Le gaugaullisme comme mode de survie politique

Otan : Villepin et Juppé existent encore

Publié le 07 mars 2009 à 10:48 dans Politique

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On trouve beaucoup d’hypocrisie et d’ignorance, et parfois le mélange dévastateur de la bêtise et de l’arrogance, dans la posture de ceux qui montent au créneau pour critiquer la décision de Sarkozy de réintégrer les structures militaires de l’OTAN.

Que l’extrême gauche soit contre, c’est normal : le PCF, les trotskistes, parents et alliés ont dans leur gènes le réflexe anti-otanien depuis que leurs parents et leur grand-parents se sont fait matraquer dans les rues de Paris en criant “Ridgway la peste !”.

On sera moins indulgent pour le PS, que l’exigence de pratiquer une opposition résolue et sans concession au pouvoir sarkozyste n’exonère pas de réfléchir à l’avenir militaire et stratégique du pays dont ils souhaitent reprendre la direction au plus vite.

De Bayrou on ne dira rien, sinon que sa haine de Sarkozy lui fait, de temps en temps, retrouver un bégaiement de parole et de pensée, qu’il s’était efforcé, dans ses meilleurs moments, de combattre avec succès.

Mais qu’un quarteron de gaullistes prétendument historiques, emmenés sabre au clair par Dominique de Villepin et cautionnés par le demi-solde Juppé, viennent sonner le tocsin et battre le tambour sur la place publique au nom de l’indépendance nationale relève de la gesticulation politique indécente.

Proposons donc de désigner comme “gaugaullistes” ceux qui invoquent les mânes du général pour stigmatiser le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l’OTAN.

M. de Villepin, par exemple, qui confond un discours à l’ONU avec une charge au pont d’Arcole, a-t-il un instant songé que, s’il est facile de se distinguer en choisissant de ne pas faire la guerre, il est moins simple d’aller seul au baroud si on l’estime nécessaire ?

Tout le monde s’accorde aujourd’hui sur un constat : l’idée d’une défense européenne n’est pas plus crédible aujourd’hui qu’elle ne l’était en 1954 au moment du rejet de la CED. L’immense majorité des Etats européens, à l’exception des “neutres” (Suède, Irlande, Suisse) ne voit pas pourquoi on découplerait la défense du continent de celle des Etats-Unis, alors que le modèle otanien s’est révélé parfaitement efficace pour vaincre la plus grave menace pesant sur l’Europe libre dans la deuxième moitié du siècle dernier.

Ni l’Allemagne, ni la Grande-Bretagne, ni, à plus forte raison, les pays de la “nouvelle Europe” ne souhaitent voir les Etats-Unis se désengager de la défense d’un continent dont les capacités militaires totales ne représentent que le quart de celles de Washington. Les dépenses de défense des pays de l’UE ont atteint un niveau historiquement bas et seuls Paris et Londres peuvent mettre sur le tapis quelques éléments militaires à peu près performants en cas de crise, alors que les autres pays sont tout juste capables de faire de la figuration intelligente ou d’assurer un minimum de logistique.

Si l’on veut construire une défense européenne, il faut bien aller là où se trouve l’Europe militaire : à Evere, près de Bruxelles où siège le conseil politique de l’Alliance, et à Mons, siège de l’état-major centre-européen.

Galouzeau, jamais en retard d’un cliché cuistre, appelle cela “passer sous les fourches caudines des Etats-Unis”. D’abord, cher Dominique, nos amis les Romains faisaient passer sous les fourches caudines les ennemis vaincus sur le champ de bataille. Les GI nous auraient-ils mis la pâtée ? Pas que je sache, et j’estime même que sans eux, les choses auraient pu mal tourner dans quelques périodes délicates.

