Le drame des filles-mères
Qui a mis Marianne enceinte ?
Publié le 20 février 2010 à 16:15 dans Politique

Matignon lance une campagne de presse nationale pour défendre le grand emprunt, pardon les filles-mères.
Elles ont à peine vingt ans. Elles commencent leur vie. Mais dans la chaude moiteur d’un soir estival, au détour d’un bal des pompiers, elles se font engrosser par le premier venu derrière un bosquet1. Neuf mois plus tard, on les retrouve allaitant leur progéniture, heureuses des risettes que leur fait leur petit, mais irrémédiablement seules, oubliées du monde, reléguées dans une situation que l’époque réprouve à défaut de condamner.
Aujourd’hui, en France, le drame des filles-mères est d’autant plus réel qu’il est largement sous-estimé par l’opinion publique. Si les Français donnent beaucoup trop en moyenne au Téléthon et au Sidaction2, ils ne versent en revanche aucun centime d’euro pour les filles-mères ! C’est inadmissible ! La situation ne pouvait plus durer et on peut féliciter le gouvernement de François Fillon de vouloir y mettre enfin terme.
La campagne nationale en faveur des filles-mères, que le service d’information du gouvernement a lancé dans la presse française ces derniers jours, permettra de récolter suffisamment de fonds pour venir en aide aux filles-mères du pays (et, accessoirement, aux régies publicitaires de ladite presse française). Du moins l’espère-t-on.
Comme nous le rappelle cette campagne conçue par Thierry Saussez3 : les filles-mères sont l’avenir de la France. Enfin, le proche avenir est surtout réservé aux réveils nocturnes, aux biberons et aux couches-culottes à changer, sans parler du baby blues ni des vergetures, qui sont le lot de chaque mère même lorsque ce n’est pas une fille.
Mais ne polémiquons pas : Thierry Saussez a raison. Sa louable initiative aurait dû recueillir l’assentiment de tous. Malheureusement le Parti socialiste français a refusé d’acquiescer à cette campagne d’intérêt général, en prétextant qu’il ne s’agissait que de vendre le “grand emprunt” à quelques semaines des élections régionales.
La mauvaise foi n’a pas de limite ! Qu’est-ce que cette affaire de “grand emprunt” a à voir avec le drame éprouvant des filles-mères ? La campagne gouvernementale est on-ne-peut-plus claire : lorsqu’elles sont seules et enceintes, les filles-mères sont le plus beau visage de la France. Lorsqu’elles sont en couple et pas enceintes, elles sont lesbiennes. Mais c’est une autre affaire, qui nous obligerait à évoquer la tragédie silencieuse des fils-pères.
Le gouvernement a, en tout cas, bien raison de le rappeler : se faire faire un enfant dans le dos n’est pas une question de droite ni de gauche.
- Chose d’autant plus difficile de nos jours que les pompiers sont, la plupart du temps, occupés à poser dans des calendriers gays. ↩
- Tout ça pour que les myopathes jouent les traders, comme le dit l’excellent Pierre Bergé, qui est myopathe mais pas trader. ↩
- Thierry Saussez était, en France, le meilleur publicitaire de droite jusqu’à ce que Jacques Séguéla s’en mêle. ↩
-
L'auteur
-
Plus








La rédaction de commentaires est reservée aux abonnés
115Nos offres
1 an : 59 € ............................................ >
1 an : 34,90 € ....................................... >
Sophie dit
Bonsoir Impat, je vous souhaite un délicieux anniversaire et une année légère et pétillante, jalonnée d’arcachonaises et de Maucailloux, de franches tablées à la Tupina avec ceux qui vous sont chers et bien sûr, d’éblouissantes causeries.
Je m’autorise à vous embrasser.
SMACK!
rackam dit
Bonsoir les amis, à dimanche prochain.
Amusez-vous bien, je vous lirai (au nez).
Impat1 dit
Merci Rackam, je prends tout cela aussi.
Je ne refuse rien ce soir, je suis impytoyable.
Impat1 dit
Merci, et je prends les deux.
rackam dit
mon impy à moi,
je te souhaite un anniversaire de légende, une année pleine de bonnes choses (un livre à paraître?) des fou-rires homériques, et des amitiés solides et revigorantes.
Et qu’on se rencontre enfin!
Sinon, c’est le monde allant vers…
Souris donc dit
au vers à soi et, parait-il, au vers à pied.
Impat1 dit
Mais comment savoir à quel vers s’y fier ?
Souris donc dit
Joyeux anniversaire, Impat, je lève mon vers !
Impat1 dit
Vingt quatre vers de souvenirs ou regrets du passé, suivis de deux vers d’espoir ouvrant une porte vers l’avenir.
