anti-”gôche” qui charme tant les Causeurs.
    Mais non les questions décisives: “économie de marché, protectionnisme, Europe, diversitude… ” seront abordées “une autre fois”.

  • 17 March 2009 à 16h34

    Raymond2 dit

    A Nicolas qui dit:
    « Quiconque a eu une vie de merde (entre autres parce qu’il n’a pas eu d’amis) mérite une mort de merde ». Merci, Raymond2, de nous avoir mis cette citation qui était la brillantissime conclusion d’un papier de Marc.
    Bon, on a quand même le droit de pas aimer Zola ou Che Guevara, merde (je sais jamais lequel des deux était le révolutionnaire mexicain) !”

    1) Pour la première partie de votre message, je ne sais pas si elle est ironique ou non. Si elle l’est, bon. Si elle ne l’est pas, bon aussi: je n’ai plus rien à dire là-dessus.
    2) Evidemment qu’on a le droit de ne pas aimer Zola! Seulement ce n’était pas le Zola romancier que Marc Cohen évoquait, mais le Zola homme de gauche. Je m’étonnais et continue de m’étonner que celui qui fut un des grands acteurs sinon le plus grand, du mouvement dreyfusard, celui qui a contribué à mobiliser les consciences de son époque, soit balayé d’un revers de la main parce qu’il était coupable d’être de la “gauche morale”. Car je peux soupçonner de tout Marc Cohen (joke, joke, je précise pour ne pas recevoir encore la visite amicale de fans et d’avocats) sauf dêtre antidreyfusard.
    C’est peut-être justement de l’absence de cette gauche morale-là que crève en ce moment la “gauche”.

  • 17 March 2009 à 14h47

    robespierre dit

    allez jeter un oeil à http://carnet.causeur.fr/parlons-net/feminisme,00015
    notre Marc Cohen est en pleine forme !

  • 17 March 2009 à 13h44

    robespierre dit

    @raymond2 : mea culpa. J’aime plutôt votre post de 19h38

  • 17 March 2009 à 13h30

    Raymond2 dit

    A L’Ours qui dit:
    “Même si Raymond 2 a fait un fourre tout pas très honnête dans sa réponse, s’éloignant un peu du sujet précis, .[...]

    Cette fois, L’Ours, je vous trouve de parti pris, ce qui n’est pas habituel, même si je suis rarement d’accord avec vous. Petit historique: j’étais intervenu sur le papier de Cohen pour parler de la démocratie sous Sarko et de Zola (sujets abordés par Cohen, vous me le concèderez). Vous m’avez répondu, je vous ai à mon tour répondu sur Zola et la Morale (sujets abordés par Cohen, bis). Puis est arrivé Zorro qui n’a abordé aucun des sujets que je traitais, m’a appelé l’homme des courants d’air ou quelque chose dans le genre, m’a fait des procès d’intention en prétendant que je révérais des gens dont je ne parlais même pas (j’ai juste dit que la droite surjouait également en ce qui concerne Ségolène royal) et a terminé en me mettant au défi de “faire du Cohen”(!) Et c’est moi qui m’éloignerait du sujet? Sur ce coup-là, je me suis trouvé assez zen car vous noterez que j’ai poussé la politesse jusqu’à m’abstenir d’envoyer le bretteur autoproclamé se faire cuire un oeuf.

  • 17 March 2009 à 13h11

    Raymond2 dit

    A Robespierre: je vous signale que mes propos concernant Coupat étaient ironiques et que je considère son maintien en détention depuis le 15 novembre scandaleux.

  • 17 March 2009 à 11h15

    Emilie dit

    Lire “Patrick, notre choucHou,” bien sûr !

  • 17 March 2009 à 11h14

    robespierre dit

    @rotil : de rien

    @rob marchenoir : “vaches sacrées” assez bien vu.

    @marc cohen : excellent comme d’hab

    @Alice : gaffes ! votre carapace de petit garce n’est pas assez épaisse, le bleu de la fleur qui est en vous, se révèle de plus en plus ….. snif, snif

    @raymond2 : je ne sais pas si coupat est innocent mais les charges ne méritent pas 100 jours de taule (habeas corpus ça vous dit quelque chose), je suis sur que les magistrats qui le retiennent sont bien les mêmes que ceux dont le PS parlent.

    Bref, la stratégie de la Peur est du coté du PS.
    Notez que le PS s’enfonce au fur et à mesure que les gonzesses en prennent le pouvoir. A méditer.