Les plus subtils des argumenteurs anti-OTAN font valoir que notre influence non-militaire (ce que les jargonneurs des milieux diplomatiques appellent le soft power) se trouvera réduite par notre alignement sur le hard power US. Eh bien parlons-en de ce soft power français à la lumière des résultats obtenus du temps des Védrine et Villepin. Le nucléaire iranien ? Les mollahs n’ont cessé de nous balader. Le conflit israélo-arabe ? La “politique arabe de la France” consistant à cajoler Arafat, puis Assad, puis plus Assad, puis de nouveau Assad et de snober les Israéliens nous a tenu hors du coup jusqu’à ce que Sarkozy rééquilibre nos relations dans la région.

L’Afrique ? Hors les petits profits personnels de certains de nos plus éminents hommes politiques dans le cadre de la bonne vieille Françafrique, c’est le hard power français qui obtient les meilleurs résultats pour nos intérêts, en Côte d’Ivoire ou au Tchad, par exemple.

Notre spécificité, la “demande de France” dans le monde dont se gargarisent nos ambassadeurs sont aujourd’hui des pur produits de com’ qui ne résistent pas à la moindre expertise géopolitique sérieuse.

La fin du prétexte Bush à l’expression sans frein d’un anti-américanisme viscéral remet donc nos gaugaullistes à leur vraie place: au cabinet des curiosités de la vie politique française.

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  • 14 March 2009 à 0h06

    Alice dit

    M. Rosenzweig,
    Votre article ne sent pas bon. Mais, un autre article de vous, il y a un certain temps, m’avait bien déplu. C’était sur M. Levitte. Je l’avais trouvé raciste, et je vous l’avais dit. Celui-ci, je le trouve trivial et injuste. Vous tirez sur les loups, vous n’aimez pas la grandeur, vous devenez rapidement vulgaire. Vous êtes un vrai beauf, il ne faut plus que je vous lise, c’est tout ! Il y a bien assez de bons Causeurs pour me satisfaire…

  • 13 March 2009 à 19h15

    Malthus dit

    Ah, j’oubliais… Comme Luc, j’ai du mépris pour Villepin, mais pas pour les mêmes raisons. J’estime que cet imbécile des arts et des lettres à deux francs six sous, en voulant jouer au flamboyant poète se battant pour la liberté et le bon droit devant le plus grand auditoire du monde (le siège de l’ONU, rien que ça), porte sa part de responsabilité dans cette seconde guerre. Sa légèreté, son manque de nuance, sont à la source de deux choses :
    1) Cela a facilité la tactique de l’administration Bush (suggérée par Blair), de présenter à son public (américain et leurs groupies comme le présent Luc) la France comme seul opposant à sa guerre contre les silos à grain. Préservant ainsi leurs relations avec la Chine et la Russie.
    2) La dite administration considérant sa cause comme définitivement perdue à l’ONU à cause du véto brandi fiévreusement, n’a pas été devant le conseil de sécurité. Or, un vote négatif aurait sérieusement délégitimé une “intervention” américaine qui ne se serait alors pas simplement dispensé de l’ONU mais aurait carrément été à son encontre. La pilule n’aurait donc pas aussi bien passé auprès du peuple américain malgré le martelage de FoxNews.

    Dernier rappel, tant que j’y suis : qu’on compte les vétos français et américains puis qu’on étudie leur nature. Allez savoir pourquoi, mais je crois que l’un des deux l’emploie plus que de raison et pour des intérêts très particuliers, loin de l’intérêt général.

    .

  • 13 March 2009 à 19h04

    Malthus dit

    J’en dis que l’OTAN n’a plus de raison d’être sans la menace soviétique et que je trouve que c’est un beau compliment d’avoir renommé les french potatoes en freedom potentoes : french et freedom devenant synonymes. Bref, ce genre de réactions puériles n’est pas au bénéfice de leurs auteurs.

