Le dimanche au soleil
Publié le 09 août 2010 à 6:01 dans Brèves
Mots-clés : Saint-Laurent-du-Var, Travail dominical
C’est la dernière mode qui déferle sur la Côte d’Azur. Presque tous les maires du littoral des Alpes-Maritimes ont fait voter ces jours-ci par leurs conseils municipaux des délibérations visant à autoriser l’ouverture dominicale des commerces. Il en va ainsi à Saint-Laurent-du-Var, une commune limitrophe de Nice, qui abrite Cap 300, le principal centre commercial du département. L’argument du maire UMP, relayé par Nice Matin est imparable et lumineux comme un mantra sarkozyste: « Il faut mettre la France au travail! »
Hélas, hélas, le parti des feignasses ne l’entend pas de cette oreille. Lui aussi interrogé par Nice Matin, le porte-parole des opposants à cette mesure, Luc Lévy, répond vertement à l’édile weekendophobe: « Les maires se fourvoient. (…) L’ouverture dominicale correspond au mode de consommation américain mais pas français ». Vous allez me dire qu’il est bien normal que les syndicalistes fassent du syndicalisme et qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil, fut-il niçois. Sauf que Luc Lévy ne milite ni à la CGT, ni à la CFTC, ni à FO, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il ne sait pas de quoi il parle: il est président de l’association des commerçants de Cap 3000…
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L'auteur
Marc Cohen est rédacteur en chef brèves de Causeur.
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Sophie dit
@ basile de koch dit :
11 août 2010 à 4:53
“Retour aux fondamentaux :
- Une vraie « feignasse » ne veut jamais travailler, et pour cause. « Travailler », ça veut dire faire un truc qui vous emmerde à cent sous de l’heure.”
A mon avis, une vraie feignasse, c’est quelqu’un qui ne voit absolument aucune différence entre les heures de travail et les heures de loisirs. C’est kif!
basile de koch dit
Retour aux fondamentaux :
- Une vraie “feignasse” ne veut jamais travailler, et pour cause. “Travailler”, ça veut dire faire un truc qui vous emmerde à cent sous de l’heure.
- Une vraie ” révolution” consisterait à offrir à chacun le boulot qui le motive.
- En attendant, qui à part le lobby catho verrait un inconvénient à ce que le “repos dominical ” ait lieu n’importe quel autre jour de la semaine?
- Il suffirait de revisiter le concept de “week end” – avancé par exemple au vendredi ou retardé au lundi.
- Vous me direz : on n’aurait pas ce genre de problème con si on avait gardé le calendrier décadaire de la Ière République !
Yo
Monsieur Rien dit
@ Bérénice, 13 h 42.
J’adhère tout à fait à vos propos.
Sophie dit
@ Zantrop dit :
10 août 2010 à 13:52
“Hé oui, Sophie, hélas : « Complètement endoctrinés, les tempes grises! »
Le résultat d’une vie de travail !”
Tout à fait! Voyez à quoi ça mène! Quelle assuétude! Peut-être existe-t’il des groupes de paroles aidant à la désintoxication? Parce que ça commence à faire des ravages!
Sophie dit
Bien d’accord avec Bérénice, et sur la mise en coupe réglée du monde du travail grâce à l’immigration, et sur le M-A qui fut une longue époque traversée de bouillonnements intellectuels, spirituels, artistiques,… et à laquelle nous devons la transmission du savoir antique et la création de nos universités.
gilles dit
Sophie vous marquates des points… par wagons. (flute d’accents rebelles)
Zantrop dit
Hé oui, Sophie, hélas : “Complètement endoctrinés, les tempes grises!”
Le résultat d’une vie de travail !
Bérénice dit
Sophie,
les salaires tendent depuis longtemps vers le bas au grand bonheur de l’actionnariat : l’immigration est sans doute voulue par les ahuris de l’angélisme mais elle est programmée par ceux-là même qui couinent contre pour capter l’électeur tout en servant leurs potes donc leurs propres intérêts. Mise en coupe réglée du monde du travail comme de l’iniquité fiscale sous couvert d’arlequinerie.
Et dire qu’on parle du Moyen-Age en terme d’obscurantisme dépassé ….. RIRE
Sophie dit
Exactement Zantrop!
Et s’il y a bien une chose qui demeure des plus mystérieuse à mes yeux, ce sont ces retraités, ayant une certaine aisance, qui font du bénévolat à tout berzingue en affirmant “Je ne supporterais pas de me sentir inutile”.
Complètement endoctrinés, les tempes grises!
Zantrop dit
Excusez-moi, Gilles, mais il me semble que vous faites erreur en pensant que Sophie partage ce point de vue que «le travail, c’est sain, l’oisiveté c’est malsain».
Il me semble au contraire qu’elle est critique envers ceux qui présentent le travail comme une vertu morale.
A moins que, le travail étant pour la plupart d’entre nous une nécessité, on ne fasse, suivant l’adage, «de nécessité vertu»…
gilles dit
@ Sophie : je peux vous embeter 30 secondes ?
Je suis d’accord avec vous : “Le travail, c’est sain, l’oisiveté c’est malsain.”. En plus quand on est oisif on grossit et c’est pas bo.
Short question : quel travail est sain, et ou commence l’oisivete ?
Par exemple, mon travail est sain pour le cerveau (quoique favorisant quelques nevroses), il me rapporte des sous, je me demande ce qu’il apporte a la collectivite (qui finalement se passait bien d’internet, de telephonie mobile et de Seven avant), et il est tres mauvais pour la sante physique (rester assis toute la journee est totalement anti-naturel). Peut-etre tout travail n’est-il pas sain, il en existe des plus sains que d’autres (a l’interieur des differents referentiels, individuels et sociaux). Et ou commence l’oisivete ? Intermittent du spectacle, on le range ou et a partir de combien d’heures travaillees… ?
Desole.
Sophie dit
Bonjour Zantrop,
Ce qui m’a donné à réfléchir dans la remarque de ma petite puce, à l’époque, c’est qu’avec le conformisme des très jeunes enfants, elle prenait le travail pour une vertu morale.
Elle a viré sa cuti, mais je constate autour de moi que nombre d’adultes pensent la même chose.
Le travail, c’est sain, l’oisiveté c’est malsain.
Dommage que l’on n’apprenne plus La Fontaine. “L’homme qui court après la fortune et l’homme qui l’attend dans son lit”.
Zantrop dit
Vous êtes entièrement pardonnée, Sophie, d’autant que votre remarque est tout à fait pertinente !
Et j’espère qu’ayant grandi votre fille mesure désormais sa chance de n’avoir pas des « parents normaux »