Le harcèlement, enfant naturel du laxisme

L’école doit être juste, mais sévère

Publié le 25 janvier 2012 à 18:00 dans Société

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L'élève Ducobu.

Après une série de sinistres faits divers (dont le plus récent concerne le suicide d’une collégienne de 12 ans), le ministère de l’Éducation a décidé de faire campagne contre le “harcèlement à l’école”, qui toucherait environ un enfant sur dix du primaire au collège. Le problème du harcèlement révèle, parmi d’autres symptômes, la violence et l’incivilité qui gangrènent nombre d’établissements.

Ce phénomène s’aggrave au fil des ans. Et si certains acteurs de l’éducation s’empressent de le mettre sur le compte des suppressions de postes – il est vrai que les classes sont souvent surchargées et les surveillants en sous-nombre pour un travail de plus en plus important1- le problème majeur auquel le ministère ne s’attaque que trop peu reste le laxisme et la démission des acteurs de l’éducation.

Travaillant moi-même dans deux collèges publics, je peux observer leur (dys)fonctionnement de près. Les élèves perturbateurs, réfractaires à l’autorité, adoptent les mêmes comportements et commettent les mêmes délits (se bagarrer, insulter un professeur, sécher les cours, fumer du cannabis, etc). Mais, tandis que dans l’un (situé dans les beaux quartiers de la capitale), l’autorité s’exerce avec fermeté et réactivité, dans l’autre, moins favorisé, règne un fort sentiment d’impunité chez les élèves. La faute à une administration permissive qui rechigne à réagir, à sanctionner, et préfère “dialoguer” ou attendre que ça passe…

Or, la sévérité permet d’instaurer une atmosphère propice aux études, à la cordialité, établissant un rapport assaini entre élèves et adultes. Inversement, le laxisme et l’absence de sanction produisent une ambiance délétère où le respect ne se gagne qu’à travers de perpétuels rapports de force, où les problèmes de harcèlement, de violence, d’absentéisme et d’incivilités sont le lot quotidien des professeurs et des “assistants d’éducation”. Le CPE (“Conseiller Principal d’Rducation”, nouveau nom donné à l’ancien “surveillant général”, comme s’il ne s’agissait plus de s’assurer de la discipline de l’élève, mais de le “conseiller”, voire d’être à son service) et les proviseurs ont un rôle primordial à tenir dans la garantie de l’ordre et de la discipline. Ils n’ont pas vocation à être “sympas” ou “à l’écoute” de l’élève mais doivent exprimer l’intransigeance de l’adulte en charge de faire respecter le réglement intérieur. Sans quoi tout est permis.

Il existe un Observatoire du laxisme à l’école, qui publie virtuellement des textes rédigés par des professeurs. Leur fatigue et leur colère est parfaitement légitime. Tout simplement car la relation de l’adulte à l’adolescent ne devrait pas se caractériser par le dialogue mais par l’autorité, nécessaire à la transmission. Les adolescents n’ont pas à être les interlocuteurs des enseignants : ce sont leurs élèves, censés recevoir l’héritage du savoir et de la culture. Il est sidérant de devoir rappeler que l’éducation n’est pas une affaire d’échange et de réciprocité, mais d’abord une histoire de discipline, qui requiert la rigueur et l’obéissance de l’élève, suivant le schème d’une relation foncièrement inégalitaire et non-démocratique. L’élève a des droits, mais surtout des devoirs : ceux de la politesse et de la déférence envers l’adulte. Ces considérations sonnent comme des évidences à replacer au centre du débat. Les parents devraient eux aussi en prennent clairement conscience. Les téléphones portables et autres Ipad qui envahissent cours de récréation et salles de classe illustrent la faillite de l’éducation parentale. Les mots d’ordre de l’adolescent pourri-gâté deviennent ceux de la société de consommation : “je veux”, “je désire”. Rien ne s’oppose plus au savoir que l’impératif de la jouissance immédiate et de l’avoir.