    Côté rappel, j’en ferais un autre : avant les veto brandis, lorsque le vote devait se faire… les américains ont approché les pays pauvres étant membres temporaires du conseil de sécurité pour leur proposer des “subventions” s’ils votaient favorablement. En d’autres situations, on appellerait cela de la corruption. C’est particulièrement bas et vil d’agiter des billets verts sous le nez de ceux qui n’ont rien, ou prou. Mais, et c’est une leçon à retenir, ces pays ont eu assez de dignité pour ne pas se laisser acheter. Que peut-on dire des gouvernements de pays riches comme l’UK et l’Italie qui ont suivi les USA dans une guerre que réprouvaient leurs peuples respectifs, ces états théoriquement “démocratiques” ? Y’a pas à dire, il est bô, le camp du Bien. Un véritable modèle.

    Pour ma part, je préfère encore être gaugaulliste.

    .

  • 13 March 2009 à 2h02

    Pierre dit

    @Malthus
    Le rappel est vraiment p’tit, passé inaperçu dans la mémoire collective, celle qui se souvient plutôt des « french fries » disparues des tables américaines. Un boycott en tout point de tout ce qu’on trouve dans nos assiettes et verres. Ca saignait fort, tiens ici notre Alice est servie, et le plus goguenard, rappelez vous, était Berlusconi qui dépossédait d’un coup de maître nos affaires internationales ainsi que notre fierté commerciale, cantonnant aux oubliettes fixes une longue amitié en stars and stripes. Ca remonte doucement pourvu qu’on laisse faire les spécialistes. Déjà ils ont repris à se servir des french fries au Pentagone pendant qu’ils examinaient les avions ravitailleurs. Qui sait, peut être avec l’Otan, vous en dites quoi ?

  • 12 March 2009 à 1h10

    Alice dit

    Dommage, ça s’échauffait un peu sur ce fil très morne, puis plus rien ! La courtoisie, c’est bien, mais moi, j’aime quand ça saigne !

  • 11 March 2009 à 17h02

    Malthus dit

    P’tit rappel aux gens à la mémoire courte au sujet de la seconde guerre du Golfe : ce n’est pas la France qui, la première, a brandi le spectre du veto si l’affaire était exposée devant l’ONU… mais la Russie. Par la suite, la Chine opposa également son refus. On est loin d’une pose minoritaire qui ferait rire plus de la moitié de la planète comme certains se complaisent à le croire.

    Ensuite, j’apprécierais assez que les brillants esprits nous illuminent de leur clairvoyance du haut de leurs tours d’ivoire en expliquant en quoi un groupe de nations se réclamant de valeurs qu’ils bafouent eux même valent mieux que l’Axe du Mal ? Parce qu’enfreindre au nom du droit international le dit droit international, c’est assez cocasse. Non ? Quel exemple cela donne t-il au monde ? Le bon, vous croyez ?

    J’aimerais également obtenir des explications sur le pourquoi inclure dans l’axe du mal des nations moins démocratiques que d’autres n’y figurant pas mais étant, par contre, parmi les alliés. Genre, l’Arabie Saoudite, modèle de démocratie. Ou, tenez, Israël, ce pays probablement laïc selon certains (on serait toujours le laïc de quelqu’un) ?

    Je ne sais pas pour vous, mais moi, l’idée de la France risquant ses intérêts nationaux pour de tels alliés ne m’enchante guère. Car, comme le dit le célèbre philosophe cathodique Bordeau Chesnel : “Nous n’avons pas les mêmes valeurs”.

    .

  • 10 March 2009 à 18h57

    BArry dit

    Le JSF mieux vaut le laisser aux Hollandais, aux Britannique, aux Israeliens. Parce ça craint!