Et tout cela pour mon anniversaire ! Merci cher Rackam.
Sophie dit
Marianne?
http://www.youtube.com/watch?v=4mUh9dFL-mo
Souris donc dit
Jolie histoire de France, Rackam, mais à la fin, je ne suis plus trop, faut que je révise mon Mallet-Isaac.
rackam dit
J’me présente, je m’appelle Marianne
J’passe ma vie à faire le coup d’la panne
A des types de bric, de broc
Qui finissent par me mettre en cloque.
D’abord avec Maximilien
J’ai mis au monde une portée de chiens.
Qu’un ogre corse a dévorés
Et puis la France s’est restaurée.
Ensuite j’ai connu Arago
Qui m’a traitée de virago.
Et puis quelques Jules à barbiche
Qui m’ont livrée deux fois aux boches
Au point que j’en eus plein les miches
De leurs combines, de leur cinoche.
Alors survint mon quatrième
Qu’était déjà chétif et blême
Avec des mouflets plein les bras
Des viets, des noirs, des fellaghas.
Mon cinquième avait de l’allure
Mais sa descendance est raclure.
J’en ai marre de grimper mon sixième
Sans chauffage, mon café-crême
Qui refroidit, me glace le sang.
Ca va pas durer, je l’sens.
Si passe un milord de Bruxelles
J’l'appelle “mon chou” et hop, en selle!
Denis Monod-Broca dit
Cette pub est ridicule mais, à l’heure où l’avortement est si haut vanté, il est réjouissant de constater que la grossesse reste symbole d’espoir et d’avenir…
Minos dit
Souris donc dit :
21 février 2010 à 14:47
L
Lanturlu, de grâce ! ne prenez pas mal ce petit délire, au lieu de garder l’article en tête, les Causeurs se mettent à se répondre entre eux, c’est un phénomène qui se produit sur pratiquement tous les fils. M’étonnerait bien que vous y échappiez…
On pouVAIT rire de tout, y avait la manière, bien sûr. On ne le peut plus. Si les Desproges, Coluche, Reiser…revenaient, ils auraient du souci à se faire avec tout ce politiquement correct et paniers AMAP, bio et équitables qui plus est. Triste.
http://www.youtube.com/watch?v=NiFZvsiQMEk Comme ce sketch par exemple…
Procope dit
Plus sérieusement, qu’il y ait un grave problème des filles mères est évident mais pas dans les termes où il semble être posé.
Le problème n’est pas celui des filles qui se font surprendre dans un bosquet mais plus celui de l’évolution des moeurs, du statut et des lois et règlements.
Un homme n’a pas intérêt à prendre en charge et à assumer ses responsabilités vis-à-vis d’une femme et son enfant, du moins dans les milieux ” populaires ” ou tout simplement pour ceux qui démarrent dans la vie avec des revenus faibles ou modestes.
L’assistanat, par ses effets de seuil pousse à la séparation du couple. Le pire statut est celui de mariés.
La femme se trouve privée de toutes la panoplie des aides, aides à la personne seule, au logement.
Le bon statut, c’est fille-mère, c’est lui qui paye.
C’est bien, peut-on objecter, ça soutient et explique la belle natalité française !
Lanturlu dit
Chère nadia,
Quelle perle magnifique, ou une association inconsciente? “Fermez les yeux et pensez à la France”. C’est exactement ce à quoi nos arrières grand-mères pensaient parfois: à Dieu et à la Nation (for God an fatherland). Le sacrifice suprême…
rackam dit
nadia,
m’en parlez-pas ma brave dame, je sors de la messe encore groggy d’un sermon du type “z’avez pas fini d’en baver” et je tombe sur des recettes de cucurbitacées à la grecque. Demain je reprends le jeûne, mais j’irais bien me farcir quelques steaks hachés chez Miclonald, retrouvons-nous-y voulez-vous? Les plaques de cuisson sont dans la salle…
nadia comaneci dit
Ce ne sont pas les concombres ou les sodomites qui vont payer nos retraites. Fermez les yeux et pensez à la France.
Tu as choisi pile poile le bon fil pour sortir de ta retraite pré-pascale mon Rackam…
jazzman dit
Et cette scène sordide s’est déroulée derrière la caserne des pompiers (encore eux), qui n’ont rien entendu car ils testaient leurs nouveaux masques respiratoires destinés aux interventions en milieux nauséabond.
Procope dit
Si on leur apprenait la sodomie, elles auraient le plaisir sans le marmot ( ou la marmotte).
Somme toute, c’était bien une pratique mise à l’honneur par les bourgeoises du 19 ème siècle pour ne pas créer d’ennuis à l’époux légitime.