Pour lutter contre le laxisme à l’école et ses conséquences funestes, il faudrait opérer d’urgence une refondation radicale du système scolaire. A cet égard, pour remonter aux sources de la catastrophe, on conseillera le récent ouvrage de Jean de Viguerie, Les Pédagogues. Cet excellent essai revient notamment sur la notion d’utopie pédagogique, un héritage de la pensée des Lumières, dont nous vivons actuellement l’échec.

  1. Il est significatif que l’appellation officielle du surveillant soit désormais celle d’assistant d’éducation, sa vocation n’étant plus de surveiller mais de contribuer à l’éducation d’adolescents en manque de repères et auxquels les règles élémentaires du savoir-vivre font cruellement défaut

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  • 26 January 2012 à 23h48

    ylx dit

    Depuis cette année un jeune collégien faisait des progrès étonnants en Français et en Espagnol. Son père a compris pourquoi en allant à la réunion des parents …les professeurs de ces matières sont toutes deux de très jolies jeunes femmes.
    Voilà une solution efficace pour motiver les élèves …à suggérer au Ministre de l’Education !

  • 26 January 2012 à 16h41

    Mangouste1 dit

    Guenièvre,

    “Quant a ce pauvre Mérieu c’est vrai qu’il n’est pas le seul et il paraît qu’il s’est amendé sur un certain nombre de points. Met de l’eau dans son vin en vue du prochain gouvernement ?”

    C’est le contraire : il met du rouge dans son vert… 

  • 26 January 2012 à 14h27

    laborie dit

    Les thèmes rebattus par la Gauche sont issus de ces rêveurs somme Deligny, partisan des méthodes d’éducation nouvelle, dès 1945.

    Graine de crapule, en 1948. Le réquisitoire contre la société qui juge et enferme est violent, révolté par l’écart entre la misère des « taudis » et l’abstraction institutionnelle. Deligny met en garde les premiers éducateurs contre la normalisation et l’emprise de la morale qui masquent la cause sociale de la délinquance.

    La violence a une cause sociale, bien évidemment….toujours la même antienne…

  • 26 January 2012 à 13h59

    kravi dit

    Nos adorateurs de l’égalité ont poussé au développement de l’idée déstructurante selon laquelle l’asymétrie était à éradiquer.
    Selon eux, il faudrait qu’il n’y eût plus de différence de nature [ne parlons pas ici de droit juridiques] entre maître et élève (cf. Finkie), citoyens et étrangers, parents et enfants, hommes et femmes, la liste n’est pas close, qui va jusqu’aux ” droits de animaux “.
    Il ne doit plus y avoir de ” limites ” sinon l’autoritarisme, que dis-je, le fascisme guette.
    C’est ainsi que tout se vaut, dans la plus grande confusion des valeurs.

  • 26 January 2012 à 13h50

    laborie dit

    Il n’y aura pas de retour en arrière car deux générations de parents ont été abruties par les sociolopes tels Freinet, Oury, Hartup, et leurs successeurs Habermas, Deleuze, Guattari, Derrida, Lyotardet, Meirieu et leurs “extensions du domaine de la permissivité”
    L’Enseignant devient médiateur, tuteur, passeur, accompagnateur, régulateur, personne ressource

    Faut lire le charabia….

    « Tout le secret, tout l’art, toute la science de la formation éducative, résideront dans la fonction favorable
    de ce que nous nommerons les recours-barrières : pas trop loin pour que l’enfant puisse s’y appuyer le cas
    échéant, pas trop près cependant afin qu’il garde suffisamment de large pour se réaliser et s’épanouir… La
    position de ces recours-barrières pourra varier avec les exigences du milieu, comme avec les possibilités des
    individus, avec leur puissance de réaction personnelle ou l’aide qu’ils sont appelés à demander, pour vivre et
    monter, au milieu ambiant. Selon les cas, c’est la fonction recours qui primera; dans d’autres cas, ce sera
    plutôt la fonction barrière, la plupart du temps, il s’agira de barrières essentiellement mobiles, adaptées à
    l’âge des individus, à leur potentiel de puissance, aux difficultés du chemin. »
    (C. Freinet Essai de psychologie sensible appliquée à l’éducation, Ed. du Seuil, 1950.)

