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Laurent Fignon, le cannibale de 1984

Malheur aux vainqueurs !

Publié le 20 octobre 2010 à 14:00 dans Société

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Laurent Fignon

Un immense champion nous a quittés cet été. Dans un film états-unien, American Flyers (en VF, Le Prix de l’exploit), on aperçoit, dans la maison du personnage principal, incarné par Kevin Costner, un poster de Laurent Fignon sur le réfrigérateur. Le tournage a eu lieu en 1985 dans l’Amérique profonde, non loin des Rocheuses, et il y est question d’une course cycliste, l’“Enfer de l’Ouest”.

L’année précédente, Fignon avait gagné son deuxième tour de France. Un chef-d’œuvre. La plupart des observateurs ont attribué cette victoire à la faible performance de Bernard Hinault, alors diminué par les suites de l’opération chirurgicale qui l’avait empêché de prendre le départ du Tour 1983. C’était oublier que le “Blaireau”, quelques semaines après avoir fini le Tour 1984 à plus de 10 minutes derrière Fignon, gagna le Grand prix des nations en battant le record de l’épreuve − son propre record : cela signifie qu’il n’était pas, cet été-là, si loin de son meilleur niveau.

[...]

  1. Pour ceux qui ne suivent pas particulièrement le sport cycliste − et pour Elisabeth Lévy, sans vouloir dénoncer −, une étape en ligne est une étape où le classement est dressé en fonction de l’ordre de passage sur la ligne d’arrivée. Alors que dans un “chrono” ou “contre-la-montre”, les coureurs partent chacun leur tour et sont classés en fonction de leur temps.
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  • 23 October 2010 à 11h25

    hathorique dit

    redrackam dit :
    20 octobre 2010 à 22:08

    je lâche mon guidon pour applaudir des deux mains au brillant commentaire digne d’A. Blondin des exploits de ce dérailleur à pignon , ce bonimenteur public, qui privatise Causeur pour sa servir sa Kause
    “les histoires de selles sont sa spécialité.” çà c’est du lourd + + + + + + + + + +

    il a été crucifié notre faux poète du rien : c’est sa descente de croix dans le Col de la Croix Haute ( en Isère – 1176 m. d’altitude )
    Alpheratz51 dit :
    21 octobre 2010 à 16:44
    Bien le bonjour

  • 21 October 2010 à 16h44

    Alpheratz51 dit

    @redrackam

    Commentaire génial !!
    et :
    ” Les histoires de selles sont sa spécialité.”…
    “A l’aise dans l’école, il est excellent sur le plat. La descente en règle est néanmoins son point fort.” …
    un must !!

  • 21 October 2010 à 11h10

    Benjamin dit

    Je remercie l’auteur de m’éclairer un peu plus sur le sujet, fusse-t-il par le prisme d’une hommage posthume.Je ne connais absolument rien au cyclisme.

    Cependant, je maîtrise bien le Troll des cavernes virtuelles et je remercie très beaucoup Rackam le Rouge pour sa prose bien inspirée sur ce con de Jugnon-tête-à-gnons. J’ai bien ri!

  • 21 October 2010 à 8h25

    skyhigh dit

    Trés drôle! “You made my day” Redrackam avec ce post !

  • 20 October 2010 à 22h08

    redrackam dit

    Laurent Jugnon, vainqueur du Tour de Causeur 2010.
    Malgré de forts soupçons de dopage à l’EPO (Encéphalite Pyongiangiforme Ovine), le coureur, casaque rouge, coke blanche, a remporté haut le pied la compétition cette année. Surnommé le Dérailleur Fou par ses adversaires, affectueusement affublé du sobriquet de ” Troll-Tanguy” par les fans, il a survolé l’épreuve. Impitoyable avec les femmes qu’il harcèle d’insultes disproportionnées tandis qu’elles moulinent sur leur petit vélo pimpant, il sait se montrer vachard avec ses têtes de turc. Les histoires de selles sont sa spécialité.
    Le coureur de l’équipe Marx-Nietzsche tient son guidon au moyen de son nombril proéminent, tandis que, des mains, il distribue claques et bourrades. A l’aise dans l’école, il est excellent sur le plat. La descente en règle est néanmoins son point fort.
    Sa photo figure sur le frigo de David Desgouilles à côté de la liste des courses.
    Il a refusé de poser pour le calendrier des Dieux du Sport. Ne croyant ni à l’un ni à l’autre. Tant qu’on lui parlera pendant l’effort, il continuera à envenimer le peloton.
    Et à balancer des trucs bidons sur les bas-côtés. Laurent Jugnon est pompant.