  • 10 March 2009 à 18h50

    BArry dit

    De Gaulle antisémite?
    Ah Ah ah AH AH ah…

  • 10 March 2009 à 17h32

    expat dit

    @ Serge a : le Brookings Institution est un ‘think tank’ très lié à la partie Démocrate, même s’il y a des Républicains qui y adhère. Donc très partisan (mais bon qui ne l’est pas ?)
    oui difficile de se faire entendre dans cette cacaphonie, mais bon, c’est nous qui sommes hors sujet…

  • 10 March 2009 à 13h15

    Patrick Mandon dit

    « Il leur dit encore en paraboles :
    [39] « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ? [40] Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais celui qui est bien formé sera comme son maître.
    [41] Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas ? [42] Comment peux-tu dire à ton frère : ‘”Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton œil”, alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Esprit faux ! enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’oeil de ton frère.»
    Saint-Luc

    Merci, Saint Luc, tu me rappelles que ma poutraison gâche la vue que je pourrais avoir sur la récolte de blé…

    Mon cher Luc,
    Rassurez-vous, Luc, je ne pousserai pas la familiarité jusqu’à vous tutoyer, ainsi que je le fais avec votre saint protecteur. Il est vrai que je le fréquente depuis bien plus longtemps.
    Je ne reviendrai pas sur vos derniers propos qui répondaient aux miens. Non pas qu’ils me conviennent, mais je n’estime pas honorable de poursuivre ici notre querelle. Vous et moi, sommes des bretteurs, et le ton entre nous pourrait s’aigrir. Qu’en dirait la Czarinia Elisabeth ? D’abord, elle en serait affectée, puis elle sévirait. Et il y a fort à parier que l’essentiel de son courroux s’abattrait sur moi. Nein, danke !
    Enfin, nous appartenons tous deux à ce site, d’une exceptionnelle qualité, et je m’en voudrais d’être à l’origine d’une quelconque calamité qui le noircirait.
    Croyez bien, cher ami, que ce «retrait de courtoisie», me coûte un peu. J’aime la bagarre. Même physique. À ce propos, vous me semblez figurer dans la catégorie «poids lourds» ; j’appartiens à celle des poids moyens. Je dispose d’un bon punch et je suis, par surcroît ce qu’on appelle en boxe, une fausse patte. Cette disposition m’a permis de me tirer d’un ou deux mauvais pas, quand la triste réalité de la délinquance m’a contraint d’affronter des adversaires supérieurs en poids et en taille. Cela dit, on n’est jamais à l’abri d’un direct ni d’un crochet.

    Permettez-moi une dernière remarque, et n’y voyez aucune malice : connaissez-vous la loi de programmation militaire 2003-2008, qui fixe le modèle d’armée 2015? Oui, assurément. Vous y avez donc lu que la dissuasion nucléaire constitue une «garantie de la survie de la Nation face à une menace de ses intérêts vitaux». Quant aux relations entre l’UE et l’Otan, elles y sont précisées ainsi : « L’Union européenne et l’OTAN sont deux acteurs incontournables de la gestion des crises qui doivent pouvoir agir en synergie. Les participations des Etats membres et Alliés aux deux organisations sont complémentaires les unes des autres.». Ces termes me conviennent parfaitement.

    Voilà cher Luc, pour éteindre, définitivement je le souhaite, ce début de feux de broussailles qui, alimenté par nos deux tempéraments, se fut vite changé en incendie…
    Je vous salue, depuis Paris, dans votre retraite savoyarde, et je vous assure de ma vigilante cordialité.

    Note : naguère les Gazaouis, hier Kouchner, récemment les loups, aujourd’hui les gaullistes : vous cultivez la pire des réputations auprès des espèces menacées…

  • 10 March 2009 à 11h48

    Pierre dit

    @ Raymond2
    Loin de mon intention de m’ériger en flinguer pour vous accabler, il ne reste pas moins qu’il faudrait éviter de se faire passer pour le tonton de la farce. Quand Dominique de Villepin, dans le cadre ce retour de la France au commandement militaire de l’Otan, conclue : «C’est véritablement la France qui passe sous les fourches caudines d’un autre pays», je vous donne raison d’un coté que avec cette expression de Villepin, fin connaisseur de l’histoire romaine, fait référence aux dures et humiliantes conditions que les légions romaines eurent à subir près de Bénévent, battus par les Etrusques. De l’autre, je constate qu’il est beaucoup moins à l’aise avec l’histoire moderne, car à ma connaissance la France n’a pas perdu aucune guerre ni contre les américains ni contre l’Otan. Toujours dans ma peau de Causeur, il est tout à fait légitime de se poser la question de l’emploi d’une pareille expression qui n’annonce que la défaite et l’humiliation d’un peuple. Un bien étranger Witz, qui sort au grand jour stressé par la nouvelle. Etions nous réellement en guerre avec nos amis américains sans le savoir ?