    Parents informez-vous……

    • 26 January 2012 à 14h10

      laborie dit

      “Lyotard Jean François”

  • 26 January 2012 à 9h52

    Fiorino dit

    Il y a aussi en truc qui est passé inaparçu. Une enquête (très probablment bidonnée) que ce soit françaises ou internationale, nous explique que le redoublement c’est mauvais. L’objectif du rédoublement c’est d’abord de se débarasser des élèves qui tirent vers le bas la classe, ou de leur faire comprendre qui s’il continuent à ne pas bosser ou a foutre le bordel il faut changer de lycée, ou laisser tomber les études et aller bosser. C’est si grave?

    • 26 January 2012 à 14h25

      Jacques de Guillebon dit

      Je ne sais pas si c’est grave, mais pour toi à l’évidence, à moins que tu ne sois encore en 5èmeB et que ta prof de dictée soit malade depuis le début de l’année, on a oublié quelquefois de te faire redoubler.

      • 26 January 2012 à 14h40

        Guenièvre dit

        Vous ne le savez peut être pas Jacques de Guillebon mais Fiorino est italien : j’aimerais écrire italien comme il écrit le français…

      • 26 January 2012 à 15h05

        Fiorino dit

        @ JDG
        No comment
        @ Guenièvre
        Merci je pourrai mieux faire, mais je me détend.

  • 26 January 2012 à 9h22

    Florence dit

    Pourquoi tant de laxisme ?

    Les profs ont peur.
    J’en connaissais une qui se garait à deux stations de métro pour qu’on ne lui crève pas les pneus.

    • 26 January 2012 à 9h32

      Fiorino dit

      Juste une chose si en France vous êtes recalé deux fois en seconde par exemple, il se passe quoi? Vous êtes viré du lycée?

  • 26 January 2012 à 7h54

    Pierre Jolibert dit

    “Travaillant moi-même dans deux collèges publics, je peux observer leur (dys)fonctionnement de près. Les élèves perturbateurs, réfractaires à l’autorité, adoptent les mêmes comportements et commettent les mêmes délits (se bagarrer, insulter un professeur, sécher les cours, fumer du cannabis, etc). Mais, tandis que dans l’un (situé dans les beaux quartiers de la capitale), l’autorité s’exerce avec fermeté et réactivité, dans l’autre, moins favorisé, règne un fort sentiment d’impunité chez les élèves. La faute à une administration permissive qui rechigne à réagir, à sanctionner, et préfère “dialoguer” ou attendre que ça passe…”
    Les beaux quartiers ne sont plus ce qu’ils étaient.
    On voit bien dans toute la littérature et le cinéma jusqu’en 1960 et quelques, que “harcélement” il y avait bel et bien, mais non nommé, car non poursuivi et jamais jugé, car qui en aurait eu l’idée ?
    Ah, non, pardon j’exagère : dans la Guerre des boutons, tout le monde est puni à la fin, et joliment. Ah mais ce ne sont pas les beaux quartiers.
    C’est grâce à Pergaud (vive la Comté) que j’ai appris ces vers de Baudelaire empreints d’une perfection horrible :
    “Les sanglots des martyrs et des suppliciés
    Sont une symphonie enivrante sans doute
    Puisque malgré le sang que leur volupté coûte
    Les cieux ne s’en sont point encor rassasiés.”
    N’oubliez pas les diérèses, Sausage.

