Le libéralisme, cet avenir radieux | Causeur

Le libéralisme, cet avenir radieux

Mathieu Laine ne tranche pas entre les versions divergentes d’une doctrine multiple

Auteur

Frédéric Rouvillois

Frédéric Rouvillois
Professeur de droit public, université Paris-Descartes

Publié le 12 juillet 2012 / Culture Société

Mots-clés : , , ,

Il y a des livres que l’on referme avec perplexité, sans savoir où leur auteur entendait nous mener. Tel n’est pas le cas du Dictionnaire du libéralisme qui vient de paraître sous la direction de Mathieu Laine et qui, d’emblée, annonce la couleur : « Cette diversité dans l’unité […] et cette quête constante de la vérité promettent, au-delà des vicissitudes politiciennes et des a priori, un très bel avenir au libéralisme. » Quant au lecteur, il en vient rapidement à se demander s’il n’est pas en train de feuilleter le dictionnaire amoureux du libéralisme.

Comme l’amoureux classique que nous dépeignaient Stendhal ou Bussy-Rabutin, notre dictionnaire débute en effet par un éloge sans concession de la chose aimée, laquelle, contrairement à ce que disent les méchants, n’est ni un conservatisme ni une doctrine de droite − ou a fortiori, d’extrême droite − et certainement pas un nouveau totalitarisme, puisque « les libéraux ont combattu l’ensemble des totalitarismes au XXe siècle ».

[...]

Dictionnaire du libéralisme, sous la direction de Mathieu Laine, éditions Larousse.

  • causeur48

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    publié dans le Magazine Causeur n° 48 - Juin 2012

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    causeur48
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    • 14 Juillet 2012 à 0h43

      eclair dit

      ça c’est du libéralisme à l’état brut
      http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2012/06/27/seismes-gaz-schiste
      “Au final, la conclusion est qu’il s’agit d’un banal problème de physique, avant même d’être une question de géologie: expédier d’aussi grandes quantités d’eau là-dessous crée une pression inattendue sur les roches souterraines, augmentant le risque que dans la région, cette pression ne finisse par toucher une faille. D’où, un séisme. Les auteurs du rapport effleurent la politique en s’étonnant qu’aucune norme ne semble exister au sein d’aucune de ces industries —pétrole, gaz naturel, gaz de schiste ou même géothermie— pour minimiser les risques.” 

    • 13 Juillet 2012 à 18h13

      Patrick dit

      Monsieur Rouvillois, vous pouvez nous raconter ce que vous voulez, mais nous ne voulons pas de ceci sur notre territoire !
      Le problème (il y en a d’autres qui le disent sur ce site) n’est pas tant l’immigration, ni même le multi-culti, mais l’islam et sa radicalité.
      On nous impose des viandes “halal”, sans que l’on ait le choix (on ne sait pas de quels abattoirs proviennent les viandes), les “centres culturels” musulmans qui poussent comme des champignons, subventionnés par nos impôts etc.
      L’antisémitisme augmente de façon inquiétante, des musulmans qui abandonnent leur religion ou qui mangent en journée pendant le ramadan (tient, c’est bientôt) sont menacés, voire agressés etc., les femmes sont opprimées et subissent des règles religieuses les privant de liberté…
      Voilà quelques vrais problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. Les beaux discours ne servent à rien, si ce n’est à a la masturbation intellectuelle.

      • 13 Juillet 2012 à 18h16

        Patrick dit

        Pardon, je me suis trompé de fil.
        Je reposte sur le fil adéquat.

    • 13 Juillet 2012 à 17h50

      SPQR dit

      Avant de comparer les merites d’un modele economique ou d’un autre cherchant a voir quels sont les parametres les plus pertinents, il faudrait peut-etre definir la fonction objectif :

      - Augmenter la richesse moyenne d’une societe
      - Augmenter le sentiment de liberte via la libre jouissance des possibilites offertes par plus de richesse
      - Reduire au maximum le nombre des plus demunis?
      - Permettre l’emergence des pyramides, de la chapelle sixtine, ou de la cite interdite
      - Permettre l’augmentation de l’esperance de vie, de terraformer Mars et de vaincre les famines.
      - Faire advenir la democratie
      - Faire que le soleil ne se couche jamais sur mon empire, lequel devant durer mille ans.
      - Faire en sorte de ne pas avoir trop chaud en ete ni trop froid en hiver!
      - etc…

      Pour un majorite de ces objectifs (certains, pour le moins mal formulees, incongrues, grotesques), l’option liberale devrait donner les meilleurs resultats.

    • 13 Juillet 2012 à 16h58

      L'Ours dit

      Thalcave,
      effectivement, j’aurais dû prendre “avatar” dans sa réelle acception.
       Mangouste1,
      bonnes vacances. 

    • 13 Juillet 2012 à 16h25

      Patrick dit

      isa – 13 July 2012 à 15h16
      Et ne me dites pas que les différences se sont accentuées, c’est faux.
      Il est vrai que les “pauvres” peuvent se payer des objets électroniques plus facilement qu’il y a 30 ou 40 ans : chaines Hi-Fi, téléviseurs, ordinateurs etc.
      Mais ce n’est pas cela qui permet de vivre. Il faut se loger et manger. Dans les années ’60 à ’80, les classes moyennes arrivaient généralement à acheter quelques ares de terrain et construire une maison, le tout remboursé en 20 ans. Aujourd’hui le terrain est hors de prix et les gens se rabattent sur des appartements étriqués (même pas assez de place pour une armoire dans la chambre à coucher), quand ils construisent ou font construire, pas de sous-sol, cela revient trop cher et les prêts se font sur 30 ans ou davantage. La tyrannie des normes a considérablement renchéri le coût de la construction.
      Alors oui, aujourd’hui on mange des kiwis ou des mangues (impensable dans les années ’60, mais le logement devient de plus en plus difficile.
      En Allemagne et en Suisse (peut-être même en France), on rembourse maintenant une maison en deux générations (parents et enfants). Et cela profite surtout aux banques, puisque l’on rembourse surtout des intérêts, le capital, lui, il attendra !

      Et je suis de ceux qui croient que l’écart entre riches et pauvres s’accroît.

      • 13 Juillet 2012 à 17h05

        isa dit

        Patrick, non, vous parlez pour les centre-villes.

        Quant à acheter si on est précaire, cela n’a JAMAIS été possible.
        je ne pronoce aucun jugement moral sur la question, mais cela a toujours été ainsi. D’autre part; les logements sociaux manquaient bien plus dans les années 50/60 qu’ac tuellement (cf;Abbé Pierre).

        • 13 Juillet 2012 à 17h25

          Patrick dit

          Isa, je ne parle pas des logements sociaux qui ne sont pas destinés à des gens qui vont travailler tous les jours.
          Les gens ont besoin d’habiter à 15, 20 km maximum des villes et à ces endroits, en Alsace mais pas seulement, les terrains sont à des prix inabordables. Au point que l’on y construit de moins en moins de maisons et de plus en plus d’immeubles. Je parle en connaissance de cause.
          Un jeune couple, dont les deux travaillent et rémunérés bien au-dessus du SMIC sont obligés, s’ils veulent construire, de s’exiler à 30 ou 40 kilomètres au moins des villes, cela fait de longs trajets pour se rendre au travail.