  • 10 March 2009 à 11h45

    Pierre dit

    Loin de mon intention de m’ériger en flinguer pour vous accabler, il ne reste pas moins qu’il faudrait éviter de se faire passer pour le tonton de la farce. Quand Dominique de Villepin, dans le cadre ce retour de la France au commandement militaire de l’Otan, conclue : «C’est véritablement la France qui passe sous les fourches caudines d’un autre pays», d’un coté je vous donne raison que de Villepin, fin connaisseur de l’histoire romaine, fait référence avec cette expression aux dures et humiliantes conditions que les légions romaines eurent à subir près de Bénévent, battus par les Etrusques. De l’autre, je constate qu’il est beaucoup moins à l’aise avec l’histoire moderne, car à ma connaissance la France n’a perdu aucune guerre ni contre les américains ni contre l’Otan. Toujours dans cette peau de Causeur, il est tout à fait légitime de se poser la question de l’emploi d’une pareille expression qui n’annonce que la défaite et l’humiliation d’un peuple. Un bien étranger Witz, qui sort au grand jour stressé par cette nouvelle ! Etions nous vraiement en guerre avec nos amis américains sans le savoir ?

  • 10 March 2009 à 9h31

    serge a. dit

    @Expat
    C’est vraiment désolant de perturber ce fil qui est déja en bien mauvais état. Je ne connaissais pas l’historique de cet affaire de porcs. Merci de me l’avoir donné. Sur ce même sujet j’ai trouvé cet article :
    http://www.brookings.edu/opinions/2009/0306_earmarks_mann.aspx
    Brookings c’est de quel bord?
    Serge

  • 10 March 2009 à 6h01

    luc rosenzweig dit

    @Patrick Mandon
    votre raisonnement gaugaulâtre serait comique s’il n’était affligeant. Et ne témoignait d’une méconnaissance totale des questions actuelles de défense. Rassurez vous: vous n’êtes pas le seul, car ce n’est pas parce qu’on n’a rien a dire qu’il faut fermer sa gueule, n’est-ce pas? Mais là où vous attigez, un peu plus que la moyenne des causeurs pour ne rien dire, c’est quand vous créditez De Gaulle de son absence totale de projet éradicateur du peuple juif. Quel rapport? mais quel rapport bon sang? Le rapport de De Gaulle à Israël est bien connu et est contenu tout entier dans la fameuse conférence de presse du 22 novembre 1967. Quant à la guerre d’Irak, c’est tout à fait votre droit d’en critiquer son déclenchement et sa conduite. Mais je vous conseillerais d’attendre un peu pour en faire le bilan définitif, sur le plan de la lutte contre le terrorisme, et la stabilisation de ce pays. Enfin, sortez un peu, que diable! et vous pourrez constater que les chiraco-villepinades ont fait rigoler une bonne partie de la planète, à l’exception de la rue arabe et des quelques potentats qui la manipulent. Enfin,tout l’art de Juppé a consisté a faire sa pelote en politique intérieure en menant, à l’extérieur une politique étrangère démagogique, flattant l’ego cocardier franchouillard tout et ne faisant rien pour freiner la considérable perte d’influence de la France dans des pays clés comme la Chine, l’Inde ou le Brésil.
    Le juppéo-chiraquisme a également donné sa pleine mesure au Liban: les compromissions avec feu Rafic Hariri ont assuré, certes, le relogement parisien de l’ex président, mais n’ont pas contribué à la stabilisation et a la prospérité du pays du Cèdre… Vos héros, chers Parick, sont passablement fatigués….