    • 26 January 2012 à 9h30

      Fiorino dit

      Encore une fois, il suffit d’assouplir la carte scolaire, diviser par filières les lycées. Dans un Lycée classique même dans un quartier pourri en Italie vous êtes tellement harcelé par le grec et le latin obligatoires pendant 5 ans que vous n’avez pas le temps d’harceler les autres, d’ailleurs c’est un bon moyen aussi pour séparer dans certains établissements le filles des garçons sans tomber dans la ségregation. Et puis dans un quartier pourri il devrait même pas y avoir de lycée. Vous ne savez pas comment c’est bien de se sortir de la banlieu chager d’air même si on doit faire une heure de train+bus par jour.

  • 25 January 2012 à 21h46

    Alpheratz51 dit

    http://www.liberation.fr/societe/01012384228-julien-13-ans-146-de-qi-et-sept-ans-de-calvaire-a-l-ecole
    Où l’on apprend que ce sont certains gentils enseignants et psychologues de bazar qu’il faudrait enfermer.  

  • 25 January 2012 à 20h34

    L'Ours dit

    Tout à fait d’accord saintex.

    Pour en revenir à Merieu, l’autre jour il était invité dans une émission et il présenté comme: “chercheur en pédagogie”!

    Il ne faut vraiment pas avoir le sens du ridicule.

  • 25 January 2012 à 20h09

    rackam dit

    J’ai fait un rêve absurde.
    Plus un enfant qui pleure, caché, parce qu’il est tyrannisé à l’école et pas cru par les adultes.
    Plus un enfant moqué parce qu’il est gros, joli, pauvre, juif, friqué, noir, catholique, étranger, bon en maths, efféminé, timide, bègue, handicapé…
    Plus un adulte qui se désintéresse d’une bagarre de cour, d’un racket de rue, d’un viol de toilettes, d’un lynchage sur facebook.
    Plus un enfant qui terrorise les autres sans que l’autorité lui tombe, velument, sur le poil, plus une bande de hooligans de récré qui harcèle les filles et bastonne le reste, sans qu’un adulte sévisse, prenne les parents en otage, informe urbi et orbi.
    Plus de violence étrennée à l’école pour se propager à l’extérieur, lorsque, lassés des larmes des petits, les mêmes voyous susciteront celles des grands, des vieux…
    Je suis pour une école juste, lieu par excellence d’apprentissage de  l’autre et de soi, lieu de culture et de civilité. Le collège sans enjeux ni pressions n’est qu’une garderie coûteuse pour la société, en euros et en dommages collatéraux.
    Le faux débat “prévention/répression” est un leurre.
    Réprimer c’est prévenir.
    C’était un rêve, je le referai. 

    • 25 January 2012 à 20h57

      sausage dit

      Rackam au pays des merveilles. On le trouve où le lapin blanc ?
       

  • 25 January 2012 à 19h27

    Lady dit

    N’empêche que les enfants malmenés si cruellement et abandonnés à leurs tortionnaires (ils sont toujours plusieurs et très lâches), trouvent refuge dans des établissement privés et catholiques parfois à des kilomètres de chez eux.

  • 25 January 2012 à 19h20

    Guenièvre dit

    Hélas je ne suis même plus sûre qu’un retour à la sévérité suffise dans certains cas : il y a des élèves pour lesquels toutes les punitions et la sévérité du monde ne servent absolument à rien. Si les parents ont démissionné on ne peut plus faire que du rafistolage !

  • 25 January 2012 à 19h06

    Impat1 dit

    Complètement à l’opposé de notre politique d’éducation, ce que propose l’auteur. Il lui faut se rééduquer rapidement.
    Notre bien aimé Philippe Mérieu a rendu un oracle: “l’enseignement par la transmission”, c’est fini. Maintenant il faut enseigner “par la négociation”.
    Qu’on se le dise.
     

    • 25 January 2012 à 19h21

      saintex dit

      On se le dit, je m’disais aussi…
      Et bien cela renvoie aux effets pervers d’une fausse démocratie comme sur une autre page.
      Croyez-vous que l’on puisse s’en prendre à Mérieu, suffira-t-il de le pendre haut et court ? Certes, vous n’avez pas évoqué cette solution.
      Mais quels citoyens peuvent, et comment, faire valoir cette position. C’est une démagogie adoptée par la quasi totalité des politiques, lesquels suivent ainsi d’autres pouvoirs, comme le pouvoir médiatique.
      Combien de lignes avant que vous ne soyez un fasciste rétrograde ?

      • 25 January 2012 à 19h40

        Guenièvre dit

        Cher Saintex, les pédagogistes survivent aux politiques , ils sont présents dans les rectorats et au ministère depuis 30 ans. Et quand un ministre comme Robien veut rétablir la grammaire dans le primaire ils s’empressent de détourner la circulaire.
        Mais bon vous avez raison il n’y a pas de réelle volonté politique. Quant a ce pauvre Mérieu c’est vrai qu’il n’est pas le seul et il paraît qu’il s’est amendé sur un certain nombre de points. Met de l’eau dans son vin en vue du prochain gouvernement ?

  • 25 January 2012 à 18h44

    L'Ours dit

    C’est ce que j’ai souvent dit, parlant du “cercle des poètes disparus”.
    Sur qui s’appuie le “gentil prof”? Tout le monde répond depuis trente ans:”sur une pédagogie plus humaine, ouverte, offrant une confiance qui va permettre à l’élève de s’épanouir,…”
    Loin de moi l’idée de rester engoncé dans la rigidité froide d’une certaine école d’autrefois, mais ce n’est pas pour cela que ce “gentil prof” a réussi dans son  enseignement.
    C’est simplement parce que ses confrères se tapaient le sale boulot. C’est eux qui se coltinaient  la rigueur nécessaire à toute discipline. Le “gentil prof” pouvait donner son cours parce qu’il profitait du respect du maître gagné par les autres.
    Mais avec le temps, tout le monde a voulu être le”gentil prof” et plus personne n’était là pour oser marquer la différence de rang entre les enseignants et les élèves.
    De quoi souffrons-nous tous et qui trouve son paroxysme dans l’Ecole, mais aussi dans les milieux intellectuels?
    La peur de ne pas être aimé! 
    Cette quête a remplacé le devoir!
    être parent relève du même registre.
    Les choix ne doivent pas être basés sur la peur mais sur notre devoir et c’est seulement à ce prix qu’on aura le plus de chance d’aller vers le bien de l’enfant.
    Et sans le chercher, c’est avec cette abnégation qu’on obtiendra et sont respect, et son amour! 

    • 25 January 2012 à 18h45

      L'Ours dit

      Je corrige la dernière phrase:
      “c’est avec cette abnégation, qu’on aura une chance d’obtenir…” 

    • 25 January 2012 à 19h13

      saintex dit

      A peu de choses près, Maître l’Ours.
      On peut aussi supposer que le gentil prof est seul dans un univers de collègues quelque peu sclérosants. Son attitude alors trouve toujours une justification dans l’équilibrage. C’est l’équilibrage qui est la base de son enseignement, pas le laisser-aller.
      Si les collègues évoluent, son enseignement doit aussi évoluer.
      Mais au lieu de trouver le juste point de rencontre, la balance a basculé.
      C’est en fait ce que vous exprimez en vous désolidarisant de l’école rigide et froide.
      A nous de comprendre que le gentil prof n’est pas un modèle à suivre, plutôt le poil à gratter qu’il faut tôt ou tard enlever.
      Notre monde est trop binaire, manichéen, excessif, démesuré… il est bon ce miel ? Fais goûter !

  • 25 January 2012 à 18h24

    sausage dit

    La destruction de notre société va jusqu’au lieu commun. Jadis, ce texte en aurait fait partie. Il est aujourd’hui parole d’évangile. Ce constat fait peur.
    C’est prophétiquement que Dostoïevski, par la bouche de Stavroguine, déclare que l’on est réellement un grand homme lorsqu’on résiste à tout même au bon sens.
    Le bon sens de notre société, c’est celui qui va dans le mur.